Le Duplex à Salies-De-Béarn pour les inondations

Cette semaine, le Duplex est à Salies-De-Béarn dans les Pyrénées Atlantiques. La commune béarnaise a été touchée par de violentes pluies et des inondations dans la nuit de mardi à mercredi. Le point sur place avec notre envoyé spécial Franck Paillanave.

Le Duplex à Pau pour les orages dans le Sud Ouest

Près de 34 départements placés en vigilance orange sur la seule journée de mercredi, l’hexagone tout entier à connu de nombreux orages et épisodes pluvieux cette semaine. Duplex avec France Paillanave cette semaine à Pau.

Le Duplex depuis Pau pour l’affaire du Quartier Saragosse

A Pau, le 18 mai dernier, un homme de 32 ans a été roué de coups par des adolescents, dans un des quartiers de la ville. Des mineurs ont été placés en garde à vue. Voilà une affaire qui a réveillé la ville de Pau, depuis laquelle Franck Paillanave était en duplex cette semaine.

Serge Crevecoeur, le nouvel entraîneur de Pau

Après une intersaison compliquée pour le club Béarnais, l’Elan Béarnais a repris la route du Palais des Sports cette semaine. Parmi les nouveaux arrivants, les américains Chris Dowe, Kyan Anderson et Ken Horton.

Les nouveaux joueurs avec les entraineurs et le président de Pau – Photo F. Paillanave pour C L’info

Autre arrivée également : le nouvel entraîneur de Pau-Lacq-Orthez, Serge Crevecoeur. Le coach belge est chargé de remplacer Eric Bartecheky, qui a décidé de quitter le club béarnais à la fin de la saison pour partir au Mans. Néanmoins, le but est clair pour le président du club Didier Rey : “Continuer d’écrire ce qui s’écrit depuis 2 ans”. En effet, le club enchaîne les bonnes performances en 2 saisons, avec notamment la participation aux Playoffs. Mais l’avantage pour Serge Crevecoeur, c’est que “au niveau du noyau, il y a une bonne stabilitée” grâce aux anciens restés à Pau, comme Bokolo, Pinero, Okobo, ou encore Koffi.

Rencontre avec le nouveau coach de l’Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez

Le premier entraînement de la nouvelle équipe aura lieu samedi à Pau.

Dans les coulisses du Tour de France

A l’occasion du passage du Tour de France à Pau, nous avons pu passer une journée dans la Zone Technique afin de vous faire découvrir les coulisses d’un des évènements les plus suivis au monde grâce à notre diaporama.

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François Bayrou de retour à Pau comme ministre de la Justice

2 jours après sa nomination comme Ministre d’Etat, Garde des Sceaux et ministre de la Justice, François Bayrou était de retour sur ses terres paloises, pour sa première visite officielle en tant que ministre.

Le maire de Pau a rencontré au fil de la journée, le personnel palois concernant la justice.

Vers 16H45, François Bayrou s’est exprimé en conférence de presse sur les premiers dossiers à traiter, mais également sur ses affaires et sur son avenir en tant que maire de Pau.

L’intégralité de la conférence de presse est à retrouver ici :

L’application SAIP sert-elle à quelque chose ?

La question peut se poser après l’attaque sur les Champs-Elysées ce jeudi soir. Aucune alerte n’a été envoyée à travers cette application du ministère de l’Intérieur et du Service d’information du Gouvernement. L’application a été crée après les attentats de janvier et novembre 2015, afin d’alerter et d’informer la population en cas d’attentat ou de risques majeurs naturels ou technologiques. Seul soucis : l’application n’a pas encore montré son utilité depuis le 8 juin 2016, jour de sa sortie.

Pourtant, entre temps, les attentats de Nice et de St Etienne du Rouvray, ou encore les attaques récentes au Louvre et à Orly sont passés par là. Mais entre retard d’alerte voire absence d’alerte, on peut se demander si cette application sert réellement à quelque chose.

Pour l’instant, la réponse est : non, elle ne sert à rien. Le Ministère de l’Intérieur préfère privilégier les réseaux sociaux pour communiquer. Alors, pourquoi ne pas utiliser cette application qui, d’après Le Monde, a coûté 400 000 € à l’Etat?

Peut être que l’explication se trouve sur le téléchargement de l’application. En effet, sur Google Play, on peut voir qu’il y a eu entre 100 000 et 500 000 téléchargements.

Attaque à Paris : Un policier tué, l’assaillant abattu

Jeudi soir, une fusillade a éclaté sur l’Avenue des Champs-Elysées. Un homme appartenant à l’Etat islamique a pris pour cible un car stationné sur les Champs-Elysées où se trouvait des policiers. L’un d’eux a été tué et 2 autres policiers ont été blessé.

L’identité de l’assaillant n’a pas été confirmé par François Molins, lors d’une conférence de presse cette nuit. Néanmoins, l’Etat islamique a publié un communiqué via son organe de presse, revendiquant l’attaque, et en donnant l’identité de l’assaillant comme étant “Abou Youssef le Belge”.

