Rachat d’Opel par PSA : Quelles conséquences ?

Le groupe français a officialisé ce lundi matin l’acquisition de la filiale européenne de General Motors et de sa marque sœur Vauxhall. Le constructeur français reprend également la filiale financière de GM Europe pour 900 millions d’euros.


Pourquoi PSA rachète-t-il Opel ?

Le groupe automobile français PSA (Peugeot, Citroën et DS) a officialisé ce matin le rachat des marques Opel et Vauxhall à l’entreprise américaine General Motors (GM), pour 1,3 milliard d’euros. « Cette acquisition change la donne pour PSA, car nous devenons une entreprise avec un chiffre d’affaires de 55 milliards d’euros et une solide deuxième place sur le marché européen », s’est réjoui ce matin le patron de l’entreprise française Carlos Tavares. Avec les 7 % de parts de marché d’Opel, PSA, qui représente environ 10 % des immatriculations de véhicules en Europe se rapprochera du leader Volkswagen (24 %). PSA compte sur des synergies avec Opel en termes de production et de logistique et bénéficiera des implantations de l’ancienne filiale de GM en Pologne, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Quel impact cette fusion aura-t-elle sur l’emploi de part et d’autre du Rhin ?

Carlos Tavares a assuré ce matin qu’il n’était « pas nécessaire de fermer des usines » tant qu’elles atteindraient leurs objectifs de productivité. Lors d’un entretien téléphonique avec Angela Merkel le 21 février, il avait certifié que les sites de production allemands ne seraient pas fermés et que leurs 18 000 salariés conserveraient leur emploi, au moins jusqu’à fin 2018, confirmant l’accord sur le maintien des effectifs signé avec les syndicats en 2014. Côté français, la majorité des syndicats saluent « une opportunité à saisir », tout en demandant des « garanties sur les conséquences stratégiques, économiques et sociales ». La direction de PSA prévoit de leur répondre le 22 mars, lors d’un comité central d’entreprise.

Source : LeFigaro.Fr

 

Qu’est-ce qui a changé chez PSA depuis l’arrivée de Carlos Tavares ?

Le patron de PSA a pris la tête du groupe en avril 2014, après avoir quitté son poste de numéro 2 chez Renault-Nissan. Il est arrivé alors que le groupe, au bord de la faillite, venait d’être sauvé grâce à l’entrée au capital de l’État français et du constructeur chinois Dongfeng. Carlos Tavares a aussitôt annoncé un plan de relance surnommé « Back in the Race » (« De retour dans la course ») qui a réduit les coûts de production et le nombre de modèles produits, passant de 45 à 26 véhicules pour les trois marques du groupe. Alors que PSA a affiché 1,7 milliard d’euros de bénéfice fin 2016, le PDG mise désormais sur une production de 5 millions de véhicules d’ici 2020 (contre 3,1 millions en 2016), grâce au rachat d’Opel-Vauxhall.

18 ans, Etudiant en première année de relations internationales, passionné par l’actualité depuis le plus jeune âge.
Créateur de C L’Info

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