Denis Ferrand – « L’économie française tourne plus rapidement que son potentiel »

Tous les voyants sont au vert ou presque. La croissance française a atteint 0,5 % au troisième trimestre, a indiqué l’Insee. C’est le quatrième trimestre consécutif qu’elle atteint ou dépasse ce chiffre, la performance du deuxième trimestre ayant été revue légèrement à la hausse à +0,6 %. Le plus probable est désormais que le PIB progressera de 1,8 % cette année, soit un peu plus que ce qu’espère le gouvernement. Voilà qui lui facilitera la tâche sur le front budgétaire. Notre invité est Denis Ferrand. Il est directeur de Coe-Rexecode, un centre d’études économiques indépendant. 

Quelles sont vos anticipations au regard de l’économie française ?

Nous sommes sur un régime stabilisé, avec une croissance qui parait relativement saine, au rythme instantané de 2%. Le 2% qui est espéré sur l’ensemble de l’année 2018 est donc déjà là. Cela fait quatre trimestres de suite que l’on a une croissance qui est au voisinage de 2% et même un petit peu plus que 2% si on prend la moyenne des quatre derniers trimestres. On a une croissance qui est là, avec une consommation qui redémarre un petit peu, soutenue par l’emploi, dont on ne voit pas tellement de raison qu’il flanche. Il y avait une petite inquiétude qui était liée à la fin d’une mesure d’incitation à l’embauche dans les PME pour des contrats d’une durée de plus de six mois. Cette mesure est venue à son terme au 30 juin. On craignait que l’emploi ne flanche une fois cette mesure arrivée à son terme, cette inquiétude se dissipe. On a des réorientation sur l’emploi qui sont même assez favorables, y compris dans les toutes dernières enquêtes de conjoncture. La consommation est au rendez-vous, s’appuyant le socle des revenus primaires, les revenus tirés de l’activité, liés à l’emploi. Les salaires retrouvent aussi déjà une orientation positive. Sur l’investissement, on voit bien qu’il y a aussi un tournant qui à été adopté. Là encore, à été surmonté le risque qui était associé à la fin d’une autre mesure, non pas celle de l’embauche dans les PME, mais la mesure du sur-amortissement des investissements. Une mesure qui permettait aux entreprises de déclarer plus que la valeur de ce qu’elles investissaient dans leurs comptes, et ce de manière temporaire afin d’avoir un effet de baisse de leur base d’imposition pour l’impôt sur les sociétés. Dès lors qu’elles investissaient dans un certain type de bien d’équipements, elles pouvaient avoir une réduction de leur base fiscale à proportion du montant de l’investissement réalisé. Cette mesure est venue à son terme en Avril. Comme toute mesure temporaire, on craignait un contre-coup qui aurait pu se manifester. Ce contrecoup n’est pas venu. De fait, on voit que les investissements dans les entreprises restent encore sur un trajectoire positive. On est sur un niveau de taux d’investissement qui parait assez positif, et dont on ne voit pas tellement de raison qu’il flanche aujourd’hui parce que la situation des entreprises s’est un peu améliorée, mais pour des raisons qui sont principalement circonstancielles, des raisons qui tiennent à ce qu’il y ait l’ombre portée de la baisse du prix du pétrole intervenue. Il y a également les mesures de politique économiques, la faiblesse des taux, le CICE, le pacte de responsabilité, qui sont tous des facteurs qui ont contribué sensiblement à l’amélioration des résultats des entreprises. Ce sont des facteurs sur lesquels les entreprises n’ont pas la main, des facteurs qui sont de nature circonstancielles, exogènes au fonctionnement des entreprises. Ce ne sont pas elles qui vont décider du prix du pétrole, de la mise en place de mesures de politiques économiques.

 

« Les salaires retrouvent aussi déjà une orientation positive »

 

Ce qui compte aujourd’hui, c’est d’avoir une condition de croissance, de progression des résultats des entreprises qui reposent plus sur des mécanismes de nature endogène, propre à l’activité des entreprises et moins sur des éléments circonstanciels. C’est cela qui fait que l’on pourra avoir ou pas la poursuite d’une dynamique favorable sur l’investissement.

