Cinq candidats, trois heures de débat … animé !

A un mois du premier tour, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont ce lundi, sur TF1 et LCI, croisé le fer sur leurs projets. Soucieux de mettre la lumière sur leurs propositions, les cinq principaux candidats à la présidentielle ont pris soin de ne pas tomber dans le pugilat.

L’histoire retiendra que le premier débat de la présidentielle jamais organisé avant un premier tour s’est tenu ce lundi soir, sur TF1 et LCI, dans un décor qui tenait à la fois de l’arène et du jeu télévisé. Elle retiendra aussi que les cinq candidats qui y participaient (les six autres, nettement plus bas dans les sondages, en ont été exclu, ce qu’on regretté François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen) se sont livrés à des échanges musclés mais sans jamais sombrer dans le pugilat. A un mois du premier tour, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont, la plupart du temps, restés sur le fond, cherchant à profiter de cette tribune médiatique pour imprimer dans l’opinion leurs principales propositions, restées jusqu’à présent peu audibles.

En rentrant sur le plateau, deux candidats étaient, pour des raisons différentes, particulièrement sous pression : Emmanuel Macron, parce qu’il avait tout à perdre et qu’il était moins expérimenté ; et François Fillon, tant les affaires ont, ces dernières semaines, pollué sa campagne et de plomber son image. Le leader d’En Marche a été un peu plus ciblé que les autres. Mais pas question pour autant pour ses rivaux, qui ont (notamment à gauche) préféré réactiver le clivage-droite-gauche, de le mettre sans cesse au centre du jeu. Lui a utiliser Marine Le Pen, qui l’a épinglé sur le burkini et sur le « pantouflage » et a raillé« le vide absolu » de son discours, pour tenter d’installer un duel entre lui et le Front National. « Ne divisez pas les Français ! », a-t-il lancé, avant d’ironiser sur les « grands rêves » de l’extrême-droite. Même si Jean-Luc Mélenchon l’a égratigné sur ce point, les candidats n’ont pas non plus pilonné François Fillon sur les affaires. Il en a profité pour se recentrer un peu sur son projet. Et a reconnu en toute fin d’émission, dans un très rapide mea culpa, avoir « pu commettre quelques erreurs ».

« Chaos économique et social »

Finalement, les coups de griffe les plus acérés ont visé Marine Le Pen. Ils sont d’abord venus de la gauche. Benoît Hamon lui a notamment reproché de « prendre en otage » le débat par des propos « nauséabonds » sur l’apprentissage des du français à l’école. Le socialiste a aussi qualifié de « pas sérieux » son discours sur l’insécurité et l’a attaqué sur la laïcité. « Vous dîtes n’importe quoi ! C’est grave quand même… », a-t-il soupiré. En fin de soirée, François Fillon a embrayé, sur la sortie de l’euro préconisée par l’extrême-droite. « Vous entraînez vers un véritable chaos économique et social et il faut que les Français le sachent », a-t-il dit, tandis que la présidente du Front National reprochait à la droite d’avoir réduit les effectifs de la police et de la gendarmerie.

Pendant plus de trois heures, chacun est en réalité resté dans son couloir. Dénonçant « des années et des années de laxisme » et se targuant d’être « là pour défendre le peuple », Marine Le Pen a promis, fidèle à ses thématiques, d’« arrêter l’immigration légale et illégale », de redonner aux Français leur souveraineté volée selon elle par l’Union européenne. Cherchant à ramener vers lui les électeurs de droite qui se sont détournés de lui ces dernières semaines, François Fillon a célébré son « expérience », a insisté sur l’autorité, la fermeté et, sur le plan économique, son programme de « redressement national », promettant le « plein d’emploi » et critiquant le « toujours plus d’effectifs » qui « conduirait à la faillite ». Célébrant son « pragmatisme », Emmanuel Macron a défendu un « projet pour être fier », selon lui « juste », « efficace » et « cohérent », d’« alternance profonde avec de nouveaux visages, de nouveaux usages ».

« Le peuple » et « la finance »

Jean-Luc Mélenchon a insisté sur l’instauration d’une VIè République (pour en finir avec la « monarchie présidentielle »), a critiqué l’austérité et promis d’être un « président social »« Le peuple doit reprendre sa part sur la finance », a-t-il souligné, dans une allusion au discours de François Hollande au Bourget en 2012. Quant à Benoît Hamon, il s’est une fois encore adressé au coeur de l’électorat de gauche, tentant d’incarner un « vote utile » et prônant un « futur désirable » incarné son revenu universel. « 35 milliards d’euros injectés dans les économies, avec les conséquences que vous imaginez ! », a-t-il affirmé. « Des promesses qui ne peuvent pas être tenues », a répliqué François Fillon. « A la fin quelqu’un paye l’addition : c’est plus d’impôt », a aussi glissé Emmanuel Macron.

Ce long premier débat télévisé, qui n’a donné lieu à aucune surprise ni à aucun faux pas majeur, permettra-il de faire bouger les lignes ? Marine Le Pen et Emmanuel Macron caracolent toujours en tête du  baromètre quotidien OpinionWay pour « Les Echos » et Radio classique. Ce lundi, la présidente du FN était créditée de 27 % des voix, contre 23 % pour le leader d’En Marche. François Fillon était distancé à 18 %, quand Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon bataillait pour la quatrième place, avec 13 % et 12 %.

Deux autres débats sont prévus d’ici au premeir tour : le 4 avril, sur les chaînes d’information, et le 20 avril sur France 2. Avec, cette fois, les onze candidats.

Raphael Redon 20 mars 201720:46

20h45 – 15 minutes avant le début de la grande soirée.

Raphael Redon 20 mars 201721:00

20h59 – Votre direct commence dans un instant.

Raphael Redon 20 mars 201721:08

C’est parti !

Martin Arnal 20 mars 201721:08

Quelques images de notre correspondant à Pau, Franck, qui suit le débat au QG du Parti Socialiste

Martin Arnal 20 mars 201721:10

Raphael Redon 20 mars 201721:14

21h10 – Vous en avez l’habitude, c’est l’heure des présentations. Chaque candidat évoque les grands thèmes de son projet.

Raphael Redon 20 mars 201721:17

21h14 – Après Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, Marine Le Pen évoque les 6 candidats absents de ce débat. Et qui selon eux devraient avoir ce droit de parole, donné ce soir par TF1, uniquement aux « favoris » de cette Présidentielle 2017.

