Répression en URSS en 1991: Moscou rejette une requête pour entendre Gorbatchev

La Russie a rejeté la requête d’un tribunal de Lituanie en vue de faire comparaître en qualité de témoin l’ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, sur la répression sanglante dont des partisans de l’indépendance de ce pays balte ont été victimes en 1991, peu avant la fin de l’URSS.

« La Russie a rejeté une demande d’entraide judiciaire sur Gorbatchev », a annoncé mardi dans un communiqué un tribunal de Vilnius, la capitale lituanienne.

« La Russie protège une personne soupçonnée d’un crime », a réagi auprès de l’AFP l’ancien président lituanien Vytautas Landsbergis, icône de la lutte pour l’indépendance de cette ex-république soviétique de trois millions d’habitants, désormais membre de l’UE et de l’Otan.

Un juge voulait convoquer Mikhaïl Gorbatchev, aujourd’hui âgé de 86 ans, pour témoigner en qualité de témoin dans la cadre d’une affaire dans laquelle des dizaines d’anciens responsables soviétiques sont poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Quatorze civils avaient été tués et des centaines d’autres blessés lors de l’intervention des troupes dépêchées par Moscou en janvier 1991.

L’année précédente, la Lituanie avait proclamé son indépendance de l’URSS, à laquelle elle avait été rattachée de force après la Deuxième guerre mondiale.

La Russie a refusé de coopérer dans cette affaire et seuls deux suspects, tous deux des citoyens russes, comparaissent au procès qui s’est ouvert en 2016.

Les procureurs lituaniens n’ont toutefois pas voulu officiellement inculper M. Gorbatchev, qui a dirigé l’Union soviétique de 1985 à 1991.

Martin Arnal Auteur

18 ans, Etudiant en première année de relations internationales, passionné par l'actualité depuis le plus jeune âge. Créateur de C L'Info

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