Reportage inédit dans les coulisses du Bus Europe 1

Le bus Europe 1 de la présidentielle était à Pau ce jeudi. Après les visites des auditeurs le matin, le bus accueillait l’émission “Europe Soir” de Nicolas Poincaré. Visite, coulisses et instantanés inédits ici.

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Merci aux équipes d’Europe 1, en particulier Nicolas Poincaré et Laurent Delpech, pour leurs accueils.

I>Télé est mort, vive CNEWS ?

Ce lundi matin à 6 heures, I>Télé devient officiellement CNEWS. Initialement prévu en octobre, le lancement de la chaîne d’information du groupe CANAL+ a dû être reporté suite à la grève historique qui aura vu partir près de 100 journalistes . Retour sur une disparition marquante et une naissance difficile.

I>Télé (4 novembre 1999 – 27 février 2017)

“L’information, c’est noble. L’information, c’est un service. L’information, c’est un devoir. L’information, c’est l’un des éléments dynamiques clé de la vie démocratique. Notre réponse, c’est i>Télévision. C’est l’heure, l’heure de l’information. L’heure d’i>Télévision”. Nous sommes le 4 novembre 1999 à midi, c’est Pierre Lescure, président de Canal +, qui ouvre l’antenne par ces mots.  A cette époque-là, on s’informait via les journauxpapier, la radio, les journaux de 13 et 20 heures des grandes chaînes, ou via la chaîne info de TF1, LCI. A ses débuts, la chaîne est moquée car sa rédaction est composée de jeunes journalistes, face à LCI qui peut compter sur l’expérience de la rédaction de TF1.

2005 marque un tournant pour la chaîne. Après qu’i>Télévision soit devenu I>Télé le 9 septembre 2002, le groupe Canal + obtient une fréquence sur la toute jeune TNT pour diffuser son programme d’information gratuitement au niveau national. Mais l’arrivée d’une autre chaîne va venir bouleverser le paysage des chaînes d’info. Son nom : BFMTV. La chaîne du groupe NextRadioTV passe rapidement à la 1ère place. I>Télé campera à la 2ème place.

Le correspondant d’I>Télé dans le Sud-Ouest Vincent Hénin, à quelques instants d’un direct – Photo Franck Paillanave

Le déclin d’I>Télé coïncidera avec l’arrivée d’LCI sur la TNT gratuite, mais également avec l’arrivée de Vincent Bolloré. Le nouveau président du groupe Canal qui décide de mettre à la tête de la chaîne un de ces proches, Serge Nadjar. Malgré cette nomination, la rédaction se plaint de devoir s’autogérer, devant l’absence de stratégie de la part de la direction de la chaîne. Le 10 juin 2016, la rédaction d’I>Télé vote à 89,5% une motion de défiance à l’égard de la direction. 15 jours plus tard, les équipes se mettent en grève une première fois pour protester contre les suppressions de postes prévus.

La fin de la chaîne est digne du Titanic. En octobre 2016, la rédaction se remet en grève. Cette grève de 31 jours sera la plus longue d’un média privé en France. Parmi les revendications de l’équipe : l’absence de ligne éditoriale, la réduction des moyens, l’indépendance de la rédaction, ou encore la mise à l’antenne de Jean-Marc Morandini. La grève se finit par le départ de 100 journalistes (sur 120 initialement), empêchant la chaîne de fonctionner correctement pendant plusieurs semaines. Une cinquantaine d’anciens d’I>Télé ont décidé de créer en début d’année le média web Explicite.

CNEWS : Et maintenant ?

CNews devrait être recentrée sur le sport, la culture et le cinéma, regroupant ainsi les marques fortes du groupe Canal. Un nouveau habillage devrait être mis à l’antenne, avec un nouveau logo, une nouvelle grille des programmes et de nouveaux visages. Quant à Jean-Marc Morandini, il ne devrait arriver sur la chaîne qu’au mois de juin pour animer son émission sur les médias.

Rendez-vous donc lundi à 6 heures pour découvrir CNEWS.

