Des journalistes dénoncent le comportement du FN envers les médias

Les sociétés de journalistes de 28 rédactions (AFP, Alternatives Economiques, BFMTV, CAPA, Les Echos, Le Figaro, France2, France3, France 24, France Culture, France Info, France Inter, L’Humanité, Libération, le JDD, M6, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Le Point, Premières Lignes, Quotidien, RFI, RMC, RTL, Télérama, LaTéléLibre, TF1 , La Voix du Nord), auxquelles s’associe l’équipe de C L’info, protestent dans un communiqué contre la décision du Front national de « choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen ».

Après une série de cas où des journalistes se sont vu interdire l’accès à des événements où se rendait la candidate du Front national ou son équipe de campagne, les sociétés de journalistes de plusieurs médias ont signé le texte suivant :

« A l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national. Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui son prédécesseur Le Petit Journal), l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives. Il ne s’agit donc en rien d’un recours à la pratique du “pool” de journalistes où les informations et images sont partagées.

Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d’informer.

Il n’appartient pas à une formation politique, quelle qu’elle soit, de décider des médias habilités à exercer leur rôle démocratique dans notre société. »

C L’info persona non grata d’une réunion publique de Marion Maréchal-Le Pen

Le 11 avril dernier, le Front National avait organisé à Bayonne une réunion publique avec la présence de Marion Maréchal-Le Pen, afin de soutenir la candidature de sa tante à l’élection présidentielle. Notre correspondant dans le Sud Ouest, Franck Paillanave, a alors contacté par téléphone le bureau local du FN 64 afin de s’accréditer. Après plusieurs minutes de négociations avec les dirigeants de la fédération (en précisant bien ne pas avoir la carte de presse), notre reporter obtient l’autorisation pour couvrir le meeting. Il se déplace alors à Bayonne (étant basé à Pau) pour réaliser ce reportage. Mais couac à l’arrivée : finalement, impossible de rentrer, malgré de nombreuses tentatives et le déplacement (avec les frais de péage et d’essence).

 

Nous déplorons bien sûr ce choix, car nous avons souhaité, au cours de cette campagne, donné la parole à tous les partis.

Reporter basé à Pau. Suivi de l’actu du Sud Ouest, du sport à la politique, en passant par la culture. Spécialiste média.

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