Eric Debray : « La cyber-sécurité, c’est aujourd’hui un élément capital à prendre en compte pour que la société évolue »

200 000 entreprises, 150 pays touchés et un préjudice financier à la hauteur d’une cyberattaque planétaire. L’arme du crime : un logiciel malveillant.  Quant au responsable, les hypothèses les plus folles circulent encore. Explications avec Éric Debray, fondateur de la société Mageli, qui conseille les entreprises sur leur stratégie digitale.

Que sont ces virus « ransomwares » ?

Les ransomwares, on en parle depuis un peu plus d’un an. Le principe, c’est d’installer de manière insinueuse un virus sur les ordinateurs d’entreprises et de particuliers. Et ce virus bloque l’ordinateur, c’est à dire que l’on a plus accès à ses données. Pour retrouver l’accès à ses données dans l’état initial, il faut verser une rançon, d’où cette appellation de ransomwares, un logiciel de rançon, puisque c’est vraiment la rançon, comme une prise d’otage qui permet de retrouver ses données. Cette mauvaise mode est médiatisée depuis plus d’un an. On l’a vu sur les particuliers, qui avaient un écran leur indiquant une absence de données. Récemment, les incidents de Wanna Cry ont mis en évidence, sur une échelle mondiale, ce type de risque. La question du paiement de la rançon, sachant que des entreprises peuvent etre paralysées totalement est importante … C’est un peu le mal du siècle, car cela met en évidence non seulement le fait qu’il faut payer des rançons, mais surtout, au-delà du fait de payer, que l’on peut paralyser des entreprises, un pays, ou des institutions mondiales. C’est vraiment, au-delà de l’aspect médiatique quelque chose qui est à prendre très très au sérieux.

Renault a mis à l’arrêt son usine de Douai dans le nord pendant plusieurs jours, et les hôpitaux britanniques ont aussi été touchées, que s’est il passé ?

Les risques sont énormes pour les entreprises. C’est une menace plus ce que l’on pousse les gens à payer une rançon peu élevée (environ 300$ ndlr). Ces pirates misent sur le nombre.  On l’a vu, le chantage permet de paralyser des services publics, les optimaux, et des services privés, une entreprise. On peut même créer des crises politiques rien avec ce virus, au niveau d’un pays, d’une région. Par ailleurs, on peut imaginer une série d’attentats, conjurés avec un piratage informatique. Tout cela est excessivement grave.

On peut imaginer une série d’attentats, conjurés avec un piratage informatique

Notre monde change : les entreprises, les institutions, les administrations, deviennent numérique ; la sensibilité des attaques à encore dupliqué. Un nouveau type d’attaque s’est développé :une attaque que l’on appelle DOS, c’est à dire qu’il y a eu des tentatives de piratage d’objets connectés de type caméras de surveillance. Ces objets ont créé du trafic supplémentaire, qui s’est propagé jusqu’aux serveurs de certaines entreprises. Tout cela montre, de manière évidente, que plus on se numérise, plus il est important de se protéger. Les pirates sont extrêmement ignorants dans le domaine. Malgré tout, un pirate, ce n’est plus seulement un geek qui s’amuse à pirater une entreprise, cela peut carrément être des nouvelles formes d’organises mafieuses, voire des Etats.

Ce sont des menaces extrêmement sérieuses. Ce n’est pas uniquement un chantage à la rançon, anecdotique mais déjà grave, mais c’est quasiment la possibilité d’agresser un pays, on l’a vu aussi avec tous les soupçons qui ont pesé sur l’élection américaine, sur les élections françaises. La démocratie peut aussi être remise ne cause lorsque l’on commence à pirater les systèmes informatiques au moment des élections. Les menaces sont multiples : financières, politiques, terroristes … Aujourd’hui, d’ailleurs on le voit avec le nouveau gouvernement, tout cela est pris au sérieux et cela rentre dans les axes que le gouvernement doit prendre en compte.