Raphael Redon 20 mars 201721:20

François Fillon : Je serai le président qui protégera contre les désordres et
violences intérieures et extérieures. Intérieures parce que
la violence n’a cessé de croître, on vit dans un monde incertain
et dangereux avec un président américain imprévisible, une
domination chinoise qui fait peser danger sur notre prospérité et
un danger qui est le devant islamique un menace pour le monde.

Pour relever ce défi, j’ai un projet préparé de longue
date avec des milliers de Francais que je mettrai en oeuvre avec une
majorité cohérente et stable que je suis le seul à pouvoir avoir
et un projet que je mettrai en oeuvre en associant la société
civile car c’est une condition fondamentale

Raphael Redon 20 mars 201721:21

Jean-Luc Mélenchon : Oui je serai le dernier président de la Ve république car sitôt
élu je convoquerai une assemblée constituante et elle redéfinira les règles, ce sera la fin de la monarchie présidentielle. Pendant le temps où elle travaillera, on appliquera le programme. J’irai au plus urgent je serai le président écologiste dont on a besoin pour relever le défi climatique de notre époque et le danger sur l’écosystème. On sortira du nucléaire, on passera à 100 % d’énergies renouvelables.

Je
serai le président social qui se donne pour but d’éradiquer
la misère. La richesse est trop mal partagées dans notre pays, le
peuple doit reprendre part sur les finances. Je serai le président
d’une France insoumise en France, en Europe, dans le monde et enfin
je serai le président de la paix car je m’alarme de la montée des
guerres aussi bien dans le monde que sur le territoire de l’Europe.
Nous sortirons de l’OTAN. Au total l’histoire de France en tête,
la force du peuple au coeur, je servirai avec honneur. Le sens de ma
candidature est un programme, le voici.

Raphael Redon 20 mars 201721:22

Jean-Luc Mélenchon : Oui je serai le dernier président de la Ve république car sitôt
élu je convoquerai une assemblée constituante et elle redéfinira les règles, ce sera la fin de la monarchie présidentielle. Pendant le temps où elle travaillera, on appliquera le programme. J’irai au plus urgent je serai le président écologiste dont on a besoin pour relever le défi climatique de notre époque et le danger sur l’écosystème. On sortira du nucléaire, on passera à 100 % d’énergies renouvelables.

Je serai le président social qui se donne pour but d’éradiquer la misère. La richesse est trop mal partagées dans notre pays, le peuple doit reprendre part sur les finances. Je serai le président d’une France insoumise en France, en Europe, dans le monde et enfin je serai le président de la paix car je m’alarme de la montée des guerres aussi bien dans le monde que sur le territoire de l’Europe. Nous sortirons de l’OTAN. Au total l’histoire de France en tête, la force du peuple au coeur, je servirai avec honneur. Le sens de ma candidature est un programme, le voici.

Raphael Redon 20 mars 201721:23

Emmanuel Macron :

Je partage les remarques sur le nombre de candidats. Je suis là parce que j’ai travaillé, je l’ai voulu. Je suis devenu fonctionnaire, banquier, certains ou certaines me l’ont parfois reproché j’en ai conscience mais j’en suis fier. Je crois avoir fait des choses utiles, je me suis battu pour cela et c’est pour cela que j’ai décidé de prendre mes responsabilités, que j’ai lancé une force politique nouvelle, que j’ai quitté le gouvernement, la fonction publique, pour déplacer justement les lignes, un clivage ancien.

Nous sommes aujourd’hui, notre pays, est aujourd’hui face à une menace, face à des transformations radicales, le numérique, face à des doutes. Ceux qui n’ont pas réussi à résoudre les problèmes d’hier n’y arriveront pas demain. Je porte un projet qui a confiance dans le pays, son énergie. Je porte un projet juste, efficace, projet porteur d’espoir.

Raphael Redon 20 mars 201721:24

Emmanuel Macron : Je partage les remarques sur le nombre de candidats. Je suis là parce que j’ai travaillé, je l’ai voulu. Je suis devenu fonctionnaire, banquier, certains ou certaines me l’ont parfois reproché j’en ai conscience mais j’en suis fier. Je crois avoir fait des choses utiles, je me suis battu pour cela et c’est pour cela que j’ai décidé de prendre mes responsabilités, que j’ai lancé une force politique nouvelle, que j’ai quitté le gouvernement, la fonction publique, pour déplacer justement les lignes, un clivage ancien.

Nous sommes aujourd’hui, notre pays, est aujourd’hui face à une menace, face à des transformations radicales, le numérique, face à des doutes. Ceux qui n’ont pas réussi à résoudre les problèmes d’hier n’y arriveront pas demain. Je porte un projet qui a confiance dans le pays, son énergie. Je porte un projet juste, efficace, projet porteur d’espoir.

Raphael Redon 20 mars 201721:24

Marine Le Pen : Je veux être la présidente de la République française, je n’aspire pas à administrer ce qui serait devenue une vague région de l’Union européenne, je ne souhaite pas être la vice-chancelière de Mme Merkel. Je veux être la présidente de la République française qui respecte l’article 5 de la Constitution qui n’aspire pas à administrer une région de l’UE.


Raphael Redon 20 mars 201721:25

Benoit Hamon : Mes chers concitoyennes, concitoyens, plutôt que de répondre à cette question, j’aimerais m’adresser à vous et vous poser cette question : quel peuple voulons nous être le 7 mai au soir, belliqueux ou fraternel, soucieux du monde que nous laisserons ou obsédés par les profits de courts termes, ou autoritaires, quel message voulons nous adresser au monde, la paix et la coopération ou la concurrence et le nationalisme ? Selon la réponse vous déciderez le portrait de la ou le président élu le 7 mai. Je serai un président honnête et juste, cela suppose d’être libre et indépendant par rapport à l’argent et aux lobbies.

Raphael Redon 20 mars 201721:27

20h20 – Place maintenant à des questions de société, et la première est « Quel modèle de société voulez-vous pour la France ? ». Le premier thème sera l’éducation.

Raphael Redon 20 mars 201721:28

21h20 – Place maintenant à des questions de société avec pour commencer : « Quel modèle de société voulez-vous pour la France ? ». Le premier thème sera l’éducation.

