Je suis contre la circulation alternée !

La circulation alternée … mesure d’urgence qui doit permettre de contrer les pics de pollution, de plus en plus nombreux dans la région parisienne, et dans l’hexagone ! Entre l’efficacité extrêmement douteuse et la pénalisation des banlieusards désargentés, les arguments ne manquent pas pour dénoncer une mesure inepte et contre-productive à plus d’un titre. Selon Airparif, sur une journée de circulation alternée en novembre 2016, le trafic n’a été réduit que de 5 à 10 %. Pas de quoi diminuer la pollution !

Et puis les véhicules les plus polluants ne sont pas ciblés, ce qui veut dire que sur une journée de circulation alternée, des véhicules polluants respectant la plaque circulent et polluent ! Alors certes, depuis le 01 juillet, les véhicules datant du siècle dernier ont été interdites dans la capitale, mais dans la capitale seulement. Pour vous donner un ordre d’idée, en France, les véhicules diesel les plus polluants, ceux d’avant 2000, sont au nombre de 19 millions, soit 27 % du parc en circulation.

Ensuite, en dehors des pics, la pollution chronique reste problématique en Ile-de-France : chaque année, entre 1 et 4 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement le long du trafic et dans le cœur de l’agglomération. Ecoutez bien ce chiffre : 95% de l’impact sanitaire de la pollution de l’air sont provoqués par la pollution de tous les jours. Et cette pollution chronique peut, à long terme être problématique : asthme, bronchite chronique, cancer du poumon, AVC, la liste de maux est longue !  Selon une récente « évaluation quantitative d’impact sanitaire » de Santé publique France, la pollution de l’air est responsable de 2 441 morts chaque année à Paris et 4 166 dans sa proche banlieue (1 557 en Hauts-de-Seine, 1 324 en Seine-Saint-Denis, et 1 285 dans le Val-de-Marne).

De nombreuses villes développent aussi des politiques de mobilité durables, qui consistent à renforcer le réseau de transports en commun, mettre en place des dispositifs d’autopartage et développer les pistes cyclables. Le but pour l’Etat, c’est vraiment de sensibiliser la population, qui doit prendre conscience et qui doit faire évoluer ses modes de vies.

Et puis la pollution alternée, ca coute cher ! Cher à la société, qui enregistre une perte du PIB, sans compter tout le dispositif policier, mais aussi du contribuable, qui va trinquer pour compenser la gratuité des transports en commun les jours ou la circulation est alternée.
En résumé, la circulation alternée ne fait pas évoluer la situation, et ca n’est pas une solution durable.

18 ans, Etudiant en première année de relations internationales, passionné par l’actualité depuis le plus jeune âge.
Créateur de C L’Info

Laisser un commentaire