Le discours d’investiture de Trump, le meilleur jamais prononcé par un président américain ?

Ca y est c’est fait les Etats-Unis d’Amérique ont, enfin, un nouveau président. Personne ne l’attendait, quand il s’est déclaré il y a moins de deux ans. On évitera de répéter les caricatures grossières et les analyses à l’emporte-pièce dont nous ont abreuvé les grands spécialistes des USA, analystes, politologues sans parler des philosophes douteux aux chemises blanches, grands fauteurs de guerre sur notre pauvre planète.

Je reviendrais peut-être un jour sur la subtile campagne de Trump, mélange de compréhension très fine de la communication et d’instinct trés sur de l’utilisation des médias.
Vendredi 20 Janvier, était un jour attendu par tous car chacun sait que la conquête du pouvoir est la partie la plus « simple » d’une campagne politique. Elle requiert le sens de la chasse, et un gout prononcé pour la séduction. Et si après tout Donald Trump n’avait eu besoin ni de l’un ni de l’autre. N’étant pas un politicien professionnel, il n’avait pas besoin de flatter vilement et de mentir honteusement pour convaincre. Et si il était juste un homme qui n’a dit que ce qu’il pensait et que cette parole sincère, presqu’universelle, avait touché non seulement le cœur et surtout le bon sens et la soif de justice de ces gens qui souffrent au quotidien.

Vendredi 20 Janvier, était un jour attendu surtout par les adversaires de Trump, qu’ils aient daigné se déplacer ou non. Les hypocrites absents l’ont certainement suivi à la télévision. Ils espéraient que l’émotion l’étreigne, qu’il se ridiculise, qu’il se contredise, qu’il soit confus, abscond, peu clair. En bref qu’il rate son discours en se prenant les pieds dans le beau tapis neuf de la Maison-Blanche et donne raison non seulement aux idiots utiles, Black Lives Matter, LGBT ou des associations féministes, des gens qui ne représentent qu’eux-mêmes et dont les leaders sont payés grassement par l’infâme philanthrope autoproclamé George Soros qui a surtout volé beaucoup d’argent sur le malheur des autres en mettant des pays en grande difficulté, notamment la Grande-Bretagne en 1990. Trump a-t-il raté son discours ? A-t-il prouvé dès ses premiers pas qu’il était un balourd incapable sans expérience, comme l’ont déclamé sur tous les tons des acteurs, des chanteurs, l’ont affirmé des hommes politiques américains ou étrangers, des associations qui représentent des causes minuscules mais qui les font vivre, l’ont répété de simples citoyens qui sans connaitre l’homme, s’en sont remis aux analyses et conclusions des médias pour lesquels il était l’homme à abattre?

Les premiers mots du discours

Après avoir prêté serment de façon trés sobre Donald John Trump, 45éme président des Etats-Unis d’Amérique, a embrassé sa femme et ses enfants, a serré la main de l’ancien président Obama, de l’ancien vice-président Joe Bieden et a attendu sagement d’être rappelé a la tribune pour faire son discours. Salutations classiques au Chief Justice, et aux anciens Présidents Carter, Clinton, Bush et Obama, ainsi qu’au peuple américain et à tous les peuples du monde. Immédiatement Trump met l’accent sur les efforts de tous les américains à devoir rebâtir leur pays. Il enchaine avec l’évocation des difficultés qu’il ne va pas manquer de rencontrer sous l’impulsion des George Soros ou Tom Steyer, millionnaires dévoyés qui préfèrent dépenser leur fortune pour emmerder les autres que pour créer des outils pour aider ceux qui en ont vraiment besoin. Mais je ferais des articles sur ces gens fortunés et nuisibles.
Il offre des remerciements dithyrambiques au couple Obama et en profite pour faire une première annonce choc. Il est vient de recevoir de pouvoir non pas pour son parti ou pour lui-même mais pour le peuple américain. Il est le premier président américain à dire cela. Il enchaine avec une description de ce qu’est l’oligarchie et son habitat : Washington, ses membres : les politiciens, pas tous bien sur, ses intérêts : prospérer quelque soit le climat économique, se protéger pour protéger sa prédation en écartant le peuple, et bien entendu son indifférence pour la situation du peuple et des travailleurs.