Raphael Redon 20 mars 201721:30

20h22 – François Fillon est le premier à répondre et selon lui il y a deux priorités. D’abord une école qui enseigne les fondamentaux, qui commence plus tôt, à 5 ans, où 75 % du temps est consacré à l’apprentissage des fondamentaux, j’y inclus le respect et la discipline, une tenue uniforme pour symboliser cette égalité et appartenance à la communauté nationale. Puis faire en sorte que la filière apprentissage devienne une filière centrale d’accès à l’emploi dans notre pays mais qui soit sous l’autorité des régions.

Raphael Redon 20 mars 201721:32

20h24 – Macron est questionné sur son choix de mettre l’accent sur les zones prioritaires : Nous avons plus de 20 % des élèves qui ne savent pas lire ni compter. Des jeunes que l’on trouve dans les 150 000 en dehors du système. Je propose de nous concentrer sur les savoirs fondamentaux, plus d’heures de cours, en priorité dans les ZEP, de baisser le nombre d’élèves par classe à douze pour corriger les inégalités de départ.

Raphael Redon 20 mars 201721:33

20h26 – Question pour Jean-Luc Mélenchon : « de tous les candidats présents vous êtes celui qui veut recruter le plus d’enseignants, au moins 60000, et mieux les payer. Dans votre esprit, est-ce un problème de moyens ? »
C’est devenu un problème de moyens. Je voudrais reprendre un peu de la hauteur. L’école est le pilier fondamental de notre vie commune, je ne partage pas le déclinisme morose de tous ceux qui disent qu’il y a des milliers de jeunes qui ne savent ni lire ni écrire ni compter, les trois à la fois c’est rare. Nous sommes une des nations qui produit le plus grand nombre d’ingénieurs pour 100 000 habitants.

Raphael Redon 20 mars 201721:34

21h26 – Question pour Jean-Luc Mélenchon : « de tous les candidats présents vous êtes celui qui veut recruter le plus d’enseignants, au moins 60000, et mieux les payer. Dans votre esprit, est-ce un problème de moyens ? »
C’est devenu un problème de moyens. Je voudrais reprendre un peu de la hauteur. L’école est le pilier fondamental de notre vie commune, je ne partage pas le déclinisme morose de tous ceux qui disent qu’il y a des milliers de jeunes qui ne savent ni lire ni écrire ni compter, les trois à la fois c’est rare. Nous sommes une des nations qui produit le plus grand nombre d’ingénieurs pour 100 000 habitants.

Raphael Redon 20 mars 201721:35

21h22 – François Fillon est le premier à répondre et selon lui il y a deux priorités. D’abord une école qui enseigne les fondamentaux, qui commence plus tôt, à 5 ans, où 75 % du temps est consacré à l’apprentissage des fondamentaux, j’y inclus le respect et la discipline, une tenue uniforme pour symboliser cette égalité et appartenance à la communauté nationale. Puis faire en sorte que la filière apprentissage devienne une filière centrale d’accès à l’emploi dans notre pays mais qui soit sous l’autorité des régions.

Raphael Redon 20 mars 201721:36

21h28 – Marine Le Pen réagit à son tour sur ce sujet.
Je vais faire mieux que Fillon qui propose 50 % des apprentissages fondamentaux, moi c’est 100 %. Apprentissage du français et non en français. Je crois qu’il faut supprimer l’apprentissage des langues d’origines. L’école fabrique des Français. Il ne faut pas les renvoyer à leur culture ou langue d’origine. Il faut revenir sur les rythmes scolaires qui ont désorganisé l’école. Il faut revaloriser l’enseignement professionnel. Notre responsabilité est d’assurer le respect de la laïcité et de la sécurité.

Raphael Redon 20 mars 201721:37
21h24 – Macron est questionné sur son choix de mettre l’accent sur les zones prioritaires : Nous avons plus de 20 % des élèves qui ne savent pas lire ni compter. Des jeunes que l’on trouve dans les 150 000 en dehors du système. Je propose de nous concentrer sur les savoirs fondamentaux, plus d’heures de cours, en priorité dans les ZEP, de baisser le nombre d’élèves par classe à douze pour corriger les inégalités de départ.
Martin Arnal 20 mars 201721:38

Dans les 30 dernières minutes, c’est le mot-clef « redressement national » qui a été le plus utilisé sur Twitter.
Raphael Redon 20 mars 201721:39

21h32 – Benoit Hamon réagit sur le manque de mixité social qu’il met en avant.

Oui, pour qu’il y ait la paix à l’école, encore ne faut-il pas la prendre en otage d’un débat assez nauséabond comme Marine Le Pen vient de l’illustrer sur les langues d’origine. La priorité de mon quinquennat sera de mettre l’accent sur le CP, le CE1, le CE2, c’est là où se joue l’apprentissage des fondamentaux. Je propose qu’il n’y ait pas plus de 25 élèves par classe en CP, CE1, CE2, et pas plus de 20 pour les zones prioritaires. Cela suppose un recrutement de 20 000 enseignants supplémentaires.
Raphael Redon 20 mars 201721:39

21h34 – On passe au thème de la délinquance.

Raphael Redon 20 mars 201721:41

21h35 – Marine Le Pen est la première à être interrogée sur la question du manque de gendarme et de leurs moyens.

En réalité, sous Nicolas Sarkozy, 12 500 postes de policiers et gendarmes ont été supprimés et ces effectifs non reconstitués. Aujourd’hui, la police a besoin d’être réarmée en effectifs et en matériel. Mais aussi psychologiquement.
Raphael Redon 20 mars 201721:42

21h37 – Fillon en réponse à Le Pen : Sur deux sujets qu’on vient d’évoquer, la réponse est toujours plus d’effectifs. 6 millions d’emplois publics, beaucoup plus que nos voisins et nous sommes le pays le plus endetté, ces solutions ne seront pas mises en oeuvre, des promesses qui ne tiendront pas ou conduiront à la faillite dont je parle depuis un moment mais qui finira par se produire. L’insécurité n’a pas cessé d’augmenter et ces dernières semaines, c’est impressionnant, des élèves qui détruisent quasiment leur lycée il y a quelques jours, un élève qui ouvre le feu a Grasse dans son lycée, un couple égorgé par un membre de leur famille radicalisé.