Quel type d’organisation peut être à l’origine d’une attaque d’une telle ampleur, y-aura-t-il moyen de remonter la piste pour identifier les auteurs de ces attaques ?

Ca n’est pas aussi facile que dans les séries américaines. Les attaques sont en général lancées de pays où il n’y a pas forcément d’accord, et où la démocratie n’existe pas. Il est difficile de savoir qui est réellement responsable : un individu, un organisme, un Etat. C’est un peu comme si on avait une guerre, mais qu’on ne sait pas qui est l’attaquant. Donc pour se défendre ou être attaqué c’est un peu compliqué.

Les technologies progressent, mais on est en train de faire évoluer les outils de protection. A l’époque de la pure informatique, on avait des ordinateurs qu’on arrivait à bien protéger, ave des attaques assez simple. Aujourd’hui, toutes les entreprises ont des objets connectés, les employés amènent leur propre ordinateur portable et leurs smartphones sont des relais d’informations. Il y a pleins de brèches possibles qui obligent à repenser différemment la protection informatique. De plus, les menaces se multiplient. On voit arriver des machines learning, ou des machines apprennent par elles-mêmes à détecter des failles, sans avoir à attendre le correctif du logiciel. Beaucoup d’évolutions dans l’analyse comportementale sont ainsi faites. Ensuite, il y a aussi des approches qui consistent à essayer de limiter la propagation d’une attaque et de détecter les risques et les dégâts qui vont être causés.

Les attaques sont en général lancées de pays où il n’y a pas forcément d’accord, et où la démocratie n’existe pas

D’après Brad Smith, le président de Microsoft, les gouvernements des pays détectent des failles de sécurité dans les systèmes d’exploitation pour leurs propres objectifs. Des données qui sont ensuite volées et utilisées par des hackers. Une référence toute faite à la NSA, peut-on s’attendre à un changement de politique ou de fonctionnement de la NSA suite à cet événement ?

La NSA va loin … Ils avaient essayé d’espionner les portables de nos présidents européens. Actuellement, nous tentons de mettre des barrières contre tout ça. Le problème, c’est que la NSA est extrêmement puissante, et dispose de moyens phénoménaux. Ce que fait la NSA, c’est écouter tout ce qui se passe partout dans le monde. Car en plus d’avoir des ingénieurs extrêmement compétents, la NSA à c’est d’énormes moyens financiers. La NSA cherche à surveiller, écouter, dans un contexte de légalité très complexe : jusqu’où peut on rester dans la légalité ? Après va-t-on les contraindre, c’est compliqué, du fait de leur puissance financière.

Il faut trouver des moyens de se protéger : effectivement il y a des Etats amis qui se surveillent, ce qui est très fréquent dans de pays, et puis il y a des Etats qui sont des ennemis, et qui, eux, en plus d’écouter, veulent aussi pirater et attaquer. Ce sont deux choses distinctes. La NSA peut nous surveiller pour savoir un peu ce qui se passe chez nous, action assez basique, mais qui, dans des cas extremes, peut mener à la paralysie d’un pays, suite à une attaque.

Peut on apporter une réponse mondiale à cette attaque ? Une diplomatie de l’Internet doit elle émerger ?

Il a des volontés. En tout cas, au niveau européen, il y a des volontés de travailler plus ensemble, justement parce que on s’aperçoit qu’avec internet il n’y a pas de frontières, et donc la propagation se fait à un niveau important. Déjà au niveau européen je pense qu’il y a des avancées qui vont se faire. C’est aussi le role des constructeurs, qui ont des failles dans leur système qui doivent être identifiées et corrigées rapidement. Il y a un aspect légal à définir, donc, mais il y a aussi des avancées, pas seulement sur la sécurité, mais aussi sur fameuse GDPR, la réglementation européenne sur la protection des données personnelles. Là ca n’est pas un problème de sécurité, mais un problème légal de la manière dont les données doivent être gérées.