Une description réaliste de l’Amérique d’aujourd’hui

Donald John Trump est en train de parler de démocratie participative. Il est en train de parler de lutte des classes, de prolétariat. Un milliardaire américain. Il fait aussi sa première promesse : cela va changer et le peuple américain va contrôler son gouvernement. Il va le répéter plusieurs fois sous d’autres formes.
Puis le président Trump se met a parler de la création d’un mouvement de fond historique de dizaine de millions d’américains pour non seulement ressusciter leur pays mais aussi répondre a leurs besoins : des écoles qui permettent aux enfants d’apprendre et d’apprendre a apprendre, des quartiers plus surs, et évidemment des emplois rémunérés de façon décente et qui permettent de vivre. C’est pour cela qu’il a été élu et il le sait. C’est sa deuxième promesse. Il fera cela pour eux et avec eux parce qu’il estime que ces demandes sont plus que justifiées, elles sont normales, évidentes, rationnelles.

Donald John Trump est en train de parler de démocratie participative. Il est en train de parler de lutte des classes, de prolétariat. Un milliardaire américain

Puis il décrit les Etats-Unis d’aujourd’hui, du grand Obama : des enfants pauvres et leurs mères dans les villes, celle des usines pourries qui ferment et restent comme des pierres tombales a travers le pays, un système éducatif bourré d’argent mais qui n’apprend rien aux enfants, les crimes, les gangs, la drogue. Et il va faire sa troisième promesse, sa description, réaliste et cruelle pour la présidence Obama, cette situation doit changer. Plus de pauvreté, plus d’usines qui ferment ou qui sont délocalisées, un système éducatif qui va à nouveau transmettre du savoir et de l’Education.
Il refait un petit couplet sur le fait que les Etats-Unis sont une Nation est qu’il en est le garant parce qu’il a fait un serment d’allégeance a tous les américains.
Maintenant il se tourne vers l’international en notant que les Etats-Unis ont enrichi les industries étrangères à leur détriment, subventionne les armées d’autres pays, alors qu’il considère que l’armée américaine s’est considérablement dégradée. On pourrait lui rétorquer que l’armée américaine a toujours et de loin le plus imposant budget de toute les armées de la planète. Il s’étonne que les USA aient défendu les frontières d’autres pays et qu’ils n’aient pas défendu les leur. Donald Trump présente : la note des milliers de milliards de dollars dépenses a l’étranger alors que les infrastructures des Etats-Unis tombaient en ruine. Il profite de cela pour insister sur les délocalisations massives, et la destruction de la classe moyenne américaine qui a profite aux autres pays. Et il fait sa quatrième promesse: ceci n’arrivera plus, il fera revenir les emplois aux Etats-Unis-il a déjà commence avec Ford et Chrysler, et reconstruira une abondante classe moyenne aux Etats-Unis.

Il s’étonne que les USA aient défendu les frontières d’autres pays et qu’ils n’aient pas défendu les leur

Toujours à l’international il notifie un changement dans la stratégie américaine à tous les pays du monde : les Etats-Unis et les travailleurs américains, les familles américaines d’abord, dans toutes les décisions qui seront prises, qu’elles soient de l’ordre des négociations commerciales, des impôts, de la politique migratoire, ou des affaires étrangères. Protéger les frontières pour protéger car cela devrait apporter une grande prospérité et de la richesse. Cinquième promesse : il ne trahira jamais les américains. Cinquième promesse: les Etats-Unis gagneront à nouveau et il en profite pour répéter sa quatrième promesse.
Il reprend une des règles du new deal de Roosevelt : acheter américain, et il en rajoute une engager américain. Pour mitiger la nouvelle politique de les Etats-Unis d’abord, il rassure les peuples du monde en en affirmant sa volonté de chercher des relations amicales et de coopérations avec tous les pays du monde en mettant en avant un nouveau principe pour les Etats-Unis : ne rien imposer aux autres nations du monde, leurs voisins, leurs allies, et même leurs ennemies et respecter leur auto-détermination, ne pas imposer leur mode de vie, mais le montrer en exemple et le faire rayonner.