Cette attaque a eu lieu à 3 jours de l’élection présidentielle, et alors que les 11 candidats étaient réunis sur France 2. A la fin de l’émission, chaque candidat a pu s’exprimer sur les évènements, chacun exprimant être solidaire avec les policiers. Marine Le Pen, François Fillon ou encore Emmanuel Macron ont préféré annulé leurs déplacements ce vendredi, alors que d’autres, comme Benoît Hamon ont estimé “ce serait une grave erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique” (AFP).

Au coeur du meeting de Jean Lassalle à Marseille

Intrigué par Jean Lassalle, candidat à l’élection présidentielle 2017, j’ai décidé de me rendre à son meeting organisé à Marseille ce mercredi 12 avril, à la Boate, 35 rue de la Paix. Une rencontre en marge d’un débat citoyen organisé par le député des Pyrénées-Atlantiques qui m’a permis de me forger un avis définitif sur cet homme politique aussi singulier qu’attachant.

Le candidat de la gentillesse

Dans  le cadre de son programme « Rencontre avec les citoyens des Bouches-du-Rhône », Jean Lassalle a fait le tour de Marseille ce 12 avril. Le candidat de Résistons ! s’est en effet rendu dans les quartiers de Belsunce et Noailles avant d’aller à la rencontre des marchands du marché aux puces de Marseille, dans le quartier de la Cabucelle. Une journée riche et remplie pour le candidat indépendant qui s’est porté volontairement au jeu des serrages de mains et discussions avec les habitants de la cité phocéenne. Jean Lassalle s’est même autorisé l’audace de laisser son propre numéro de téléphone à des citoyens marseillais souhaitant échanger et débattre avec lui. « Après ils m’envoient des SMS, c’est mieux » se justifie le candidat. Jean Lassalle a ainsi affirmé sa ligne politique en s’imposant tout au long de cette journée comme le candidat « de la gentillesse », proche du peuple et de ses préoccupations. Toujours très loquasse et expansif, Jean Lassalle a alors réussi à séduire de nombreux Marseillais qui l’ont notamment découvert lors du débat télévisé organisé par BFM TV et CNews. Une journée riche également pour les équipes du candidat. Pas toujours évident à suivre, Jean Lassalle a eu énormément de mal à se conformer à l’organisation stricte de cette journée. S’arrêtant à chaque coin de rue pour discuter et échanger, entrant dans chaque établissement pour se tenir au courant des préoccupations des commerçants, n’hésitant pas à aller à la rencontre des patrons de bars et de restaurants, Jean Lassalle a alors pris un certain retard sur son emploi du temps. Ainsi, si sa conférence de presse devait débuter à 18h30 selon le programme annoncé sur le site du député des Pyrénées-Atlantiques, celle-ci n’a en réalité démarré qu’à 20h00. Entre respecter ses engagements horaires et affirmer sa position de candidat proche des préoccupations du peuple, Jean Lassalle a fait son choix.

C’est donc à 20h00 que le natif de Lourdios est arrivé à la Boate, la salle faisant également office de lieu de réception de sa conférence de presse. Devant un comité de 50 personnes, le candidat a fait une apparition très théâtralisée et excentrique, les bras levés, heureux de retrouver certaines militantes et certains membres de son équipe de campagne. Pendant une heure, le candidat va alors se prêter au jeu de la conférence de presse. Suivi par une équipe de C dans l’Air, Jean Lassalle répond à ses questions dans le cadre d’un reportage qui sera diffusé ultérieurement. Radio Catholique Française est également présente au même titre qu’une équipe de France 3. Si les journalistes sont peu nombreux, le candidat de Résistons ! répond à leur question pendant plus d’une heure. S’il se veut être proche du peuple, Jean Lassalle n’en oublie pas moins la nécessité d’être présent dans les médias nationaux. A une question sur les sondages qui l’annoncent à 1% au premier tour, Jean Lassalle répond sèchement : « Je méprise autant les sondages que eux me méprisent ». Le ton est incisif. Car le candidat est convaincu de sa présence au second tour, et même de sa victoire finale. Pendant ce temps, nous, nous attendons sagement que Jean Lassalle daigne laisser les médias. Une curieuse venue assister au meeting interpelle alors le candidat en lui rappelant qu’il se pose en candidat conscient des préoccupations des Français. « Vous voulez être proche des citoyens mais vous n’hésitez pas à nous faire poiroter pendant une heure pour répondre aux questions des journalistes qui vous méprisent et se moquent de vous ! ». Un brin mal à l’aise, Jean Lassalle s’excuse platement et donne raison à la dame qui partira quelques minutes après le début du meeting. Après ce léger incident, Jean Lassalle conclut sa conférence de presse pour laisser la place à son débat avec les citoyens.

