Le Japon n’a accepté que 28 réfugiés l’an dernier

Le Japon n’a accepté que 28 réfugiés l’an dernier, malgré un nombre record de demandes d’asile, selon un document paru vendredi, qui souligne la réticence du pays à accueillir des étrangers.

En 2016, 10.901 personnes ont déposé une demande d’asile au Japon, soit une hausse de 44% par rapport à 2015, quand le pays avait accepté 27 réfugiés. Parmi les 28 réfugiés acceptés l’an dernier, sept venaient d’Afghanistan, quatre d’Ethiopie et trois d’Erythrée. On ignore si des Syriens ont demandé ou obtenu l’asile.

Quatre-vingt-dix sept personnes se sont également vus attribuer un permis de séjour pour raisons humanitaires, mais sans être reconnues officiellement comme des réfugiés. L’Indonésie a été en 2016 le premier pays d’origine des demandeurs d’asile, devant le Népal, les Philippines et la Turquie.

L’immigration est un sujet controversé au Japon, où beaucoup se félicitent de l’homogénéité ethnique et culturelle du pays, même si la population vieillit et la main d’oeuvre se réduit.Si le pays finance très largement les programmes humanitaires, il se refuse à assouplir sa politique d’asile.Par contraste, l’Allemagne a reçu l’an dernier 745.545 demandes d’asile et approuvé plus de 256.000 requêtes, selon les statistiques du ministère de l’Intérieur. Confronté à ses plus fortes pénuries de main d’oeuvre depuis 1991, le Japon réfléchit cependant aux moyens de faire venir davantage de travailleurs étrangers. En décembre, le gouvernement a étendu la portée d’un système permettant d’accepter des apprentis en provenance de pays en développement. Il a également créé un nouveau type de visa pour les infirmières et les aides à domicile.

L’arrêt du porte-avions relance le débat sur un second

La mise à l’arrêt pour un an et demi du Charles-de-Gaulle relance en pleine campagne présidentielle le débat sur la construction d’un second porte-avions dans un contexte à la fois de forte menace djihadiste et de contraintes budgétaires. 

Fleuron de la Marine française, engagé dans les conflits en Afghanistan, en Libye et plus récemment au large de la Syrie, le Charles-de-Gaulle va subir à Toulon (Var) des travaux d’entretien et de rénovation prévus de longue date.  Cet « arrêt technique majeur » du CDG, plus de quinze ans après sa mise en service en 2001, survient deux mois après son retour de la zone irako-syrienne où il a été déployé à trois reprises notamment pour appuyer, par des frappes aériennes, les forces locales au sol en lutte contre l’Etat islamique. Le prochain président devra donc composer avec l’absence de cet outil de projection jusqu’à l’été 2018, de quoi raviver le débat sur la nécessité de construire un second porte-avions dont le coût est estimé à entre trois et quatre milliards d’euros. « Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions », soulignait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020. » Loin d’être nouvelle, l’idée d’un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000.

Cet « arrêt technique majeur » du CDG, plus de quinze ans après sa mise en service en 2001, survient deux mois après son retour de la zone irako-syrienne où il a été déployé à trois reprises notamment pour appuyer, par des frappes aériennes, les forces locales au sol en lutte contre l’Etat islamique

Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d’être définitivement abandonné en 2013. Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel « des sommes importantes » ont été engagées « alors que l’impasse de la coopération était très largement prévisible ». Depuis, le chantier est au point mort.

Premier Chantier de Marine Le Pen

A l’heure actuelle, seule la présidente du Front national Marine Le Pen a inscrit dans son programme la construction d’un second porte-avions, le « Richelieu ». « La commande d’un second porte-avions sera l’un des premiers grands chantiers que je lancerai », a-t-elle déclaré en décembre sur son blog.

Lors d’une conférence de presse consacrée aux questions de défense le 6 janvier, Benoît Hamon a estimé que la mise à l’arrêt du Charles-de-Gaulle posait la question. « S’il n’y a pas deux porte-avions, il n’y a pas de permanence à la mer », a dit le candidat socialiste. « La question qui nous sera posée c’est : est-ce qu’on fait deux porte-avions, l’un pour succéder au Charles-de-Gaulle et un autre à côté, ou est-ce qu’on en fait un seul mais avec le même problème qui se posera plus tard ? », a-t-il demandé. « Mais il est incontestable que vu le prix d’un deuxième PA, cette question doit être appréciée au regard des efforts que nous pouvons consentir sur le plan budgétaire. Je ne l’écarte pas mais je ne la retiens pas non plus ».

François Fillon, candidat de la droite et du centre, s’est lui montré plus catégorique. « Le porte-avions,

accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance », soulignait l’ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier. »Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième », ajoutait-il. « Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035. »

Poids Diplomatique

La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat, le 16 novembre dernier. « Sommes-nous pour autant condamnés à l’impuissance pour ce qui concerne les moyens maritimes ? Non ! », a-t-il déclaré citant notamment les « raids efficaces » menés depuis un BPC lors de l’opération Harmattan en Libye en 2011. « Nous attendons des missiles de croisière navals qui équiperont nos FREMM, puis les Barracuda, qui auront l’allonge que nous avons aujourd’hui avec la chasse embarquée, mais évidemment en nombre plus réduit que les munitions que peuvent délivrer nos avions », a-t-il dit. Au-delà de la dimension militaire de cet outil de projection, les défenseurs du porte-avions insistent sur son poids diplomatique et politique.

La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un

L’an dernier, le déploiement du porte-avions russe, l’amiral Kouznetsov, en Méditerranée d’où il a mené des frappes en Syrie, avait été perçu comme le grand retour de la Russie sur la scène internationale. Plus récemment, le porte-avions chinois, le Liaoning, s’est dirigé pour la première fois vers le Pacifique pour des exercices en pleine mer, en dehors des eaux de la mer de Chine. »Aujourd’hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d’en construire deux », a souligné l’amiral Prazuck. « Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil ».

Le Nigel Farage Show où le café du commerce à l’Anglaise

L’ancien leader du UKIP et fervent partisan pro-Brexit présente, depuis la mi-janvier un talk-show quotidien sur LBC, le RMC londonien, chaque soir entre 19h et 20h afin de dialoguer avec les auditeurs sur les sujets chauds du moment. Quand le Royaume-Uni a su que Nigel Farage, ex-dirigeant du UKIP et fervent partisan pro-Brexit, allait présenter sa propre émission de radio, certains l’ont comparé à Lord Haw Haw – le présentateur britannique qui diffusait la propagande nazie durant la Seconde Guerre Mondiale.

« Cette émission, c’est vous », a lancé Farage au milieu de son monologue d’introduction. « Que vous soyez pro ou anti Brexit, je veux vous entendre ! », a-t-il lancé en ouvrant la ligne téléphonique. L’émission, dont le concept doit voir Farage poser une question différente aux auditeurs chaque soir, a décidé de consacrer sa première édition à la prudence dont fait preuve Theresa May suite aux résultats du référendum. « Oh mon dieu. Comme si les choses ne pouvaient pas être pire » écrit le quotidien britannique social-démocrate The Guardian. Les avis divergent sur la prestation de Nigel Farage sur LBC, qui s’exprime en totale liberté. En tout cas, l’homme s’en sort bien en tant qu’animateur de radio ! Ex-conférencier, il parle de manière fluide, et assez directe. Quand aux auditeurs, ils ont au rendez-vous, et n’hésitent pas à appeler Mr Farage. La plupart sont favorables, d’autres sont en colère. Ceci dit, la plupart des intervenants soutiennent Nigel Farage, notamment sur le Brexit, même s’ils ne sont pas tous d’accord sur la façon dont la première ministre engage les négociations. Lors de la première émission, spéciale Brexit, la seule voix dissidente est venue de Chris, à Manchester, qui a demandé à Farage comment il se sentait « après avoir mené les Britanniques à cette décision ». Pas de piques implacables donc.

« Oh mon dieu. Comme si les choses ne pouvaient pas être pire » – The Guardian

Nigel Farage ne cache pas ses opinion. Quelques jours plus tard, nous avons réécouté son émission, consacrée cette fois ci au décret anti immigration de Trump. Il qualifie le président américain, Donald Trump, comme un animal de compagnie de sa famille bien aimée … « Non seulement il est le président le plus influent au monde, mais il est aussi le plus retweeté ». Sur le décret, Nigel Farage apparait comme le bouclier du président Trump, qui n’hésite pas à rappeler que de nombreux autres pays adoptent des interdictions de voyage semblables, mais qui ne sont pas traités par les médias, ou les « gauchistes » (mot assez peu utilisé en Grande Bretagne habituellement). « Mais maintenant, à ce sujet. Que diriez-vous du fait que l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont pas pris un seul réfugié syrien » enchaine l’ex-leader de l’UKIP.

Bien sûr, il est trop tôt pour prédire la direction que va prendre le Nigel Farage Show. Dans quelques semaines, quand l’animateur se sentira plus à l’aise et les auditeurs plus impliqués, il y aura peut-être un ton très différent. Finalement, la séquence la plus divertissante, ce sont les coupures publicitaires, malencontreusement chargée de sous-entendus. Lors de la première émission, un message faisait la pub pour des vacances dans le territoire contesté de Gibraltar. La seconde, pour un avocat spécialisé dans les divorces. En France, une émission similaire existe déjà, c’est celle d’Eric Brunet, sur la station RMC, qui propose chaque jour aux auditeurs un sujet autour duquel il faut débattre.

Facebook et Google s’arment contre les « fake news » en France

Les géants américains Facebook et Google ont annoncé lundi le lancement en France de nouveaux outils pour lutter contre la propagation de fausses informations à l’approche de deux scrutins clefs dans l’Hexagone.

Le premier réseau social mondial et le leader de la recherche sur internet font tous les deux le pari de dispositifs collaboratifs basés sur la participation des citoyens et des partenariats avec les médias locaux face à la menace des « fake news ». La riposte intervient après une salve de critiques ayant notamment ciblé Facebook, accusé de ne pas avoir su empêcher la publication sur sa plateforme d’informations erronées lors de l’élection présidentielle américaine l’an dernier.

Plusieurs pays où sont prévus des scrutins importants dans les mois à venir, comme l’Allemagne et la France, craignent aujourd’hui que des campagnes de désinformation et la propagation de discours haineux sur internet et les réseaux sociaux puissent avoir un impact sur le résultat des élections. Facebook va mettre en place un dispositif permettant d’améliorer le signalement par ses utilisateurs d’informations potentiellement erronées et leur vérification grâce à un partenariat avec huit médias (l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes). Le réseau social, qui compte 24 millions d’utilisateurs se connectant chaque jour à son réseau en France, étend ainsi à l’Hexagone des outils déjà utilisés aux Etats-Unis et en Allemagne. Dans le détail, si un utilisateur signale une information erronée et confirmée comme telle par deux médias partenaires après vérifications, la publication affichera alors un pictogramme mentionnant que l’information est fausse. Si cette publication est partagées par un utilisateur avec ses contacts, un avertissement « contesté par des tiers » leur sera envoyé.  « La motivation financière est à l’origine d’une grande partie des fausses informations. C’est pourquoi une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé », précise également Facebook.