« Make America Great Again »

Il veut aussi renforcer ses alliances anciennes, en créer de nouvelles et unir le monde civilisé. Il ne se déclare qu’un ennemi : le terrorisme islamiste radical, qu’il veut éradiquer le plus vite possible.
La clé de voute de ses politiques sera une totale loyauté aux Etats-Unis qui devrait conduire les citoyens, et pourquoi pas les politiques à redécouvrir le sens de la loyauté entre les américains. Une phrase, à mon sens, donne une énorme impulsion à cette idée : « Quand on ouvre son cœur au patriotisme, il n’y a pas de place pour les préjugés ». Joli pied de nez à tous les communautaristes qui défilaient dans le pays. Petite citation de la Bible : « Qu’il est bon et agréable quand les enfants de Dieu vivent ensemble ». Et ils donnent les ingrédients du bien vivre ensemble dans les Etats-Unis de Trump : Parler ouvertement, débattre des désaccords honnêtement, mais toujours rechercher la solidarité. Quand les Etats-Unis sont unis, ils sont inarrêtables.
Puis le nouveau président rassure ses concitoyens en leur disant de ne pas avoir peur, et pour les rassurer aborde le sujet important de l’armée et de la police qui sera toujours la pour les protéger. Ainsi que Dieu bien sur. Et il conclue par une partie idéologique sur le rêve américain. Les américains doivent se remettre à penser grand et a rêver encore plus grand. Que l’Amérique ne peut vivre que si elle a de l’ambition, des aspirations et fait le maximum. Petite pique à Obama, en se faisant la voix des américains qui n’accepteront plus jamais des politiciens qui ne savent que parler et pas agir en réaffirmant que le temps des discours vides de sens est terminé.

 Les américains doivent se remettre à penser grand et a rêver encore plus grand. Que l’Amérique ne peut vivre que si elle a de l’ambition, des aspirations et fait le maximum

Il reprend sa casquette de manager expert en motivation pour finir en trombe et dire à ses concitoyens de ne laisser personne leur dire qu’ils n’y arriveront pas, qu’aucun défi ne peut rivaliser avec le cœur et l’esprit combatif des Etats-Unis. Et maintenant, prophétique, il annonce que lui et le peuple américain ne connaitront pas la défaite, que les Etats-Unis vont se développer et prospérer, que tous les gens qui le regardent et qui l’écoutent sont en train d’assister a la naissance d’un nouveau millénaire. Et il projette son audience dans le futur en lui promettant de leur faire découvrir les mystères de l’univers, d’éradiquer la Terre des misères de la maladie, de maitriser et exploiter les énergies, les industries et les technologies de demain. Il affirme aussi que cette nouvelle fierté patriotique va émouvoir les américains, leur ouvrir les yeux et résoudre leurs divisions.
Pour appuyer son propos il cite un vieil adage que les militaires n’oublient jamais, qu’ils soient noirs, basanés ou blancs c’est du même sang rouge de patriote qu’ils saignent.
Il continue en rappelant que tous les américains peuvent jouir d’une liberté magnifique, et qu’ils saluent tous le même formidable drapeau. Toujours dans le but de montrer aux américains que ce qui les rassemble est plus important que ce qui les divise il va dire quelque soit l’endroit ou un enfant est ne, la jungle urbaine de Détroit ou les plaines venteuses du Nebraska, ils regardent le même ciel étoilé le soir, ils rêvent aux mêmes choses and ils sont animés par le même souffle de vie donné par notre tout-puissant créateur. Ils continuent en s’adressant à tous les américains de villes éloignées ou proches, petites ou grandes, en leur disant qu’ils ne seront plus jamais ignorés. Leurs voix, leurs espoirs et leurs rêves définiront la destiné américaine. Le courage et la bonté et l’amour des américains les guideront pour toujours.
Et il finit par ses slogans de campagne: « Ensemble, nous ferons que les Etats-Unis soient à nouveau forts. Nous rendrons de nouveau les Etats-Unis riches. Nous rendrons de nouveau sa fierté aux Etats-Unis. Nous rendrons de nouveau les Etats-Unis sûres. Et oui, ensemble nous rendrons de nouveau les Etats-Unis grandioses. »

Conclusion …

Excellent discours avec des directions claires et du souffle. Quelques promesses fortes. La recherche de l’unité entre tous les américains. La recherche de la paix et de la coopération avec tous les pays du monde et la désignation d’un ennemi unique : le terrorisme islamique radical, qui devrait être éradiqué trés rapidement si les Russes et les Américains se coordonnent parfaitement.
Barack Obama aura été le pire président des Etats-Unis, Trump peut-il faire pire ? Arrivera-t-il à lutter contre l’effort et l’ennui les deux ennemis de la société du spectacle, qui sont aussi les responsables du déclin de l’empire américain? L’avenir nous le dira mais nous serons là pour en parler.

Patriote-Marxiste affirmé

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