La Chine célèbre son coq

En Chine, le nouvel à commencé le 28 janvier. L’année du singe va laisser la place à celle du coq. L’évènement est le plus important de l’année en république populaire, qui apparait comme une fête populaire, qui entraine, tous les ans, une énorme migration humaine dans tout le pays.

过年好 ! «Guònián hao». «Bonne année !» ont pu se dire, comme chaque année, 1,4 milliard de citoyens le week-end dernier. Appelée fête du printemps, cette dernière célèbre le Nouvel an lunaire, le premier jour de l’année du Coq. Selon une légende, «seuls douze animaux avaient répondu présent à l’invitation de l’Empereur de Jade pour que le Nouvel An donne son origine au Zodiaque chinois : pour les remercier, chacun se vit attribuer une année», explique le site de l’hebdomadaire féminin Cosmopolitan.

Une couleur domine la période : le rouge. Des lanternes rouges sont ainsi accrochées partout dans les lieux publics. L’évènement est synonyme de rencontres familiales, de repas fastueux (notamment de raviolis) et d’un tumulte assourdissant de feux d’artifices et de pétards. La soirée festive «est l’occasion de s’offrir des petites enveloppes rouges (hongbao) contenant des sommes d’argent, en gage de prospérité et de bonne étoile», rapporte L’Express.

Selon les statistiques officielles, quelque 282 millions de Chinois des campagnes ont migré vers les métropoles prospères de l’est et du sud de la Chine, où ils occupent des emplois pénibles et mal rémunérés. Pour beaucoup, le Nouvel an lunaire est donc le seul moment de l’année où ils pourront retrouver leurs proches, notamment leur enfant unique resté à la garde de ses grands-parents. Aux dires mêmes des autorités, quelque 61 millions d’enfants se trouveraient ainsi dans cette situation.

Répercussion économiques

La fête a des répercussions mondiales, tant la Chine pèse désormais sur l’économie de la planète. Des répercussions parois imprévues. Par exemple… sur le chiffre d’affaires du groupe français de spiritueux Rémy Cointreau. Celui-ci a ainsi vu sa croissance atteindre 9% au cours du trimestre clos le 31 décembre, à 323,3 millions d’euros. Motif : une forte accélération en Chine grâce à d’excellentes ventes pour le Nouvel an, plus précoce en 2017 (en 2016, il a été célébré le 8 février). Preuve que la consommation d’alcool augmente fortement pendant les fêtes! Pour autant, pendant cette période, l’économie chinoise, dans son ensemble, tourne au ralenti, ce qui entraîne une baisse des exportations. Notamment parce que les travailleurs migrants désertent leurs entreprises pendant une longue durée.

Ce ralentissement a notamment un impact sur le secteur international des transports de matières

Performance d’un dragon lors du Nouvel an chinois à Hong Kong

premières sèches, «l’approche des vacances du Nouvel an chinois a été le sujet de préoccupation numéro un des marchés cette semaine. Si certains espéraient une avalanche de commandes avant les vacances, il est plus probable que l’activité ralentisse», soulignaient, le 23 janvier, les analystes du Baltic Briefing, site d’information du Baltic Exchange, une référence en la matière.

L’année du Coq, l’année de Trump ?

Au-delà de ces sujets un peu arides, le Nouvel an est aussi  un évènement symbolique. Ainsi, aux dires des géomanciens de Hong Kong, agressivité et volatilité seront les maîtres mots de la nouvelle année.

Volatilité comme volatile, le coq combatif du calendrier lunaire chinois ? Toujours est-il que pendant cette période, le nouveau président américain, Donald Trump, se trouvera totalement dans son élément, estiment ces maîtres respectés. Le caractère brusque et changeant du gallinacée, associé à l’élément «feu», laisse présager de temps mouvementés, en particulier dans le monde occidental, précisent-ils. «Le coq aime se battre, il adore les joutes verbales, il est combatif», explique Mme Thierry Chow, qui pratique la divination dans l’ancienne colonie britannique. Combatif comme Donald Trump.

Alors 2017 … l’année de tous les changements, et de la redéfinition d’un nouvel ordre mondial ?

Benoit Hamon vainqueur de la primaire socialiste

Benoît Hamon a largement remporté dimanche la primaire organisée par le Parti socialiste pour choisir son candidat à l’élection présidentielle, avec environ 58% des voix face à Manuel Valls, selon plusieurs sources socialistes proches des deux finalistes. La victoire de ce représentant de l’aile gauche du PS pose la question des alliances en vue de la présidentielle et des législatives et de l’avenir du parti, plusieurs membres du gouvernement ayant agité le spectre d’une hémorragie d’élus et surtout d’électeurs socialistes vers Emmanuel Macron, candidat hors primaire.

Manuel Valls a félicité dimanche Benoît Hamon, qu’il a désigné comme “le candidat de notre famille politique” après sa victoire à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle. Dans une première déclaration à l’issue de la publication des résultats, l’ancien Premier ministre a dit son souci de travailler au “rassemblement” de son camp.

Enfin, selon un dernier sondage, l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui arrive en troisième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, battrait le candidat de la droite François Fillon au second tour, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint pour Le Figaro et LCI publié dimanche. Le candidat du mouvement “En marche!” l’emporterait, que ce soit face à l’ex-Premier ministre (58-42) ou face à la présidente du Front national Marine Le Pen (65-35). François Fillon l’emporterait lui face à la leader frontiste (60-40).
Au premier tour, Marine Le Pen (25%) arrive en tête des intentions de vote devant François Fillon (21%) et Emmanuel Macron (20%).
Benoît Hamon, tout juste investi candidat du Parti socialiste contre Manuel Valls, est lui crédité de 13%. L’ex-ministre de l’Education devance le candidat de “La France insoumise” Jean-Luc Mélenchon (10%) et le président du MoDem François Bayrou (5%) qui n’a pas encore dit ses intentions pour l’élection.

La popularité de Fillon recule après l’affaire Penelope

La popularité de François Fillon recule, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi et réalisé après les révélations sur des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.

Le Parquet national financier a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics, plongeant la campagne du candidat de la droite dans la crise.

Selon ce sondage, 61% des Français ont une mauvaise opinion de François Fillon et 38% une bonne opinion, soit une baisse de quatre points par rapport à un sondage Odoxa publié le 8 janvier.

Odoxa évoque par ailleurs une chute de 16 points de la popularité de l’ancien Premier ministre par rapport à un sondage Ifop-Fiducial réalisé en novembre avant le premier tour de la primaire de droite.

Dans le nouveau sondage Odoxa, 83% des sympathisants de gauche et 38% des sympathisants de droite ont une mauvaise opinion de François Fillon.

Seuls 31% des sondés estiment qu’il est proche des préoccupations de Français, 32% qu’il est honnête et 39% qu’il est convaincant, une majorité d’entre eux (54%) estimant qu’il est courageux.

Le sondage a été réalisé le 26 janvier auprès d’un échantillon de 1.012 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

L’électricité stockée par votre radiateur

En période de pointe, 40% de la consommation électrique des français passe par le chauffage, et, selon une étude de l’INSEE, plus d’1 ménage français sur 5 est victime de précarité énergétique. Pour remédier à ce défi, la start-up grenobloise Lancey Energy Storage à mis au point un radiateur avec batteries intégrées.

Equipé d’une batterie au lithium, le radiateur stocke donc l’énergie nécessaire pour passer le pic de consommation quotidien. En jouant sur les pics de consommation, l’appareil permettra de réduire par 2 la consommation de chauffage dans un logement. Mieux encore, ces “radiateurs intelligents” seront capables de faire fonctionner l’ensemble des appareils domestiques : votre télévision, ordinateur, ou réfrigérateur pourra donc être alimenté par votre chauffage !

Une fois déchargés, l’intelligence embarquée du radiateur permet de stocker automatiquement à nouveau de l’énergie, selon les tarifs de l’électricité. De plus, le produit est en permanence connecté à internet. Votre fournisseur pourra alors vous alerter par SMS du prix du kilowatt/heure.

Présentée en novembre dernier au selon Pollutec de Lyon, la start-up était également présente début janvier, à Las Vegas pour le CES, grand messe des objects connectés.

Les dirigeants de Lancey Energy Storage : Hervé Ory, Raphaël Meyer et Gilles Moreau

Lancey Energy Storage lancera son radiateur sur le marché dans le courant de l’année, avec, d’abord une distribution en lot auprès des bailleurs. Pour les particuliers, il faudra débourser la coquette somme de 1 000 euros. Un investissement remboursé en 4 ans grâce aux économies d’énergies effectuées. En France, 12 millions de Français ont du mal à payer leurs factures d’énergies.