La motivation financière est à l’origine d’une grande partie des fausses informations. C’est pourquoi une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé

Le réseau social s’associe par ailleurs au dispositif élaboré par l’alliance de médias First Draft avec le News Lab de Google. Baptisé CrossCheck, il permettra de mettre en commun les expertises d’acteurs des médias et des technologies – français et internationaux – toujours dans le but de détecter de potentielles « fake news ». « Face à un défi de cette ampleur, c’est vraiment l’union qui fait la force. En collaborant avec de nombreuses rédactions et en ouvrant le projet au public, je suis convaincue que nous serons en mesure de contribuer à limiter le flux de désinformation à un moment aussi crucial pour la France », explique Jenni Sargent, directrice générale de First Draft, dans un communiqué.

 

Rome va protéger ses entreprises contre les convoitises étrangères

Le gouvernement italien s’inquiète de la vulnérabilité des entreprises transalpines face aux convoitises de groupes étrangers, en particulier pour celles qu’il considère comme stratégiques, et s’emploie à les doter de moyens de défense.

Rome prépare de nouvelles règles de transparence qui contraindront les investisseurs prenant des participations minoritaires significatives dans le capital d’entreprises italiennes à déclarer leurs intentions, une initiative qui vise à protéger ces dernières contre des prises de contrôle hostiles.

Peu d’éléments sont disponibles sur le détail des dispositions du texte en préparation mais Massimo Mucchetti, un sénateur de Parti démocratique au pouvoir, a dit à Reuters qu’elles pourraient notamment fixer à 5% du capital le seuil à partir duquel un acquéreur devrait déclarer ses intentions vis-à-vis de l’entreprise dans laquelle il a pris une participation.

Cette initiative gouvernementale intervient à la suite de la prise de participation de près de 29%, perçue comme hostile, de Vivendi, contrôlé par le français Vincent Bolloré, dans Mediaset, le groupe de média de l’ex-président du conseil italien Silvio Berlusconi. Vivendi est aussi le premier actionnaire de Telecom Italia.

Une série d’acquisitions ciblant des fleurons de capitalisme italien ont été réalisées au cours des dernières années, souvent à l’initiative de groupes français.

Le chinois ChemChina a ainsi pris le contrôle du fabricant de pneumatiques Pirelli pour 7,1 milliards d’euros en 2015 tandis que la société de gestion française Amundi a acquis pour 3,5 milliards d’euros à la fin de l’année dernière son homologue italienne Pioneer, qui gère quelque 146 milliards d’euros de fonds pour le compte des épargnants italiens et détient environ 30 milliards d’euros de dette publique italienne.

Luxottica et Essilor ont conclu le mois dernier un accord en vue d’une fusion à 46 milliards d’euros pour constituer un géant mondial de l’optique ophtalmologique, coté à Paris.

Certains élus du Parti démocratique poussent le gouvernement à aller plus loin et s’il est peu probable qu’ils aient gain de cause, le texte en préparation et le débat public en Italie illustrent la montée d’un sentiment protectionniste après des années de relative ouverture aux investissements étrangers, notamment sous l’impulsion de l’ex-président du conseil Matteo Renzi.

Le projet de texte souligne aussi la préoccupation croissante des responsables politiques italiens devant la perspective de voir des entreprises considérées comme stratégiques – qu’il s’agisse de Mediaset, de la compagnie aérienne Alitalia, de l’assureur Generali ou de l’opérateur télécom historique Telecom Italia – passer sous contrôle étranger.

Les français à l’assaut

Mucchetti, qui préside la commission de l’Industrie au Sénat, a dit que le texte sur la divulgation des prises de participation sera « un grain de sable » pour les acquisitions par des étrangers tout en ajoutant qu’il n’aurait aucun effet dans l’affaire Mediaset-Vivendi car il ne pourra pas s’appliquer de manière rétroactive.

Une porte-parole du ministère de l’Industrie s’est refusée à confirmer la disposition sur le seuil de 5% et à donner des précisions sur le projet de texte, expliquant que les discussions entre le gouvernement et les parlementaires n’en étaient qu’à leur début.

Vivendi et Mediaset se sont refusé à tout commentaire sur ce sujet. Vivendi a déjà dit qu’il ne visait pas une prise de contrôle hostile de Mediaset et que sa participation avait pour objectif de renforcer le groupe de média italien.

Les entreprises françaises ont été les plus actives en matière fusions-acquisitions en Italie au cours des dix dernières années, la valeur totale de leurs opérations ressortant à 65 milliards de dollars (60 milliards d’euros) depuis 2008, loin devant les 39 milliards de dollars des entreprises américaines, qui arrivent en deuxième position, montrent des données de Thomson Reuters.

Sur la même période, les entreprises italiennes n’ont procédé qu’à 7,3 milliards de dollars d’acquisitions en France.

Le gouvernement italien avait annoncé à la fin du mois dernier qu’il entendait renforcer les règles en matière de divulgation des prises de participation dans les entreprises, sans donner de détail.

Lors de son premier discours devant le Parlement italien, au lendemain de l’annonce du rachat de Pioneer par Amundi, le nouveau président du conseil, Paolo Gentiloni, avait prévenu que l’Italie « n’était pas ouverte aux intrusions », rompant avec le discours d’ouverture de Renzi.

Plus de 100 sénateurs, issus des rangs de la majorité comme de l’opposition ont depuis interpelé le gouvernement pour lui demander quelle mesure il entendait prendre pour mettre Generali, le premier assureur du pays, à l’abri d’un rachat par un étranger.

Salvatore Tomaselli, autre élu du Parti démocratique membre de la commission sénatoriale de l’Industrie, a dit qu’il espérait que le texte serait approuvé par le Parlement d’ici le mois prochain et que l’Italie voulait se doter de règles « plus strictes comme celles en vigueur en France. »

Les règles françaises prévoient qu’un actionnaire doit déclarer le franchissement du seuil de 5% dans un délai de cinq jours et préciser ses objectifs pour les six prochains mois lors du franchissement des seuils de 10%, 15%, 20%, 25% et 30% du capital.

Francesco Boccia, élu du Parti démocratique et président de la Commission des Finances de la Chambre des députés, fait partie de ceux qui veulent que le gouvernement aille plus loin dans la protection des entreprises italiennes contre les convoitises étrangères.

Il souhaite en particulier que Rome puisse renforcer son pouvoir de veto et imposer ses conditions pour les opérations dans des secteurs considérés comme critiques pour la sécurité nationale, notamment les communications, l’énergie et les transports.

« L’Italie est ouverte à toute sorte d’intrusions. Si nous ne défendons pas nos fleurons ils vont soit s’effondrer soit tomber dans des mains étrangères », a-t-il prévenu.

Nicolas Baverez – « La France est depuis longtemps l’homme malade de l’Europe »

Nicolas Baverez est invité de C L’Info. Avocat, Historien et Essayiste Français, il est l’auteur de
« Chronique du Déni Français » aux éditions Albin Michel. Son ouvrage est une sélection des édito hebdomadaires du Point et du Figaro.


Vous avez toujours été négatif sur votre système en France comment évolue t-il aujourd’hui selon vous ?
La France, incontestablement continue et accélère même son déclin. Plusieurs éléments doivent être pris en compte. D’abord, l’accélération de la crise économique et sociale. Aujourd’hui, notre pays a décroché, y compris face à la zone euro. La Zone euro ne va pas si mal qu’on le dit : elle a cru de 1,8% l’an dernier, le chomage a diminué de 12,2% à 9,8% en 2 ans, elle dégage un excédent commercial de 250 milliards d’euros, le déficit public est revenu à 1,8% et la dette est stabilisée à 90% du PIB. En revanche, les performances sont bien moindres pour la France. La croissance, comme vous le savez plafonne à 1,1%. 6,6 millions de nos concitoyens sont touchés par le chomage, le déficit commercial continue à représenter plus de 2,2% du PIB et par ailleurs, la dette ressort à 98% du PIB. Ainsi, lorsque nous regardons ces grands indicateurs, on voit très bien que macro-économiquement, la France à raté la reprise des pays dévloppés qui s’est affirmée à partir de 2010. Deuxième réalité à prendre en compte, c’est le fait que, sous le quinquennat de Francois Hollande, se sont passées deux choses nouvelles. La première, c’est que la paix civile est désormais menacée. La France est, depuis janvier 2015 le troisième pays le plus touché par des actes de terrorisme en dehors des zones de guerre avec plus de 230 morts et près de 800 blessés graves. Nous voyons bien que la socéitéé française est maintenant extrêmement fracturée, dans une sorte de guerre civile froide. La deuxième, qui ne relève pas de nous, c’est la dégradation de l’environnement et la montée des risques. D’un coté le djiadisme et les démocratures mais surtout, ce qui est le grand evenement de 2016 c’est la fragilisation du coeur des démocraties avec le Brexit qui fragilise la zone euro, et avec l’éléction de Donald Trump, qui fait que le système mondial, en particulier le camp occidental n’est plus assuré par les États-Unis, qui sont en train d’être embarqués dans une dérive à la fois nationaliste protecionniste et xénophobe. C’est ainsi que nous vivons un moment extrêmement critique dans l’histoire de notre pays. La crise économique et sociale est devenue une crise profondément nationale avec les problèmes de paix civiles, et une crise politique, en témoigne la désintégration du système poltiique lors de la présidentielle, et puis, de l’autre coté, ce qui étaient les cadres qui nous assuraient un peu stabilité, c’est à dire l’Union européenne et l’organisation de l’occident, avec en clé de voute les États-Unis.