L’élection d’Emmanuel Macron est elle perçue comme positive pour l’économie, et plus précisément pour l’an prochain, pour 2018 ?

Une élection ne change pas le climat des affaires. Ce climat était plutôt positif avant l’élection présidentielle. Il ne faut donc pas en sur-jouer le résultat. En revanche, il faut beaucoup plus apprécier les mesures qui ont été adoptées par la suite. L’on pense aux mesures de réforme du marché du travail, ou un primat un petit peu plus important est donné à la négociation dans les entreprises pour pouvoir trouver des règles d’adaptation aux évolutions conjoncturelles. Il y a un primat donné sur l’accord des entreprises par rapport à des accords au niveau des branches, ou nouées au niveau des accords généraux. Cela est une orientation qui est saluée par les entreprises, qui est positive, avec une meilleure anticipation des couts de la séparation entre un salarié et une entreprise, et d’une certaine manière, un encouragement à de la mobilité, de la fluidité sur le fonctionnement du marché du travail, qui est plutôt celui posé. Deuxième élément de politique économique positif, en tout cas perçu comme tel dans le monde de l’entreprise et qui est favorable à l’investissement, c’est le fait que l’on s’éloigne d’un paradoxe fort : on taxait plus les revenus du capital que le capital ne pouvait générer de revenu, par un mécanisme compliqué ou l’on taxe à la fois les revenus du capital et le stock de capital. On taxe à la fois les flux et les stocks, dont on va avoir des situations totalement aberrantes, anti-économiques ou l’intégralité et même au delà de l’intégralité des revenus du capital que vous pouvez dégager, dans certaines circonstances partaient en prélèvements et ne restaient pas à disposition du détenteur du capital. La réforme fiscalité du capital, l’introduction du prélèvement forfaitaire unique, est un élément qui à corrigé un paradoxe fondamental de l’économie française. C’est plutôt une indication favorable. Quant à dire à quel horizon on doit en attendre un résultat en terme de stimulation de croissance économique additionnelle, c’est pas un effet qui va se voir sur l’exercice 2018. Il faut une adoption de ces réformes par les acteurs pour que derrière vous ayez un changement de comportement. On est beaucoup plus sur des réformes qui viennent déplacer vers le haut le potentiel de croissance de l’économie française, le potentiel de production, plus que cela ne vient changer la croissance à très court terme. La croissance à très court terme est beaucoup plus dictée par des circonstances d’environnement plutôt que par des circonstances de fonctionnement immédiates du marché du travail de transformation de son organisation. Il y a un temps d’adoption qui fait que il faut attendre les effets beaucoup plus lointains, plus sur du moyen terme que sur un résultat très immédiat.

Quelles sont vos prévisions pour l’année 2018 ? On croule sous les bonnes nouvelles, mois après mois, trimestre après trimestre; Cela va continuer ?