Pour la petite info … 

Les spécialistes du chauffage rivalisent d’ingéniosité pour réaliser des économies. Entre le Symphonik de Thermor, l’e-Ketsch d’Osily, le Smart Eco Control d’Applimo ou encore la gamme Série D de Rointe, de nombreuses solutions sont disponible pour alléger vos factures d’énergie ! 

Pourquoi la primaire socialiste signe la mort du Parti socialiste

Les récents débats de la primaire de la gauche ont prouvé que le Parti socialiste était entré dans une nouvelle ère, qui ne présage rien de bon …

Lors du dernier débat de la primaire du Parti socialiste et de ses alliés, jeudi 19 janvier sur France 2, les candidats ont évoqué avec humour le “cas” Macron, candidat à la présidentielle en mai prochain.  Vincent Peillon à même osé demander à “l’enfant prodigue” de rentrer au bercail. Ainsi, il semblerait que le phénomène Macron fasse peur chez les socialistes. Mais le fait qu’un Emmanuel Macron puisse faire peur aux socialistes est révélateur d’une crise, sans précédent, que le Parti Socialiste se doit d’affronter, pour sa survie.

Voir aussi : Primaire socialiste : l’ultime débat

Un problème de leadership

Qui dirige au Parti socialiste ? Depuis quinze ans, aucun des dirigeants du parti ne s’est durablement imposé, empêchant au parti d’installer une dynamique durable. Jospin, puis Royal ont été écartés après leurs échecs respectifs de 2002 et 2007 à la présidentielle. Francois Hollande, affaibli comme jamais, à été contraint de renoncer à briguer un second mandat. Ainsi, dimanche 29 janvier, le vainqueur de la primaire aura la lourde tache de “tenter” de rassembler et des hommes, et des idées. En effet, le Parti socialiste est aujourd’hui en panne d’un projet convaincant et partagé. L’exercice du pouvoir l’a démontré : la fracture est profonde entre ceux qui ont gouverné, et ceux qui ont mené la fonde depuis deux ou trois ans.

D’autre part, les ténors du parti le savent, le PS se prépare à vivre une crise sans précédent. Que va-t-il se passer si, en février/mars, Benoit Hamon ou Manuel Valls reste scotché autour des 10/15% des intentions de vote, alors qu’un Macron ou un Mélenchon flirteront avec les 20% ? Comment un parti peut-il affirmer que son candidat choisit est légitime, alors même que la participation n’atteint même pas les 2 millions de votants ?

Voir aussi : Revivez le 1er Tour de la Primaire de la Gauche

Un désistement du candidat au profit de Macron ?

La pression va être forte pour que le représentant PS se retire au profit d’Emmanuel Macron afin de laisser une chance au candidat « progressiste » d’accéder au second tour aux dépens de Marine Le Pen ou de François Fillon. C’est d’ailleurs déjà ce que dit ouvertement le sénateur-maire de Lyon,

Gérard Collomb, le chef de file des « réformateurs » – l’aile droite- du PS qui a entraîné dans son soutien officiel à Emmanuel Macron 46 élus locaux du Rhône. Et nombreux sont les députés socialistes à s’interroger, plus ou moins discrètement, sur cette éventualité afin d’essayer de sauver leur siège aux législatives.

“Peut-être est-ce inévitable, peut-être le glas de l’histoire a-t-il déjà sonné pour lessurvivants de la rue de Solférino. Si le candidat désigné ne convainc pas, s’il patauge dans le discrédit, il sera temps de constater le décès de l’ancienne gauche. En attendant, il serait bon de laisser une chance, non à un appareil, mais à une idée. Celle de la gauche, qui peut encore servir en se réinventant”.
Laurent Joffrin, Libération du Samedi 21 janvier 2017

Enfin, ce qui à fait pendant de longues années la force du Parti est aujourd’hui menacée. Sa base territoriale s’est méchamment rétrécie au fil des élections municipales, cantonales et régionales. Quand à sa base sociale historique, cela fait près de deux décennies que les classes populaires, ouvriers et employés ont largement déserté la gauche et cédé aux sirènes Le Penistes.

Aujourd’hui, rue de Solférino, tout est à reconstruire. L’embellie des primaires, la médiatisation du parti due à la guerre que se jouent les médias français risque de fuir très prochainement, au profit d’Emmanuel Macron, de Francois Fillon et de Marine le Pen.

Revivez le 1er Tour de la Primaire de la Gauche

Ce qu’il faut retenir

  • Les socialistes Benoît Hamon et Manuel Valls sont qualifiés pour le second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste pour l’élection présidentielle, a annoncé dimanche la Haute autorité chargée de son organisation, sur la base de résultats partiels.L’ancien ministre de l’Education nationale a recueilli 36,12% des voix et l’ancien Premier ministre 31,24%, sur 942874 votants.
  • Avec 17,69% des voix, Arnaud Montebourg qui était parmi les trois favoris serait éliminé dès le premier tour, tout comme Vincent Peillon (PS), la radicale de gauche Sylvia Pinel, l’écologiste François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate).
  • Pour le second tour, Benoit Hamon est soutenu par Arnaud Montebourg, Manuel Valls est soutenu quant à lui par Sylvia Pinel. Bennahmias, De Rugy et Peillon ne donnent pas de consigne de vote.
  • La participation au premier tour de la primaire de la gauche a été dans la moyenne espérée, sans dépasser les attentes. Le PS affiche sa satisfaction.
  • Un débat télévisé entre les deux finalistes sera organisé mercredi avant le second tour dimanche prochain.

Primaire socialiste : l’ultime débat

23H45 : Fin de ce débat ! Merci à tous de nous avoir suivi  😛

23H44 : La conclusion de l’ex-premier ministre : “Je veux incarner une France indépendante dans le monde d’aujourd’hui. Je veux incarner une société éducative. Je veux incarner une société du travail. Je suis fier d’avoir assumer des responsabilités, mais je sais que nous devons aller encore plus loin. Je veux incarner plus que jamais la lucidité et l’avenir. Soyez fier d’être de gauche”.

23H43 : Vincent Peillon remercie l’ensemble des candidats qui ont participé au débat, et regrette que la gauche soit autant critiquée. “Retrouvez la fierté d’être de gauche ! Dans un moment qui n’est pas facile, le président a déclaré forfait, les cinq dernières années est marqué par trop de divisions, nous sommes héritiers d’un cortège de femmes et d’hommes fiers qui ont toujours oeuvré pour le pays.” Vincent Peillon veut un rassemblement, et vante son projet, “précis et de gauche”.

23H41 : Fancois de Rugy : “On a tenté de vous enfermer dans des choix préétablis dans les frontières du parti socialiste. Vous êtes libre de choisir le sursaut, la rénovation. La rénovation de la gauche passe par le bulletin de vote que vous choisirez dimanche, je vous propose le bulletin de la clarté, du parler vrai et de l’écologie.”

23H38 : Pour Sylvia Pinel, le changement passe aussi par l’élection d’une femme à l’élection présidentielle française. Il faut, pour la candidate, partir de la réalité, tout en étant guidé par nos valeurs. Elle prône l’égalité des chances, la laïcité, la parité … “Voter pour moi c’est vouloir retrouver confiance et optimisme”

23H36 : Arnaud Montebourg se dit appartenir à une gauche qui ne baisse pas les bras, et qui sait affronter les puissances et les puissants. “Que serait la France sans la gauche ?”. Le candidat propose de reprendre le contrôle, et défend la société du travail. “Oui nous pouvons l’emporter en mai prochain, c’est pourquoi je vous propose ensemble de franchir ces étapes”.

23H35 : Jean-Luc Bennahmias recycle sa conclusion du précédent débat, sur “l’arc progressiste digne du conseil national de la résistance”.

23H33 : Benoit Hamon : “Je ne vois aucune raison pour que ce qui à échoué hier réussise demain” “Je veux une gauche de progrès”. Benoit Hamon propose une option en faveur du progrès social, et qui permettrait demain, selon le candidat, de voir que l’on peut vivre davantage en harmonie avec notre système. “Si vous devez prendre une décision les 22 et 29 janvier, c’est de choisir un homme qui tranche”. Benoit Hamon fait du renouveau son premier argument de campagne dans sa minute de conclusion.

23h32 : Heure de la conclusion !