« J’adore Marseille, cette ville qui s’engueule et qui s’aime mais qui s’aime plus qu’elle ne s’engueule »
Photo de Gaël Simon

C’est Frédéric Jeanjean, conseiller municipal de la ville de Marseille qui ouvre le meeting en rappelant les moqueries qu’il a subies lorsqu’il a annoncé son soutien à Jean Lassalle.  Celui-ci insiste néanmoins sur sa conviction de la victoire du candidat et du soutien populaire qu’il a reçu en marge de sa journée marseillaise. Il cible alors Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon qui sont venus peu de temps avant dans la cité phocéenne mais qui n’ont eu aucun contact avec la population marseillaise. Le conseiller municipal vante alors les mérites d’un Jean Lassalle qui a échangé avec les habitants de la deuxième ville de France. « Aujourd’hui, avec toutes les personnes avec lesquelles nous avons parlé, nous avons rempli le stade Vélodrome ! ». Le conseiller municipal quelque peu enthousiasme et marqué par une légère exagération toute marseillaise, laisse sa place à Jean Lassalle. Sans note, sans fiche et sans prompteur, le candidat déclare sa flamme à une cité phocéenne qui « s’engueule et qui s’aime mais qui s’aime plus qu’elle ne s’engueule ». Jean Lassalle, dans sa fougue caractérisée, s’emporte et crie son affection pour Marseille. Le député des Pyrénées-Atlantiques valorise la ville pour mettre en avant une de ses idées fortes, retrouver une puissance maritime majeure. « La France a la seconde façade maritime, elle doit de nouveau s’ouvrir sur la mer ». Jean Lassalle veut être un Président qui relance le commerce maritime et fait de Marseille un des fers de lance de cette politique. Le centriste lance alors un film de quelques minutes réalisé par Michel Reynaud. La séquence met en scène le discours de Jean Lassalle à l’assemblée nationale au retour de sa marche vers les Français réalisée entre avril et décembre 2013. Le candidat reprend alors la parole et annonce les grandes lignes de son programme. Le centriste entend rétablir la force de la commune française, instaurer un service militaire de neuf mois, ne verser aucune subvention à l’Union Européenne pendant quatre ans, développer l’école française où tout le monde y sera accepté et créer la quatrième armée, celle d’Internet qui sera chargée de tuer dans l’œuf toute forme de radicalisation. Le discours, quelque peu désordonné, est suivi d’une nouvelle projection. Cette fois-ci, nous avons le droit à un film sur le parcours politique de Jean Lassalle. Son chant face à Nicolas Sarkozy à l’assemblée nationale en 2003, sa grève de la faim pendant 39 jours en 2006 pour éviter la délocalisation de l’usine Toyal de la vallée d’Aspe qui emploie 140 personnes et sa marche en 2013 sont ainsi évoqués et viennent insister sur son engagement personnel dans la vie politique. Après le film, le débat avec les personnes présentes dans la salle est ouvert. Jean Lassalle se prête au jeu des questions – réponses et des discussions avec les Marseillais. Le débat se prolongera tard dans la nuit et Jean Lassalle quittera Marseille pour se rendre dans les studios de RMC – BFM TV afin de répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin le lendemain matin.

Quant à moi, ce meeting m’a permis de me faire une opinion définitive sur un candidat qui m’intriguait et suscitait ma curiosité. Je suis désormais convaincu de la profonde humanité de Jean Lassalle et de sa sincère conscience humaine. Il ne joue pas à être le candidat de la gentillesse, il l’est naturellement. Il ne se force pas à être proche des gens, amical et jovial. Le centriste est profondément, viscéralement impliqué par les préoccupations des Français. Après cette rencontre, je suis absolument sur de la sincérité de son action, de sa passion et de son amour profond pour la France. Toute sa carrière politique ne se place pas au service de ses intérêts personnels, mais bel et bien au service de la communauté. Jean Lassalle est conscient de la vie quotidienne des Français, ses constats sont bons, et ses grandes lignes sociétales sont tout à fait justes. Malheureusement, ce meeting a également fait ressortir son absence de propositions concrètes. En tout cas, s’il en a, il n’est pas parvenu à les expliquer et à en parler de façon cohérente. Jean Lassalle est un homme politique proche du peuple, réellement convaincu de sa victoire, fier de son équipe de campagne, qui possède des valeurs humaines indéniables, mais son programme reste trop léger pour qu’il puisse se placer comme un candidat capable de convaincre une grande partie de la population au-delà de cette image de proximité. Ce meeting a surtout eu un intérêt pour moi. Il m’a permis d’aller au-delà de l’image d’un Jean Lassalle particulier, atypique, presque cocasse et drôle. Je me suis rendu compte de sa concrète implication, presque physique dans la vie politique, de la sincérité de son combat et de son action. Jean Lassalle est certainement le candidat le plus proche des préoccupations des Français, malheureusement il n’apporte pas suffisamment de réponses concrètes pour pouvoir les convaincre de voter pour lui le 23 avril prochain.

Présidentielle: la campagne repart de plus belle après un débat jugé globalement réussi

La campagne présidentielle a franchi un cap supplémentaire avec le débat télévisé entre les onze candidats mardi soir, un exercice inédit jugé parfois confus mais globalement réussi du fait de l’impertinence des “petits” candidats.

Un débat “long et formaté” mais “assez fascinant” pour Le Parisien. “Le café de la République” pour le Figaro qui se demande au contraire “que diable les +grands+ candidats allaient faire dans cette galère”. Grande première de l’histoire des élections présidentielles, cette confrontation de l’ensemble des concurrents sur BFMTV et Cnews a rassemblé 6,3 millions de téléspectateurs en moyenne, selon les chiffres de Médiamétrie, contre plus de 10 millions le 20 mars pour le débat à cinq sur TF1 et LCI.