En ce qui concerne le volet sécuritaire, il faut accepter de partager un certain nombre d’informations, et sa technologie aussi. Le FBI à eu beaucoup de mal à avoir accès au code du téléphone Apple après la fusillade produite par un terroriste l’été dernier. A cela s’ajoute aussi les messageries cryptées qui sont utilisées par les terroristes. Au final, c’est toute la difficulté entre le respect de la vie privée, de la liberté, et la volonté de pouvoir avoir de l’information pour se défendre et faire marcher la démocratie. C’est assez subtile … La protection de la technologie, c’est aussi un marché. Les cyber attaques sont un énorme marché, qui existe maintenant, et les entreprises se mettent là dessus, et vendent leurs technologies pour se protéger.

En tant que particuliers, doit-on craindre ces attaques. Par exemple, demain je serais dans une voiture autonome, est-ce que je peu avoir peur que ma voiture autonome soit contrôlée par un individu à 300 kilomètres de ma voiture, qui, sur son ordinateur prend le contrôle de l’ensemble des fonctions de mon véhicule.

Il y a eu des exemples réalisés, où des pirates avaient réussi à contrôler une voiture, mais ce sont des contestations particulières. Maintenant c’est vrai que les constructeurs doivent prendre un certain nombre de mesures pour garantir cela. Pour qu’une voiture automne puisse être considérée comme fiable, il est clair qu’ils doivent prendre des dispositions pour assurer la sécurité. Aujourd’hui, on parle de voiture connectés et plus globalement d’objets connectés. On est dans une industrie numérique. La cyber-sécurité, c’est aujourd’hui un élément capital à prendre en compte pour que la société évolue. Il est impossible de revenir en arrière. Alors, il faut prévenir, limiter les dégâts, compartimenter les actions.

La cyber-sécurité, c’est aujourd’hui un élément capital à prendre en compte pour que la société évolue

C’est un environnement, mais c’est un environnement envers lequel j’ai confiance : il y aura toujours des piratages. Il faut simplement limiter le risque au minimum. Les constructeurs vont faire cela, de manière à ce que effectivement, si jamais il y a avait un piratage, on en limite la portée.

Aujourd’hui, tout est connecté. Le particulier doit aussi apprendre à se protéger : les mot de passe, les e-mails indésirables … Il y aura aussi un peu d’éducation à faire, et il va falloir que l’on durcisse davantage les systèmes embarqués ou autonomes, et puis sans doute, pour, nous générations à venir, c’est aussi l’éducation dans le comportement numérique.

Manifestation Anti-Brexit à Londres

 

Samedi matin à 11 heures, le mouvement britannique Unite for Europe appelle les anti-Brexit à se réunir pour une manifestation à Londres. A quatre jours du lancement officiel de la procédure, on fait le point avec Alexander Seale, depuis l’Angleterre …


Après l’attentat de mercredi était-ce sûr d’organiser une grande manifestation?

Les organisateurs de cette manifestation pro européenne ont annoncé que l’organisation se poursuivra comme prévu ce samedi, en dépit des craintes. Beaucoup pensent que ce rassemblement politique, qui était très important, ne soit pas approprié après l’attentat terroriste qui à eu lieu mercredi. Cette manifestation, prévue de longue date, est conçue pour coïncider avec le déclenchement de l’article 50, prévu le 29 mars. Dans quatre jours commencera le processus formel du Brexit. Cette manifestation coïncide également avec le soixantième anniversaire de la fondation de la communauté économique européenne, qui marque des manifestation similaires en Europe. « Unite For Europe » a déclaré qu’il était important que la marche se termine par un rassemblement sur Parliament Square, ou a eu lieu l’attaque de mercredi, pour démonter la résilience de la démocratie britannique. Il a encouragé les partisans à montrer leur respect pour les victimes de l’attaque, en mettant des fleurs. Il y aura une minute de silence.