23H32 : Pour l’ex-ministre du Logement, “le véritable courage d’Emmanuel Macron aurait été de participer à cette primaire pour débattre”. “Cela aurait été aussi une preuve de loyauté envers son camp qui l’a fait évoluer. Je crois que cette primaire, si nous la réussissons, cela sera plus facile pour rassembler pour faire en sorte qu’il n’y ait pas ce deuxième tour catastrophique”, explique-t-elle. Quand à une possible alliance avec François, elle demande : “Mais François Bayrou est-il candidat ? Je ne fais pas de pronostic sans savoir”. Pour elle, “il faut absolument créer les conditions du rassemblement, mais cela veut dire qu’il faut un accord programmatique. Parce cet accord crée les conditions d’un gouvernement”.

23H30 : “J’ai de grandes divergences avec Emmanuel Macron”, souligne François De Rugy. “Je rencontre des Français qui me disent qu’ils hésitent, qu’ils sont tentés par Emmanuel Macron car ils ont un envie de renouveau. Je les invite à saisir toutes les opportunités qui se présentent, y compris dans cette primaire.” “La question” d’une discussion avec Emmanuel Macron, “elle se posera en effet”, reconnaît François De Rugy, tout en refusant de rentrer dans “la politique-fiction”. “Mon objectif politique, c’est qu’il y ait un rassemblement pour qu’il n’y ait pas un deuxième tour François Fillon-marine Le Pen”, résume-t-il. “Ce sera la responsabilité du vainqueur de la primaire que de faire en sorte qu’il n’y ait pas ce deuxième tour. Il faut tout faire pour qu’il n’y ait pas de deuxième tour entre Fillon et Le Pen”, répond le candidat, questionné sur un éventuel désistement du vainqueur au profit d’Emmanuel Macron pour éviter ce deuxième tour.

23H28 : Vincent Peillon ironise sur le caractère particulier donné à Emmanuel Macron. Réaffirmant qu’il faut “prendre au sérieux” Donald Trump sans en avoir peur, et dénonçant la “nouvelle hystérie française autour de Poutine”, il résume : “Quand on n’a pas peur de Poutine et pas peur de Trump, on n’a pas peur de Macron.” “Aujourd’hui il mène une aventure, franchement tout à fait respectable, c’est dommage qu’il ne soit pas venu débattre avec nous”, poursuit le candidat. Avant de conclure, ironique, moquant le positionnement flou d’Emmanuel Macron : “A un moment il va sortir de l’ambiguïté. Sa grande famille l’accueillera, l’enfant prodige.”

23H26 : Arnaud Montebourg est désormais interrogé sur le concept de légitimité du candidat victorieux de la primaire à gauche, face à la montée dans les sondages d’Emmanuel Macron. “Il y a les sondages, puis les suffrages. Les sondages, c’est mille personnes, les suffrages, c’est peut-être deux voire trois millions de personnes”. L’ex-ministre évoque ensuite Emmanuel Macron : “Il y a quelque chose de confus  dans la candidature d’Emmanuel Macron. Je ne comprends pas comment on peut faire l’éloge de Philippe de Villiers, encenser Mitterrand, Giscard d’Estaing, recevoir le soutien de Raffarin et être critiqué par Larcher en même temps. J’ai besoin de comprendre son programme, quel est-il ? Quand c’est flou, il y a un loup”, lâche-t-il.

23H23 : Benoît Hamon estime que le vainqueur de la primaire de gauche aura la légitimité tirée d’un scrutin que n’aura pas Emmanuel Macron, même s’il est porté par des sondages très favorables. Par ailleurs, l’ex ministre de l’Education trouve que Macron utilise de vieilles ficelles et lui fait penser à l’Allemand Gerhard Schroeder ou à l’Angais Tony Blair. “je trouve tout cela vieux”, conclut Benoît Hamon.

23H22 : Interrogé sur la côte de popularité d’Emmanuel Macron dans les sondages, l’ex-premier ministre a, comme à son habitude depuis son entrée en campagne, refusé de prononcer son nom. “Il y a des forces politiques qui veulent que cette primaire ne se passe dans de bonnes conditions. Le peuple de France ne se laissera pas imposer un choix. Les électeurs viendront voter, et c’est eux qui donneront la légitimité au candidat socialiste. Celui qui l’emportera devra rassembler, mais pas avec des vieux accords d’appareil”, a-t-il jugé.

23H16 : Pour l’ex-ministre du Logement, les déclarations de Donald Trump “doivent pousser les Européens à aller plus vite, notamment en ce qui concerne la défense et la sécurité”. “La position d’alignement de François Fillon vis-à-vis de Poutine est inacceptable. Il faut une Europe forte face à Poutine, mais aussi face à la Chine et à l’Inde demain”, explique-t-elle encore.

23H14 : Donald Trump, un événement grave ? “Un événement important c’est évident”, juge Jean-Luc Bennahmias. “Mais il a été élu démocratiquement. Donc forcément, nous discutons”, note-t-il. “Je remarque que nous parlons toujours de France-Allemagne, mais il faut une alliance des pays du Sud. Il faut reconstruire ce socle européen à 12 ou 15 pays. Il faut une Défense commune, mais c’est bien plus compliqué qu’on ne le pense”, réaffirme le président du Front démocrate.

23H13 : Ton grave pour Francois de Rugy. “On peut ricaner sur sa chevelure, moi je n’ai pas du tout envie de rire quand je vois le projet qu’il prépare. Monsieur Trump est pour le retour en arrière, sur la Cop 21. Ne croyons pas qu’après quelques mois au pouvoir, il va s’y rallier.” “En France, il y a des candidats à l’élection présidentielle, Monsieur Fillon, Madame Le Pen, qui veulent se joindre à cette alliance avec la Russie.”

23H08 :

Donald Trump est-il quelqu’un de soucieux de ses propres intérêts ?, questionne-t-on à Arnaud Montebourg. “Qu’il ait un nationalisme exprimé d’une manière un peu échevelée, personne n’en doute. Mais lorsque, finalement, on se prépare à être chef d’État de la cinquième puissance, s’indigner n’est pas utile”, juge l’ancien ministre. “La France doit être capable de s’unir. Nous avons un accord, la COP21, nous pouvons l’utiliser comme levier de riposte à des attaques évidentes”, propose-t-il. “La question européenne est très importante. La France est en train de s’effondrer, attaquée de l’intérieur et de l’extérieur. Nous devons travailler à un nouveau traité de Rome”, ajoute-t-il.

23H07 : Le monde est en train de changer explique Manuel Valls, qui prend au sérieux les déclarations de Donald Trump. “Quand son projet c’est de casser l’Europe, briser l’Alliance atlantique, il faut le prendre au sérieux. C’est une injonction pour l’Europe à être forte et unie.” “Vincent Peillon me rappelle parfois mon vieux professeur”, tance Valls, à qui Peillon reproche l’usage du mot “guerre”.

23H06  Temps de parole : Valls et Peillon en tête


23H05 : L’essentiel du débat pour Vincent Peillon, réside dans le fait que les américains sont, historiquement alliés. “Nous avons des intérêts extrêmement lourds à défendre” “Nous gardons la tête froide, nous ne lui ferons pas la guerre”.

23H04 : Les États-Unis et Donald Trump à présent.

22H59 : “Il n’est pas question d’un quelconque dialogue avec Bachar Al-Assad.” déclare Sylvia Pinel

22H58 : “Ce qui se passe en Syrie, c’est le laboratoire de la politique de Vladimir Poutine, ce que j’ai qualifié d’expansionnisme russe”, détaille François de Rugy, qui regrette que François Hollande n’ait pas poussé à une intervention en Syrie. “On n’aurait jamais dû laisser ça impuni.” Quant à l’OTAN et son avenir, il doit être remplacé par une alliance européenne qui ne contiendrait ni la Turquie ni les États-Unis.

22H56 : Vincent Peillon confirme que la France entretient des relations avec El Assad et valide. Cependant, il rappelle les drames commis par le président Syrien, qui relève du “crime de guerre”. Vincent Peillon rend hommage à Francois Hollande qui, depuis 2012, entretien une “position juste” sur le Moyen Orient.

22H54 : Manuel Valls aimerait de Trump qu’il clarifie sa position sur des sujets. L’ex premier ministre explique que la France discute déjà avec le régime d’El Assad, ne serait ce que pour trouver une solution aux migrants. Cependant, Valls partage l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de solution durable avec Bachard El Assad. “La France à dans cette zone toujours un leadership à exercer”. Il pointe du doigt les États-Unis qui sont aussi responsables.