Ces près de quatre heures de débats parfois inévitablement confus ont été jugés globalement satisfaisants, y compris par les protagonistes. “Ça changeait des débats convenus”, s’est félicité Nicolas Dupont-Aignan (DLF). “C’est frustrant parce qu’on ne parle que 15 à 17 minutes” mais “ça s’est plutôt bien passé collectivement”, a jugé Benoît Hamon (PS) qui regrette cependant des sujets “absents” comme “l’écologie” et la “question sociale”. Un “débat magnifique” selon Jean Lassalle, “fils de berger” des Pyrénées et avocat lyrique des banlieues et de la ruralité. La droite est plus circonspecte, Éric Ciotti déplorant “une émission de télé-réalité” et des “candidats qui ont voulu faire des coups”. “Beaucoup de confusion”, a abondé Bruno Retailleau (LR), pour qui François Fillon “est apparu comme un chef d’État”.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, réalisé via internet à l’issue du débat, Jean-Luc Mélenchon a été jugé le plus convaincant par les téléspectateurs (25%) devant Emmanuel Macron (21%). Absents du premier débat le 20 mars sur TF1, les “petits” candidats, souvent très pugnaces, ont réussi à se faire entendre. Parmi les moments forts de la soirée, Philippe Poutou (NPA) a attaqué Marine Le Pen sur son refus d’honorer les convocations de la justice, mais aussi François Fillon sur l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse, rejoint sur ce point par Nathalie Arthaud (LO).

Je vais vous foutre un procès

“Je vais vous foutre un procès”, a fini par lâcher l’ancien Premier ministre envers Philippe Poutou, après avoir tenté une anaphore sur ce que doit être un “président exemplaire”, exercice rappelant le “moi président” de François Hollande en 2012.

Parmi les thèmes qui ont cristallisé les débats: l’Union européenne. Partisane d’une sortie de l’euro, Marine Le Pen s’est retrouvée concurrencée sur ce thème de prédilection. Nicolas Dupont-Aignan, ciblant autant Emmanuel Macron que François Fillon, a pu développer ses propositions pour un “patriotisme de bon sens”. François Asselineau a pu marteler sa volonté d’une sortie immédiate de l’UE et Jacques Cheminade la sienne de s’attaquer aux marchés financiers.

“Ce n’est pas rien d’observer combien aujourd’hui sont nombreux ceux qui ont décidé de tirer un trait sur l’Europe”, a relevé Benoît Hamon.

Les regards se tournent à présent vers le siège de France Télévisions où les représentants des candidats doivent se rencontrer mercredi après-midi pour discuter des conditions du débat prévu le 20 avril, à trois jours du premier tour. Plusieurs candidats, dont Jean-Luc Mélenchon, ont exprimé des réserves sur la date et d’autres concurrents réservent leur participation. En attendant, la campagne reprend de plus belle. Emmanuel Macron, mis “au centre du jeu” par ses adversaires, selon son porte-parole Benjamin Griveaux, passe un nouveau grand oral jeudi soir lors de “L’Émission politique” de France 2. Il se rendra ensuite un déplacement en Corse, où Marine Le Pen donnera également une réunion publique samedi. François Fillon se produira successivement mercredi à Provins, jeudi à Strasbourg et vendredi à Clermont-Ferrand avant un grand rassemblement dimanche Porte de Versailles à Paris. A gauche, Benoît Hamon se déplace jeudi à Nancy. Jean-Luc Mélenchon tient une grande réunion publique dimanche à Marseille.

Lire Aussi : Ce qu’il faut retenir du débat entre les 11 candidats

Moscou défend Damas, accusé par les Occidentaux après l'”attaque chimique”

La Russie a volé mercredi au secours du régime syrien, vivement mis en cause après la mort de 72 civils, dont beaucoup d’enfants, dans une attaque chimique présumée qui a provoqué une indignation internationale.

Le bilan de ce “mardi noir” s’est aggravé à 72 morts, dont 20 enfants, et plus de 160 blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Il “pourrait encore augmenter car il y a des personnes disparues”, a précisé l’OSDH, qui avait auparavant rapporté un bilan de 58 morts.

La Russie a volé mercredi au secours du régime syrien, vivement mis en cause après la mort de 72 civils, dont beaucoup d’enfants, dans une attaque chimique présumée qui a provoqué une indignation internationale.Cette attaque devrait de nouveau exposer le fossé qui sépare sur le dossier syrien les pays occidentaux et la Russie, principal allié de Damas, à l’occasion d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU prévue mercredi à New York.

Le bilan de ce “mardi noir” s’est aggravé à 72 morts, dont 20 enfants, et plus de 160 blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il “pourrait encore augmenter car il y a des personnes disparues”, a précisé l’OSDH, qui avait auparavant rapporté un bilan de 58 morts.

Agents neurotoxiques

Ces victimes ont été prises de convulsions alors qu’elles se trouvaient chez elles ou dans la rue lorsque le raid aérien a visé, mardi vers 07H00 (04H00 GMT), Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d’Idleb dans le nord-ouest. La nature des substances chimiques n’a pas été formellement identifiée. Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé que certaines victimes présentaient des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques “comprenant des agents neurotoxiques”.