Comment réagit la classe politique britannique ?

Les partisans de cette manifestation étaient plutôt divisés, car le slogan de cette manifestation, « Stop Brexit » à été changé par : « Faites en entendre votre voix ». Le chef de l’équipe d’oganisation a démissionné. Les orgnaisateurs étaient plutôt divisés, et les partisans pro-brexit ne sont pas en faveur de cette manifestation. A Londres, comme vous le savez, il y a beaucoup d’européens. Londres à voté contre le Brexit, et c’est important pour eux de manifester contre le Brexit et de montrer qu’ils sont pro- européens.

Le Royaume-Uni va-t-il subir un choc ?

Oui. La Grande Bretagne est menacée d’éclatement. Le Brexit ne convainc pas tous les pays du Royaume. La menace la plus sérieuse vient de l’Ecosse. La première ministre écossaise, Nicolas Stuergon à annoncé qu’elle voulait organiser un deuxième référendum d’indépendance. L’Ecosse à voté à 62% pour le maintien de l’Europe. Nicolas Stuergon à annoncé qu’elle voulait annoncer un référendum entre automne 2018 et printemps 2019. T May la première ministre britannique n’a pas apprécié l’idée de ce référendum. Elle a dit que ce choix conduira à la division, et renforcerait les incertitudes. Il y en a certains qui disent que c’est plutôt dangereux : le royaume uni sera désuni en quelque sorte. Je comprends aussi l’attitude des écossais. Ils ne veulent pas être conduits vers ce plan : ils ont voté à 62%, un chiffre fort et ils veulent rester dans l’Union Européenne. S’ils votent pour l’indépendance, ils pourraient peut être rester dans l’UE … Mais je comprends l’attitude des Ecossais. A londrès aussi il y avait un débat : Londres pourrait être « indépendante » l’été dernier.

L’Info en + : L’Ecosse a-t-elle les moyens de ses ambitions indépendantistes ?

Quel calendrier du Brexit ?

Theresa May a annoncé qu’elle va déclencher l’article 50 le 29 mars, dans quelques jours. Il y aura beaucoup d’incertitudes : le sort des britanniques vivant dans des pays de l’UE. En France, il y a beaucoup de britannique qui vivent là bas. Inversement, celui des européens installés en Grande-Bretagne. Après, il y aura des négociations Bruxelles, tous les chefs d’Etats doivent se rencontrer fin avril. Cette négociation durera près de 2 ans. C’est un long processus. La GB va sortir de l’UE en 2019, pas tout de suite …. Elle déclenchera l’article 50 dans 4 jours mais cette négociation durera 1 an et demi  2 ans. La presse populaire, et les tabloïds comme le Daily Express sont pro Brexit. Ils veulent absolument sortir de l’UE. A l’inverse, la presse plus traditionnelle est plutôt pro européenne.

L’Info en + : Toutes les questions que vous vous posez sur le Brexit

Elections en Europe … Faut-il craindre un effet domino en Europe ?

On a vu aux Pays Bas que le candidat anti-européen n’a pas gagné, et le premier ministre des pays pas à gagné les élections. En quelque sort, c’est un souffle pour l’UE,, malgré quelques divisions aux Pays- Bas. En France, je pense que Marine le Pen va sans doute accéder au deuxième tour mais ne sera pas présidente. Il faut que tous les chefs d’Etats parlent de l’Europe. Bien sur, l’Europe est divisée, mais il faut que l’Europe reste unie face à l’Amérique de D. Trump et la Russie de Poutine. En France par exemple, Benoit Hamon par exemple est contre certains candidats qui cherchent une « alliance » avec Poutine et la Russie.