22H52 : “Il n’y a pas de solution politique en Syrie avec Bachard al Assad” répond Benoit Hamon, qui envisage plutôt d’imposer que les nation unies et les pays voisins discutent du sujet. “La France doit reprendre le leadership qu’elle a perdu ces derniers années”. Benoit Hamon souhaiterai que l’on reconnaisse de l’Etat de Palestine

22H51 : Pour Arnaud Montebourg, aucune décision durable n’est envisageable avec le dictateur Syrien, qui devra justifier ses actes devant un tribunal international selon lui. “La question va se poser entre les puissances, de manière à équilibrer les minorités de la Syrie (…)”

22H50 : L’international à présent. On commence par la Syrie, question de David Pujadas sur El Assad “Le temps pour la France est il venu de discuter avec lui ?”

22H47 : Vincent Peillon rappelle qu’il propose la proportionnelle intégrale. Il met aussi le CICE sous condition d’égalité dans son programme (dans les faits il retirerait le CICE si pas d’égalité).

22H46 : Benoît Hamon propose de doubler les pénalités de non-respect de parité à l’Assemblée pour “doubler le budget du ministère des Droits des femmes.”

22H45 : TOP20 Des mots clés sur Twitter


22H43 : J-L Benahmias “Nous sommes un vieux pays de machos, très ancien. Nous avons mis un temps fou à accorder aux femmes le droit de vote. Nous sommes très loin de parité à l’Assemblée nationale. Il ne faut pas attendre grand chose des hommes. Il faut que les femmes se battent. Il faut augmenter les places en crèche, etc… et comme ça elles nous vireront.” On apprécie le franc parler … !

22H40 : Pour Valls, ce sujet est surement l’un des plus difficiles aborder. Les inégalités subsistent pour l’ex premier ministre, et les responsables politiques ne donnent pas toujours l’exemple. Coté positif, la parité au gouvernement, respectée depuis 2012 ! “J’ai eu la seule directrice de cabinet de toute l’histoire de la Ve République”. La question de l’égalité salariale entre femme et homme doit être au coeur de l’entreprise. “Le volontarisme sur cette question est possible”. “1 femme meurt tous les 3 jours en France” : la lutte contre le sexisme est une priorité nationale qui doit tous nous engager.

22H39 : La principale intéressée ! Sylvia Pinel, qui se réjouit de voir la nécessité de favoriser l’égalité femme/homme, veut passer aux actes. Elle souhaite l’égalité salariale, lutter contre les stéréotypes qui règnent depuis l’enfance et veut ouvrir la PMA à toutes les femmes, sans conditions.

22H38 : Francois de Rugy souhaite donner un signal clair “Je veux une parité totale” “J’étais bien seul à prendre mon congé paternité à la naissance de mon deuxième enfant, à l’Assemblée nationale.”

22H36 : Arnaud Montebourg s’exprime depuis plus d’une minute sur l’égalité homme femme. Il regrette le manque de cadres femmes dans les PME. Il y a aussi une réforme à faire du coté de la justice sur l’autorité parentale également.

22H33 : La parité femme/homme à présent. Francois de Rugy est le seule à avoir une porte parole du sexe féminin : Véronique Massonneau.

22H32 : “Assurer la sécurité, c’est une des premières missions de l’Etat”, s’insurge François de Rugy qui a failli être oublié sur le thème de la prison.

22H31 : Jean-Luc Bennahmias : “J’améliorerais d’abord la situation du personnel pénitentiaire : gardiens, éducateurs. Et je ferai en sorte que la prison ne remplace pas les hôpitaux psychiatriques.”

22H30 : Sur la question carcérale, Arnaud Montebourg assure n’avoir “aucune vision angélique”. La contrainte pénale mise en place par Christiane Taubira était, selon lui, était une “bonne décision”. Mais “il est normal qu’un gouvernement mette en place les places de prison nécessaires. Il faudra même construire des dispositifs spéciaux pour les terroristes”, détaille-t-il. Dans le même temps, il faut “chercher des solutions alternatives”, ajoute-t-il. Christiane Taubira, qui n’a pas pris partie dans cette primaire, fait irruption dans le débat. L’ancienne garde des sceaux a seulement fait savoir qu’elle hésitait entre Montebourg, Hamon et Peillon.

22H29 : Interrogé sur son positionnement en matière de justice, l’ex-premier ministre veut que “la gauche reste crédible, sur l’entreprise, le dialogue social, l’égalité, qu’elle soit crédible par ses propositions et surtout qu’elle ne renonce pas à assurer la sécurité”. “La protection des plus faibles, c’est notre priorité. Nous avons engagé depuis 2012 un peu moins de 5000 nouvelles places de prison”, explique-t-il, et propose d’en construire 10.000 durant son quinquennat. Selon lui, cela “n’est pas contradictoire avec les peines alternatives”.

22H28 : Pour Benoît Hamon, il existe beaucoup d’alternatives à la détention. Nous faisons le constat d’une surpopulation carcérale et nous y répondons en augmentant le nombre de places de prison. Mais ça ne répond pas au fait qu’il y a une surpopulation.
Je propose une alternative à la détention, notamment pour les courtes peines. Il faut mettre l’accent sur la réinsertion.

22H24 : L’ex-ministre du Logement entend créer de nouvelles places de prison, mais aussi “développer les peines alternatives”. “Surtout, il faut mieux préparer la sortie de prison. 85% sont sortis de prison sans préparation aujourd’hui. C’est ce qu’on appelle les sorties sèches”.

22H22 : Sur les 20 dernières minutes, d’après Visibrain, c’est Benoit Hamon qui  a été le plus mentionné sur Twitter.

22H21 : Benoit Hamon “Nous faisons le constat d’une surpopulation carcérale en augmentant le nombre de places de prison. Ca ne résoud pas la question, et le fait que la prison fabrique des délinquants. Moi je préfère des alternatives à la détention pour les courtes de peines, de moins de six mois. Aujourd’hui, la récidive est plus fréquente quand on est passé en prison que quand on a fait une peine alternative.”

22H20 : Nouveau thème : la lutte contre la délinquance.

22H18 : L’ex-ministre du Logement a choisi pour sa part de développer la situation des personnes handicapées. “Je veux lancer un nouveau plan contre l’autisme”. Etlle a ensuite tenu à parler de la dépendance. “On ne pense pas assez à celles et ceux qui accompagnent un proche en perte d’autonomie, c’est 8 millions de personnes”, et propose de renforcer la construction d’accueil de jour pour aider les aidants de personnes handicapées de souffler.

22H17 : Arnaud Montebourg s’intéresse aux quartiers populaires. Il prend l’exemple d’Hakim, Bac+4 qui à envoyé 380 CV sans réponse. Je voudrais proposer à ces quartiers populaires de faire du Made in France, qu’il y ait des clauses d’embauche pour les quartiers populaires (…) Nous avons besoin de l’unité de notre pays”

22H15 : 2 propositions sur le progrès social pour Vincent Peillon. Il propose la création d’un service public pour les maisons de retraites. Beaucoup de familles, selon l’ex ministre de l’éducation sont en grande difficulté pour assurer la fin de vie de leur entourage. A l’inverse, vraie mesure pour les jeunes chez Peillon qui propose que la transmission des patrimoines soit transformée. “Je propose que ceux qui n’ont aucun patrimoine soient dotés d’un patrimoine quand même”.

22H14 : Benoit Hamon soutien Francois de Rugy. Il faut aller plus loin, pour que ces personnes puissent disposer d’un accompagnement leur permettant de faire face à cela. “Une personne à la maladie incurable doit pouvoir décider de sa vie”.

22H13 : Francois de Rugy “Il y a des décisions politiques qui relèvent du courage”. Pour l’écologiste, nous avons été élu (NDLR : nous les socialistes) en 2012 sur la promesse de pouvoir mettre fin à sa vie. Il souhaite, s’il est élu, qu’il y ait un texte de loi favorisant l’euthanasie. “Je le soumettrai au référendum. C’est le rôle de la gauche de soutenir des nouveaux droits”.

22H12 : Manuel Valls propose un service civique obligatoire de 6 mois pour les jeunes, afin de s’engager, que ce soit dans les ONG, dans la gendarmerie, afin de faire preuve de générosité. “France nous avons besoin de nous rassembler”

22H11 : J-L Benhamias : “L’UE tel qu’on la connaît n’existera plus si on la continue comme ça. Nous n’arriverons plus à 27 à faire avancer l’Europe. Nos populations n’y croient plus.”