Un bébé syrien est soigné après une attaque au gaz toxique du gouvernement sur la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans la région d’Idleb, le 4 avril 2017

Cette annonce confirme le constat dressé par des médecins présents à Khan Cheikhoun face à des victimes présentant des pupilles dilatées, des convulsions et de la mousse sortant de la bouche. Des vidéos de militants antirégime ont également montré des corps pris de spasmes et de crises de suffocation.

Le raid de mardi est, selon l’OSDH, la deuxième “attaque chimique” la plus meurtrière depuis le début du conflit syrien après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1.400 morts dans la banlieue de Damas en 2013. Celle-ci avait failli provoquer une escalade de la guerre mais les Etats-Unis avaient finalement décidé de ne pas intervenir.

Armes illégales

A la suite du raid aérien sur Khan Cheikhoun, l’hôpital dans lequel les victimes étaient soignés a été bombardé mardi 4 avril 2017 à deux reprises, provoquant d’importantes destructions et la fuite précipitée de médecins

L’armée russe a en partie disculpé le régime en affirmant dans la matinée que l’aviation syrienne avait frappé la veille un “entrepôt” des rebelles contenant des “substances toxiques”. En explosant, ces dernières se sont disséminées dans l’atmosphère.

Mardi soir, l’armée syrienne avait déjà démenti “catégoriquement avoir utilisé toute substance chimique ou toxique à Khan Cheikhoun”. Mais le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a affirmé que “toutes les preuves” qu’il avait vues “suggèrent que c’était le régime d’Assad” qui a utilisé “des armes illégales en toute connaissance de cause sur son propre peuple”. Il faut “une réaction de la communauté internationale à la hauteur de ce crime de guerre”, a réclamé le président français François Hollande. L’inconnue réside dans l’attitude qu’adoptera la nouvelle administration américaine de Donald Trump, confrontée à sa première grande crise en Syrie.

La Maison Blanche a durci le ton à l’encontre du président Assad qu’elle tient pour responsable de cette attaque, un “acte odieux”. Mais cette condamnation s’est accompagnée une nouvelle fois d’un appel à reconnaître la “réalité politique” en Syrie. Avec Washington et Paris, Londres a présenté un projet de résolution devant le Conseil de sécurité condamnant l’attaque et appelant à une enquête complète et rapide de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques(OIAC). Le texte demande au régime de fournir les plans de vol et toute information sur des opérations militaires au moment de l’attaque.

A l’extérieur d’un hôpital, un mort est recouvert d’une couverture après un bombardement par l’aviation syrienne près de Khan Cheikhoun, le 4 avril 2017

Spectateur

L’opposition politique syrienne a d’ailleurs déploré les positions de M. Trump. “Jusqu’à maintenant, cette administration n’a rien fait et a adopté une attitude de spectateur et fait des déclarations qui donnent au régime une opportunité pour commettre de nouveaux crimes”, a déclaré le vice-président de la Coalition nationale syrienne Abdelhakim Bachar à Istanbul.

Il faisait référence à des propos du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson qui a déclaré la semaine dernière que le sort du président Assad devait être décidé par “le peuple syrien”. “Il faut choisir ses batailles”, avait de son côté estimé l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, jugeant que la priorité était de lutter contre la menace jihadiste. Mais, pour Abdelhakim Bachar, “tant que ce régime est en place il ne sera pas possible de vaincre le terrorisme”. Mardi soir, l’ex-branche d’Al-Qaïda et des groupes rebelles ont promis de venger les victimes de Khan Cheikhoun, exhortant leurs combattants à “embraser les fronts”.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres (G) et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, à l’ouverture d’une conférence internationale sur l’avenir de la Syrie à Bruxelles le 5 avril 2017

Cette attaque risque de fragiliser encore plus la fragile trêve en place en Syrie depuis le 30 décembre 2016 par les parrains des belligérants, la Russie et la Turquie. L’opposition syrienne a également prévenu que l’attaque remettait en cause les négociations de paix parrainées par l’ONU à Genève et qui pour le moment n’ont abouti à rien.  Dans ce contexte, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a réclamé un “puissant effort” en faveur des pourparlers de paix, en ouvrant une conférence internationale sur l’avenir de la Syrie à Bruxelles.

 

Lire Aussi : Syrie: au moins 58 morts dans une attaque « chimique »

Manifestation Anti-Brexit à Londres

 

Samedi matin à 11 heures, le mouvement britannique Unite for Europe appelle les anti-Brexit à se réunir pour une manifestation à Londres. A quatre jours du lancement officiel de la procédure, on fait le point avec Alexander Seale, depuis l’Angleterre …


Après l’attentat de mercredi était-ce sûr d’organiser une grande manifestation?