Il faut vraiment travailler avec le RU malgré le fait qu’elle va sortir de l’UE. Le RU est un partenaire très important. Il y a beaucoup d’échanges entre les pays de l’Europe et le RU. Il y abeaucoup d’ueorpéne suqi vivent à Londres, et qui travaillent dans des commerces et bureaux. Je ne sais pas quel sera, personnellement, mon statut si je dois voyager ou travailler en Europe. Le RU était un partenaire important en matière de défense, de sécurité. Tous les chefs d’Etats doivent continuer à discuter. De plus, ce n’est pas la première fois que cette manifestation pro-européenne va avoir lieu. Elle à eu lieu l’été dernier, juste après le Brexit, et va se terminer à Parliament Square. Le parcours va aller  à Trafalgar Sqaure, Picadillu, les grandes atterres de Londres.

L’Info en + : l’Union européenne à plusieurs vitesses

 

Retrouvez dans les prochaines heures photos et videos de la manifestation de cet après-midi ...

Donald Trump: « J’ai tendance à avoir raison »

De ses propos sur la réaction des musulmans lors du 11-Septembre à ses accusations contre Barack Obama, le président américain Donald Trump a défendu jeudi ses affirmations controversées et souvent contredites par les faits, mettant en avant son « instinct ».

« Que puis-je vous dire ? J’ai tendance à avoir raison. Je fonctionne à l’instinct, il se trouve que je suis une personne qui sait comment la vie fonctionne », affirme le 45e président des Etats-Unis dans un entretien au magazine Time à la tonalité surprenante. « Je fonctionne beaucoup à l’instinct mais mon instinct se révèle juste », ajoute-t-il dans cet échange dans lequel il s’en prend à plusieurs reprises au journaliste qui l’interroge. « J’ai prédit beaucoup de choses (…) J’ai dit, le Brexit va avoir lieu, et tout le monde a ri, et le Brexit a eu lieu », lance-t-il.

Interrogé sur le sujet à la veille du scrutin historique, le candidat républicain s’était pourtant montré beaucoup moins catégorique: « Il ne faut pas que les gens m’écoutent car je ne me suis pas trop intéressé à la question », avait-il affirmé tout en se déclarant favorable à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Plusieurs millions de personnes qui ont voté illégalement lors du scrutin du 8 novembre, comme il l’a affirmé à plusieurs reprises ? « Je pense que l’on verra que j’ai eu raison aussi là-dessus », répond-il. Aucune preuve de fraudes massives lors des élections présidentielle et législatives de 2016 n’a été apportée à ce jour et la plupart des ténors démocrates comme républicains ont catégoriquement écarté cette théorie. Les affirmations, qu’aucun élément factuel ne corrobore, selon lesquelles des musulmans du New Jersey ont célébré l’annonce des attentats du 11-septembre 2001 ?  « Regardez le journaliste, il a écrit l’histoire dans le Washington Post », répond Donald Trump, évoquant un article qu’il avait cité durant la campagne mais dont l’auteur avait catégoriquement contesté l’interprétation.

« Je n’affirme pas, je cite »

L’affirmation selon laquelle le père du sénateur Ted Cruz, son ancien rival républicain, a été vu en présence de Lee Harvey Oswald l’assassin de John F. Kennedy ? « C’était dans le journal », répond le président américain. »Pourquoi dîtes-vous que je devrais m’excuser ? Je ne fais que citer le journal ». « Son père était avec Lee Harvey Oswald avant qu’il soit tué », avait affirmé Donald Trump, en plein milieu des primaires, à l’attention de Ted Cruz, citant un article du tabloïde National Enquirer. Etant donnée la portée de ses propos, n’est-il pas préférable pour un président des Etats-Unis de ne mettre en avant que des informations qui ont été vérifiées ? insiste le journaliste. « Je n’affirme pas, je cite », répond Donald Trump. « J’imagine que je vais encore fait la Une », dit-il un peu plus loin. « Ai-je battu le record ? Personne n’a fait plus de Unes que moi », ajoute-t-il.