Nous vivons un moment extrêmement critique dans l’histoire de notre pays

Dans votre livre, vous n’hésitez pas à décrier le mandat de Francois Hollande que vous qualifiez de « naufrage ». Est ce que l’élection présidentielle de mai 2017 va permettre de faire émerger un chef de l’Etat capable de redresser le pays ? Ces candidats sont-ils ancrés dans le réel ?
Nul ne sait ce qui va arriver ! En France comme dans toutes les démocraties nous savons maintenant que tout es possible. Ce qui est vrai, c’est qu’après le Brexit et l’élection de Trump, l’Europe va affronter une série de scrutins très importants en 2017. N’oublions pas qu’il y a des élection générales aux Pays Bas en Allemagne et très probablement en Italie (depuis que la cour constitutionelle à censuré la réforme du mode de scrutin, notamment le scrutin à deux tours). Dans ces élections, l’enjeu véritable va se faire entre les réformistes et les populistes. En France, nous voyons aujourd’hui que cette élection, d’abord parfaitement écrite comme une revanche de 2012 entre Francois Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen., s’est ensuite apparemment jouée lors du deuxième tour de la primaire à droite. Tout cela était évidemment faux. Nous nous retrouvons maintenant avec cette opposition populiste réformiste, quatre grands blocs qui aujourd’hui sont à peu près à égalité au départ de cette campagne contre toute attente. Un bloc d’extreme gauche, avec Jean-Luc Mélenchon et le Parti socialiste dans sa version Benoit Hamon. Un bloc d’extreme droite avec Marine le Pen, pour les populistes. Et de l’autre coté pour les réformistes, Emmanuel Macron, incarnant désormais la social démocratie, et Francois Fillon qui lui, représente la droite libérale avec un projet de redressement fort, mais un candidat aujourd’hui affaibli.

Quelles sont vos réformes à vous pour redresser le pays ?
Je crois qu’il faut partir de trois paradoxes. Le premier, c’est que la France est depuis longtemps l’homme malade de l’Europe, et du monde développé. Le pays a là, un choix exceptionnel, si elle choisit le réformisme, de donner un coup d’arrêt aux populistes et de changer le regard que l’Europe et le reste du monde pose sur elle. La deuxième chose, c’est que, lorsqu’on regarde les autres pays qui se sont réformés, il n’y pas de modèle. Il faut inventer un modèle original qui tienne compte de la situation, mais aussi de l’histoire de notre pays, de sa structure démographique, sociologique … Il ne s’agit d’imiter ni le Royaume Uni, ni l’Allemagne, la Suède ou tels autres pays. Il faut partir des atouts français, qui existent. On a, à la fois une main d’oeuvre, pour une partie très bien formée et un capital humain parfois exceptionnel comme on le voit avec la Fench Tech. Nous avons des pôles d’excellences dans le secteur public et privé, des infrastructures, des services publiques, une diplomatie, une culture, une gastronomie, un mode de vie, une civilisation qui ont peu d’équivalents dans le monde et qui font que la France est un pays ou l’on peut faire à la fois de l’agriculture, du tourisme, de l’immobilier, du service et de la finance. Il faut donc utiliser ces atouts pour reconstruire un modèle économique qui soit adapté au monde du 21e siècle. A partir de là, il y a une toute une série de grands pactes que l’on devrait nouer.
Un pacte productif car il faut absolument remettre en route la prouction pour créer des emplois et permettre de dégager la dette public. Il faut donc libérer les entreprises du carcan fiscal dans lesquelles elles ont été engagées. Il faut aussi un pacte dans le travail autour de la flexi-sécurité, l’idée étant de réformer la protection sociale pour moins protéger les emplois mais plus protéger les travailleurs. Donc d’un coté plus flexibilité sur le marché du travail et de l’autre, un suivi, une accompagnement plus individuel qui permettrait de lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

Il faut aussi un pacte dans le travail autour de la flexi-sécurité, l’idée étant de réformer la protection sociale pour moins protéger les emplois mais plus protéger les travailleurs

Il faut absolument faire un effort sur l’éducation. Notre enseignement supérieur est comme notre pays, écartelé entre des institutions au meilleur niveau mondial, mais un niveau moyen qui décline. Quatrième effort, cette fois-ci dans les finances publiques avec des efforts de coupes dans les dépenses improductives mais, en revanche, une réorientation vers l’investissement. Enfin, un pacte sécuritaire. Il faut se souvenir que la sécurité c’est évidemment fondamental pour la liberté, pour la démocratie et pour le développement économique, comme on le voit avec le tourisme. Le tourisme c’est 8% du PIB et l’an dernier il a régressé de près de 10% car la France et Paris sont devenues des zones extrêmement peu sûres.
Si l’on fait ces cinq grands pactes, à ce moment là on pourra conclure le sixième qui est un pacte avec l’Allemagne pour relancer l’Union européenne, à la fois conforter ses acquis qui sont formidables : le grand marché, l’état de droit, la monnaie unique, des acquis qui vont être de plus en plus appréciés par le reste du monde, quand on voit le grand trouble qui s’est emparé des États-Unis et du Royaume Uni. Parallèlement à cela, il faut compléter ceci par une Union européenne de la sécurité, avec trois missions : la lutte contre le terrorisme, la protection des infrastructures et le contrôle des frontières. Il faut transformer Frontex en une véritable police des frontières à l’extérieur de l’union. De l’autre coté, il faut que nous harmonisions nos règles en matière d’asile et d’immigration. L’Europe ne doit pas être un continent fermé.

« La France ne fait des réformes qu’à l’occasion des révolutions » déclaration du Général de Gaulle que vous avez repris dans votre bouquin …
Je pense que cette phrase décrit très bien le choix fondamental entre réformisme et populisme. Si nous ne faisons aucune réforme, nous aurons la révolution, et il se trouve que dans un moment qui ressemble aux années 30 avec la déflation, les risques de sécurité intérieure et extérieure et par ailleurs la division des démocraties et leur affaiblissement, la révolution elle à basculé à l’extreme droite, une catastrophe pour notre pays.

Les Français seront ils un jour prêt à accepter la réforme ?
Ce qui ne faut pas oublier sur les réformes, c’est que celles-ci sont difficiles à faire dans toutes les démocraties. Ce sont des régimes conservateurs. Comment fait-on les réformes ? Avec un vrai projet, des leaders, mais surtout de la pédagogie vis à vis des citoyens. C’est ce qui s’est passé en Suède et au Canada dans les années 90, en Allemagne au début des années 2000, plus récemment au Portugal, en Espagne ou en Italie. Et c’est donc la dessus que nous devons travailler. Il n’y a pas de fatalité à ce que la France soit réformée. C’est simplement un pays qui alterne des phases brillantes de redressement, tel la belle époque, les années 20 et les trente glorieuses, et les phases de décrochage, les années 30 et malheureusement le cycle dans lequel nous sommes enfermés depuis le début des annes 1980. C’est ça qui faut arriver à changer mais, par le passé, la France à montré qu’elle savait se réformer. Simplement, elle se réforme par des grands changements. C’est pour ça qu’on ne peut pas faire de réformes partielles, progressives, ou sausiconnés. En France il n’y a que la thérapie de choc qui fonctionne, comme on l’a vu en 1958.

En France il n’y a que la thérapie de choc qui fonctionne

Est ce que l’année 2016 n’a pas remis en cause une certaine forme d’équilibre du monde, que l’on connait depuis 1991, mais plus largement depuis 1945 ?
C’est très juste, finalement depuis 1945 il y a bien sûr eu 1989-1991, avec la chute du mur, l’effondrement de l’URSS et la réunification de l’Europe. Il est vrai que 2016 est une sorte de grand tournant des démocraties, avec d’un coté le Brexit, qui remet en question l’Union européenne, et de l’autre côté l’election de Donald Trump qui est devenu président des États-Unis, à travers le slogan America first. Un slogan qui, en réalité risque bien d’être China First et d’offrir par ailleurs au djihadistes de nouvelle perspectives d’expansion. On constate que ce tournant nationaliste et xénophobe remet en cause tous les cadres et les règles qu’on avait essayé d’installer pour donner un mimimum de stabilité au monde. Ces règles, c’était les traités d’alliances, les traités de libre échange, le fonctionnement des institutions multi-latérales, qu’il s’agisse de la Banque Mondiale ou du FMI. Le fait d’affaiblir voire de supprimer ces cadres va renforcer la dangerosité du monde. Compte tenu de ces événements, c’est la dernière chance de réformer la France de manière pacifique et démocratique. Il faut nous remettre à niveau. L’Europe s’est construire dans les années 1950 autour de la résistance contre le communisme, de la garantie de sécurité et de l’unité des américains, du droit et du couple franco allemand. Tout ceci à volé en éclat. Il faut refonder cette Europe et il faut la refonder en lui permettant d’être beaucoup plus souveraine. Il faut avant tout se mettre en position d’assurer sa sécrurité, ce qui suppose un effort massif de réarmement des politiques globales parce que la sécurité n’est jamais que sécurité. Il faut avoir des politiques globales qui articulent le militaire, le policier, l’économique, le social, le diplomatique et l’aide au développement. Et il faut reconstruire un cadre avec une Europe beaucoup plus souveraine beaucoup plus orientée vers le régalien et qui finalement soit recentrée sur ce qu’est sa raison d’être c’est à dire la réassurance des grands risques globaux du 21e siècle sur lesquels nos pays séparés comptent peu. Seul l’Allemagne comptera dans les 10 premières puissance sécomiques du monde en 2030. On voit bien que face à Poutine, Erdogan, Trump, si nous voulons jouer séparés, nous comptons peu. A l’inverse, si nous voulons nous grouper, avec le grand marché, la monnaie unique, une vraie capacité à assurer notre sécurité, à ce moment là nous pouvons compter dans le monde du 21e siècle et nous pouvons gérer ces risques et en tout cas nous comporter de manière souveraine dans la gestion de l’Amérique.

 Le fait d’affaiblir voire de supprimer ces cadres va renforcer la dangerosité du monde

Le décret Trump, mesure assez symbolique il n’est finalement effectif « que » 90 jours, qu’en pensez vous ? Assez peu de réactions internationales depuis l’élection de Trump ?
Ce décret n’est pas symbolique il a une portée politique très forte et il appelle précisément des réactions très fortes des européens pour interdire qu’il puisse y avoir quelque fore de discrimination que ce soit contre leurs citoyens. Pourquoi est ce que ce décret est tout à fait négatif ? Parce qu’il introduit d’abord une discrimination qui vise exclusivement les musulmans. Donc finalement, il laisse entendre que les États-Unis sont en train de conduire une guerre de religion contre l’islam. C’est exactement le signal qu’attend l’Etat Islamique, qui conforte tous les jihadistes du monde, en leur affirmant que le monde occidental est en guerre contre l’islam. Ensuite, au sein même du monde musulman, on crée des discriminations en fonction de l’intérêt commercial puisque l’Arabie Saoudite est exclue de ce décret, alors que 35 des 39 terroristes qui ont perpétrés les attentats du 11 septembre 2001 étaient de nationalité saoudienne. On laisse entendre finalement que, les principes des démocraties obéissent simplement à des critères économiques et commerciaux. Ainsi, le résultat de ce décret, c’est d’abord de diviser profondément la société américaine, de diviser évidemment les démocraties, de laisser entendre que leurs valeurs sont en fait à géométrie variable en fonction de leurs intérêts commerciaux et, par ailleurs de faire le jeu de tous les extrémistes et du djihadisme.
Je pense que cette initiative est extemement négative. La seule bonne nouvelle, c’est que les contre pouvoirs américains fonctionnent : plusieurs états ont attaqué cette mesure, il y a également un certain nombre d’actions juridiques qui ont été conduites par des associations ou par des gens qui se sont vu arrêter à la frontière. Ce que l’on peut souhaiter c’est que le système judiciaire américain bloquera très vite l’application de ce décret.