Raphael Redon 20 mars 201721:43

21h39 – Toujours sur la question sécuritaire Benoit Hamon est à son tour questionné :

Moi je commencerai par rétablir la police de proximité. depuis des années, nous voyons que la disparition de cette police dans les territoires où les personnes ont le plus besoin d’être protégées n’ont pas le droit à la police près de chez elle. Il faut rétablir cette police de proximité en créant 5 000 postes de gendarmes et de policiers. La réalité du travail est que c’est beaucoup plus difficile qu’ailleurs.
Raphael Redon 20 mars 201721:44

21h41 – On interroge JeanLuc Mélenchon sur les rapports entre police de proximité et les populations ?

Je note déjà qu’il y a une délinquance qui n’a pas l’air de retenir l’attention. La France se fait voler 85 milliards par tricheurs du fisc. Il nous faut renforcer cette police financière. Il faut en finir avec la clochardisation [de la justice] car la situation est honteuse.

Sur la police, les tableaux on les connaît. La société va mal ce n’est pas une découverte. Mais en l’espace de dix ans nous avons voté 15 lois sécuritaires et personne n’a fait le bilan de l’efficacité des mesures votées alors que c’est une surenchère permanente. J’appelle au retour au calme, à la raison et à la compréhension de ce que sont les tâches de maintien de l’ordre public.

Raphael Redon 20 mars 201721:45
21h41 – On interroge Jean-Luc Mélenchon sur les rapports entre police de proximité et les populations ?
Je note déjà qu’il y a une délinquance qui n’a pas l’air de retenir l’attention. La France se fait voler 85 milliards par tricheurs du fisc. Il nous faut renforcer cette police financière. Il faut en finir avec la clochardisation [de la justice] car la situation est honteuse.
Sur la police, les tableaux on les connaît. La société va mal ce n’est pas une découverte. Mais en l’espace de dix ans nous avons voté 15 lois sécuritaires et personne n’a fait le bilan de l’efficacité des mesures votées alors que c’est une surenchère permanente. J’appelle au retour au calme, à la raison et à la compréhension de ce que sont les tâches de maintien de l’ordre public.

Raphael Redon 20 mars 201721:46

21h43 – L’avis d’Emmanuel Macron sur son souhait de tolérance zéro en matière de délinquance : Il faut répondre au problème de l’insécurité, garder les proportions. Vouloir une situation de guerre civile, c’est semer la peur. Je suis contre le fait que les peines de prison de moins de deux ans soient systématiquement non appliquées. Mais par contre il faut voir au deux tiers de la peine si un réaménagement est possible. Il faut être intelligent et pragmatique.

Raphael Redon 20 mars 201721:47

21h44 – On aborde maintenant la question de la majorité pénale. François Fillon veut notamment l’abaisser de 18 à 16 ans.

Raphael Redon 20 mars 201721:48

21h45 – Justement il est le premier à répondre.

C’est une proposition que j’ai faite car chacun constate que certains adolescents ont perdu tout contrôle. On voit des bandes qui attaquent des voitures aux cocktails molotov, je ne crois pas que la police de proximité pourra apporter une réponse à cela. La police proximité avait été un échec. L’idée qu’il y ait des policiers sur le terrain, oui, mais la prévention devrait plutôt revenir à la police municipale.
Martin Arnal 20 mars 201721:48

Les Républicains palois surveillent aussi le débat nous raconte franck-paillanave

Raphael Redon 20 mars 201721:49

21h47 – Cet abaissement : bonne ou mauvaise idée ?

L’avis de Macron : C’est une mauvaise idée. Il ne faut pas agiter des symboles qui ne règlent pas situation. Les jeunes de 16 ou 17 ans sont mineurs, jugés par la justice des mineurs qui a des mesures coercitives, des mesures pénales.

Raphael Redon 20 mars 201721:50

21h48 – Mélenchon est du même avis que Macron : C’est une idée qui est très mauvaise. Le juge peut passer outre l’excuse de minorité. Nous avons à nous souvenir qu’un jeune de 16 ans est d’abord un jeune esprit.

Raphael Redon 20 mars 201721:52

21h49 – Marine Le Pen s’adresse directement au candidat des Républicains : Je me souviens que François Fillon disait ça en 2006, pourquoi ne pas l’avoir mis en oeuvre lorsqu’il était au pouvoir ?

Raphael Redon 20 mars 201721:52
21h49 – Marine Le Pen s’adresse directement au candidat des Républicains : Je me souviens que François Fillon disait ça en 2006, pourquoi ne pas l’avoir mis en oeuvre lorsqu’il était au pouvoir ?
Raphael Redon 20 mars 201721:53

21h50 – L’opinion de Benoit Hamon : Ce qui ne marche pas est de voir quand on met en détention un certain nombre de personnes ou jeunes parfois pour courtes peines, la détention les rend plus dangereux. deux fois plus de récidives en sortie de prison.

Raphael Redon 20 mars 201721:54

21h51 – On aborde maintenant la question de l’immigration et de la crise migratoire.

Raphael Redon 20 mars 201721:55

21h51 – Question simple pour Emmanuel Macron : faut-il accueillir les migrants ou renforcer nos frontières ?

Il faut renforcer les frontières. Il y a 200 000 titres de séjour par an mais il y a des problèmes d’immigration illégale. Il faut une politique de reconduite à la frontière qui soit efficace et négociée avec les partenaires européens.
Raphael Redon 20 mars 201721:56

21h52 – François Fillon revient sur le déplacement de Macron en Allemagne :

J’ai un désaccord profond avec Emmanuel Macron qui, à Berlin, a félicité Angela Merkel pour la politique qu’elle a conduite, aujourd’hui critiquée par ses propres amis en Allemagne. Il y a une partie de ces hommes et femmes qui fuyaient la guerre en Syrie mais l’immense majorité de ces hommes et femmes fuit la pauvreté et vient de toutes les régions du monde. Il y a eu un énorme problème de gestion en Europe.
Raphael Redon 20 mars 201721:58

21h54 – Benoit Hamon revient sur l’absence de données dans son programme sur ce sujet : La proportion d’étrangers en France est stable depuis les années 1930. Et il y a des problèmes dès lors que subsiste l’immigration clandestine. Mais 200 000 entrées et plus de 150 000 qui repartent.

C’est pour cela que je veux revoir les règles de Dublin, un visa humanitaire pour éviter les drames en Méditerranée. Que sur le modèle allemand, nous permettions aux demandeurs d’asile de travailler. Je pense que nous devons avoir une démarche qui favorise l’intégration plutôt que le commerce électoral.

