La géopolitique selon Friedrich Ratzel

Episode 2

Né en 1844 à Karlsruhe et décédé en 1904, Friedrich Ratzel est un géographe allemand considéré comme le premier véritable concepteur de la géopolitique.

Ratzel illustre bien les différences existantes entre géographies française et allemande. Initialement pharmacien, il se réoriente en fait progressivement vers les sciences de la Terre, plus précisément vers la zoologie. Devenu docteur en la matière, il décide avant d’enseigner de se lancer dans une série de voyages qui l’emmènent entre autres en France, Hongrie, États-Unis ou encore à Cuba… Un goût pour l’étranger qui le conduit à s’intéresser de plus près à la géographie et dont il témoigne à travers de nombreux récits journalistiques.

Écriture/Réalisation : Fabien Herbert
Production : C L’Info 2018

Qu’est-ce que la géopolitique ?

La géopolitique est une science humaine qui étudie les conséquences de la géographie sur les relations internationales et les politiques internationales, et inversement.

Si cette science est ancienne, son nom (composé des mots « géo », la terre en grec, et « politique ») n’apparaît quant à lui que tardivement. Le terme, qui désigne alors la science qui étudie les rapports entre la géographie des Etats et leur politique, fut en effet créé par Rudolf Kjellén, professeur de sciences politiques suédois, au début du XX° siècle (Stormakterna, 1905). Il s’inspire des travaux du géographe allemand Friedrich Ratzel, et notamment de son ouvrage Géographie politique (1897). Dans ce dernier, Ratzel s’efforce de comparer l’Etat à un être vivant en quête d’accroissement.

#45 80 Km/h, GDA, Olives

#44 Cannabis, MEP, ONU

Au sommaire cette semaine :

Du cannabis au milieu des champs de maïs. Voilà la demande du maire de Laas, Jacques Pedehontaa, qui a envoyé un courrier à Emmanuel Macron, demandant la possibilité d’expérimenter la culture du cannabis par les agriculteurs locaux, en circuit court, une solution contre le marasme du monde rural. Duplex spécial avec Franck, qui s’est longuement entretenu avec le maire de la ville.

Rencontre avec Meir Masri, le fondateur de l’ONG « Middle East Pact », qui à pour domaines d’actions le Moyen et Proche Orient. Comment agit l’association ? Revue également de deux questions d’actualités : la Turquie et l’Irak.

Les Etats-Unis ont finalement mis leur menace à exécution. Mardi 19 juin, l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley a annoncé que son pays quittait le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Mais alors que vaut ce conseil ? Elements de réponses avec Pierre-Henri Paulet des Voix de l’Hexagone.

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Gaël Nofri « Une révolution est une rupture de l’égalité »

« Histoire des révolutions en France », titre du dernier ouvrage de Gaël Nofri. Nous en parlerons avec lui. Il nous expliquera que les révolutions, en France sont inscrites dans notre roman national.

L’invité :
Gaël Nofri
Historien, conseiller municipal de la Ville de Nice
Une histoire des révolutions en France, Editions du Cerf

Jean Marcou « Erdogan connait un soutien important en Turquie »

En Turquie, 55 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche. Il s’agit pour les turcs de renouveler leur parlement et d’élire leur président Erdogan, qui brigue un nouveau mandat de 5 ans. Un président très critiqué hors des frontières pour son autoritarisme.

L’invité :
Jean Marcou
Professeur à Sciences Po Grenoble, titulaire de la Chaire Méditerranée – Moyen-Orient

Les jeux vidéo, une maladie pour l’OMS

Depuis le début de la semaine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît le “trouble du jeu vidéo” comme une addiction. Tout comme sont déjà considérés comme addiction les jeux d’argent, la cocaïne…

Qu’est-ce que cela va réellement changer ? Entretien avec Robin Duclerc, commentateur de e-sport, et Eric Le Moel, addictologue.

#43 Bleus, Turquie, Jeux vidéo

Au sommaire cette semaine : 

L’équipe de France est qualifiée pour les huitièmes de finale de la coupe du monde, après leur victoire 1 à 0 face au Pérou. Reste à savoir maintenant s’ils termineront premier ou second de leur poule. Duplex avec Franck, et analyse de Raphael Redon.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 15 ans, brigue dimanche un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés. Ce dernier a bousculé le calendrier politique en annonçant en avril que les élections seraient avancées. Analyse du politologue Jean Marcou.

L’addiction aux jeux vidéo, désormais reconnu comme une maladie par l’OMS. A partir de quel critère est-on accro ? Cette addiction se soigne-t-elle ? On en parle avec une commentateur de e-sport et un Addictologue.

« Histoire des révolutions en France », titre du dernier ouvrage de Gaël Nofri. Nous en parlerons avec lui. Il nous expliquera que les révolutions, en France sont inscrites dans notre roman national.

