Face au harcèlement numérique, nous devons agir !

Nous assistons depuis plusieurs années au puissant développement d’internet et des réseaux sociaux. Ce développement a sans aucun doute apporté des bienfaits, notamment en matière de diffusion des savoirs. Il a aussi permis de rapprocher les gens entre eux, internet étant un pont entre les continents, les individus, et les communautés. 

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Néanmoins les plus fragiles d’entres nous, face à internet et aux réseaux sociaux peuvent être des victimes, victimes de cyber harcèlement, victimes d’arnaques ou même victimes d’une image faussée de la réalité entraînant des complexes. Certaines jeunes adolescentes, âgées pour la plupart de moins de 15 ans, voient se propager sur des réseaux sociaux comme Snapchat ou Twitter, des photos d’elles, dénudées et parfois dans des positions sexualisées.

Elles ne sont pas à l’origine du partage de ces photos, elles en sont victime, victime d’une nouvelle forme de violence, le « revenge porn ». Ce terme se définit comme le fait de publier sans consentement des vidéos ou photos à caractère sexuel, d’une autre personne. Le plus souvent c’est un ex-petit ami déçu qui après une rupture pour se venger et faire souffrir l’autre diffuse sur les réseaux sociaux des images qu’il a obtenu pendant la relation.

Je ne vous laisse pas imaginer ce que peut ressentir une personne victime de « revenge porn » car vous ne le pourriez même pas. La peur du jugement des autres, la honte, la détestation de soi, la dépression, les pensées suicidaire, voila ce qui peut frapper une fille de 14 ans. Certains psychologues affirment que ces jeunes filles vivent même un stress post traumatique que peuvent vivre les rescapés d’un attentat.

Ne nous cachons pas derrière une fausse morale blâmant ces enfants qui sont des victimes, car nous pourrions tous être amené à faire de tels photographies.

Posons nous donc la question de comment au contraire les protéger, les défendre, faire en sorte que les personnes relayant ces photographies soient poursuivies, faire en sorte que les réseaux sociaux suppriment de tels images au plus vite de leur plateforme, car beaucoup de vies sont détruite a cause d’une simple photo, des vies qui auraient pu être bien plus heureuse.

De jeunes enfants et adolescents, sur les réseaux sociaux sont victimes d’arnaques, arnaques qui financièrement peuvent être importantes. Sur Instagram, il est maintenant commun de recevoir des messages privés de compte usurpant l’identité de personnalités connues, ces messages annoncent votre victoire à un concours, et vous préviennent que pour récupérer votre lot il vous faut appeler un numéro surtaxé. Ces arnaques sont extrêmement fréquentes, car certains savent jouer de la naïveté des plus faibles et c’est intolérable

Sur les réseaux sociaux se développe aujourd’hui une volonté d’afficher aux autres une vie qui serait parfaite. Corps parfait, couple parfait, vêtements de marque… Nous assistons à une mise en scène perpétuelle du réel, les plus jeunes sont matraqués tout les jours par des images nous montrant des idéaux parfois impossible à atteindre. Sur le seul cas de la mise en scène du corps l’ont peut remarquer la chose suivante : les réseaux sociaux développent le culte du corps parfait. Les jeunes filles et jeunes hommes à force de voir des représentations faussée du corps des autres s’imaginent qu’ils ne sont pas dans les normes, ils créent alors des complexes. Ce qu’ils ne savent pas c’est que ces photos font l’objet de retouches, de plusieurs prises.

Trouble alimentaire, complexe, anorexie, voila les vrais risques de ce dévoiement de la réalité.

C’est à l’Etat de prendre les devants en matière de protection, les réseaux sociaux seul n’agirons qu’à minima.

Si nous volons être digne de l’amour que nous portent nos cadets, nos enfants et petits enfants nous nous devons de les protéger

 

Mehdi Chikh étudie le Droit français à l’université de Cergy Pontoise. Membre du Think-thank Génération d’Avenir, partenaire de C L’Info, il nous offre sa vision du numérique.

Etudie le Droit français à l'université de Cergy Pontoise J’écris des romans à mes heures retrouvées …

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