Nous préférons garder pour l’instant une posture assez prudente. Evitons de céder à l’emballement. On serait tenté de dire que l’on peut aller au delà de 2% sur l’ensemble de l’année. Je pense que, justement, il faut regarder et revenir sur les éléments qui ont façonné cette croissance au cours des derniers mois et des derniers trimestres. Les composantes exogènes liées au pétrole, aux taux et à l’évolution euro/dollar, sont fondamentales. Elles ont joué fortement sur la dynamique de croissance. Quelques unes de ces composantes se sont quand même renversées. On le voit sur le pétrole : 65 dollars pour le baril de brent, un doublement du prix de pétrole compte tenu du point bas enregistré en janvier 2016. A 1,16, l’euro n’est pas à niveau exceptionnel pour l’économie européenne. On est moins à l’aise que lorsqu’il était à 1,05. Sur les taux, la BCE ne va pas se précipiter pour augmenter les taux, mais on à clairement changé d’environnement. Les éléments exogènes sont moins porteurs. Dans le cadre de l’économie française, se pose un autre type de question. Ca n’est pas tant une question au regard du niveau de la demande, qu’une question quant à sa capacité à tenir la cadence. Y-a-t-il une véritable aptitude à saisir les opportunités de la croissance. Il y a là deux indicateurs qui sont à garder présent à l’esprit : la comparaison de ce qu’est notre dynamique d’exportation, par rapport à ce que l’on appelle la dynamique de la demande mondiale adressée à l’économie française. La demande mondiale, c’est en gros, quelle est la croissance de l’importation de mes partenaires. Qu’est ce que j’imagine être la croissance du marché auquel je m’adresse, et quelle est la croissance de mes exportations. En mettant en regard ces deux données, on se rend compte que la croissance des partenaires de l’économie française est de 5% sur l’année 2017. La croissance de nos exportations est 3%. Cela veut dire qu’on à moins cru que ce que nous promettait la progression des importations de nos partenaires. On a à nouveau des pertes de part de marché qui s’opèrent. Cela est un premier indicateur qui dit bien qu’on à un peu de mal à capter une demande mondiale, non pas parce que l’on est mal spécialisé, mais parce que fondamentalement, on arrive pas à répondre. C’est là que j’en viens à mon second indicateur, qui est celui que l’on appelle les difficultés d’offres. Vous avez l’INSEE, qui interroge chaque trimestre les industriels, et qui leur posent des questions binaires, en leur demandant si vous êtes plutôt confrontées à des difficultés liées au niveau de la demande qui s’adressent à vous, ou est ce que vous êtes plutôt freinés par des difficultés d’offres, liées à des difficultés de recrutement, car vos capacités de production sont insuffisamment développées. Quant on regarde les résultats de cette dernière enquête (octobre), vous vous rendez compte que l’on a retrouvé aujourd’hui une situation ou il y a plus d’industriels qui se déclarent confrontés à des difficultés d’offre que d’industriels qui se déclarent confrontés à des difficultés de demande. Quand on se tourne du coté des services, de la construction, on voit là encore que les difficultés de recrutement, se tendent à nouveau très fortement, et c’est cela qui vient interroger notre capacité à voir encore une accélération. Est-ce que, vraiment, l’économie française à une capacité à croitre au delà de ce 2%. Je pense que cette question qui va se poser de plus en plus aigue, si tenté que l’environnement économique mlondial reste aussi porteur que ce qu’il est actuellement.

Neuf entreprises sur dix ont du mal à recruter dans la construction, quatre sur dix au général. Baisse au mois de septembre du nombre de demandeurs d’emplois en catégorie A, après deux mois de hausse. En préparant cette entrevue, je lisais un étude de votre cabinet qui disait qu’il n’y pas d’accélération des salaires mais des CDI. On a jamais créée autant de CDI que lors de ces dernières années. Quel serait le niveau de chômage incompressible en France aujourd’hui ?