Raphael Redon 20 mars 201721:59

21h56 – On demande à Mélenchon s’il y a une limite au nombre de réfugiés ?

Une limite aux illégaux ? Et comment vous les comptez. c’est une vieille discussion. On propose des épuisettes qui ont des trous dedans. Vous pouvez inventer des quotas, des tickets. Celui qui passe à travers les mailles du filet, vous le jetez à la mer ? Vous le frapper ? Ce n’est pas sérieux.
Raphael Redon 20 mars 201722:00

21h58 – La réponse qu’ont attendaient, celle de Marine Le Pen : Je veux arrêter l’immigration légale et illégale. Il faut un solde de 10 000 pour l’immigration légale. Cela fait dix ans que 200 000 étrangers légaux rentrent en France chaque année.

Raphael Redon 20 mars 201722:01

22h – On parle maintenant de la laïcité.

Raphael Redon 20 mars 201722:02

22h01 – Laïcité stricte ou plus accommodante ? Réponse de Macron :
la laïcité est ce qui protège, qui permet de croire et de ne pas croire, qui protège enfants à l’école de manipulation d’untel ou untel.

Raphael Redon 20 mars 201722:03

22h02 – Mélenchon va plus loin : Je suis pour une laïcité respectée d’abord par les principaux responsables de l’Etat qui devraient éviter au niveau local de manifester des sympathies religieuses, de participer à des manifestations religieuses.

Raphael Redon 20 mars 201722:05

22h04 – Nouvelle question pour Benoit Hamon : La République doit accepter des accommodements, qu’est-ce que cela doit vouloir dire ?

Moi je suis pour la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905. Elle a été énoncée dans ses grands principes juste avant moi : l’article 31 de la loi prévoit que soit puni quiconque voudrait vous obliger à croire ou non. J’avais utilisé cet exemple à dessein : une femme qui s’habille comme elle veut et ne devrait se voir imposer sa tenue comme celle qui porte un foulard devra être protégée elle aussi.
Raphael Redon 20 mars 201722:08

22h06 – Débat dans la débat entre Le Pen et Mélenchon

Marine Le Pen : la laïcité n’a été contestée par personne pendant un siècle.
Jean-Luc Mélenchon : ah bon ? Il a fallu attendre 1906 pour que l’église reconnaisse le suffrage universel.
Marine Le Pen : depuis 1906. Il y a une montée du fondamentalisme islamiste. Sous la pression de ces revendications incessantes qui sont des revendications vestimentaires, alimentaires.
Raphael Redon 20 mars 201722:08

22h08 – Macron et Hamon rétorquent :

Benoît Hamon : vous remettez en cause le concordat aussi ? C’est la laïcité comme ça vous arrange en fait.
Marine Le Pen : vous ne voulez pas voir la gravité. Il y a quelques années, il n’y avait pas de burkini sur les plages. Emmanuel Macron, vous êtiez pour le burkini non ?
Emmanuel Macron : je n’ai pas besoin de ventriloque. Pour le burkini, je suis pour éviter d’en faire un grand débat sur la laïcité. Vous tombez dans le piège de diviser les Français. C’est un problème d’ordre public, pas de théorie.
Martin Arnal 20 mars 201722:10

Macron affirme que la France n’accueille pas assez de migrants et que la plupart sont de réfugiés politiques.

Pourtant, c’est faux. Deux tiers des migrants qui arrivent à Calais sont des réfugiés économiques. Et on en arrête actuellement une centaine chaque jour dans la région de Menton.

Martin Arnal 20 mars 201722:11
L’émission en vient désormais à la question des institutions.
Martin Arnal 20 mars 201722:12
Jean-Luc Mélenchon : une démocratie existe s’il y a consentement à l’autorité. Les Français n’y consentent plus. Tout est mis en cause. Les médias, je crois que les François vous détestent plus que nous ! Il faut essayer de partir de cette réalité pour construire du vivre ensemble et notre peuple peut se refonder en refondant sa Constitution.
Martin Arnal 20 mars 201722:13

Martin Arnal 20 mars 201722:13
Marine Le Pen : Moi j’aime bien la Ve République, M. Mélenchon, je trouve qu’elle fonctionne bien.
Martin Arnal 20 mars 201722:16
Sur la forme, au bout d’une heure de débat certains candidats dominent. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, rompus aux polémiques et bon rhétoriciens, sont plus tranchants et percutants que les autres. Benoît Hamon parvient à se faire entendre lorsqu’il se distingue de la candidate d’extrême droite. François Fillon et Emmanuel Macron jouent la carte du sérieux, mais prennent le risque de paraître effacés.
Martin Arnal 20 mars 201722:19

Benoit Hamon est favorable à un 49.3 citoyen, selon lequel à partir du moment où il y a 450 000 signatures, un thème doit être évoqué. L’objectif est de faire en sorte que les citoyens puissent faire irruption dans le processus démocratique. « La démocratie c’est aussi la moralisation de la démocratie, je tiens à ce que sur ce terrain là nous soyons intransigeant sur influence des lobbies et de l’argent. Ces lobbies industriels pèsent sur la décision publique, la clarté avec laquelle nous faisons campagne, la clarté avec laquelle nous montrerons que nous n’avons pas de dons provenant de grands groupes. »

Emmanuel Macron : je me permets d’intervenir. La plupart des gens autour de moi ont été dans la vie politique pendant des décennies. En marche ! la renouvelle vraiment, nous n’avons pas de subventions publiques car pas d’élus. Nous sommes dans une entreprise de renouvellement démocratique.
Martin Arnal 20 mars 201722:20
Benoît Hamon : je vous fais confiance, M. Hamon. Le problème n’est pas que des gens riches financent votre campagne. Pouvez-vous prendre l’engagement ici, parmi ces personnes qui ont fait des dons, n’y a-t-il pas plusieurs cadres de l’industrie pharmaceutique ?

Emmanuel Macron : l’identité est protégée par la loi. Je vous dis juste que demain, quand il s’agira contre des perturbateurs endocrâniens de prendre des décisions, j’en prends l’engagement solennel.