22H10 : Carte blanche ! Totale liberté, 1 minute sur un sujet.

22H07 : Francois de Rugy à présent, candidat le plus “libre échangiste” selon Fabien Namias … au niveau économique bien sur …  :-D. Francois de Rugy pense que le futur abandon du TAFTA est une bonne chose. Francois de Rugy est contre l’élargissement de l’Union Européenne “Non à la Turquie en Europe”. Argument : cela va renforcer la concurrence. Cependant, De Rugy ne reviendra pas en arrière sur le modèle européen, simplement parce que c’est trop tard. Il faut développer le “produire en France” ! C’est la patte de l’écologiste qui est en lui !

22H04 : Pour Sylvia Pinel, les déclarations de Trump font craindre le protectionnisme. Elle souhaite dire à l’ensemble des pays européens qu’il faudrait relancer la construction européenne en harmonisant la fiscalité, les charges sociales, en révisant la directive sur les travailleurs détachés. “Si l’Europe ne relance pas une politique économique forte, ça n’est pas la France toute seule qui se relancera”

22H03 : Retour au direct ! Manuel Valls répond à Arnaud Montebourg “Assez d’opposer le soutien à l’économie et la lutte contre la pauvreté, parce que c’est lié ! ” “Il y a des grandes entreprises dans notre pays qui doivent investir et faire travailler davantage les français”. “Oui je pense qu’il faut davantage nous protéger. Le projet européen est menacé de dislocation”. Il faut, selon Manuel Valls, globaliser les règles européennes que ce soit en matière d’environnement ou de social.

22H02 : Après une heure de débat, petit tour sur Twitter, ou les internautes remarquent l’acharnement fait à Benoit Hamon. Beaucoup s’ennuient déjà dans ce débat ou les temps de paroles ne sont malheureusement que très peu respectés.

22H00 : Au tour d’Arnaud Montebourg, de défendre son made in France en chiffres. “Nous avons besoin de remonter notre industrie qui a été dévorée par les 10 années de crise”. La stratégie de Montebourg se base sur les PME, qui sont les entreprises qui ont des projets qui ne peuvent financer leur projet. “L’argent de l’assurance vie, oui nous allons les sécher vers les PME”. Pour Arnaud Montebourg, le fait de nationaliser une Enterprise s’apparente à une protection de nos intérêts stratégiques.

21H55 : Petit point sur les chronos, ou l’on remarque l’important retard de Sylvia Pinel.

21H54 : Vincent Peillon “Il faut faire des investissements parce que sinon on aura pas de croissance. Il faut le faire avec les européens. Faire croire que la relance va être seulement franco française c’est une erreur”. Vincent Peillon n’est pas non plus d’accord avec la proposition de diviser la dette de Francois de Rugy. Quant au protectionnisme, l’ex ministre de l’éducation soutien les petites entreprises qui n’arrivent pas à exporter. Il faut faire attention au protectionnisme selon Peillon. Ce dernier est défavorable au CETA.

21H53 : Jean Luc Benhamias ne s’effraie absolument pas du protectionnisme européen.

21H52 : Autre thème, qui intéressé le monde entier selon Léa Salomé, c’est le protectionnisme.

21H51 : Faisons le point de ce que pensent les candidats sur le revenu universel. Arnaud Montebourg s’en prend aussi à la proposition phare de Benoît Hamon : “300 milliards, c’est l”équivalent du budget de l’Etat, donc on va faire un deuxième budget de l’Etat, ce sera un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et les classes populaires”. Sylvia Pinel dit n’avoir pas compris “comment (M. Hamon) finance le revenu universel. “Si on commence par alourdir les dépenses, alourdir les déficits, on va encore alourdir la dette”, renchérit François de Rugy, à propos du revenu universel, dont la première étape est estimée à 45 milliards d’euros par son promoteur, Benoît Hamon. Cette somme est “l’équivalent du CICE et du pacte de responsabilité qui ont coûté 40 milliards”, défend l’ex-ministre de l’éducation. Manuel Valls lui, dit “défendre la société du travail”. “Augmenter le pouvoir d’achat, les petites retraites, c’est le revenu décent pour ceux qui en ont vraiment besoin.”

21H50 : Jean Luc Benhamias répond à Pinel “Benoît, te décourage pas, c’est la seule idée nouvelle qu’on ait eu depuis des années !”

21H48 : “Ce que je crois c’est que pour relancer la croissance il faut donner plus aux entreprises. (…) Je propose la suppression du CICE, et une réforme de l’impôt sur les sociétés qu’il faut baisser à 20%” déclare Sylvia Pinel, qui explique que trop de revenus sont hébergés dans des paradis fiscaux.

21H47 : Sylvia Pinel prone le sérieux budgétaire. “Il faudra quand même Benoit (NDLR :Hamon) pour financer ton revenu universel que tu nous explique réellement comment on le finance (…) Ta proposition c’est plus que le budget actuel de l’Etat”

21H45 : Restructuration de la dette au niveau européen pour Francois de Rugy. C’est à dire qu’il faut annuler une partie de la dette pour que tous les pays européens soient gagnants, y compris l’Allemagne (Et si on baisse la charge de la dette, on le trouve ou l’argent manquant ?!!!)

21H44  : Si pour Montebourg, on pouvait s’asseoir sur les 3% de déficits il y a quelques mois, la donne à changé ! Il faut désormais tenir le cap  😉

21H43 : “Cette élection est la dernière avant le Le Penisme” selon Arnaud Montebourg.

21H41 : “Je suis le candidat de la constance. L’ensemble du programme que je propose est sérieusement financé, chiffré.”  Pour Montebourg, la baisse du chômage est le plus important. Cette stratégie marche dans le monde entier pour Mr Montebourg.

21H40 : Tutoiement entre Peillon, Valls et Hamon sur les sujets chauds … comme un air de primaire de droite  🙂


21H38 : Benoit Hamon : “Le revenu universel, cela crée de l’emploi, cela redonne au salarié pour réduire son temps de traval, donc d’embaucher, et ça éradique la pauvreté, voilà ce que ça rapporte. Ce que je propose c’est que le revenu universel dès 2018 soit versé à l’ensemble des personnes pauvres éligibles au RSA et aux 18-25 ans.” A noter une bonne dynamique de Benoit Hamon dans les sondages. C’est aussi le candidat le plus critiqué ce soir.

21H36 : Vincent Peillon craint, comme Manuel Valls, la gauche qui fait des promesses et qui décoit. Il considère que le déficit n’est pas bon pour nous. Sur l’Europe, il faut un accord avec les Allemands sinon plus d’Europe pour Vincent Peillon. Il faut donc demander des investissements : “L’Europe fait 12% de mois d’investissements qu’en 2008” “On peut être européen et de gauche !”

21H34 : “Ici je n’ai pas d’adversaire” petite phrase intéressante lancée par Manuel Valls

21H33 : En tant qu’ex premier ministre, Manuel Valls prouve qu’en 3 ans il a réussi à maintenir la dette tout en réalisant des investissements. Fabien Namias veut de la précision, Manuel Valls affirme qu’il faut être précis … Dialogue de sourd ?!

21H32 : Benoit Hamon : “Nous pouvons négocier avec les banquiers. Pas avec la planète”. Le diplômé de licence d’histoire pense que la question centrale est de savoir de quelle manière nous pouvons mutualiser la dette européenne.  (Alors même que la dette allemande ne cesse de diminuer, et inversement chez nous …).

21H30 : Deuxième thème, le chiffrage des programmes et le silence des candidats sur la dette publique, qui apparaît très peu dans les programmes.

21H27 : C’est animé ce soir ! Les échanges sont cordiaux. Apparemment  le débat sur la santé passionnent ces candidats, en témoigne l’enthousiasme de Mr Benhamias!

21H26 : Manuel Valls interrompt David Pujadas “Un mot pour dire que la prévention en matière de santé est essentielle”

21H25 : Il faut lutter contre les déserts médicaux ! Autre thème abordé qui questionne les téléspectateurs. Benoit Hamon partage le fait que la sécurité sociale est la meilleure assurance santé, qui coute le moins. “La meilleure assurance santé, la plus solidaire, celle qui coûte le moins, c’est la Sécurité sociale, qui doit augmenter le niveau de ses remboursements. Comment ? En remettant en cause le principe des 4 à 6 milliards d’euros donnés aux entreprises pour financer les complémentaires santés. Et les médicaments innovants, qui coûtent très cher à la Sécurité sociale, parfois 40 000 euros ? Il faudra utiliser la possibilité de rendre générique un médicament indispensable.” estime Benoit Hamon.