Les organisateurs de cette manifestation pro européenne ont annoncé que l’organisation se poursuivra comme prévu ce samedi, en dépit des craintes. Beaucoup pensent que ce rassemblement politique, qui était très important, ne soit pas approprié après l’attentat terroriste qui à eu lieu mercredi. Cette manifestation, prévue de longue date, est conçue pour coïncider avec le déclenchement de l’article 50, prévu le 29 mars. Dans quatre jours commencera le processus formel du Brexit. Cette manifestation coïncide également avec le soixantième anniversaire de la fondation de la communauté économique européenne, qui marque des manifestation similaires en Europe. “Unite For Europe” a déclaré qu’il était important que la marche se termine par un rassemblement sur Parliament Square, ou a eu lieu l’attaque de mercredi, pour démonter la résilience de la démocratie britannique. Il a encouragé les partisans à montrer leur respect pour les victimes de l’attaque, en mettant des fleurs. Il y aura une minute de silence.

Comment réagit la classe politique britannique ?

Les partisans de cette manifestation étaient plutôt divisés, car le slogan de cette manifestation, « Stop Brexit » à été changé par : « Faites en entendre votre voix ». Le chef de l’équipe d’oganisation a démissionné. Les orgnaisateurs étaient plutôt divisés, et les partisans pro-brexit ne sont pas en faveur de cette manifestation. A Londres, comme vous le savez, il y a beaucoup d’européens. Londres à voté contre le Brexit, et c’est important pour eux de manifester contre le Brexit et de montrer qu’ils sont pro- européens.

Le Royaume-Uni va-t-il subir un choc ?

Oui. La Grande Bretagne est menacée d’éclatement. Le Brexit ne convainc pas tous les pays du Royaume. La menace la plus sérieuse vient de l’Ecosse. La première ministre écossaise, Nicolas Stuergon à annoncé qu’elle voulait organiser un deuxième référendum d’indépendance. L’Ecosse à voté à 62% pour le maintien de l’Europe. Nicolas Stuergon à annoncé qu’elle voulait annoncer un référendum entre automne 2018 et printemps 2019. T May la première ministre britannique n’a pas apprécié l’idée de ce référendum. Elle a dit que ce choix conduira à la division, et renforcerait les incertitudes. Il y en a certains qui disent que c’est plutôt dangereux : le royaume uni sera désuni en quelque sorte. Je comprends aussi l’attitude des écossais. Ils ne veulent pas être conduits vers ce plan : ils ont voté à 62%, un chiffre fort et ils veulent rester dans l’Union Européenne. S’ils votent pour l’indépendance, ils pourraient peut être rester dans l’UE … Mais je comprends l’attitude des Ecossais. A londrès aussi il y avait un débat : Londres pourrait être « indépendante » l’été dernier.

L’Info en + : L’Ecosse a-t-elle les moyens de ses ambitions indépendantistes ?

Quel calendrier du Brexit ?

Theresa May a annoncé qu’elle va déclencher l’article 50 le 29 mars, dans quelques jours. Il y aura beaucoup d’incertitudes : le sort des britanniques vivant dans des pays de l’UE. En France, il y a beaucoup de britannique qui vivent là bas. Inversement, celui des européens installés en Grande-Bretagne. Après, il y aura des négociations Bruxelles, tous les chefs d’Etats doivent se rencontrer fin avril. Cette négociation durera près de 2 ans. C’est un long processus. La GB va sortir de l’UE en 2019, pas tout de suite …. Elle déclenchera l’article 50 dans 4 jours mais cette négociation durera 1 an et demi  2 ans. La presse populaire, et les tabloïds comme le Daily Express sont pro Brexit. Ils veulent absolument sortir de l’UE. A l’inverse, la presse plus traditionnelle est plutôt pro européenne.

L’Info en + : Toutes les questions que vous vous posez sur le Brexit

Elections en Europe … Faut-il craindre un effet domino en Europe ?

On a vu aux Pays Bas que le candidat anti-européen n’a pas gagné, et le premier ministre des pays pas à gagné les élections. En quelque sort, c’est un souffle pour l’UE,, malgré quelques divisions aux Pays- Bas. En France, je pense que Marine le Pen va sans doute accéder au deuxième tour mais ne sera pas présidente. Il faut que tous les chefs d’Etats parlent de l’Europe. Bien sur, l’Europe est divisée, mais il faut que l’Europe reste unie face à l’Amérique de D. Trump et la Russie de Poutine. En France par exemple, Benoit Hamon par exemple est contre certains candidats qui cherchent une « alliance » avec Poutine et la Russie.

Il faut vraiment travailler avec le RU malgré le fait qu’elle va sortir de l’UE. Le RU est un partenaire très important. Il y a beaucoup d’échanges entre les pays de l’Europe et le RU. Il y abeaucoup d’ueorpéne suqi vivent à Londres, et qui travaillent dans des commerces et bureaux. Je ne sais pas quel sera, personnellement, mon statut si je dois voyager ou travailler en Europe. Le RU était un partenaire important en matière de défense, de sécurité. Tous les chefs d’Etats doivent continuer à discuter. De plus, ce n’est pas la première fois que cette manifestation pro-européenne va avoir lieu. Elle à eu lieu l’été dernier, juste après le Brexit, et va se terminer à Parliament Square. Le parcours va aller  à Trafalgar Sqaure, Picadillu, les grandes atterres de Londres.

L’Info en + : l’Union européenne à plusieurs vitesses

 

Retrouvez dans les prochaines heures photos et videos de la manifestation de cet après-midi ...