On a l’impression que l’on en est pas très loin. C’est la qu’il y a une véritable question, fondamentale, d’un problème d’appariement, d’association entre une offre et une demande, une qualification, et un appariement qui semble mal s’effectuer au regard du taux de chômage que l’on connait déjà actuellement. L’économie française risque de buter sur cette capacité à croitre. Cela, aujourd’hui, nous pose fondamentalement question, sachant que, on peut se poser la question d’adaptation des qualifications demandées avec les qualifications qui sont offertes, et puis aussi, la question générale du niveau de qualification de la main d’oeuvre. Je prends par exemple l’enquête PIAC, qui est le pendant de l’enquête PISA, qui s’effectue auprès des élèves des classes primaires. Cette enquête internationale, réalisée par l’OCDE, essaie d’apprécier les qualifications moyennes de la main d’oeuvre, ou en tout cas de la population adulte. On se rend compte que, sur les capacités en « numératie », en « littératie » des adultes, la France est en retrait, et sensiblement en retrait de la moyenne des pays de l’OCDE, et de l’Allemagne, et ce pour quelques niveaux de qualification que ce soit, pour quelque génération d’adultes que ce soit, plutôt les plus jeunes ou plutôt les plus âgés, quelque soit le niveau d’emploi que vous avez, on a globalement un niveau de compétence génétique plutôt plus faible en France que dans la moyenne de l’OCDE. Cela, aussi, pose question sur notre capacité à continuer à croitre. La croissance se résout dans deux dimensions : une dimension de nature quantitative (quel est le capital que je peux mobilier, et quel est la quantité de travail que je peux mobiliser), une dimension d’efficacité (capacité à associer de manière productive le capital et le travail que vous mobilisez dans l’économie). On se rend compte que la croissance du stock de capital ralentit, que, rapidement, sur notre capacité à développer de l’emploi, on peut buter sur un problème de qualification d’une manière générale, et puis, in fine, nos gains de productivité ont ralentit. Lorsque l’on fait la somme de ces éléments de nature quantitative, et d’efficacité des gains de productivité, on se rend compte que le potentiel fondamental de l’économie française n’est pas un potentiel à 2%. Le potentiel de l’économie française est quelque part entre 1% et 1,2% de croissance par an. Ouin on peut faire quelques années, une, deux, trois années à un rythme de 2%, mais très rapidement, on vient buter sur des contraintes, sur une forme de saturation de l’utilisation de nos capacités, malheureusement insuffisamment développées.

 

« Sur les capacités en « numératie », en « littératie » des adultes, la France est en retrait, et sensiblement en retrait de la moyenne des pays de l’OCDE »

 

Le Brexit, l’élection de Donald Trump, les tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord mais aussi les catastrophes naturelles constituent-ils des risques qui pourraient menacer ce regain d’activité dans les économies avancées et les pays émergents ?

Il y a plusieurs sujets. Je rajouterai aussi le sujet qui est peu l’antenne du FMI sur ces derniers temps qui étaient le très fort développement du monde. Notamment dans les économies émergents. Nous sommes plus endettés qu’il y a dix ans en période d’avant crise, notamment en Chine, ou il y a eu un déploiement très important de l’endettement des entreprises. Les feux ont été poussés vraiment très très loin sur cet aspect. Il y a cette inquiétude forte sur les niveaux d’endettements, qui sont pour l’instant soutenables, parce que partout les taux se sont effondrés, et ceux de manière assez claire, donc vraiment des taux qui partout sont très bas. On a déjà, toutefois, en train de passer des seuils d’alertes. Par exemple, quand vous regardez ce que représente le service de la Chine, ou les agents privés doivent sortir pour à la fois payer des intérêts mais également pour rembourser les échéances du capital, eh bien on est passé sur des masses qui représentent désormais 20% du revenu des agents privés. 20% du revenu part au service du remboursement de la dette. Ce sont des proportions qui sont comparables que des pays comme la Corée ont connu au moment du déclenchement de la crise de 1997. Il y a des seuils d’alertes atteints de ce coté.

Pour autant, sur l’activité mondiale, il est certain que le Brexit est un élément d’inquiétude, qui est à nos frontières et qui porte sur la capacité de croitre de l’économie britannique, une économie fondamentalement déséquilibrée, et une économie dont à la fois les ménages, les entreprises et les administrations politiques présentent un besoin de financement, corollaire d’un déficit courant extrêmement prononcé du coté britannique. On a des ménages qui ont épuisés leur capacité sur la période récente pour pouvoir continuer à structurer un flux de consommation. Il y a clairement une inquiétude à avoir du coté britannique, qui plus est si les négociations de sortie s’enveniment entre le Royaume Uni et l’Union Européenne. Clairement c’est une épée de Damoclès qui est là. D’une manière plus générale, c’est un peu la sortie comment est ce que l’on arrive à faire la sortie de cette médiatisation par les taux bas. En remontant, on voit bien qu’on ne sait pas véritablement sortir de cette phase de politique monétaire extrêmement souple. La FED le fait très progressivement, et donne un petit peu l’orientation générale du chemin qu’emprunteront par la suite notamment la BCE, la banque de Suisse, ou la banque de Suède.