21H22 : Pour Manuel Valls, c’est un enjeu majeur de l’élection présidentielle. D’accord avec Francois de Rugy, moins avec Montebourg ! Conforter la sécurité sociale, c’est un élément central de ce débat. Il faut faire confiance aux acteurs locaux pour Manuel Valls. “Les dépenses de santé vont augmenter avec l’allongement de la durée de vie”. Trop d’inégalité entre les français, pour l’ex premier ministre il faut développer les maisons de santé, et il faut aller plus loin dans l’installation des médecins avec les acteurs locaux. “Je propose de supprimer le ticket modérateur pour un certains nombre de soins de la ville”. Manuel Valls affirme ne pas remettre en cause la médecine libérale. “Retenez l’idée de la réforme des études médicales et une installation volontaire des médecins, qui resteront dans nos belles régions”.

21H19 : Jean Luc Benahamias ne voudrait pas q
e l’on puisse croire de notre système qu’il n’
est pas au point. “De nombreux pays nous envient ce système de santé”. On est donc d’accord à gauche avec cela ! Les mutuelles privées ne “dérangent pas
” Jean Luc Benhamias. 21H17 : Sylvia Pinel insite sur le fait qu’il faut préserver notre système de santé, un modèle, très “envié” dans le monde. “Il ne faut pas dérembourser certains actes (…) de cette droite ultra-libérale”

21H13 : Arnaud Montebourg propose une mutuelle pour tout le monde à 10 euros par mois. “Il y a 36% des Français qui ont renoncé à des soins. Dans les Mont de Piété, il y a des gens qui mettent en gage une partie de leur patrimoine pour financer une petite opération.” 

21H12 : Premier chapitre de ce débat la protection sociale et l’assurance maladie. Pour Vincent Peillon, “Notre hôpital qui est envié dans le monde entier, je souhaite qu’on lui donne de l’air, (…) avec les moyens de mieux travailler.”  Méthode d’incitation par des avantages fiscaux donc.

21h11 : Francois de Rugy propose qu’il y ait un quota, à négocier avec les collectivités locales. C’est donc Francois de Rugy qui apprenti comme le plus concret sur la question.

21H10 : Première anaphore de la soirée, signée Jean-Luc Bennhamias : “Je prends l’engagement” sur les pistes d’aide aux SDF.

21H09 : Zéro SDF à la rue : après Lionel Jospin en 2002, puis Nicolas Sarkozy en 2007, Jean-Luc Mélenchon prend aujourd’hui aussi cet engagement.

21H03 : Premier sujet : vague de froid en France, après la mort de Fred, 48 ans SDF à Calais. Léa Salamé rappelle la proposition de Jospin qu’il n’y ait plus de sans abris en France. Pour Sylvia Pinel, il faut renforcer l’hébergement d’urgence et fluidifier les parcours. Souvenons nous qu’elle à été ministre du logement il y a quelques années … Arnaud Montebourg “Le nombre de SDF à augmenté de 45% ces dernières années, un chiffre considérable. Nous pouvons atteindre cet objectif”. Pour Benoit Hamon c’est un un “engagement lourd à prendre”.

21H00 : Bonsoir à tous ! Bienvenue dans ce live pour suivre en direct le débat de la primaire de gauche. N’hésitez pas à réactualiser le plus souvent la page pour les dernières actus ! Les sept candidats seront interrogés à tour de rôle par David Pujadas, Léa Salamé (France 2) et Fabien Namias (Europe 1). Ils répondront à des questions sur la santé, le protectionnisme ou encore sur le chiffrage des programmes politiques. Un chapitre du débat sera également consacré à la politique internationale, notamment à la place de la Russie et du Moyen-Orient.

Apple prépare ses plans dans la SVOD

Apple est actuellement en contact avec le petit monde d’Hollywood, probablement pour lancer un service de SVOD similaire à ce que Netflix et Amazon font déjà …

Après s’être attaqué au marché du streaming musical, en étant le concurrent de Spotify, la firme de Cupertino serait entrée en contact avec les grands acteurs du cinéma américain pour s’offrir “les droits des programmes télé déjà scénarisés” rapporte le Wall Street Journal. Au delà de l’acquisition de droits, Apple serait capable, à terme, de produire ses propres contenus, une grande première pour une entreprise, à la base 100% IT. Toujours selon le Wall Street Journal, les contenus videos de la plateforme seraient proposé, comme Apple Music, à un prix fixe d’environ 10€ par mois, comme le font ses concurrents.

Un budget de production estimé en milliards de dollars

Aucune stratégie n’est pour l’instant dictée officiellement, mais ce qui est pratiquement sur, c’est que l’enjeu pour Apple, se chiffre en milliards de dollars, pour être à la hauteur de la concurrence ! Après le lancement d’un nouveau concurrent, Amazon Prime Video, l’arrivée d’Apple sur ce marché ferait office d’une forte concurrence, aujourd’hui dominée par Netlix et Time Warner (la chaine HBO aux États-Unis).

En revanche, si Apple à pour ambition de se lancer dans ce marché, il va falloir faire marcher la planche à billet ! Pour sa nouvelle création, The Crown,  racontant les premières années de règne de la reine Elizabeth II, Netflix à par exemple dépensé près de 130 millions de dollars. De plus, récemment, Netflix à annoncé s’être endetté de 800 millions de dollars, portant sa dette à 3 milliards de dollars. Mais la stratégie de Netflix est bel est bien là ! Porter à 50% la part de ses créations originales.

The Crown La série produite par Netflix disponible sur la plateforme depuis le 3 novembre

 

Des créations originales … pour plus d’abonnés ?

A tout investissement, sa récompense ?! La plateforme Netflix est passée de 57 millions à 75 millions d’abonnés dans le monde entre 2014 et 2015, pour un chiffre d’affaire de 6,1 milliards de dollars en 2015, soit une hausse de près de 30% en une seule année. Attention, pour Netflix, de ne cependant pas se reposer sur ces acquis. Au bout d’un certains temps, la marque risque d’arriver à un plancher d’abonné, tout en continuant à dépenser beaucoup d’argent.

Amazon, nouveau rival de Netflix à publié son chiffre de dépense en contenus pour 2016 : 3,2 milliards de dollars.. En juillet, l’e-commerçant avait déclaré vouloir doubler ce budget et tripler ses dépenses en créations originales. Apple devra donc mettre le paquet s’il souhaite rivaliser !

Et la France dans tout ça ?

En France, c’est CANAL+ avec son service CANALPlay qui à déniché dès le départ son service de SVOD (2011).  Ca n’est qu’en 2015 que Netflix est arrivé sur le marché français, ce qui n’a pas empêché la marque au logo rouge de chiper la place de leader à CANALPlay, qui comptait en 2015 plus de 700 000 abonnés payants. Amazon n’est pour l’instant pas encore disponible en France, faute d’accord avec la législation. En revanche, un autre acteur, SFR, s’est lancé exclusivement en France avec SFR Play, qui, à l’instar de ses concurrents, ne se consomme qu’à condition d’avoir un abonnement SFR, et qui propose globalement les mêmes services que Netflix et Amazon Prime.

CANALPlay, concurrent direct de Netlifx appartient à Vivendi (Canal+)

D’autre part, les services de SVOD en France sont très utiles pour les séries mais peu pour les films. La loi française interdit toute parution d’un film avant 36 mois. Ainsi, pour espérer regarder Les Tuches 2, sorti au cinéma en février 2016, il faudra attendre … début 2019 !

 

Mais au fait … c’est quoi la SVOD ?

Une offre qui permet au consommateur de payer un abonnement pour avoir accès à la totalité des films, des séries et des émissions d’un catalogue. Plus besoin de payer à chaque fois la location ou l’achat du dernier épisode de James Bond ou du nouveau film de Steven Spielberg. Netflix, Amazon Prime sont des services de SVOD.

Je suis contre la circulation alternée !

La circulation alternée … mesure d’urgence qui doit permettre de contrer les pics de pollution, de plus en plus nombreux dans la région parisienne, et dans l’hexagone ! Entre l’efficacité extrêmement douteuse et la pénalisation des banlieusards désargentés, les arguments ne manquent pas pour dénoncer une mesure inepte et contre-productive à plus d’un titre. Selon Airparif, sur une journée de circulation alternée en novembre 2016, le trafic n’a été réduit que de 5 à 10 %. Pas de quoi diminuer la pollution !