La seule bonne nouvelle, c’est que les contre pouvoirs américains fonctionnent

On a parlé de l’Europe, des États-Unis, et la Chine dans tout cela, Xi Jinping défend le libre échange, Trump défend le protectionnisme, monde à l’envers ou mise en avant du nouveau monde, et d’un nouvel ordre mondial ?
C’est malheureusement un peu les deux. Nous vivons une grande inversion. C’est vrai que nous avons vu Xi Jinping, noyau dur du Parti communiste chinois défendre le libre échange, la mondialisation, au moment même ou Donald Trump, nouvellement élu déchirai les traités de libre échange et introduisait des discriminations contre les musulmans et fragilisait tous les cadres et toutes les règles qui font de ce qui peur exister d’ordre mondial. Par ailleurs, coté chinois, même si Xi Jinping plaide pour le libre échange, la Chine est loin d’en respecter les règles, notamment en matière de réciprocité sur l’accueil des investissements étrangers, ou encore les formes de contrôle d’échange ou de contrôle des participations, sans même parler du fonctionnement de l’Etat de Droit. Il faut faire attention … Les mots sont toujours importants en politique, parce que la politique est beaucoup faite de mots et de symboles, mais elle est aussi faite de réalités : il existe quand même un grand écart en Chine entre les positions de Xi Jinping et la réalité de la politique Chinoise.
En revanche, c’est vrai, nous changeons bel et bien de monde. Nous changeons de monde parce que c’est un monde qui devient beaoucp plus dangereux, avec une très grande instabilité, une volatilité des acteurs. Il suffit de voir ce qui se passe aujourd’hui au Royaume Uni ou Theresa May est en train de défaire la régulation qui avait quand même été imaginée par Mme Tatcher. C’est aussi vrai aux États-Unis, ou Donald Trump remet en cause toute une série d’équilibres fondamentaux de la société américaine et de l’ordre mondial qu’avait pensé réassuré les États-Unis depuis 1945.

Nous changeons de monde parce que c’est un monde qui devient beaucoup plus dangereux, avec une très grande instabilité, une volatilité des acteurs

Des acteurs qui sont volatiles, des situations qui sont aussi extrêmement dangereuses, et des cadres qui s’affaiblissent, que ce soit des cadres commerciaux, stratégiques, de sécurité. Et donc, incontestablement, la nécessité pour la France et pour l’Europe de tenir compte de ces mouvements, et de travailler très fortement à leur sécurité, mais comme je l’ai dit, travailler à la sécurité, c’est bien sur se réarmer, c’est moderniser les forces de polices, coopérer beaucoup mieux entre nous, mais c’est aussi coordonner toutes les formes d’action publique, y compris en matière économique et sociale ou en matière d’aide au développement.

« Chronique du Déni Français » c’est quoi le « déni » en quelques mots pour conclure Nicolas Baverez ?
Le déni c’est le refus de la réalité. Et en France il y a un double déni des dirigeants.
Déni du décrochage du pays. On continue à expliquer tout va bien et que la France est une grande puissance, il suffit de voir les réactions de Michel Sapin en face d’une croissance extrêmement faible (1,1%), le ministre des finances explique que la croissance à été forte. On est là dans un vrai déni du réel et on est là dans un moment où les mots divergent d’avec les choses et avec les faits, et ça c’est extrêmement dangereux pour les démocraties.
Le deuxième déni, c’est le fait que le monde est en train de changer à très vive allure, et malheureusement pas dans un sens agréable. C’est un monde qui, par coté ressemble aux années 1930 avec des formes de déflation, avec une forme de déstabilisation des classes moyennes, avec la montée des risques intérieurs et extérieurs et avec des démocraties qui se défont et se désunissent. Il faut donc qu’il y ait un grand ressaisissement des démocraties, que nous réformions nos pays et que nous ayons le courage de rappeler cette chose fondamentale : uni, nous sommes forts, désuni, nous sommes faibles. Nous sommes faibles notamment face au djihadistes, et face au démocratures. Aujourd’hui, après les illusions de la fin de l’histoire, on est obligé de reconnaitre qu’il existe de nouveau une alternative à la démocratie. Ca s’appelle des démocratures, des régimes avec des hommes forts, le contrôle de l’économie, de la société, et des médias, avec des politiques extérieures agressives, un investissement très important en matière d’armement. Ces pays s’appellent la Chine de Xi Jinping, la Russie de Poutine, la Turquie d’Erdogan. Nous devons impérativement nous mettre en situation de dialogue stratégique avec ces pays. Pour avoir ce dialogue, il faut soit même être fort, donc il faut se développer, consolider la société, et aussi être uni et savoir coopérer entre deux coups.

Uni, nous sommes forts, désuni, nous sommes faibles

On voit bien qu’à travers ce confit, entre les démocraties, l’extrémisme musulman et les démocratures, ce qui se joue, c’est le sort de la liberté politique. Thucydide face à l’écroulement d’Athènes dans le guerre du Péloponnèse avait dit : se reposer ou être libre il faut choisir. Il faut absolument que nous nous remettions au travail pour rester libre.

L’UE signe la fin du roaming d’ici cet été

Le 15 juin prochain, les Européens voyageant au sein de l’Union ne payeront plus de frais supplémentaires lorsqu’ils téléphoneront ou enverront un sms. En d’autres termes, ils communiqueront depuis l’étranger comme s’ils étaient à la maison. La fixation des plafonds des tarifs de gros que s’appliquent entre eux les opérateurs restait la seule ombre au tableau de cette itinérance gratuite pour les usagers. Depuis le mercredi 1er février, un accord signé par les institutions européennes prévoit que ces opérateurs se facturent respectivement, en cas d’utilisation de leurs réseaux par un client étranger : 3,2 ct la minute d’appel contre 5 ct actuellement et 1 centime le sms contre 2 précédemment. Le nœud des négociations se situait principalement dans la définition du plafond des frais de gros pour les données, du fait de leur usage croissant par les consommateurs. Celles-ci couteront aux opérateurs 7,7 euros par gigaoctet en juin 2017.

Une promesse tenue

C’est lors de son discours sur l’état de l’Union en septembre dernier que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, rappelait l’importance d’un nouveau plan en vue de la suppression totale des frais d’itinérance. « Lorsque vous voyagez avec votre téléphone mobile en Europe, vous devez vous sentir partout comme chez vous « , avait-t-il déclaré. Ce nouvel accord fait foi de la volonté de la Commission de démontrer qu’elle a à cœur d’opérer dans l’intérêt des citoyens européens, et ce d’autant plus après le vote de la sortie de l’Union par les Britanniques.

C’est dans les prochaines semaines que les opérateurs auront à évaluer le prix moyen que leur coutera ces nouvelles mesures. Si tous souhaitaient évidemment que le plafond des prix de gros soit le plus bas possible, certains y voient déjà l’avantage potentiel qui sera dégagé par cet accord, à savoir, plus d’appels, de sms et de consommations de données depuis l’étranger.

AREVA, condamné à mort par l’Etat Français

C’est un petit séisme dans les relations franco-chinoises. CNNC ne participera pas à l’augmentation de capital d’Areva, expliquent plusieurs sources proches du groupe français. « On n’a pas réussi à se mettre d’accord, reconnaît l’une d’entre elles. Les Chinois n’étaient pas prêts à entrer au capital aux conditions fixées par l’État français ». Vendredi se tiendra l’assemblée générale des actionnaires qui entérinera une augmentation de capital de 5 milliards d’euros dont 500 millions seront apportés par les groupes japonais Mitsubishi et JNFL. L’État se chargera de verser le solde de 4,5 milliards d’euros. Contactés, Areva et Bercy n’ont pas souhaité commenter.

Le contexte

Cela fait plusieurs mois que les discussions subsistaient entre les parties, mais ces dernières se sont tendues au cours des deux derniers mois. L’Etat français avait imposé à tous les investisseurs des exigences fortes en terme de gouvernance. Par exemple, il refusait que leur représentant ne siège au conseil d’administration d’AREVA. « La réalité est que Bercy ne voulait pas de Chinois au conseil », souligne un proche de CNNC, l’actionnaire chinois. La France souhaitait également que les investisseurs chinois et japonais détiennent la même participation au capital d’Areva, soit 10%. En face, CNNC demandait à être le premier actionnaire derrière l’Etat français. Un point due crispation très fort lorsque l’on connait les relations diplomatiques, peu joviales, qu’entretiennent les deux pays. « Les Chinois en demandaient trop » estime un proche d’Areva. Mi-janvier, le président d’Areva, Philippe Varin, et son directeur général, Philippe Knoche, se sont rendus en Chine pour tenter de trouver un ultime compris. Ils sont revenus bredouilles.

Dans le cadre du sauvetage d’Areva en quasi-faillite, l’Etat a décidé qu’EDF reprendrait la fabrication des réacteurs et les services (Areva NP). Le reste du groupe sera scindé en deux : les activités à risques (EPR finlandais…) seront cantonnées dans Areva SA et bénéficieront d’une augmentation de capital de 2 milliards d’euros à la seule charge de l’Etat ; le cycle du combustible, regroupé dans Areva NewCo, aura pour sa part 3 milliards, une augmentation de capital (acceptée par Bruxelles) ouverte à des partenaires étrangers.

Qui est CNNC ?

CNNC (Compagnie Nucléaire Nationale Chinoise) est une entreprise publique regroupant de trèsnombreuses activités (recherche, production d’électricité, fabrication d’équipements, gestion des déchets…) soit l’équivalent Français du Commissariat à l’énergie atomique d’EDF et d’Areva. C’est avec elle qu’Areva négocie depuis dix ans la construction en Chine d’une usine de recyclage des combustibles usés comme celle de La Hague (Manche) pour un coût de plus de 10 milliards d’euros.