La Une du magazine se résume à une interrogation en grandes lettres rouges sur fond noir: « La vérité est-elle morte ? ». Interrogé sur l’éditorial au vitriol publié mercredi par le Wall Street Journal qui s’alarme du manque de « respect pour la vérité » du président, ce dernier juge que c’est « une honte » L’accumulation des tweets et d’accusations polémiques, dont certains ne sont étayés par aucun fait, ne pose-t-elle pas une problème de crédibilité pour le locataire de la Maison Blanche ? « Le pays me croit », répond Donald Trump, soulignant qu’il a réuni « 25.000 personnes dans un immense stade de Basket » en début de semaine dans Kentucky. « Pour l’instant, j’imagine que je ne m’en sors pas si mal car je suis président et pas vous », conclut-il à l’adresse du journaliste.

Alexander Seale « L’angleterre n’est pas divisée »

Journaliste à la BBC, Alexander Seale nous donne son opinion, 24 heure après l’attaque qui à frappé la capitale mercredi, causant la mort de trois personnes.Vingt-neuf personnes, dont sept dans un état critique, restaient hospitalisées jeudi matin.


Comment s’est réveillée l’Angleterre ce matin ?

L’Angleterre s’est réveillée avec fermeté. Les autorités londoniennes ont voulu rassurer les citoyens pour ne pas diviser la population. Ce matin, le Daily Telegraph titrait : « Nous ne laisserons jamais le mal nous diviser ». Il y avait beaucoup de messages d’espoir dans le métro, et beaucoup de londoniens sont allés au travail. Le parlement a rouvert ses portes ce matin, la vie à continué de manière assez normale.

Existe-t-il en Angleterre un équivalent de l’état d’urgence ?

Le niveau d’alerte est très élevé en Angleterre depuis les attentats de Paris, mais il n’y a pas d’Etat d’urgence à proprement parler. Selon Theresa May, le niveau est très élevé. Comme vous le savez, la Grande-Bretagne est dans une coalition internationale contre Daech en Irak et en Syrie, et donc, depuis les attentats de Paris, il y a une forte présence policière dans les rues de Londres.

Quelles sont les politiques de déradicalisation mises en place au Royaume-Uni ?

13 attentats ont été déjoués depuis juin 2013. Les autorités veulent rassurer la population. Il y a, en Angleterre, et à Londres, beaucoup de multiculturalisme. Londres à élu un maire musulman, Sadiq Khan. Celui-ci s’attarde à ce que la population soit sécurisée. Il n’y a pas vraiment une politique de déradicalisation, mais il y a une bonne entente à Londres entre la population musulmane et les citoyens. La communauté musulmane à fermement condamné les attaques. Theresa May a déclaré au Parlement que cet attentat n’était pas un attentat islamique, mais un attentat qui à perverti la foi, une grande foi.

Est ce que cela peut entrainer une montée de « l’antimusulmanisme » et remettre en cause la position du maire de Londres ?

Je ne crois pas. Un de ses slogans est « London is open » (« Londres est ouvert »). Il a condamné les attentats. « Le terrorisme concerne tout le monde », a déclaré Sadiq Khan aujourd’hui. Paris, Berlin, Bruxelles, Istanbul, Nice ont tous été frappés par le terrorisme, donc tout peut arriver, n’importe où. Sadiq Khan coopère avec la police londonienne, et le gouvernement : il était contre le Brexit. Il est très populaire à Londres, et il veut la sécurité. Ainsi, il va déployer beaucoup plus de policiers dans les jours à venir.

De plus, après les attentats de 2005, à Londres, la ville ne s’est pas divisée, et l’Angleterre plus généralement non plus. J’aimerai juste ajouter que Londres est connue pour son sang-froid. Londres à été frappée par l’armée républicaine irlandaise dans les années 1980, ou il y avait eu des attentats près du Parlement, à Hyde Park. Que ce soit des groupes terroristes, ou groupes islamistes, Londres reste toujours une cible.

