Macron ou Le Pen? La France élit son nouveau président

Emmanuel Macron ou Marine Le Pen? Au terme d’une campagne inédite et électrique, les Français choisissent dimanche le huitième président de la Ve République, entre un novice en politique à l’ascension inattendue et une candidate d’extrême droite.

Après l’Outre-mer et les Français de l’étranger samedi, c’est au tour des électeurs de la métropole de voter. Les 66.546 bureaux de vote répartis sur le territoire ont ouvert. Ils fermeront à 19H00, voire 20H00 dans les grandes villes.

François Hollande a voté dans son fief de Tulle (Corrèze) vers 10H00, avant de regagner Paris dans l’après-midi pour y suivre à l’Elysée, avec les membres de son gouvernement, la soirée électorale. Le candidat socialiste, Benoît Hamon, largement défait au premier tour, a lui aussi voté dans la matinée à Trappes (Yvelines).

Un bureau de vote au Touquet lors du deuxième tour de la présidentielle opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, le 7 mai 2017


La candidate du FN votera en fin de matinée dans son fief de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où des Femen ont déployé sur l’église une banderole « Marine au pouvoir, Marianne au désespoir ». M. Macron votera au Touquet avant de rejoindre son quartier général à Paris. S’il l’emporte, la fête se tiendra dans la cour du Louvre.

Un des enjeux de cette élection cruciale, nichée au coeur d’un week-end de trois jours et qui se déroule sous état d’urgence, avec une sécurité renforcée, sera la participation, peut-être moins importante qu’au 1er tour (78,69%). Une situation rare dans l’histoire de la Ve République où traditionnellement les Français se déplacent davantage au second tour de la présidentielle qu’au premier.

Dans le centre-ville de Marseille, à l’école élémentaire Chave, une poignée d’électeurs, dont beaucoup de retraités, ont glissé leur bulletin dans l’urne dès 08H00, sous un soleil radieux.

La candidate du FN votera en fin de matinée dans son fief de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où des Femen ont déployé sur l’église une banderole « Marine au pouvoir, Marianne au désespoir ». M. Macron votera au Touquet avant de rejoindre son quartier général à Paris. S’il l’emporte, la fête se tiendra dans la cour du Louvre.

Un des enjeux de cette élection cruciale, nichée au coeur d’un week-end de trois jours et qui se déroule sous état d’urgence, avec une sécurité renforcée, sera la participation, peut-être moins importante qu’au 1er tour (78,69%). Une situation rare dans l’histoire de la Ve République où traditionnellement les Français se déplacent davantage au second tour de la présidentielle qu’au premier.

Dans le centre-ville de Marseille, à l’école élémentaire Chave, une poignée d’électeurs, dont beaucoup de retraités, ont glissé leur bulletin dans l’urne dès 08H00, sous un soleil radieux.

« Aujourd’hui, c’est la France qui est en jeu », déclare Bernadette. Cette retraitée marseillaise de 73 ans, comme d’autres électeurs, a « hâte d’en finir avec toutes les tensions » liées à la campagne : « maintenant j’attends les résultats, mais on en a trop parlé. C’est assommant ».

– « Pas la même ambiance que d’habitude » –

« Ce n’est pas la même ambiance que d’habitude » pour le second tour », témoignent Pierre et Georgette, 84 et 82 ans, « un peu déstabilisés par la violence de la campagne ».

Toutes les dernières enquêtes donnaient le candidat d’En Marche! largement vainqueur devant la dirigeante du Front national.


Pour la deuxième fois en quinze ans, le représentant du parti d’extrême droite s’est qualifié au second tour mais sans provoquer les mêmes rassemblements populaires de protestation. Après avoir engrangé de plus en plus de voix aux élections intermédiaires, Mme Le Pen que les sondages annonçaient au second tour depuis 2013, a gagné son pari en réunissant 21,30% des suffrages le 23 avril.

Face à elle, beaucoup plus inattendu, Emmanuel Macron, ancien ministre de François Hollande après l’avoir conseillé à l’Elysée, pourrait devenir, à 39 ans, le plus jeune président français. Quasi inconnu il y a trois ans, il a en quelques mois développé une stratégie payante de « ni droite ni gauche » et obtenu 24,01% des voix, aidé par de multiples ralliements à gauche comme à droite.

Au premier tour, ces deux représentants des partis au pouvoir depuis le début de la Ve République ont eux aussi été balayés par les électeurs.

Pour la deuxième fois en quinze ans, le représentant du parti d’extrême droite s’est qualifié au second tour mais sans provoquer les mêmes rassemblements populaires de protestation. Après avoir engrangé de plus en plus de voix aux élections intermédiaires, Mme Le Pen que les sondages annonçaient au second tour depuis 2013, a gagné son pari en réunissant 21,30% des suffrages le 23 avril.

Face à elle, beaucoup plus inattendu, Emmanuel Macron, ancien ministre de François Hollande après l’avoir conseillé à l’Elysée, pourrait devenir, à 39 ans, le plus jeune président français. Quasi inconnu il y a trois ans, il a en quelques mois développé une stratégie payante de « ni droite ni gauche » et obtenu 24,01% des voix, aidé par de multiples ralliements à gauche comme à droite.

De surprise en surprise, cette campagne présidentielle n’a ressemblé à aucune autre. A commencer par l’absence du sortant, François Hollande. Mais aussi l’ancien président Nicolas Sarkozy, sèchement éliminé lors de primaires de la droite, ou les deux anciens Premier ministre Alain Juppé et Manuel Valls, à qui respectivement François Fillon et Benoît Hamon ont été préférés.

Au premier tour, ces deux représentants des partis au pouvoir depuis le début de la Ve République ont eux aussi été balayés par les électeurs.

Soubresauts

Particulièrement tendue, la campagne de l’entre-deux tours a connu son apothéose dans un débat télévisé, virulent et confus, mercredi entre les deux candidats.

Derniers soubresauts, à quelques instants de la clôture de la campagne officielle, plusieurs gigabits de documents internes (mails, documents comptables…) de l’équipe de M. Macron ont été piratés et publiés sur les réseaux sociaux vendredi soir, fuite abondamment relayée par l’extrême droite sur Twitter. Ce piratage ne sera pas laissé « sans réponse », a dit samedi François Hollande.

Parallèlement, le Front national a dénoncé des envois présumés de bulletins de vote Marine Le Pen déchirés dans plusieurs départements.

Le vainqueur a déjà été invité par M. Hollande à participer à son côté aux cérémonies du 8 mai, commémorant la capitulation allemande en 1945. Suivra une semaine de tractations pour désigner un(e) Premier ministre et former un gouvernement, annoncé après l’investiture du nouvel élu qui pourrait avoir lieu dimanche 14 mai.

18 ans, Etudiant en première année de relations internationales, passionné par l’actualité depuis le plus jeune âge.
Créateur de C L’Info

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