 

Outre CNNC, la Chine compte un autre géant public, China General Nuclear Power Corporation (CGNPC). Partenaire historique d’EDF, il achève la construction de deux réacteurs EPR à Taïshan (province de Guangdong) et participe à la relance du nucléaire au Royaume-Uni, CGNPC finançant un tiers des 22 milliards d’euros des EPR d’Hinkley Point construits par EDF. Pour l’Etat patron chinois chapeautant CNNC et CGNPC, pas d’investissement financier sans investissement industriel. A terme, c’est en effet sa technologie, notamment son réacteur de troisième génération, qu’il veut vendre en Europe.

Une erreur qui va coûter cher …

Mettre Chinois et Japonais au même niveau à été une erreur, c’est indéniable ! La relation entre la France et la Chine se détériore à cause de cet échec, alors même que notre pays à besoin d’IDE (investissements directs) Chinois … Nombreux sont les investisseurs qui s’étonnent de la stratégie française qui à favorisé le nucléaire japonais. Faut-il rappeler à l’état major d’AREVA que sur les 54 réacteurs de l’ile nippone, seuls trois fonctionnent depuis la catastrophe de Fukushima. Faut-il également rappeler que la Chine construira 100 réacteurs dans les quinze prochaines années, soit 40% à 50% des nouvelles tranches en projet dans le monde. Elle a aussi le plus grand marché intérieur du monde, des salaires encore bas, une monnaie faible et manipulable. Ces atouts rendront son industrie nucléaire extrêmement compétitive dans les années à venir. En tout cas chez Areva, c’est le politiquement correct qui prime. On souligne que les relations commerciales avec la Chine « ne sont pas rompues », et qu’il faut les dissocier de l’augmentation de capital …

Dans le domaine du nucléaire, l’échec de ces négociations est un véritable tournant dans les relations franco-chinoises. Cela fait un an et demi qu’AREVA discutait avec CNNC d’une éventuelle

Michel Sapin et Ma Kai

entrée à son capital. En juin 2015 le premier ministre Chinois et Manuel Valls avaient signé un partenariat entre les deux pays. Quatre mois plus tard, le premier ministre français s’était rendu au Japon pour dérouler le tapis rouge à Mitsubishi. L’affront était trop fort pour Pékin. Les discussions semblaient s’être améliorées lorsqu’en novembre dernier, le vice-premier ministre chinois Ma Kai s’étaient rendu en France pour rencontrer le ministre de l’Économie Michel Sapin et le secrétaire d’État à l’Industrie, Christophe Sirugue. Mais le double jeu français a fini par crisper les Chinois qui ont préféré jeter l’éponge.

L’avenir s’assombrit pour le couple franco-chinois dans le nucléaire. Les craintes se concentrent déjà sur la Grande-Bretagne et les répercussions sur le chantier pharaonique des EPR. « Rien n’est acquis, même pour Hinkley Point. Les Chinois ont besoin d’une vision industrielle et de construire des centrales chinoises en Europe, explique un proche d’EDF. Un investissement seulement financier ne les intéresse pas. Ils ne se sont pas retirés du projet mais la question pourrait se poser ». La menace est claire.

La Chine célèbre son coq

En Chine, le nouvel à commencé le 28 janvier. L’année du singe va laisser la place à celle du coq. L’évènement est le plus important de l’année en république populaire, qui apparait comme une fête populaire, qui entraine, tous les ans, une énorme migration humaine dans tout le pays.

过年好 ! «Guònián hao». «Bonne année !» ont pu se dire, comme chaque année, 1,4 milliard de citoyens le week-end dernier. Appelée fête du printemps, cette dernière célèbre le Nouvel an lunaire, le premier jour de l’année du Coq. Selon une légende, «seuls douze animaux avaient répondu présent à l’invitation de l’Empereur de Jade pour que le Nouvel An donne son origine au Zodiaque chinois : pour les remercier, chacun se vit attribuer une année», explique le site de l’hebdomadaire féminin Cosmopolitan.

Une couleur domine la période : le rouge. Des lanternes rouges sont ainsi accrochées partout dans les lieux publics. L’évènement est synonyme de rencontres familiales, de repas fastueux (notamment de raviolis) et d’un tumulte assourdissant de feux d’artifices et de pétards. La soirée festive «est l’occasion de s’offrir des petites enveloppes rouges (hongbao) contenant des sommes d’argent, en gage de prospérité et de bonne étoile», rapporte L’Express.

Selon les statistiques officielles, quelque 282 millions de Chinois des campagnes ont migré vers les métropoles prospères de l’est et du sud de la Chine, où ils occupent des emplois pénibles et mal rémunérés. Pour beaucoup, le Nouvel an lunaire est donc le seul moment de l’année où ils pourront retrouver leurs proches, notamment leur enfant unique resté à la garde de ses grands-parents. Aux dires mêmes des autorités, quelque 61 millions d’enfants se trouveraient ainsi dans cette situation.

Répercussion économiques

La fête a des répercussions mondiales, tant la Chine pèse désormais sur l’économie de la planète. Des répercussions parois imprévues. Par exemple… sur le chiffre d’affaires du groupe français de spiritueux Rémy Cointreau. Celui-ci a ainsi vu sa croissance atteindre 9% au cours du trimestre clos le 31 décembre, à 323,3 millions d’euros. Motif : une forte accélération en Chine grâce à d’excellentes ventes pour le Nouvel an, plus précoce en 2017 (en 2016, il a été célébré le 8 février). Preuve que la consommation d’alcool augmente fortement pendant les fêtes! Pour autant, pendant cette période, l’économie chinoise, dans son ensemble, tourne au ralenti, ce qui entraîne une baisse des exportations. Notamment parce que les travailleurs migrants désertent leurs entreprises pendant une longue durée.

Ce ralentissement a notamment un impact sur le secteur international des transports de matières

Performance d’un dragon lors du Nouvel an chinois à Hong Kong

premières sèches, «l’approche des vacances du Nouvel an chinois a été le sujet de préoccupation numéro un des marchés cette semaine. Si certains espéraient une avalanche de commandes avant les vacances, il est plus probable que l’activité ralentisse», soulignaient, le 23 janvier, les analystes du Baltic Briefing, site d’information du Baltic Exchange, une référence en la matière.

L’année du Coq, l’année de Trump ?

Au-delà de ces sujets un peu arides, le Nouvel an est aussi  un évènement symbolique. Ainsi, aux dires des géomanciens de Hong Kong, agressivité et volatilité seront les maîtres mots de la nouvelle année.

Volatilité comme volatile, le coq combatif du calendrier lunaire chinois ? Toujours est-il que pendant cette période, le nouveau président américain, Donald Trump, se trouvera totalement dans son élément, estiment ces maîtres respectés. Le caractère brusque et changeant du gallinacée, associé à l’élément «feu», laisse présager de temps mouvementés, en particulier dans le monde occidental, précisent-ils. «Le coq aime se battre, il adore les joutes verbales, il est combatif», explique Mme Thierry Chow, qui pratique la divination dans l’ancienne colonie britannique. Combatif comme Donald Trump.

Alors 2017 … l’année de tous les changements, et de la redéfinition d’un nouvel ordre mondial ?

Benoit Hamon vainqueur de la primaire socialiste

Benoît Hamon a largement remporté dimanche la primaire organisée par le Parti socialiste pour choisir son candidat à l’élection présidentielle, avec environ 58% des voix face à Manuel Valls, selon plusieurs sources socialistes proches des deux finalistes. La victoire de ce représentant de l’aile gauche du PS pose la question des alliances en vue de la présidentielle et des législatives et de l’avenir du parti, plusieurs membres du gouvernement ayant agité le spectre d’une hémorragie d’élus et surtout d’électeurs socialistes vers Emmanuel Macron, candidat hors primaire.

Manuel Valls a félicité dimanche Benoît Hamon, qu’il a désigné comme « le candidat de notre famille politique » après sa victoire à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle. Dans une première déclaration à l’issue de la publication des résultats, l’ancien Premier ministre a dit son souci de travailler au « rassemblement » de son camp.

Enfin, selon un dernier sondage, l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui arrive en troisième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, battrait le candidat de la droite François Fillon au second tour, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint pour Le Figaro et LCI publié dimanche. Le candidat du mouvement « En marche! » l’emporterait, que ce soit face à l’ex-Premier ministre (58-42) ou face à la présidente du Front national Marine Le Pen (65-35). François Fillon l’emporterait lui face à la leader frontiste (60-40).
Au premier tour, Marine Le Pen (25%) arrive en tête des intentions de vote devant François Fillon (21%) et Emmanuel Macron (20%).
Benoît Hamon, tout juste investi candidat du Parti socialiste contre Manuel Valls, est lui crédité de 13%. L’ex-ministre de l’Education devance le candidat de « La France insoumise » Jean-Luc Mélenchon (10%) et le président du MoDem François Bayrou (5%) qui n’a pas encore dit ses intentions pour l’élection.

La popularité de Fillon recule après l’affaire Penelope

La popularité de François Fillon recule, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi et réalisé après les révélations sur des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.

Le Parquet national financier a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics, plongeant la campagne du candidat de la droite dans la crise.

Selon ce sondage, 61% des Français ont une mauvaise opinion de François Fillon et 38% une bonne opinion, soit une baisse de quatre points par rapport à un sondage Odoxa publié le 8 janvier.

Odoxa évoque par ailleurs une chute de 16 points de la popularité de l’ancien Premier ministre par rapport à un sondage Ifop-Fiducial réalisé en novembre avant le premier tour de la primaire de droite.

Dans le nouveau sondage Odoxa, 83% des sympathisants de gauche et 38% des sympathisants de droite ont une mauvaise opinion de François Fillon.

Seuls 31% des sondés estiment qu’il est proche des préoccupations de Français, 32% qu’il est honnête et 39% qu’il est convaincant, une majorité d’entre eux (54%) estimant qu’il est courageux.

Le sondage a été réalisé le 26 janvier auprès d’un échantillon de 1.012 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

L’électricité stockée par votre radiateur

En période de pointe, 40% de la consommation électrique des français passe par le chauffage, et, selon une étude de l’INSEE, plus d’1 ménage français sur 5 est victime de précarité énergétique. Pour remédier à ce défi, la start-up grenobloise Lancey Energy Storage à mis au point un radiateur avec batteries intégrées.

Equipé d’une batterie au lithium, le radiateur stocke donc l’énergie nécessaire pour passer le pic de consommation quotidien. En jouant sur les pics de consommation, l’appareil permettra de réduire par 2 la consommation de chauffage dans un logement. Mieux encore, ces « radiateurs intelligents » seront capables de faire fonctionner l’ensemble des appareils domestiques : votre télévision, ordinateur, ou réfrigérateur pourra donc être alimenté par votre chauffage !

Une fois déchargés, l’intelligence embarquée du radiateur permet de stocker automatiquement à nouveau de l’énergie, selon les tarifs de l’électricité. De plus, le produit est en permanence connecté à internet. Votre fournisseur pourra alors vous alerter par SMS du prix du kilowatt/heure.