Et puis les véhicules les plus polluants ne sont pas ciblés, ce qui veut dire que sur une journée de circulation alternée, des véhicules polluants respectant la plaque circulent et polluent ! Alors certes, depuis le 01 juillet, les véhicules datant du siècle dernier ont été interdites dans la capitale, mais dans la capitale seulement. Pour vous donner un ordre d’idée, en France, les véhicules diesel les plus polluants, ceux d’avant 2000, sont au nombre de 19 millions, soit 27 % du parc en circulation.

Ensuite, en dehors des pics, la pollution chronique reste problématique en Ile-de-France : chaque année, entre 1 et 4 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement le long du trafic et dans le cœur de l’agglomération. Ecoutez bien ce chiffre : 95% de l’impact sanitaire de la pollution de l’air sont provoqués par la pollution de tous les jours. Et cette pollution chronique peut, à long terme être problématique : asthme, bronchite chronique, cancer du poumon, AVC, la liste de maux est longue !  Selon une récente « évaluation quantitative d’impact sanitaire » de Santé publique France, la pollution de l’air est responsable de 2 441 morts chaque année à Paris et 4 166 dans sa proche banlieue (1 557 en Hauts-de-Seine, 1 324 en Seine-Saint-Denis, et 1 285 dans le Val-de-Marne).

De nombreuses villes développent aussi des politiques de mobilité durables, qui consistent à renforcer le réseau de transports en commun, mettre en place des dispositifs d’autopartage et développer les pistes cyclables. Le but pour l’Etat, c’est vraiment de sensibiliser la population, qui doit prendre conscience et qui doit faire évoluer ses modes de vies.

Et puis la pollution alternée, ca coute cher ! Cher à la société, qui enregistre une perte du PIB, sans compter tout le dispositif policier, mais aussi du contribuable, qui va trinquer pour compenser la gratuité des transports en commun les jours ou la circulation est alternée.
En résumé, la circulation alternée ne fait pas évoluer la situation, et ca n’est pas une solution durable.

Comment Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, est devenu l’éminence grise du président américain

A l’instar de son beau-père, Jared Kushner a hérité d’un groupe immobilier. Et après avoir épousé la fille chérie du milliardaire, ce golden boy s’apprête à devenir haut conseiller à la Maison Blanche.

Il est riche, ambitieux et audacieux, comme son beau-père, mais ceux qui le connaissent décrivent une personnalité beaucoup plus douce et réservée que celle de “The Donald”. Jared Kushner, jeune magnat de l’immobilier et époux d’Ivanka, la fille ainée du président élu, devrait arriver à la Maison Blanche le 20 janvier, dans les bagages de Donald Trump. Ce dernier lui a offert le poste de haut conseiller de la présidence, la veille de ses 36 ans, lundi 9 janvier. Un beau cadeau qui vient récompenser la loyauté de ce gendre discret mais redoutable.

Plus jeune membre de l’équipe nommée par Donald Trump pour l’aider à diriger les Etats-Unis, cet “autre héritier” du clan Trump (le président élu est père de deux filles et de trois garçons) n’avait aucune expérience politique avant de devenir le cerveau de la campagne victorieuse de son beau-père. Franceinfo raconte comment cet homme de l’ombre s’est rendu indispensable au royaume du bling-bling.

Grâce à son culot (et son entregent)

Quelques jours après son élection, le 17 novembre, Donald Trump a visité la Maison Blanche avec son cercle rapproché. Dans les bureaux de l’aile Ouest, le centre névralgique du pouvoir américain, Jared Kushner a demandé, curieux : “Combien de personnes ici resteront travailler pour l’administration suivante ?” La question, inattendue, n’a pas manqué de faire lever les sourcils des employés de Barack Obama, raconte le Los Angeles Times. Et pour cause, comme chacun le sait – du moins à Washington –, les présidents sortants embarquent à leur départ la quasi-totalité de leur staff. C’est le b.a.-ba. L’anecdote, un brin embarrassante, révèle pourtant un style “Kushner” : dans le petit monde de l’immobilier new-yorkais, on dit de lui qu’il opère “comme un novice qui fait confiance à son propre jugement et à sa vision et qui ne craint pas de foncer même s’il n’y connaît pas grand-chose – un peu comme son beau-père”, analyse Politico.

Ce mélange de culot et de confiance, Jared Kushner le doit à son histoire personnelle : héritier lui-même d’un magnat de l’immobilier, il grandit dans le luxe, dans le New Jersey, avant d’intégrer la prestigieuse école d’Harvard. Dans son livre daté de 2006, The Price of Admission, le journaliste Daniel Golden relève pourtant que le jeune Jared est loin d’être un lycéen brillant. Grand privilégié, il est admis après que ses parents ont fait un don de quelque 2,5 millions de dollars à l’université, explique le journaliste dans le Guardian, tout en précisant que les Kushner nient en bloc tout lien de cause à effet.

Mais, étudiant, il est contraint de se frotter plus vite que prévu au business de l’immobilier. En 2005, son père, Charles Kushner, écope de deux ans de prison pour évasion fiscale, subordination de témoin et financement illégal de campagne pour le camp démocrate, à l’issue d’un scandale qui met à jour dissensions et trahisons au sein même de la famille Kushner. Propulsé “PDG par accident” de l’empire familial à moins de 25 ans, l’héritier va, contre toute attente, faire ses preuves. En 2006, il fait l’acquisition du New York Observer, un journal de Manhattan pour lequel il débourse 10 millions de dollars. Exaspéré devant ce gamin “qui ne sait pas ce qu’il ne sait pas”, le rédacteur en chef historique claque la porte, mais le journal se maintient, notamment en investissant dans le numérique. L’année suivante, la firme des Kushner s’empare du building le plus cher de Manhattan, au numéro 666 de la prestigieuse Cinquième avenue, où il installe son bureau. Quarante-et-un étages acquis pour la coquette somme de 1,8 milliard de dollars, selon le New York Times. Une folie des grandeurs et une soif de pouvoir qui n’est pas sans rappeler un certain Donald Trump.

Avec une habile dose de charme

En décembre, soit quelques jours après l’élection de Donald Trump, Jared Kushner rend visite à quelque 400 dirigeants d’entreprises rassemblés dans le hall de l’établissement bancaire Morgan Stanley pour leur parler de son beau-père. Avec l’aisance polie et décontractée d’un animateur de conférence, le trentenaire rejoue le numéro qu’il connaît par cœur : dédiaboliser le prochain président américain et arrondir les angles. Selon le compte-rendu du New York Magazine, Jared Kushner jure que l’administration de son beau-père agira raisonnablement en matière d’immigration et saura investir conjointement avec les démocrates pour rénover les infrastructures des Etats-Unis. Un discours rassurant – au moins pour les marchés financiers –, martelé par cet improbable conseiller du candidat républicain, pourtant issu d’une famille qui a arrosé le camp adverse pendant des décennies.

Jared Kushner a observé son père jouer les faiseurs de rois dans le parti démocrate du New Jersey. Ivanka Trump, elle, est en bon terme avec Chelsea Clinton, la “fille de”. Le couple, qui s’est marié en 2009, passe donc pour un îlot progressiste au sein d’une galaxie Trump conservatrice et populiste. En faveur des droits des homosexuels, Jared Kushner et Ivanka Trump compensent en déclarations bienveillantes les sorties souvent outrancières du patriarche. Même Rosie O’Donnell, l’humoriste et animatrice haïe par Donald Trump, s’est fendue de compliments après avoir rencontré le couple par hasard dans un restaurant. Dans un poème (oui, un poème), elle évoque le “calme charmant” d’un Kushner “chaleureux et gracieux”, résume le Hollywood Reporter. Le couple modèle, parents de trois enfants, est “si présentable que cela en est presque inquiétant”, relève en effet le New Yorker. Selon le magazine, elle est attentionnée et brillante, lui à l’écoute et serviable.

Fort de ces qualités, il a commencé par faire le médiateur entre Donald Trump et de potentiels alliés de poids, comme le républicain Paul Ryan, le patron de Fox News Roger Ailes, ou le magnat de la presse Rupert Murdoch, énumère The New Yorker. Mais Jared Kushner, avec ses qualités relationnelles et son épais carnet d’adresses, ne se contente pas d’un rôle d’entremetteur.