Martin Arnal 20 mars 201722:24
Les attaques sur Emmanuel Macron ont commencé, notamment par Benoit Hamon. A noter deux mots communs dans les discours de Jean-Luc Mélenchon, Benoit Hamon, et Marine Le Pen : « argent » et « lobbys ». Dans leur viseur l’ancien ministre de l’économie, contraint de se justifier sur les donateurs de sa campagne (il ne dispose pas de financement public contrairement aux quatre autres) avec un brin de fébrilité.
François Fillon : d’abord la 5e république que JLM veut abolir, elle a quelques avantages . elle a une forme de stabilité qui a permis à FH de continuer à gouverner pendant 5 ans. je pense que la stabilité n’est pas inutile dans un monde aussi dangereux que le nôtre. il ne faut pas jeter la Ve aux orties sans en faire un vrai bilan. la monarchie présidentielle c’est beaucoup l’usage fait par les PR de leur pouv et leur mandat.
Martin Arnal 20 mars 201722:24
L’émission aborde à présent la question de la moralisation de la vie politique.
Martin Arnal 20 mars 201722:26
Benoît Hamon : la transparence sur le financement des campagnes politiques me paraît indispensable pour éclairer car je l’ai dit en introduction tout à l’heure. Par l’expérience que j’ai de l’exercice du pouvoir, pour avoir été ministre j’ai pu mesurer combien était fort le poids de ces lobbies.
François Fillon : je viens de vous répondre, je mettrai en place cette commission qui sera chargée de faire des propositions sur la prévention des conflits d’intérêts et la transparence.
Martin Arnal 20 mars 201722:29
Marine Le Pen : cette campagne présidentielle a un avantage, elle fait découvrir aux Français qu’il y a un certain nombre de candidats qui défendent des intérêts privés, de grands groupes et non pas les intérêts des Français.
Jean-Luc Mélenchon : j’ai admiré vos pudeurs de gazelles quand vous dites que la campagne a été polluée par les affaires de certains d’entre nous. Il n’y a que deux personnes concernées [François Fillon et Marine Le Pen], les trois autres nous n’avons rien à voir avec tout ça. Donc merci de ne pas nous mettre tous dans le même sac.
Martin Arnal 20 mars 201722:34

L’avis de notre correspondant à Pau franck-paillanave

Martin Arnal 20 mars 201722:35
L’émission aborde désormais la question de la transition écologique.
François Fillon : je veux réconcilier la croissance et l’environnement, je veux qu’on respecte engagements pris à la COP21 en matière de gaz carbonique. Pour les respecter, il ne faut pas de position idéologiques. On a une énergie nucléaire moderne, sûre, il faut continuer à la moderniser et que ces réacteurs construits avec l’argent des français continuent de produire de l’énergie tant que sécurité.
Benoît Hamon : je souhaite que nous fermions les centrales nucléaires en fin de vie, que nous développions l’énergie renouvelable car c’est une garantie d’indépendance et de souverainté énergétique. Je rappelle que le le vent et le soleil sont des énergies. Il faut remplacer les centrales nucléaires dont le coût de leur maintien est considérable selon la Cour des comptes.
Martin Arnal 20 mars 201722:37
Emmanuel Macron : le nucléaire est là, il faut produire de l’énergie décarbonée, réduire notre dépendance au nucléaire de manière raisonnable, développer les investissements dans le renouvelable et encourager cette nouvelle économie. C’est de l’emploi créé et de la dynamique.
Martin Arnal 20 mars 201722:37
Pour la candidate du Front national, « il y a pas plus anti-écologique que le modèle ultra-libéral ». « Je suis pour les circuits courts. Je suis pour consommer les produits de l’agriculture française qui sont de très bonne qualité. Les grands scandales du XXIe siècle seront des scandales alimentaires. Il y a un vrai problème fondamental de santé public dans cette absence de contrôle », estime-t-elle.
Martin Arnal 20 mars 201722:38
Jean-Luc Mélenchon : clairement il faut tourner la page de l’agriculture chimique et passer à agriculture paysanne. 80 000 personnes sont nécessaires pour produire cette souveraineté alimentaire et relocaliser de la production alimentaire. Si l’Etat y met du sien on créera. M. Fillon, on n’a jamais dit qu’on allait appuyer sur un bouton et arrêter le nucléaire, ce qui est irrationnel.
Martin Arnal 20 mars 201722:39

Pause publicité !

Il reste encore deux thèmes à aborder dont le chômage, première priorité des Français.
Martin Arnal 20 mars 201722:48

Martin Arnal 20 mars 201722:52
Interrogé sur la fin des 35 heures qu’il prévoit, le candidat Les Républicains regrette une « situation en matière de chômage qui est inacceptable et qui dure depuis 35 ans ». « Il y a autour de nous des pays qui ont réussi à atteindre le plein emploi. Il faut déjà regarder pourquoi nous n’avons pas réussi à stopper le chômage. Plus y a d’heures travaillées, plus il y a de production, plus il y a de richesse », a-t-il martelé.
« Je veux donner la liberté de négocier le temps de travail au sein des entreprises. Pourquoi tout le monde devrait travailler 35 heures ? Il y a plein d’entreprises où les salariés veulent travailler plus de 35 heures », a-t-il encore ajouté.
Martin Arnal 20 mars 201722:52
Macron tacle Fillon sur son bilan économique à Matignon
« Je ne propose pas de supprimer les 35 heures dans la loi, car la situation est différente selon les secteurs d’activité », résume Emmanuel Macron qui s’adresse à François Fillon: « Si le problème majeur de l’économie française était là, vous les auriez supprimées quand vous étiez au pouvoir. »
« Nous ne sommes pas allés assez loin », reconnaît l’ancien Premier ministre, qui rappelle avoir « assoupli » les 35 heures lors de son passage à Matignon.
Martin Arnal 20 mars 201722:56
Benoît Hamon : Je serai le candidat du travail, de la feuille de paie et d’une rémunération décente par rapport au travail. Le revenu universel permettra d’augmenter de 200 euros le Smic net sans toucher au Smic brut pour une personne vivant au Smic.
Je souhaite que nous regardions le travail tel qu’il est. Les nouveaux maux du travail : le stress, l’anxiété, l’angoisse, les fameux burn out, je souhaite que ces pathologies psychiques liées au travail soient reconnues comme une maladie professionnelle.
Martin Arnal 20 mars 201722:58

Martin Arnal 20 mars 201723:03

Fillon et Macron apparaissent plus à l’aise lorsqu’il s’agit de parler de l’emploi et de l’économie.