Présentée en novembre dernier au selon Pollutec de Lyon, la start-up était également présente début janvier, à Las Vegas pour le CES, grand messe des objects connectés.

Les dirigeants de Lancey Energy Storage : Hervé Ory, Raphaël Meyer et Gilles Moreau

Lancey Energy Storage lancera son radiateur sur le marché dans le courant de l’année, avec, d’abord une distribution en lot auprès des bailleurs. Pour les particuliers, il faudra débourser la coquette somme de 1 000 euros. Un investissement remboursé en 4 ans grâce aux économies d’énergies effectuées. En France, 12 millions de Français ont du mal à payer leurs factures d’énergies.

Pour la petite info … 

Les spécialistes du chauffage rivalisent d’ingéniosité pour réaliser des économies. Entre le Symphonik de Thermor, l’e-Ketsch d’Osily, le Smart Eco Control d’Applimo ou encore la gamme Série D de Rointe, de nombreuses solutions sont disponible pour alléger vos factures d’énergie ! 

Pourquoi la primaire socialiste signe la mort du Parti socialiste

Les récents débats de la primaire de la gauche ont prouvé que le Parti socialiste était entré dans une nouvelle ère, qui ne présage rien de bon …

Lors du dernier débat de la primaire du Parti socialiste et de ses alliés, jeudi 19 janvier sur France 2, les candidats ont évoqué avec humour le « cas » Macron, candidat à la présidentielle en mai prochain.  Vincent Peillon à même osé demander à « l’enfant prodigue » de rentrer au bercail. Ainsi, il semblerait que le phénomène Macron fasse peur chez les socialistes. Mais le fait qu’un Emmanuel Macron puisse faire peur aux socialistes est révélateur d’une crise, sans précédent, que le Parti Socialiste se doit d’affronter, pour sa survie.

Voir aussi : Primaire socialiste : l’ultime débat

Un problème de leadership

Qui dirige au Parti socialiste ? Depuis quinze ans, aucun des dirigeants du parti ne s’est durablement imposé, empêchant au parti d’installer une dynamique durable. Jospin, puis Royal ont été écartés après leurs échecs respectifs de 2002 et 2007 à la présidentielle. Francois Hollande, affaibli comme jamais, à été contraint de renoncer à briguer un second mandat. Ainsi, dimanche 29 janvier, le vainqueur de la primaire aura la lourde tache de « tenter » de rassembler et des hommes, et des idées. En effet, le Parti socialiste est aujourd’hui en panne d’un projet convaincant et partagé. L’exercice du pouvoir l’a démontré : la fracture est profonde entre ceux qui ont gouverné, et ceux qui ont mené la fonde depuis deux ou trois ans.

D’autre part, les ténors du parti le savent, le PS se prépare à vivre une crise sans précédent. Que va-t-il se passer si, en février/mars, Benoit Hamon ou Manuel Valls reste scotché autour des 10/15% des intentions de vote, alors qu’un Macron ou un Mélenchon flirteront avec les 20% ? Comment un parti peut-il affirmer que son candidat choisit est légitime, alors même que la participation n’atteint même pas les 2 millions de votants ?

Voir aussi : Revivez le 1er Tour de la Primaire de la Gauche

Un désistement du candidat au profit de Macron ?

La pression va être forte pour que le représentant PS se retire au profit d’Emmanuel Macron afin de laisser une chance au candidat « progressiste » d’accéder au second tour aux dépens de Marine Le Pen ou de François Fillon. C’est d’ailleurs déjà ce que dit ouvertement le sénateur-maire de Lyon,

Gérard Collomb, le chef de file des « réformateurs » – l’aile droite- du PS qui a entraîné dans son soutien officiel à Emmanuel Macron 46 élus locaux du Rhône. Et nombreux sont les députés socialistes à s’interroger, plus ou moins discrètement, sur cette éventualité afin d’essayer de sauver leur siège aux législatives.

« Peut-être est-ce inévitable, peut-être le glas de l’histoire a-t-il déjà sonné pour lessurvivants de la rue de Solférino. Si le candidat désigné ne convainc pas, s’il patauge dans le discrédit, il sera temps de constater le décès de l’ancienne gauche. En attendant, il serait bon de laisser une chance, non à un appareil, mais à une idée. Celle de la gauche, qui peut encore servir en se réinventant ».
Laurent Joffrin, Libération du Samedi 21 janvier 2017

Enfin, ce qui à fait pendant de longues années la force du Parti est aujourd’hui menacée. Sa base territoriale s’est méchamment rétrécie au fil des élections municipales, cantonales et régionales. Quand à sa base sociale historique, cela fait près de deux décennies que les classes populaires, ouvriers et employés ont largement déserté la gauche et cédé aux sirènes Le Penistes.

Aujourd’hui, rue de Solférino, tout est à reconstruire. L’embellie des primaires, la médiatisation du parti due à la guerre que se jouent les médias français risque de fuir très prochainement, au profit d’Emmanuel Macron, de Francois Fillon et de Marine le Pen.

Revivez le 1er Tour de la Primaire de la Gauche

Ce qu’il faut retenir

  • Les socialistes Benoît Hamon et Manuel Valls sont qualifiés pour le second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste pour l’élection présidentielle, a annoncé dimanche la Haute autorité chargée de son organisation, sur la base de résultats partiels.L’ancien ministre de l’Education nationale a recueilli 36,12% des voix et l’ancien Premier ministre 31,24%, sur 942874 votants.
  • Avec 17,69% des voix, Arnaud Montebourg qui était parmi les trois favoris serait éliminé dès le premier tour, tout comme Vincent Peillon (PS), la radicale de gauche Sylvia Pinel, l’écologiste François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate).
  • Pour le second tour, Benoit Hamon est soutenu par Arnaud Montebourg, Manuel Valls est soutenu quant à lui par Sylvia Pinel. Bennahmias, De Rugy et Peillon ne donnent pas de consigne de vote.
  • La participation au premier tour de la primaire de la gauche a été dans la moyenne espérée, sans dépasser les attentes. Le PS affiche sa satisfaction.
  • Un débat télévisé entre les deux finalistes sera organisé mercredi avant le second tour dimanche prochain.

Primaire socialiste : l’ultime débat

23H45 : Fin de ce débat ! Merci à tous de nous avoir suivi  😛

23H44 : La conclusion de l’ex-premier ministre : « Je veux incarner une France indépendante dans le monde d’aujourd’hui. Je veux incarner une société éducative. Je veux incarner une société du travail. Je suis fier d’avoir assumer des responsabilités, mais je sais que nous devons aller encore plus loin. Je veux incarner plus que jamais la lucidité et l’avenir. Soyez fier d’être de gauche ».

23H43 : Vincent Peillon remercie l’ensemble des candidats qui ont participé au débat, et regrette que la gauche soit autant critiquée. « Retrouvez la fierté d’être de gauche ! Dans un moment qui n’est pas facile, le président a déclaré forfait, les cinq dernières années est marqué par trop de divisions, nous sommes héritiers d’un cortège de femmes et d’hommes fiers qui ont toujours oeuvré pour le pays. » Vincent Peillon veut un rassemblement, et vante son projet, « précis et de gauche ».

23H41 : Fancois de Rugy : « On a tenté de vous enfermer dans des choix préétablis dans les frontières du parti socialiste. Vous êtes libre de choisir le sursaut, la rénovation. La rénovation de la gauche passe par le bulletin de vote que vous choisirez dimanche, je vous propose le bulletin de la clarté, du parler vrai et de l’écologie. »

23H38 : Pour Sylvia Pinel, le changement passe aussi par l’élection d’une femme à l’élection présidentielle française. Il faut, pour la candidate, partir de la réalité, tout en étant guidé par nos valeurs. Elle prône l’égalité des chances, la laïcité, la parité … « Voter pour moi c’est vouloir retrouver confiance et optimisme »

23H36 : Arnaud Montebourg se dit appartenir à une gauche qui ne baisse pas les bras, et qui sait affronter les puissances et les puissants. « Que serait la France sans la gauche ? ». Le candidat propose de reprendre le contrôle, et défend la société du travail. « Oui nous pouvons l’emporter en mai prochain, c’est pourquoi je vous propose ensemble de franchir ces étapes ».

23H35 : Jean-Luc Bennahmias recycle sa conclusion du précédent débat, sur « l’arc progressiste digne du conseil national de la résistance ».

23H33 : Benoit Hamon : « Je ne vois aucune raison pour que ce qui à échoué hier réussise demain » « Je veux une gauche de progrès ». Benoit Hamon propose une option en faveur du progrès social, et qui permettrait demain, selon le candidat, de voir que l’on peut vivre davantage en harmonie avec notre système. « Si vous devez prendre une décision les 22 et 29 janvier, c’est de choisir un homme qui tranche ». Benoit Hamon fait du renouveau son premier argument de campagne dans sa minute de conclusion.

23h32 : Heure de la conclusion !

23H32 : Pour l’ex-ministre du Logement, « le véritable courage d’Emmanuel Macron aurait été de participer à cette primaire pour débattre ». « Cela aurait été aussi une preuve de loyauté envers son camp qui l’a fait évoluer. Je crois que cette primaire, si nous la réussissons, cela sera plus facile pour rassembler pour faire en sorte qu’il n’y ait pas ce deuxième tour catastrophique », explique-t-elle. Quand à une possible alliance avec François, elle demande : « Mais François Bayrou est-il candidat ? Je ne fais pas de pronostic sans savoir ». Pour elle, « il faut absolument créer les conditions du rassemblement, mais cela veut dire qu’il faut un accord programmatique. Parce cet accord crée les conditions d’un gouvernement ».

23H30 : « J’ai de grandes divergences avec Emmanuel Macron », souligne François De Rugy. « Je rencontre des Français qui me disent qu’ils hésitent, qu’ils sont tentés par Emmanuel Macron car ils ont un envie de renouveau. Je les invite à saisir toutes les opportunités qui se présentent, y compris dans cette primaire. » « La question » d’une discussion avec Emmanuel Macron, « elle se posera en effet », reconnaît François De Rugy, tout en refusant de rentrer dans « la politique-fiction ». « Mon objectif politique, c’est qu’il y ait un rassemblement pour qu’il n’y ait pas un deuxième tour François Fillon-marine Le Pen », résume-t-il. « Ce sera la responsabilité du vainqueur de la primaire que de faire en sorte qu’il n’y ait pas ce deuxième tour. Il faut tout faire pour qu’il n’y ait pas de deuxième tour entre Fillon et Le Pen », répond le candidat, questionné sur un éventuel désistement du vainqueur au profit d’Emmanuel Macron pour éviter ce deuxième tour.