En étant discret et omniprésent

Il a fallu la polémique de trop pour que Jared Kushner prenne la parole, dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Donald Trump vient alors de publier sur Twitter un visuel douteux qui semblait reprendre une étoile de David. Juif orthodoxe pratiquant (tout comme Ivanka, qui s’est convertie avant de l’épouser), Jared Kushner a finalement pris la défense de son beau-père par le biais d’une tribune dans son journal titrée “Le Donald Trump que je connais“. Avant cet événement, le mari d’Ivanka s’était montré particulièrement discret, notamment pour faire et défaire l’équipe du candidat. Selon Politico, il est l’homme qui a construit la ligne de front composé de Kellyanne Conway, de David Bossie et de Steve Bannon, l’ex-patron controversé de Breitbart.

Décrit comme un omniprésent directeur de campagne “de facto”, Jared Kushner a habilement écarté Chris Christie, gouverneur du New Jersey. S’il fut l’un des premiers de l’appareil républicain à se ranger derrière Donald Trump, l’homme politique est aussi celui qui, du temps où il était procureur de l’Etat, a envoyé en prison un certain donateur démocrate nommé Charlie Kushner. Interviewé par Forbes, le gendre du président élu a nié, haussant les épaules, avoir joué un quelconque rôle dans son éviction : “Les médias aiment spéculer. Comme je ne parle pas à la presse, ils racontent ce qu’ils veulent, mais je ne l’ai pas poussé dehors.”

Selon certains commentateurs, l’entrepreneur pourrait être le conseiller le plus influent de Donald Trump, plus puissant que Steve Bannon ou Reince Priebus, son futur chef de cabinet. Tout président a “une ou deux personnes auxquelles il fait intuitivement et structurellement confiance. Jared pourrait bien être cette personne”, confiait ainsi récemment au magazine Forbes l’ex-secrétaire d’Etat Henry Kissinger , qui connaît bien Trump. Désormais installé à Washington avec son épouse et leurs enfants, Jared Kushner entend bien continuer à agir en coulisses. Les coulisses du bureau ovale.

Ferrero défend son produit star Nutella, accusé d’être cancérigène

Une étude de l’Agence européenne de sécurité alimentaire sonne l’alarme sur l’huile de palme. Selon elle, ce composant majeur de la célèbre pâte à tartiner Nutella serait cancérigène.

C’est la pâte à tartiner la plus connue et appréciée dans le monde. Malheureusement, l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA) a inscrit en mai dernier le Nutella dans sa liste de produits alimentaires potentiellement cancérigènes. Il ne s’agit pas de la pâte à tartiner en elle-même mais d’un de ses ingrédients principaux déjà sous le feu de nombreuses critiques: l’huile de palme. Pour défendre son produit star, qui représente un cinquième de ses ventes, le groupe italien Ferrero a réagi cette semaine aux accusations de l’EFSA en lançant une campagne de communication à travers l’Italie, rapporte Reuters. Dans un spot publicitaire, il dénonce une «campagne injuste de dénigrement de l’huile de palme».

Dans la Péninsule, les ventes de Nutella ont reculé de 3% sur l’exercice annuel qui s’est achevé fin août, avant de remonter de 4% sur les quatre derniers mois de 2016. Ferrero avait alors expliqué ce creux par le fait que ses concurrents faisaient la promotion agressive de produits garantis sans huile de palme. À l’échelle mondiale, les ventes de la pâte à tartiner n’ont pas été touchées par le rapport de l’EFSA, et affichent une croissance annuelle de 5-6 %, assure toutefois le groupe.

«L’huile de palme utilisée par Ferrero est sûre parce qu’elle vient de fruits fraîchement pressés et est traitée à des températures contrôlées», clame la publicité, filmée à l’usine de la société dans la ville d’Alba. Selon l’EFSA, les éléments cancérigènes apparaissent dès lors que l’huile de palme est chauffée à 200 degrés, chose que Ferrero se défend de faire.

Pas de recommandations aux consommateurs

Le groupe tente par ailleurs de relativiser son poids dans la filière de l’huile de palme qui représente 44 milliards de dollars: «Nous n’achetons que 0,3 % de la production mondiale», se défend t-il. Selon Reuters, Ferrero utilise 185.000 tonnes d’huile de palme chaque année pour fabriquer son Nutella. Remplacer cet ingrédient pourrait coûter entre 8 et 22 millions de dollars par an en plus aux prix actuels du marché. Ferrero a refusé de s’exprimer sur ces calculs et certifie que l’huile de palme est irremplaçable dans la recette du Nutella.

Et l’EFSA ne recommande pas pour l’instant d’interdiction d’utilisation ou de consommation de l’huile de palme. L’autorité appelle à des recherches plus poussées sur la question avant, peut-être, une décision de Bruxelles sur le sujet. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture -qui ont aussi souligné le risque potentiel de cancer- ne recommandent non plus pas aux consommateurs d’arrêter de consommer de l’huile de palme.

Quelles sont les différences entre sunnites et chiites ?

L’Islam a connu quelques problèmes de succession suite à la mort de son Prophète Muhammad. Le quatrième Khalife (lieutenant) de l’Islam, Ali, le neveu de Muhammad, fut le plus contesté. Après plusieurs guerres, il décida donc de se retirer et, avec ses partisans, allait donner naissance à une nouvelle interprétation de l’islam : le shiisme, par opposition à l’autre grande tendance existante : le sunnisme.

Le sunnisme

La majorité des musulmans du monde est sunnite (plus de 85%). Ils s’appellent ainsi, faisant référence à la Sunna (Tradition islamique) qu’ils appliquent.

Au sein du mouvement sunnite, l’on distingue actuellement quatre grandes écoles d’interprétation (Madhab).

Les Hanafites : mouvement lancé par Abu Hanifa (+767), les Hanafites sont considérés comme les moins rigides dans leur interprétation de l’islam. Ils accordent en effet beaucoup d’importance au jugement personnel (ra’y) du croyant lorsqu’il s’agit de déterminer ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Les hanafites sont pour la plupart les musulmans de Turquie, d’Inde, du Pakistan,…

Les Malikites : doctrine influencée par Malik ibn Anas (+796), les Malikites se basent sur le droit musulman en vigueur à Médine du temps du Prophète Muhammad. Ils accordent également une forte importance à l’opinion personnelle (ra’y) et se retrouvent principalement en Afrique du nord et au Soudan.

Les Shafiites : héritée du juriste musulman Al Shafii (+820), la doctrine shafiite accorde beaucoup d’importance au droit musulman. Cette doctrine se retrouve dans le Golfe persique et en Indonésie.

Les Hanbalites : Ils sont considérés comme les plus rigoureux et les plus conservateurs dans leur vision de l’islam. Depuis Ahmad ibn Hanbal (+855), les Hanbalites se reposent sur une interprétation littérale stricte du Coran. Ce mouvement se retrouve essentiellement en Arabie Saoudite.

 

Le Chiisme

Depuis leur sécession les adeptes d’Ali, neveu de Muhammad, accordent beaucoup d’importance à leurs dirigeants religieux. C’est la grande différence avec le mouvement sunnite : les Chiites ont foi en la mission des douze Imams. C’est-à-dire que, selon eux, après le Prophète Muhammad qui a seulement révélé le Coran, douze successeurs du Prophète devaient encore venir pour en donner l’interprétation. Le premier de ces douze Imams fut Ali (+661) et le dernier, Muhammad, ne serait pas mort mais aurait été « occulté » en 874 et depuis, continuerait à influencer spirituellement les dirigeants chiites.

Au niveau géographique, la quasi-totalité de la population iranienne est chiite, mais il en existe des minorités en Iraq, au Liban, en Syrie ou encore en Inde et au Pakistan.

Il existe de très nombreuses différences dans la manière de pratiquer l’islam entre le sunnisme et le chiisme. Il n’est pas possible de les énumérer toutes mais souvent celles-ci ont pour but de rappeler aux chiites leur appartenance à la communauté d’Ali. (Par exemple il est d’usage lors de la prière que les chiites placent sous leur front une petite brique faite d’argile provenant directement d’un des lieux où est enterré l’un des membres de la famille d’Ali.)

Le Soufisme

Le soufisme désigne généralement tous les courants mystiques qui dérivent de la religion islamique. Les soufis sont donc les personnes qui ont choisi les voies mystiques. Leur nom viendrait de l’arabe suf qui désigne la robe de laine dont ils sont vêtus. Parmi eux on retrouve entre autre les marabouts africains, les fakirs, les derviches tourneurs,…