Les jeunes et la politique n°1 – Luc Chatel

C’est une série inédite que vous propose C L’info, à l’occasion de l’élection présidentielle. Durant les semaines à venir, nous allons aller à la rencontre des candidats et de leurs porte-paroles pour connaître leurs points de vue concernant les jeunes et la politique (les projets, les intentions, les mobilisations…)

Pour notre première, c’est Luc Chatel, tout nouveau porte-parole du candidat des Républicains, qui a accepté de répondre à nos questions.

Erdogan s’en prend aux Pays-Bas après l’expulsion d’une ministre turque

Le président turc Recep Tayyip a dénoncé dimanche un comportement rappelant “le nazisme et le fascisme” après l’expulsion par les Pays-Bas d’une ministre turque qui devait participer à un meeting de campagne pour le renforcement de ses pouvoirs.

M. Erdogan, particulièrement remonté, a affirmé que les Pays-Bas “paieront le prix” pour avoir expulsé samedi la ministre de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya et avoir refusé d’autoriser une visite de son chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu.

La participation de ministres turcs à des meetings visant à promouvoir auprès de la diaspora turque le vote du +oui+ lors du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs de M. Erdogan a donné lieu ces derniers semaines à des passes d’armes entre Ankara et plusieurs capitales européennes. Si plusieurs meetings, notamment en Allemagne, ont été annulés ces derniers jours, aucun pays européen avant les Pays-Bas n’avait pris la décision d’interdire purement et simplement la venue de ministres turcs. M. Erdogan a affirmé dans son discours que le traitement réservé à Mme Kaya et d’autres responsable turcs en Europe traduisait une montée “du racisme et du fascisme” et “une forme d’islamophobie”.

La ministre turque de la Famille Fatma Betul Sayan Kaya à son arrivée à l’aéroport le 12 mars 2017 à Istanbul

Dans la matinée, des manifestants turcs ont brièvement remplacé le drapeau néerlandais par un drapeau turc au consulat des Pays-Bas à Istanbul, bouclé la veille par Ankara. La Haye a indiqué avoir “protesté auprès des autorités turques, qui ont promis d’enquêter”. Mme Kaya avait tenté samedi soir de se rendre au consulat turc de Rotterdam depuis l’Allemagne pour rencontrer la communauté turque. C’est également à Rotterdam que voulait se rendre M. Cavusoglu pour un meeting de soutien à M. Erdogan qui avait été annulé par le maire de la ville. “Nous avons été soumis à un traitement inhumain et immoral”, a déclaré à la presse Mme Kaya, accueillie dimanche à l’aéroport Atatürk d’Istanbul par une foule brandissant des drapeaux turcs. “Traiter ainsi une femme ministre est lamentable”, a-t-elle jugé. “Nous avons été stoppés à 30 mètres de notre consulat (…) et notre consul n’a pas été autorisé à sortir du bâtiment pour nous rencontrer”, a-t-elle encore expliqué. “Nous avons été retenus durant des heures”.

Incidents près du consulat turc le 11 mars 2017 à Rotterdam

Paris prône l’apaisement

Dans la nuit, des incidents ont opposé près du consulat turc à Rotterdam un millier de manifestants munis de drapeaux turcs à la police néerlandaise, qui a utilisé des canons à eau et des policiers à cheval pour les disperser.

Des résidents turcs rassemblés près du consulat de Turquie le 11 mars 2017 à Rotterdam

Le ministre turc a en revanche pu atterrir samedi soir dans l’est de la France, à Metz, où il a participé dimanche à un meeting à l’invitation de la branche lorraine de l’Union des démocrates turcs européens (UETD), qui organise des meetings électoraux pour le parti AKP du président Erdogan. Dans son allocution, retransmise en directe par des chaînes turques, il s’en pris aux-Pays-Bas, qualifiés de “capitale du fascisme”. M. Erdogan a remercié la France pour avoir autorisé la visite de son chef de la diplomatie. “La France n’est pas tombée dans ce piège”, a-t-il dit. Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a appelé dimanche à “l’apaisement”. “Il est indispensable de faire preuve de responsabilité et d’éviter les polémiques inutiles”, a-t-il ajouté en invitant “les autorités turques à éviter les excès et les provocations”. M. Cavusoglu devait également participer dimanche à un rassemblement à Zurich mais la rencontre a été annulée à la suite du refus de l’hôtel où elle devait se tenir selon la Radio-télévision suisse (RTS).

Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, le 8 mars 2017 à Berlin

Selon la presse autrichienne, quatre meeting de soutien à M. Erdogan prévus ce weekend en Autriche en présence de responsables de l’AKP ont également été annulés.

M. Erdogan avait déjà évoqué des “vestiges du nazisme”, samedi après l’interdiction faite à M. Cavusoglu d’atterrir aux Pays-Bas, des propos qualifiés de “fous” et “déplacés” par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Un millier de manifestants s’étaient rassemblés devant le consulat des Pays-Bas à Istanbul en criant des slogans pro-Erdogan tandis que d’autres manifestants jetaient des oeufs et des oranges sur l’ambassade néerlandaise à Ankara. Ankara a signifié samedi au chargé d’affaires néerlandais que la Turquie “ne souhaite pas que l’ambassadeur néerlandais, actuellement hors du pays, revienne au travail avant quelque temps”.

