Barbe, tatouages, piercings : les consignes du patron de la police

« Les coupes de cheveux, barbes et moustaches doivent demeurer courtes, entretenues et soignées. » Dans une note adressée le 12 janvier à l'ensemble des services de police et dont Le Point a pu prendre connaissance, le préfet Éric Morvan, directeur général de la police nationale, édicte la règle concernant « le port des tatouages, de la barbe, des bijoux et accessoires de mode ». Depuis vendredi, les policiers sont donc officiellement autorisés à porter la barbe et à être tatoués, des pratiques déjà largement admises au sein de la police nationale.

La note de la Direction générale de la police nationale (DGPN) vient cependant mettre un terme au flou réglementaire, ce que réclamaient les syndicats. En 2015, la décision d'autoriser barbe et tatouages sous certaines conditions avait été prise et annoncée, mais jamais mise en place.

Procédures en cours

Pour les adeptes de la dermographie, c'est l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui devra trancher si le tatouage est déontologique ou non. La police des polices sera saisie par mail par la hiérarchie. Concernant les tatouages potentiellement visibles, comme sur les avant-bras, ils sont tolérés, mais devront être masqués. Les tatouages manifestant une appartenance à une organisation politique, syndicale, confessionnelle ou associative ou s'ils portent atteinte aux valeurs fondamentales de la nation » restent interdits. Tout comme les piercings. « Le port de bijoux, anneaux, piercings, métaux ou implants incrustés sous la peau est interdit. »

Le Point ainsi que d'autres médias avaient fait état il y a quelques mois d'une « chasse aux barbus » au sein des forces de l'ordre, notamment des compagnies de CRS. Tout en saluant le fait que ses revendications aient « trouvé écho auprès de la DGPN », Axel Ronde, secrétaire général Île-de-France du syndicat Vigi, invite « la hiérarchie policière à mettre fin, de façon rétroactive et immédiate, à toutes les procédures en cours » et à « supprimer toute trace de sanctions disciplinaires inhérentes à cette problématique pouvant figurer dans les dossiers administratifs de (leurs) collègues ».

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