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#42 Trump-Kim, Aquarius, Russie 2018

Au sommaire cette semaine :

Des poignées de main et une bonne entente affichée. A Singapour, mardi 12 juin, Donald Trump et Kim Jong-un ont signé devant les caméras du monde entier un document commun pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Quels sont les principaux enjeux de ce sommet. Analyse de Michael Assoumou.

Nous revenons sur le long périple des 629 migrants qui se trouvent à bord l’Aquarius et de deux navires italiens. Les trois bateaux naviguent désormais près des côtes espagnoles, seul Etat a bien vouloir accueillir l’Aquarius. Nous recevons Jean Pierre Lacan, l’un des administrateurs de SOS MEDITERANNÉE.

La Coupe du Monde 2018 de football débutait ce jeudi à Moscou sous l’oeil de Vladimir Poutine. Une façon pour lui de redorer l’image de son pays ? Le monde qui bouge avec Fabien Herbert.

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#41 Audiovisuel, Fake News, Maroc

Au sommaire cette semaine :

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a présenté, lundi 4 juin, son projet de réforme de l’audiovisuel public. Projet qui envisage la suppression de France 4 sur la TNT, le développement du numérique et le rapprochement de France Bleu et de France 3.

Ce jeudi était discuté pour la première fois à l’Assemblée Nationale, la loi sur les Fake News, tant voulue par Emmanuel Macron. Une loi qui fait débat. Et pour en parler, François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS, et auteur de « Fake news: La grande peur » chez VA Press.

Depuis 15 jours, les orages se succèdent sur toute la France. Au mois de mai, 182 000 coups de foudre ont été enregistrés, du jamais vu. Pourquoi un tel temps ? Les explications de Denis Delbecq, spécialiste du sujet.

Depuis fin avril, l’eau Sidi ali, le lait Centrale Danone et les stations-service Afriquia sont boudés par près de 42 % des Marocains pour leurs prix excessifs. Une mobilisation inédite qui a pris de court les élites.

Vos chroniques habituelles : du bio dans les cantines, avec Ella Michelleti, et Canal+, en roue libre après la perte des droits de la ligue 1 et l’arrêt des Guignols de l’Info. Chronique à retrouver avec Gaëtan Hellemans.

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François-Bernard Huyghe « Je crains que la nouvelle loi sur les fake news manque d’objectivité »

Après l’Allemagne, la France s’apprête à légiférer les « fake news ». Les députés ont commencé à discuter ce jeudi, autour de deux textes, très controversés, et destinés à lutter contre la « manipulation de l’information ». Ce texte à été voulu par Emmanuel Macron, qui, durant la présidentielle 2017, a été la cible de diverses fake news.

L’invité :
François-Bernard Huyghe
Directeur de recherche à l’IRIS, spécialisé sur la communication, et l’intelligence économique
Auteur de « Fake news: La grande peur » chez VA Press

Denis Delbecq « Les climatologues constatent, sur la durée, un réchauffement climatique »

Depuis 15 jours, les orages se succèdent sur toute la France. Un épisode exceptionnel à cette période. Au mois de mai, 182 000 coups de foudre ont été enregistrés, du jamais vu. Météo France ne cesse de placer des départements en vigilance orange, sans compter les inondations dans l’Oise notamment … d’habitude à cette période, nous avons un grand soleil, et des températures plus qu’alléchantes. Explications à suivre …

L’invité :
Denis Delbecq
Journaliste indépendant, passé par Libération, Le Monde, Tout comprendre ou encore Science et Vie.

#40 Orages, Bellemare, Ecole

Au sommaire cette semaine :

Près de 34 départements placés en vigilance orange sur la seule journée de mercredi, l’hexagone tout entier à connu de nombreux orages et épisodes pluvieux cette semaine. Duplex à Pau.

Y-aura-t-il un nouveau référendum sur le Brexit ? C’est en tout cas le souhait le plus intense de George Soros. Dans le même temps, cette semaine, Theresa May à menacé de retarder la date du Brexit. Analyse à suivre.

Ce jeudi matin avaient lieu, à Paris, les obsèques de Pierre Bellemare, connu pour ses diverses émissions radiophoniques et télévisuelles. Gaëtan Hellemans nous en parle dans sa chronique Les coulisses de l’Info.

Et puis deux reportages à suivre : L’école des enfants venus d’ailleurs, et Turquie : le pari du nucléaire

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#39 Kim Jong Un, RSF, Pau

Au sommaire cette semaine :

Cela pouvait être la face à face de l’année, il n’aura finalement pas lieu. Donald Trump a annoncé dans une lettre, jeudi 24 mai, l’annulation du sommet prévu le 12 juin à Singapour. Revue de presse de Michael Assoumou à suivre.

