Iran : Trump confirme la levée des sanctions, mais pour la “dernière fois”

Face aux appels de la communauté internationale, Donald Trump va confirmer la suspension des sanctions économiques contre l'Iran. Mais c'est « la dernière fois », a prévenu la Maison-Blanche vendredi 12 janvier. D'ici la prochaine échéance de suspension des sanctions, dans 120 jours pour les principales d'entre elles, Donald Trump « entend travailler avec nos partenaires européens sur un accord de suivi » visant à durcir les conditions du texte de 2015, a annoncé un haut responsable de l'administration américaine. Et le 45e président de menacer de se retirer « à tout moment » de cet accord.

Ces sanctions visent en premier lieu le chef de l'Autorité judiciaire Sadegh Amoli Larijani. Selon un autre haut responsable de l'administration Trump, sa présence sur la liste des personnes sanctionnées « aura des conséquences politiques sérieuses », car cela revient à frapper « le sommet du régime », mais les États-Unis assument ce « message fort ». Selon le Trésor, l'homme est responsable de la mise en oeuvre de verdicts « en contravention avec les obligations internationales de l'Iran, y compris l'exécution de personnes qui étaient mineures au moment de leurs crimes » ou « la torture » de prisonniers dans le pays.

Des sanctions sans lien direct avec le nucléaire iranien

La prison de Rajaee Shahr, où « sont emprisonnés de nombreux Iraniens qui ont récemment protesté contre leur gouvernement », dans une vague de manifestations qui ont fait 21 morts, est aussi visée par les nouvelles sanctions, ainsi que des industries de défense iraniennes, le Conseil suprême pour le cyberespace ou encore une organisation de cyberdéfense qui dépend du corps d'élite des Gardiens de la révolution. Ce nouveau train de sanctions n'a pas de lien direct avec le programme nucléaire iranien, car réimposer les mesures punitives levées depuis l'accord de 2015 aurait entraîné sa mort immédiate.

Selon le premier haut responsable de l'administration américaine, Donald Trump veut que l'accord « complémentaire » censé être conclu avec les Européens soit permanent et permette aux signataires de réimposer des sanctions contre l'Iran s'il n'en respecte pas les termes, même si Téhéran ne participera pas à sa rédaction contrairement au texte de 2015. Les autres signataires de l'accord conclu à Vienne il y a près de trois ans, Européens et Iraniens en tête, défendent fermement un texte censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique. Ils avaient mis Donald Trump en garde contre une réimposition des sanctions sur le nucléaire.

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