 

Canal+ met fin à son Grand Journal

Après plus de 12 ans d’existence, et 16 ans après la dernière de son ancêtre “Nulle Part Ailleurs”, la chaîne Canal+ a annoncé aujourd’hui la fin de son émission phare, diffusée en semaine de 19h10 à 20h25. Retour sur cette émission historique de la chaîne cryptée.

Un début timide

Michel Denisot sur le plateau du Grand Journal – Photo Canal+

Le 30 août 2004 à 19h, c’est la première fois que le logo du Grand Journal apparaît sur les écrans de télévision. C’est un historique de Canal qui présente cette émission : Michel Denisot. A ce moment là, l’émission ne dure que 50 minutes, de 19h05 à 19h55, suivi de l’autre émission du soir de la chaîne, 20h10 pétantes.

Le succès est au rendez-vous, et au bout d’un an, l’émission prend quasiment toute la plage en clair du soir, avec une émission divisée en deux blocs, qui dure désormais plus d’une heure 30, allant jusqu’à 20h40.

Une émission qui marquera la télévision des années 2000/2010, avec de nombreux rendez-vous comme le SAV des émissions, Bref., Le Petit Journal, …

La lente agonie des soirées de Canal

Après 9 ans à la présentation de l’émission, Michel Denisot décide de quitter la présentation. C’est un autre historique de la chaîne et ancien présentateur de “Nulle Part Ailleurs” qui est choisi pour présenter Le Grand Journal : Antoine de Caunes. Mais après avoir présenté l’émission durant deux ans, Antoine de Caunes, qui avait confirmé son retour pour une troisième année, termine la onzième saison de l’émission. Le 3 juillet 2015, Rodolphe Belmer, directeur des programmes de la chaine, est viré et remplacé par Maxime Saada, un proche de Vincent Bolloré, le tout nouveau patron de Canal+. L’émission est alors menacée de disparition en raison d’un coût de production trop élevé et des audiences en baisse. Le producteur de l’émission Renaud Le Van Kim est poussé vers la sortie.

Maitena Biraben à l’animation du Grand Journal – Photo Canal+

Nouveau changement à la rentrée 2015 à la tête de l’émission. C’est Maitena Biraben qui est choisi pour présenter l’émission. La production change également, dorénavant assurée par Flab Prod, propriété de Vivendi. Mais les audiences continuent de chuter, ne dépassant jamais 1 million de téléspectateurs, allant même sous la barre des 500 000, l’animatrice est remplacée à l’issue de la saison, à la suite de tensions avec les dirigeants, par Victor Robert avec une nouvelle formule.

En septembre 2016, l’émission est d’abord diffusé en crypté puis en clair. Mais rapidement, face à l’effondrement des audiences (l’émission ne dépasse même pas les 200 000 téléspectateurs), Le Grand journal reprend sa programmation habituelle, avec deux parties entre 19 h 10 et 20 h 10. Mais là encore, les derniers téléspectateurs fuissent la catastrophe industrielle, l’émission réunissant à peine 100 000 téléspectateurs en moyenne. Au début du mois de février, face aux audiences catastrophiques (le 7 février, seulement 73 000 téléspectateurs suivent l’émission), une rumeur court dans la presse que l’émission pourrait s’arrêter en mars ou en avril, et que Canal+ travaille déjà à la nouvelle grille. Ce 13 février, Canal+ annonce officiellement la fin de l’émission, le 3 mars prochain.

Le plateau du Grand Journal – Photo Télérama

 

Et maintenant?

Canal + a décidé de supprimer également la diffusion du “Tonight Show” afin de rajouter une nouvelle case de diffusion pour le cinéma, entre 17h35 et 19h30. Les programmes en clair commenceront à 19h30, avec la diffusion du Journal du Cinéma, le Gros Journal, le Petit Journal, Catherine et Liliane et des Guignols. Canal+ avait mis près de 4 ans à trouver un successeur à “Nulle Part Ailleurs”. Combien de temps mettra Canal+ à trouver un successeur au “Grand Journal”?