23H28 : Vincent Peillon ironise sur le caractère particulier donné à Emmanuel Macron. Réaffirmant qu’il faut « prendre au sérieux » Donald Trump sans en avoir peur, et dénonçant la « nouvelle hystérie française autour de Poutine », il résume : « Quand on n’a pas peur de Poutine et pas peur de Trump, on n’a pas peur de Macron. » « Aujourd’hui il mène une aventure, franchement tout à fait respectable, c’est dommage qu’il ne soit pas venu débattre avec nous », poursuit le candidat. Avant de conclure, ironique, moquant le positionnement flou d’Emmanuel Macron : « A un moment il va sortir de l’ambiguïté. Sa grande famille l’accueillera, l’enfant prodige. »

23H26 : Arnaud Montebourg est désormais interrogé sur le concept de légitimité du candidat victorieux de la primaire à gauche, face à la montée dans les sondages d’Emmanuel Macron. « Il y a les sondages, puis les suffrages. Les sondages, c’est mille personnes, les suffrages, c’est peut-être deux voire trois millions de personnes ». L’ex-ministre évoque ensuite Emmanuel Macron : « Il y a quelque chose de confus  dans la candidature d’Emmanuel Macron. Je ne comprends pas comment on peut faire l’éloge de Philippe de Villiers, encenser Mitterrand, Giscard d’Estaing, recevoir le soutien de Raffarin et être critiqué par Larcher en même temps. J’ai besoin de comprendre son programme, quel est-il ? Quand c’est flou, il y a un loup », lâche-t-il.

23H23 : Benoît Hamon estime que le vainqueur de la primaire de gauche aura la légitimité tirée d’un scrutin que n’aura pas Emmanuel Macron, même s’il est porté par des sondages très favorables. Par ailleurs, l’ex ministre de l’Education trouve que Macron utilise de vieilles ficelles et lui fait penser à l’Allemand Gerhard Schroeder ou à l’Angais Tony Blair. « je trouve tout cela vieux », conclut Benoît Hamon.

23H22 : Interrogé sur la côte de popularité d’Emmanuel Macron dans les sondages, l’ex-premier ministre a, comme à son habitude depuis son entrée en campagne, refusé de prononcer son nom. « Il y a des forces politiques qui veulent que cette primaire ne se passe dans de bonnes conditions. Le peuple de France ne se laissera pas imposer un choix. Les électeurs viendront voter, et c’est eux qui donneront la légitimité au candidat socialiste. Celui qui l’emportera devra rassembler, mais pas avec des vieux accords d’appareil », a-t-il jugé.

23H16 : Pour l’ex-ministre du Logement, les déclarations de Donald Trump « doivent pousser les Européens à aller plus vite, notamment en ce qui concerne la défense et la sécurité ». « La position d’alignement de François Fillon vis-à-vis de Poutine est inacceptable. Il faut une Europe forte face à Poutine, mais aussi face à la Chine et à l’Inde demain », explique-t-elle encore.

23H14 : Donald Trump, un événement grave ? « Un événement important c’est évident », juge Jean-Luc Bennahmias. « Mais il a été élu démocratiquement. Donc forcément, nous discutons », note-t-il. « Je remarque que nous parlons toujours de France-Allemagne, mais il faut une alliance des pays du Sud. Il faut reconstruire ce socle européen à 12 ou 15 pays. Il faut une Défense commune, mais c’est bien plus compliqué qu’on ne le pense », réaffirme le président du Front démocrate.

23H13 : Ton grave pour Francois de Rugy. « On peut ricaner sur sa chevelure, moi je n’ai pas du tout envie de rire quand je vois le projet qu’il prépare. Monsieur Trump est pour le retour en arrière, sur la Cop 21. Ne croyons pas qu’après quelques mois au pouvoir, il va s’y rallier. » « En France, il y a des candidats à l’élection présidentielle, Monsieur Fillon, Madame Le Pen, qui veulent se joindre à cette alliance avec la Russie. »

23H08 :

Donald Trump est-il quelqu’un de soucieux de ses propres intérêts ?, questionne-t-on à Arnaud Montebourg. « Qu’il ait un nationalisme exprimé d’une manière un peu échevelée, personne n’en doute. Mais lorsque, finalement, on se prépare à être chef d’État de la cinquième puissance, s’indigner n’est pas utile », juge l’ancien ministre. « La France doit être capable de s’unir. Nous avons un accord, la COP21, nous pouvons l’utiliser comme levier de riposte à des attaques évidentes », propose-t-il. « La question européenne est très importante. La France est en train de s’effondrer, attaquée de l’intérieur et de l’extérieur. Nous devons travailler à un nouveau traité de Rome », ajoute-t-il.

23H07 : Le monde est en train de changer explique Manuel Valls, qui prend au sérieux les déclarations de Donald Trump. « Quand son projet c’est de casser l’Europe, briser l’Alliance atlantique, il faut le prendre au sérieux. C’est une injonction pour l’Europe à être forte et unie. » « Vincent Peillon me rappelle parfois mon vieux professeur », tance Valls, à qui Peillon reproche l’usage du mot « guerre ».

23H06  Temps de parole : Valls et Peillon en tête


23H05 : L’essentiel du débat pour Vincent Peillon, réside dans le fait que les américains sont, historiquement alliés. « Nous avons des intérêts extrêmement lourds à défendre » « Nous gardons la tête froide, nous ne lui ferons pas la guerre ».

23H04 : Les États-Unis et Donald Trump à présent.

22H59 : « Il n’est pas question d’un quelconque dialogue avec Bachar Al-Assad. » déclare Sylvia Pinel

22H58 : « Ce qui se passe en Syrie, c’est le laboratoire de la politique de Vladimir Poutine, ce que j’ai qualifié d’expansionnisme russe », détaille François de Rugy, qui regrette que François Hollande n’ait pas poussé à une intervention en Syrie. « On n’aurait jamais dû laisser ça impuni. » Quant à l’OTAN et son avenir, il doit être remplacé par une alliance européenne qui ne contiendrait ni la Turquie ni les États-Unis.

22H56 : Vincent Peillon confirme que la France entretient des relations avec El Assad et valide. Cependant, il rappelle les drames commis par le président Syrien, qui relève du « crime de guerre ». Vincent Peillon rend hommage à Francois Hollande qui, depuis 2012, entretien une « position juste » sur le Moyen Orient.

22H54 : Manuel Valls aimerait de Trump qu’il clarifie sa position sur des sujets. L’ex premier ministre explique que la France discute déjà avec le régime d’El Assad, ne serait ce que pour trouver une solution aux migrants. Cependant, Valls partage l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de solution durable avec Bachard El Assad. « La France à dans cette zone toujours un leadership à exercer ». Il pointe du doigt les États-Unis qui sont aussi responsables.

22H52 : « Il n’y a pas de solution politique en Syrie avec Bachard al Assad » répond Benoit Hamon, qui envisage plutôt d’imposer que les nation unies et les pays voisins discutent du sujet. « La France doit reprendre le leadership qu’elle a perdu ces derniers années ». Benoit Hamon souhaiterai que l’on reconnaisse de l’Etat de Palestine

22H51 : Pour Arnaud Montebourg, aucune décision durable n’est envisageable avec le dictateur Syrien, qui devra justifier ses actes devant un tribunal international selon lui. « La question va se poser entre les puissances, de manière à équilibrer les minorités de la Syrie (…) »

22H50 : L’international à présent. On commence par la Syrie, question de David Pujadas sur El Assad « Le temps pour la France est il venu de discuter avec lui ? »

22H47 : Vincent Peillon rappelle qu’il propose la proportionnelle intégrale. Il met aussi le CICE sous condition d’égalité dans son programme (dans les faits il retirerait le CICE si pas d’égalité).

22H46 : Benoît Hamon propose de doubler les pénalités de non-respect de parité à l’Assemblée pour « doubler le budget du ministère des Droits des femmes. »

22H45 : TOP20 Des mots clés sur Twitter


22H43 : J-L Benahmias « Nous sommes un vieux pays de machos, très ancien. Nous avons mis un temps fou à accorder aux femmes le droit de vote. Nous sommes très loin de parité à l’Assemblée nationale. Il ne faut pas attendre grand chose des hommes. Il faut que les femmes se battent. Il faut augmenter les places en crèche, etc… et comme ça elles nous vireront. » On apprécie le franc parler … !

22H40 : Pour Valls, ce sujet est surement l’un des plus difficiles aborder. Les inégalités subsistent pour l’ex premier ministre, et les responsables politiques ne donnent pas toujours l’exemple. Coté positif, la parité au gouvernement, respectée depuis 2012 ! « J’ai eu la seule directrice de cabinet de toute l’histoire de la Ve République ». La question de l’égalité salariale entre femme et homme doit être au coeur de l’entreprise. « Le volontarisme sur cette question est possible ». « 1 femme meurt tous les 3 jours en France » : la lutte contre le sexisme est une priorité nationale qui doit tous nous engager.

22H39 : La principale intéressée ! Sylvia Pinel, qui se réjouit de voir la nécessité de favoriser l’égalité femme/homme, veut passer aux actes. Elle souhaite l’égalité salariale, lutter contre les stéréotypes qui règnent depuis l’enfance et veut ouvrir la PMA à toutes les femmes, sans conditions.

22H38 : Francois de Rugy souhaite donner un signal clair « Je veux une parité totale » « J’étais bien seul à prendre mon congé paternité à la naissance de mon deuxième enfant, à l’Assemblée nationale. »

22H36 : Arnaud Montebourg s’exprime depuis plus d’une minute sur l’égalité homme femme. Il regrette le manque de cadres femmes dans les PME. Il y a aussi une réforme à faire du coté de la justice sur l’autorité parentale également.

22H33 : La parité femme/homme à présent. Francois de Rugy est le seule à avoir une porte parole du sexe féminin : Véronique Massonneau.

22H32 : « Assurer la sécurité, c’est une des premières missions de l’Etat », s’insurge François de Rugy qui a failli être oublié sur le thème de la prison.

22H31 : Jean-Luc Bennahmias : « J’améliorerais d’abord la situation du personnel pénitentiaire : gardiens, éducateurs. Et je ferai en sorte que la prison ne remplace pas les hôpitaux psychiatriques. »

22H30 : Sur la question carcérale, Arnaud Montebourg assure n’avoir « aucune vision angélique ». La contrainte pénale mise en place par Christiane Taubira était, selon lui, était une « bonne décision ». Mais « il est normal qu’un gouvernement mette en place les places de prison nécessaires. Il faudra même construire des dispositifs spéciaux pour les terroristes », détaille-t-il. Dans le même temps, il faut « chercher des solutions alternatives », ajoute-t-il. Christiane Taubira, qui n’a pas pris partie dans cette primaire, fait irruption dans le débat. L’ancienne garde des sceaux a seulement fait savoir qu’elle hésitait entre Montebourg, Hamon et Peillon.