C’est une bonne nouvelle qui a été trop peu commentée ! L’ONG Reporter Sans Frontière a publié il y a tout juste un mois, le 25 avril 2018 son dernier rapport sur la liberté de la presse dans le monde. Vous verrez que la France est curieusement épargnée …

A Pau, le 18 mai dernier, un homme de 32 ans a été roué de coups par des adolescents, dans un des quartiers de la ville. Des mineurs ont été placés en garde à vue. Voilà une affaire qui a réveillé la ville de Pau, depuis laquelle Franck Paillanave était en duplex cette semaine.

Le week-end dernier avait lieu le mariage royal entre Meghan Markle et le Prince Harry. Retour sur ce mariage, et sur les principaux enjeux, notamment financiers, avec Alexander Seale. Nous continuerons dans la lignée de la famille royale, en parlant de la visite, dans le Sud-Ouest de la France, du prince Edward.

Ou va Europe 1 ? La radio privée, propriété d’Arnaud Lagardère enchaine les déceptions d’audiences, au milieu d’une rédaction qui elle, travaille d’arrache pied. Il y a quelques jours, un nouveau directeur à été nommé, en provenance de Radio France. Analyse de Gaëtan Hellemans.

En Arabie Saoudite, l’Etat veut réformer en profondeur l’économie, en diversifiant cette dernière. Grand reportage à retrouver de Nicolas Falez.

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Un mois après les frappes occidentales en Syrie, ou en sommes-nous ?

Dans la nuit du 14 avril 2018, les aviations américaines, françaises et britanniques ont frappé plusieurs cibles de l’armée syrienne. Des frappes qui avaient pour objectif politique de punir le régime de Bachar el-Assad, soupçonné d’avoir utilisé des armes chimiques contre les rebelles sept jours plus tôt. Si dans cette affaire les États occidentaux paraissaient unis, le parti allemand Die Linke (gauche radicale), opposé à une intervention militaire en Syrie a questionné le Bundestag sur la compatibilité des frappes du 14 avril avec « le droit international »(1). Les experts missionés par le parlement allemand ont estimé que ces frappes allaient à l’encontre des règles en vigueur. Fabien Herbert, quels sont les arguments du Bundestag, pour qualifier ces frappes d’illégales ? 

Oui, Martin,

Alors je vais vous citer directement les écrits rapportés du bundestag : « L’emploi de la force militaire contre un État, afin de sanctionner la violation par cet État d’une convention internationale, représente une atteinte à l’interdiction de recourir à la violence prévue dans le droit international » .

Donc Sans remettre en cause les questions de légitimité précédemment citées, l’expertise a repris une déclaration de l’Assemblée générale de l’ONU, rappelant « le devoir des États de s’abstenir, dans leurs relations internationales, d’user de contrainte d’ordre militaire ». Ainsi que l’incompatibilité de cette intervention « avec les objectifs et les principes des Nations Unies ». En somme, puisqu’aucun des États n’étaient directement menacés, ne possédaient pas de mandat du conseil de sécurité de l’ONU et alors que la faute reprochée au gouvernement syrien n’étais pas imminente, mais passé, l’utilisation de frappes militaires punitives ne pouvait rentrer dans le cadre « du droit international ».

Comment se défendent les diplomaties occidentales ?

Alors Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères s’est concentré sur le caractère légitime de l’intervention. Légitime, car l’opération fût menée pour punir un régime syrien qui venait d’enfreindre le droit international, violant notamment la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Pour le Quai d’Orsay, un autre argument légitime l’attaque occidentale : c’est le fait d’avoir détruit les capacités chimiques syriennes, ce qui permet de protéger les populations civiles d’une futur utilisation.

Mais finalement Fabien, peux t-il y avoir une Légitimité sans légalité ?

Alors les arguments présentés par le Bundestag et ceux de la diplomatie française ne se contredisent pas vraiment.

L’illégalité de l’intervention militaire n’empêche pas sa légitimité sur le plan morale, en l’occurence pour punir l’utilisation supposée d’armes chimiques par le régime syrien. Mais est-ce que la légitimité de cette action peut s’accommoder de l’illégalité, c’est une bonne question  ?

En effet, alors qu’il est reproché aux forces d’Assad de bafouer « le droit international » et les conventions qui s’y rattache, est-ce que l’on peut considérer la réponse occidentale comme pertinente, puisqu’elle même s’affranchit « du droit international » ?

 En résumé, cette intervention enfreint « le droit international » dans le but de punir un régime qui venait de le transgresser ce même droit internationale.

Il y a a donc un véritable paradoxe politique qui existe à travers les frappes occidentales et qui représente assez bien le manque de cohérence de la diplomatie occidentale dans cette affaire syrienne depuis 2011.