Est-ce que cet évènement fait réagir les britanniques sur le Brexit ? L’attentat a-t-il été récupéré par les tenants de la sortie de l’UE ?

Non pas du tout. Cela ne va pas empêcher le processus du déclenchement de l’article 50 qui va se dérouler le 29 mars prochain. Il faut juste noter que depuis le Brexit, le pays n’est pas divisé. Jo Cox, la député anti-brexit a été assassinée en juin dernier, une semaine avant le référendum. C’est tout à fait inédit qu’une élue ait été assassinée dans ce pays. Cela est considéré aussi comme une attaque. L’Angleterre a essayé de rester uni, mais malheureusement, à cause du Brexit il y a quelques divisions. Cela ne va pas modifier le calendrier. De plus, pour empêcher le terrorisme dans le monde, il faut que les chefs d’Etat se mettent d’accord. Daech est notre ennemi, mais Bachard Al Assad est aussi un ennemi, un criminel de guerre. Le monde est divisé : les Russes et les États-Unis d’un coté, la France de l’autre, et les britanniques ne savent pas vraiment quelles sont leurs positions face à la Syrie en ce moment. En 2013, nous avons voté contre l’envoi militaire en Syrie. Pour empêcher le terrorisme, je crois qu’il faut plus de paix, et moins de haine, moins de divisions.

Au coeur de Juvisy – OL (D1 féminine, le 15 février 2017)

Camille Abily, reprend de la tête un centre de Jessica Houara-d'Hommeaux (22e minute) et offre la victoire à l'OL sur le terrain de Juvisy.

Retour sur la rencontre qui a eu lieu mercredi dernier entre le FCF Juvisy Essonne et l’Olympique Lyonnais. Une rencontre toujours très attendue entre le club francilien, club historique du championnat de France féminin et l’OL, auteur d’un triplé la saison dernière l’OL (D1, Coupe de France, Ligue des Champions).

Le résumé

Après avoir perdu le dimanche 12 février sur le score de 5 buts à 2 au Parc OL de Lyon, Juvisy devait réagir. De son côté l’Olympique Lyonnais, en quête d’un nouveau titre de Champion de France ne devait pas permettre de points en route.

Très rapidement l’Olympique Lyonnais prend le dessus dans le jeu, avec son style offensif habituel. De l’autre côté, Juvisy se concentre sur la défense après avoir encaissé 5 buts lors du match précédant. Lyon prend finalement l’avantage assez rapidement dans ce match grâce à Camille Abily qui reprend le ballon arrivé d’un centre amorcé par Jessica Houara-d’Hommeaux (22′).

Le score ne bougera plus jusqu’à la mi-temps… Et même jusqu’à la fin du match. Malgré plusieurs offensives intéressantes, l’OL trouve les montants à plusieurs reprises par l’intermédiaire d’Ada Hegerberg ou bien ne parvient pas à se défaire du dernier rempart essonnien, en la personne de Karima Benameur.

L’Olympique Lyonnais empoche donc les trois points de la victoire sur ce petit succès un but à zéro, trois points qui permettent au club de conforter sa place de leader. De son côté Juvisy montre une fois de plus qu’il s’agit d’une équipe sur laquelle il faut compter chaque année, capable de tenir tête aux plus grandes équipes du championnat.

Les photos du match :

FCF Juvisy Essonne - Olympique Lyonnais (0-1), le 15/02/2017.

Les réactions d’après-match :

Théa Greboval, Inès Jaurena (Juvisy) : “Cette 4ème, on va aller la chercher !”

Emmanuel Beauchet (Juvisy) : “l’Olympique Lyonnais, c’est la sélection monde”

Griedge MBock (OL) : “Encore plus satisfaite du match d’aujourd’hui”

Gérard Prêcheur (OL) : “Je suis fier d’être à l’Olympique Lyonnais”

© Gregoire Quelain (@GregQuelain)
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