Fillon et Macron misent sur davantage de liberté donnée aux entreprises, dans le but de retrouver un emploi stable, même si Macron en appelle au dialogue social plutôt qu’a la loi ferme (référence à son 49.3 ouvert à tous)

Hamon et Mélenchon défendent les salariés, de manière assez évidente

Franck Paillanave 20 mars 201723:04

Je vous rejoins en direct depuis le PS à Pau pour suivre la fin de ce Grand Débat. Avec beaucoup de réactions sur la prise de parole des différents candidats.

Martin Arnal 20 mars 201723:05
Mélenchon veut investir pour relancer l’emploi
« Ma politique c’est celle de la demande: je mets 100 milliards d’investissements […] Plus il y a d’investissements plus vous produisez en réduisant le temps de travail », résume Jean-Luc Mélenchon.
« Une loi: la même pour tout le monde. Pas de négociations d’entreprises pour contourner la loi […] Il faut que les gens puissent vivre, pas survivre! Avec le SMIC vous êtes à 100 euros au-dessus du seuil de pauvreté, c’est pour cela qu’il faut l’augmenter ».
Martin Arnal 20 mars 201723:06
La candidate frontiste, qui prône le « patriotisme économique », croit que « le modèle économique général a montré ses limites ». « Les responsables politiques cherchent toujours à culpabiliser les Français. Il faut revenir à un Etat stratège. Il faut un patriotisme économique. Moi comme présidente, ce qui m’importe c’est le travail des Français, je ne suis pas chargé de développer l’emploi chez les voisin. Je veux aussi mettre en place un protectionnisme économique. L’Union européenne met en oeuvre de la concurrence déloyale ».
Martin Arnal 20 mars 201723:07
L’émission aborde désormais la question de la relance du pouvoir d’achat.
Martin Arnal 20 mars 201723:07

Dans les 30 dernières minutes, c’est le mot-clef « vie politique » qui a été le plus utilisé sur Twitter.
Franck Paillanave 20 mars 201723:08

Réaction des Républicains de Pau lors de cette première partie du Grand Débat https://twitter.com/F_Paillanave/status/843942791407460352

Martin Arnal 20 mars 201723:10
Quelles solutions propose Benoît Hamon pour relancer le pouvoir d’achat ? « La seule idée innovante de cette campagne, c’est le revenu universel d’existence. C’est la seule mesure nouvelle. Je souhaite que demain, à partir de 18 ans et jusqu’à votre retraite, vous puissiez avoir un complément de votre salaire. Ce sera la mesure, à partir du 1er janvier 2018, qui redonnera du pouvoir d’achat aux citoyens, avec 35 milliards d’euros injectés dans l’économie », promet l’ex-ministre de l’Éducation nationale.

Martin Arnal 20 mars 201723:11
« Avec M. Hamon c’est 32 heures, le revenu universel… Chacun sait bien que ces promesses-là ne peuvent pas être tenues », a martelé le candidat Les Républicains. En matière de mesures de pouvoir d’achat, il entend « baisser les charges sur le pouvoir d’achat et rétablir l’universalité des allocations familiales ».

Martin Arnal 20 mars 201723:14
Macron : D’abord il faut des entreprises qui embauchent. Je partage l’idée de la relance de l’investissement et des baisses de charges pour les entreprises afin qu’elles embauchent en France. Je suis favorable à ce que le travail paie mieux. Pas de revenu universel car a la fin quelqu’un paie l’addition.
Je propose la suppression pour 80% de nos concitoyens de la taxe d’habitation. C’est un impot injuste car il est plus élevé dans les villes moyennes et lespetites villes, dans la France peripherique. Il y aura un manque à gagner pour les collectivités et je le compenserai. C’est 10 milliard que je finance par autres économies.

Martin Arnal 20 mars 201723:15
Mélenchon : Je ne suis pas d’accord avec le revenu universel à cette étape. Je suis pour que l’on soit être payé pour travailler ou étudier ou être indemnisé dignement. C’est-à-dire plus une seule allocation chomage inférieure au seuil de pauvreté, plus une seule retraite inférieure au seuil de pauvreté. Voilà comment on renforce les revenus des gens. Concernant la cantine gratuite, cela augmentera le pouvoir d’achat …. que du bonheur pour tout le monde !

Martin Arnal 20 mars 201723:15

Franck Paillanave 20 mars 201723:16

Melenchon d’accord avec Le Pen a beaucoup fait rire au QG du PS à Pau

Martin Arnal 20 mars 201723:18
Hamon évoque le Penelopegate face à Fillon
Le candidat socialiste est le premier à évoquer clairement les déboires judiciaires de François Fillon. « Vous êtes très fort en soustraction, moins en addition quand il s’agit de votre propre argent », a taclé Benoît Hamon.

Martin Arnal 20 mars 201723:19
« Je vais protéger les agriculteurs, les chefs d’entreprises, les indépendants. Je veux les préserver du serial killer qu’est le RSI. D’ailleurs je mettrai en oeuvre une amnistie pour les condamnés du RSI. J’augmente le minimum vieillesse de 25%. Le meilleur moyen de tuer une entreprise est de tuer les clients », a-t-elle martelé.
Pour rendre du pouvoir d’achat aux Français, elle entend aussi faire en sorte que les prix des mutuelles baissent. « Je considère que les mutuelles ne sont pas là pour faire du fric, alors je proposerai qu’on interdise aux mutuelles de faire de la publicité. Cela permettra de redistribuer 8 milliards d’euros aux malades ».
Martin Arnal 20 mars 201723:21

On récapitule ! Les astuces des candidats pour augmenter le pouvoir d’achat

Chacun sa méthode:
– Sans surprise, Benoit Hamon défend, encore et encore, son revenu universel d’existence qu’il veut installer dès le 1er janvier 2018.

– François Fillon, lui, veut relancer l’investissement. « Si on veut des emplois, il faut des investissments » qui ne viennent pas des pays du Golfe ou des Etats-Unis. Il veut aussi baisser les charges sur les salaires et augmenter le plafond du quotien famille.

– Emmanuel Macron quant à lui veut baisser les charges de entreprises pour qu’elles embauchent. Le revenu universel de Benoit Hamon, il le balaye d’un revers de main: « c’est beau, mais c’est plus d’impôts ». Il défend enfin la suppression de la taxe d’habitation, un impôt « injuste ».

– Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut augmenter les salaires en relançant l’activité pour augmenter le pouvoir d’achat.
Marine Le Pen souhaite augmenter le minimum vieillesse, l’allocation adulte handicapés (+20%) et instaurer une prime de pouvoir d’achat qu’elle veut financer par une contribution sociale à l’importation pour ceux payés moins de 1 500 euros par mois. « Le meilleur moyen de tuer une entreprise c’est de tuer ses clients »

Martin Arnal 20 mars 201723:21
L’émission aborde désormais le thème de l’âge du départ légal à la retraite.
Martin Arnal 20 mars 201723:21
Faut-il conserver l’âge actuel de départ à la retraite ? Benoît Hamon liste deux propositions :
« Je propose que justice soit faite à ceux qui ont eu un métier pénible, qui vivront moins longtemps. Je veux renforcer le compte pénibilité. »
« Je propose qu’une personne puisse faire don de trimestres de cotisation à son conjoint »
Martin Arnal 20 mars 201723:24
Mélenchon : J’abaisse l’âge de départ à la retraite parce que je trouve incroyable qu’on soit revenus au niveau qu’on était où ont été crées les retraites en 1910
On revient a la retraite à 60 ans et on revient aux 40 annuités, comment ça se paie? Il faut et il suffit que les femmes soient payées comme les hommes et à partir de là les cotisations sociales équilibreraient le régime
Martin Arnal 20 mars 201723:26
Le Pen : Si les retraites vont mal c’est parce qu’il n’y a pas de création d’emploi dans notre pays. Dans un régime par répartition, ceux qui travaillent financent les retraites. Quand on fait des réformes pour allonger le temps de travail sans prendre en compte l’espérance de vie en bonne santé qui stagne voire recule, il faut recréer des emplois et pas demander aux Francais des sacrifices.
On peut faire des économies partout : délinquance, fraude sociale, fraude fiscale, aide médicale d’Etat….contre lesquels rien n’est fait.
Martin Arnal 20 mars 201723:30
Fillon: le programme de Le Pen c’est le programme de la gauche en 81
En 2003, lorsqu’on a fait la réforme des, on a débattu de la question de la pénibilité et au fond le seul critère objectif qu’on avait trouvé c’est l’espérance de vie par profession. Qui a l’espérance de vie la plus longue ? Les curés et les enseignants; la plus courte: ceux qui travaillent dehors. Si l’on voulait moduler l’âge de la retraite en fonction de critères objectifs comme ceux-là, vous voyez tout de suite au regard de Mélenchon que ce serait difficile à mettre en oeuvre. On continue l’évolution jusqu’à 65 ans, ce qui nous mettra exactement au niveau de nos voisins. Grâce à ça, on sécurisera le financement des retraites sinon les pensions baissent.
Martin Arnal 20 mars 201723:31
Macron donne raison à Fillon contre Le Pen
Emmanuel Macron vient au secour de François Fillon et explique que les Britanniques regrettent le Brexit. « Ceux qui ont dit le Brexit c’est formidable ce sont carapatés le jour d’après ! Et les résultats nous allons les voir! ». Mais Marine Le Pen n’en démord pas et sort un graphique sur la production industrielle, censée montrer la baisse de la production industrielle.

Martin Arnal 20 mars 201723:33
Macron : Selon le secteur auquel vous appartenez, vous n’avez pas les mêmes droits. Si vous avez voulu être un aidant à un moment, vous n’avez pas les mêmes droits. On garde un système par répartition. Ensuite on prend en compte la pénibilité par secteur. C’est un système qui va progresser pour etre effectif d’ici 10 ans.
Martin Arnal 20 mars 201723:33
L’émission aborde désormais le thème de la santé.
Martin Arnal 20 mars 201723:35
Hamon : les maladies chroniques. elles sont liées à nos modes de vie . Elles peuvent être évitées par des politiques environnementales qui s’attachent à ce qu’on interdise les perturbateurs endocriniens que l’on trouve dans produits de consommation courante.
La seconde chose c’est l’accès au soin Dans un certain nombre de déserts médicaux il faut attendre 10 jours ou 15 jours pour aller voir un médecin généraliste . Il y a un dysfonctionnement de l’hôpital public car trop de pression sur ses salariés
Martin Arnal 20 mars 201723:36

Sur l’ensemble du débat, c’est de Jean Luc Mélenchon dont les internautes ont le plus parlé sur Twitter.
Martin Arnal 20 mars 201723:37
Interrogé sur la sécurité sociale, le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a fait court : « Il faut créer une sécurité sociale intégrale qui intègre la totalité des frais de santé ! C’est assumable », a-t-il précisé.
Pour finir, il a ajouté, ce qui est « terrible » selon lui : « L’espérance de vie baisse, car on travaille plus longtemps. »
Martin Arnal 20 mars 201723:37

Pour le candidat Les Républicains, la priorité est la « débureaucratisation » de « notre système de santé » et de « mettre le médecin généraliste au cœur du métier ». « Sa rémunération ne doit pas se dégrader, puis il faut qu’ils puissent travailler ensemble. Il faut des maisons de santé, car on les a tué par un excès de réglementation. Il faut aussi donner de l’autonomie aux hôpitaux » a-t-il détaillé.

Martin Arnal 20 mars 201723:38
L’ex-ministre de l’Économie plaide pour la création de maisons de santé. « La meilleure de façon, c’est d’avoir des maisons de santé, des professionnels de santé qui assurent la continuité des soins. On va à la maison de santé, on a une meilleur organisation », explique-t-il.
Martin Arnal 20 mars 201723:41

Martin Arnal 20 mars 201723:42
Pour la candidate frontiste, « il y a un gâchis considérable ». « J’ai eu trois enfants, j’aurais pu ouvrir une pharmacie arrivée à leurs 18 ans tellement j’avais emmagasiné de médicaments ». « Par ailleurs, les médicament sont de plus en plus déremboursés ».
La candidate a également dénoncé l’absence de financement des soins contre l’autisme.
Martin Arnal 20 mars 201723:43

Quelle place pour la France dans le monde ? Nouveau et dernier thème abordé

Martin Arnal 21 mars 201700:15

https://twitter.com/F_Paillanave/status/843961720259428355

Réaction au QG socialiste de Pau (Franck)

Martin Arnal 21 mars 201700:30
Après 3h20 d’émission, le débat est désormais terminé

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