La crise entre les Pays-Bas et la Turquie survient à quelques jours du scrutin législatif néerlandais mercredi, au terme d’une campagne où l’islam a été un thème majeur. Le parti du député anti-islam Geert Wilders est donné en deuxième place par les derniers sondages.

Jean-Jacques Urvoas parle indépendance de la Justice

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, était à Pau ce jeudi matin, pour visiter le tribunal administratif. Avant cela, le Garde des Sceaux s’est rendu à l’université de Pau, afin de dispensé un cours magistral aux étudiants en droit, concernant l’indépendance de la justice. Un thème d’actualité, après les déclarations récentes de François Fillon. L’occasion de faire le point avec le ministre, lors d’un échange avec la presse locale ce matin.

Jean-Jacques Urvoas en vidéo

C L’info en + : Une visite qui avait une saveur un peu politique, étant donné la présence du ministre de la Justice dans la ville de François Bayrou, absent au début de la journée. Mais une surprise est une surprise : le maire de Pau apparaît en cours de visite. Néanmoins, aucune discussion entre le maire, soutien d’Emmanuel Macron, et le ministre, soutien de Benoît Hamon.

François Bayrou, à côté de Jean-Jacques Urvoas – Photo Franck Paillanave pour C L’info

 

Reportage au coeur de l’exercice attentat à Pau

C’est un reportage exceptionnel que vous propose C L’info. Ce mercredi à Pau, avait lieu un exercice grandeur nature “Attentat” au Zénith. Entre l’arrivée des “terroristes” et l’assaut du RAID, retour sur une matinée chargée.

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Campagnes présidentielles: ce qui agitait les débats en mars 2007 et 2012

Parrainages, immigration, alliances: à sept semaines du premier tour du scrutin présidentiel, les campagnes de mars 2007 et 2012 étaient bien différentes de celle de 2017, focalisée sur les déboires judiciaires du candidat Fillon et leurs conséquences. 

2007: parrainages, immigration et Bayrou qui inquiète

C’est officiel: il n’ira pas. Jacques Chirac, 74 ans, annonce solennellement le 11 mars qu’il ne briguera pas un 3e mandat. Trois jours auparavant le président de l’UMP Nicolas Sarkozy, déjà candidat mais encore ministre de l’Intérieur, a reçu le soutien de poids de Simone Veil, qui a lancé en même temps l’offensive contre le centriste François Bayrou, dont les bons sondages inquiètent.

Au PS, Mme Royal reproche aux dirigeants PS de n’avoir “pas fait suffisamment bloc autour (d’elle) au début de cette campagne”.

Alors que Jean-Marie Le Pen (FN) et Olivier Besancenot (NPA) peinent à réunir leurs 500 parrainages à dix jours de la date-butoir, Nicolas Sarkozy déclare le 6 mars qu’il “se battra” pour que ses adversaires puissent concourir à l’élection, invitant implicitement les maires à leur accorder ce sésame.

M. Sarkozy donne le ton de sa campagne en annonçant le 8 mars qu’il créera un “ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale” s’il est élu. Ses adversaires dénoncent un appel du pied à l’électorat FN.

Quinze jours plus tard, la proposition de Mme Royal aux Français d’avoir tous “chez eux le drapeau tricolore” pour l’exposer aux fenêtres chaque 14 juillet provoquera une controverse dans son propre camp.

2012: viande halal, IVG, et Hollande en tête

Alors que tous les sondages placent l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé et l’éducation en tête des préoccupations des Français, la campagne est “escamotée” sur ces sujets par la lutte que l’UMP et le FN se livrent sur le terrain de l’immigration et de la sécurité.

Affiches de campagnes des candidats François Hollande (g) et Nicolas Sarkozy le 1er mai 2012 au Raincy

Donné par les sondages largement battu face à François Hollande, le président-candidat Nicolas Sarkozy fait de la viande halal un thème récurrent de sa campagne, allant jusqu’à affirmer le 5 mars qu’il s’agit du “premier sujet de préoccupation (et) de discussion des Français”.

Le 6 mars, M. Sarkozy affirme qu’il y a “trop d’étrangers” en France lors d’une émission très suivie et au cours de laquelle il s’excuse sur sa soirée controversée au Fouquet’s lors de sa victoire de 2007.

Le lendemain, François Hollande reproche à son rival d’avoir “exhibé sa vie privée” et de s’être montré “incohérent” sur l’immigration. Il oppose à la proposition sarkozyste de créer un “impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes” du CAC 40, son projet d’instituer trois taux d’impôt sur les sociétés, progressifs en fonction de leurs tailles.

A la veille de la journée internationale des femmes, la candidate FN Marine Le Pen s’attire des critiques à droite comme à gauche, en prônant la fin du remboursement de l’avortement si la situation budgétaire l’exigeait.

Nathalie Arthaud (LO) est la première à déposer ses 500 parrainages, à l’opposé de Dominique de Villepin (République solidaire) et Corinne Lepage (Cap21) qui ne parviendront jamais à les réunir.

Le 8 mars, Nicolas Sarkozy affirme qu’en cas de défaite à la présidentielle il quittera la politique.