Justement, la Suède est cas très intéressant. La suède est une économie de croit de plus de 4%, qui à une bulle immobilière qui est formée, qui à un déficit commercial, ce qui n’a jamais été vu dans une économie comme la Suède en 40 ans, et pour autant, qui à encore des taux directeurs négatifs. On est dans une situation ou vous avez tous les stigmates d’une surchauffe dans certaines économies qui ont poussé très loin les feux de la baisse des taux et la politique monétaire extrêmement souple et pour autant, la réaction, qui serait une réaction classique si on regardait les canons habituels de l’analyse économique, le mouvement devrait être celui d’une hausse des taux d’intérêts. Ce mouvement ne se fait pas car derrière, il y a cette perception d’un risque de remontée de la valeur de la couronne suédoise, dans ce qu’apprécie, contre l’euro, et d’un risque de perte de compétitivité et d’aggravation se faisant du déficit commercial suédois qui pourra intervenir. Plus que des spots, plus que des risques spécifiques, c’est un peu cette inquiétude, cette perte de contrôle de reprise de main sur les trajectoires de politiques économiques qui aujourd’hui peuvent, viennent m’inquiéter. On voit bien qu’on sait qu’il faut sortir des politiques monétaires, ne serait-ce que pour se donner un peu de souplesse et une capacité de réaction. Il faut recharger le bazooka dont Monsieur Draghi s’était prévalu à un moment. Il faut recharger les armes, et on ose pas le faire, ou on le fait d’un pas compté, et on risque de se retrouver nu le jour ou viendra le prochain ralentissement conjoncturel. Est ce que ce ralentissement viendra des Etats-Unis, peut être. Comme le dit souvent la présidente de la FED, les cycles ne meurent pas de vieillesses. Ca n’est pas parce que ca fait 100 mois consécutifs de croissance que l’on observe aux Etats Unis, que désormais le cycle doit s’arrêter, mais il ne faut pas passer sous le radar quelques indications assez fortes qui apparaissent notamment dans l’orientation de la réforme fiscale américaine. Le risque des déceptions est extrêmement important : cette réforme fiscale ressemble à une opportunité ratée, celle de créée les conditions d’une augmentation du potentiel de croissance de l’économie américaine. Dans le cadre des Etats-Unis, le potentiel de croissance à fléchi dans des proportions assez marquées, d’un rythme de 3% dans les années 2000, il est désormais plutôt en dessous de 2%, aux environ de 1,8%. La réforme fiscale aurait pu être l’occasion par un encouragement de l’investissement aurait pu etre un moment précieux pour relancer le potentiel. C’est une opportunité ratée car il y a un peu de saupoudrage entre politique de stimulation de l’offre, en encourager l’investissement, et une politique de stimulation de la demande, dans une enveloppe réduite, ce qui fait que l’effet global permettra de soutenir le cycle économique et créer les risques d’une petite déception quant à la trajectoire de cette économie.

Ainsi, ce qui me frappe sur la période récente, concerne la fuite en avant que l’on à eu sur la politique monétaire, sur l’endettement, que l’on à également en terme de réforme fiscale. Il y a eu des formes de fuites en avant, et on ne sait pas forcément très bien rétropédaler. On risque, alors que, la période est très favorable, on l’a vu à quelques reprises évoquées, c’est le fait que dans l’économie mondiale, toutes les économies nationales sont en croissance. Selon le FMI, seul 5% des économies nationales auraient une progression négative de leur PIB. C’est exceptionnel ! On a vraiment une mise en phase de toutes les économies dans le monde tout à fait exceptionnelles. Pourtant, on ne se donne pas cette période propice, on ne profite pas de cette période propice pour pouvoir recharger un peu les amortisseurs quand viendra le prochain retournement.

18 ans, Etudiant en première année de relations internationales, passionné par l’actualité depuis le plus jeune âge.
Créateur de C L’Info

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