22H29 : Interrogé sur son positionnement en matière de justice, l’ex-premier ministre veut que « la gauche reste crédible, sur l’entreprise, le dialogue social, l’égalité, qu’elle soit crédible par ses propositions et surtout qu’elle ne renonce pas à assurer la sécurité ». « La protection des plus faibles, c’est notre priorité. Nous avons engagé depuis 2012 un peu moins de 5000 nouvelles places de prison », explique-t-il, et propose d’en construire 10.000 durant son quinquennat. Selon lui, cela « n’est pas contradictoire avec les peines alternatives ».

22H28 : Pour Benoît Hamon, il existe beaucoup d’alternatives à la détention. Nous faisons le constat d’une surpopulation carcérale et nous y répondons en augmentant le nombre de places de prison. Mais ça ne répond pas au fait qu’il y a une surpopulation.
Je propose une alternative à la détention, notamment pour les courtes peines. Il faut mettre l’accent sur la réinsertion.

22H24 : L’ex-ministre du Logement entend créer de nouvelles places de prison, mais aussi « développer les peines alternatives ». « Surtout, il faut mieux préparer la sortie de prison. 85% sont sortis de prison sans préparation aujourd’hui. C’est ce qu’on appelle les sorties sèches ».

22H22 : Sur les 20 dernières minutes, d’après Visibrain, c’est Benoit Hamon qui  a été le plus mentionné sur Twitter.

22H21 : Benoit Hamon « Nous faisons le constat d’une surpopulation carcérale en augmentant le nombre de places de prison. Ca ne résoud pas la question, et le fait que la prison fabrique des délinquants. Moi je préfère des alternatives à la détention pour les courtes de peines, de moins de six mois. Aujourd’hui, la récidive est plus fréquente quand on est passé en prison que quand on a fait une peine alternative. »

22H20 : Nouveau thème : la lutte contre la délinquance.

22H18 : L’ex-ministre du Logement a choisi pour sa part de développer la situation des personnes handicapées. « Je veux lancer un nouveau plan contre l’autisme ». Etlle a ensuite tenu à parler de la dépendance. « On ne pense pas assez à celles et ceux qui accompagnent un proche en perte d’autonomie, c’est 8 millions de personnes », et propose de renforcer la construction d’accueil de jour pour aider les aidants de personnes handicapées de souffler.

22H17 : Arnaud Montebourg s’intéresse aux quartiers populaires. Il prend l’exemple d’Hakim, Bac+4 qui à envoyé 380 CV sans réponse. Je voudrais proposer à ces quartiers populaires de faire du Made in France, qu’il y ait des clauses d’embauche pour les quartiers populaires (…) Nous avons besoin de l’unité de notre pays »

22H15 : 2 propositions sur le progrès social pour Vincent Peillon. Il propose la création d’un service public pour les maisons de retraites. Beaucoup de familles, selon l’ex ministre de l’éducation sont en grande difficulté pour assurer la fin de vie de leur entourage. A l’inverse, vraie mesure pour les jeunes chez Peillon qui propose que la transmission des patrimoines soit transformée. « Je propose que ceux qui n’ont aucun patrimoine soient dotés d’un patrimoine quand même ».

22H14 : Benoit Hamon soutien Francois de Rugy. Il faut aller plus loin, pour que ces personnes puissent disposer d’un accompagnement leur permettant de faire face à cela. « Une personne à la maladie incurable doit pouvoir décider de sa vie ».

22H13 : Francois de Rugy « Il y a des décisions politiques qui relèvent du courage ». Pour l’écologiste, nous avons été élu (NDLR : nous les socialistes) en 2012 sur la promesse de pouvoir mettre fin à sa vie. Il souhaite, s’il est élu, qu’il y ait un texte de loi favorisant l’euthanasie. « Je le soumettrai au référendum. C’est le rôle de la gauche de soutenir des nouveaux droits ».

22H12 : Manuel Valls propose un service civique obligatoire de 6 mois pour les jeunes, afin de s’engager, que ce soit dans les ONG, dans la gendarmerie, afin de faire preuve de générosité. « France nous avons besoin de nous rassembler »

22H11 : J-L Benhamias : « L’UE tel qu’on la connaît n’existera plus si on la continue comme ça. Nous n’arriverons plus à 27 à faire avancer l’Europe. Nos populations n’y croient plus. »

22H10 : Carte blanche ! Totale liberté, 1 minute sur un sujet.

22H07 : Francois de Rugy à présent, candidat le plus « libre échangiste » selon Fabien Namias … au niveau économique bien sur …  :-D. Francois de Rugy pense que le futur abandon du TAFTA est une bonne chose. Francois de Rugy est contre l’élargissement de l’Union Européenne « Non à la Turquie en Europe ». Argument : cela va renforcer la concurrence. Cependant, De Rugy ne reviendra pas en arrière sur le modèle européen, simplement parce que c’est trop tard. Il faut développer le « produire en France » ! C’est la patte de l’écologiste qui est en lui !

22H04 : Pour Sylvia Pinel, les déclarations de Trump font craindre le protectionnisme. Elle souhaite dire à l’ensemble des pays européens qu’il faudrait relancer la construction européenne en harmonisant la fiscalité, les charges sociales, en révisant la directive sur les travailleurs détachés. « Si l’Europe ne relance pas une politique économique forte, ça n’est pas la France toute seule qui se relancera »

22H03 : Retour au direct ! Manuel Valls répond à Arnaud Montebourg « Assez d’opposer le soutien à l’économie et la lutte contre la pauvreté, parce que c’est lié !  » « Il y a des grandes entreprises dans notre pays qui doivent investir et faire travailler davantage les français ». « Oui je pense qu’il faut davantage nous protéger. Le projet européen est menacé de dislocation ». Il faut, selon Manuel Valls, globaliser les règles européennes que ce soit en matière d’environnement ou de social.

22H02 : Après une heure de débat, petit tour sur Twitter, ou les internautes remarquent l’acharnement fait à Benoit Hamon. Beaucoup s’ennuient déjà dans ce débat ou les temps de paroles ne sont malheureusement que très peu respectés.

22H00 : Au tour d’Arnaud Montebourg, de défendre son made in France en chiffres. « Nous avons besoin de remonter notre industrie qui a été dévorée par les 10 années de crise ». La stratégie de Montebourg se base sur les PME, qui sont les entreprises qui ont des projets qui ne peuvent financer leur projet. « L’argent de l’assurance vie, oui nous allons les sécher vers les PME ». Pour Arnaud Montebourg, le fait de nationaliser une Enterprise s’apparente à une protection de nos intérêts stratégiques.

21H55 : Petit point sur les chronos, ou l’on remarque l’important retard de Sylvia Pinel.

21H54 : Vincent Peillon « Il faut faire des investissements parce que sinon on aura pas de croissance. Il faut le faire avec les européens. Faire croire que la relance va être seulement franco française c’est une erreur ». Vincent Peillon n’est pas non plus d’accord avec la proposition de diviser la dette de Francois de Rugy. Quant au protectionnisme, l’ex ministre de l’éducation soutien les petites entreprises qui n’arrivent pas à exporter. Il faut faire attention au protectionnisme selon Peillon. Ce dernier est défavorable au CETA.

21H53 : Jean Luc Benhamias ne s’effraie absolument pas du protectionnisme européen.

21H52 : Autre thème, qui intéressé le monde entier selon Léa Salomé, c’est le protectionnisme.

21H51 : Faisons le point de ce que pensent les candidats sur le revenu universel. Arnaud Montebourg s’en prend aussi à la proposition phare de Benoît Hamon : « 300 milliards, c’est l”équivalent du budget de l’Etat, donc on va faire un deuxième budget de l’Etat, ce sera un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et les classes populaires ». Sylvia Pinel dit n’avoir pas compris « comment (M. Hamon) finance le revenu universel. « Si on commence par alourdir les dépenses, alourdir les déficits, on va encore alourdir la dette », renchérit François de Rugy, à propos du revenu universel, dont la première étape est estimée à 45 milliards d’euros par son promoteur, Benoît Hamon. Cette somme est « l’équivalent du CICE et du pacte de responsabilité qui ont coûté 40 milliards », défend l’ex-ministre de l’éducation. Manuel Valls lui, dit « défendre la société du travail ». « Augmenter le pouvoir d’achat, les petites retraites, c’est le revenu décent pour ceux qui en ont vraiment besoin. »

21H50 : Jean Luc Benhamias répond à Pinel « Benoît, te décourage pas, c’est la seule idée nouvelle qu’on ait eu depuis des années ! »

21H48 : « Ce que je crois c’est que pour relancer la croissance il faut donner plus aux entreprises. (…) Je propose la suppression du CICE, et une réforme de l’impôt sur les sociétés qu’il faut baisser à 20% » déclare Sylvia Pinel, qui explique que trop de revenus sont hébergés dans des paradis fiscaux.

21H47 : Sylvia Pinel prone le sérieux budgétaire. « Il faudra quand même Benoit (NDLR :Hamon) pour financer ton revenu universel que tu nous explique réellement comment on le finance (…) Ta proposition c’est plus que le budget actuel de l’Etat »

21H45 : Restructuration de la dette au niveau européen pour Francois de Rugy. C’est à dire qu’il faut annuler une partie de la dette pour que tous les pays européens soient gagnants, y compris l’Allemagne (Et si on baisse la charge de la dette, on le trouve ou l’argent manquant ?!!!)

21H44  : Si pour Montebourg, on pouvait s’asseoir sur les 3% de déficits il y a quelques mois, la donne à changé ! Il faut désormais tenir le cap  😉

21H43 : « Cette élection est la dernière avant le Le Penisme » selon Arnaud Montebourg.

21H41 : « Je suis le candidat de la constance. L’ensemble du programme que je propose est sérieusement financé, chiffré. »  Pour Montebourg, la baisse du chômage est le plus important. Cette stratégie marche dans le monde entier pour Mr Montebourg.

21H40 : Tutoiement entre Peillon, Valls et Hamon sur les sujets chauds … comme un air de primaire de droite  🙂


21H38 : Benoit Hamon : « Le revenu universel, cela crée de l’emploi, cela redonne au salarié pour réduire son temps de traval, donc d’embaucher, et ça éradique la pauvreté, voilà ce que ça rapporte. Ce que je propose c’est que le revenu universel dès 2018 soit versé à l’ensemble des personnes pauvres éligibles au RSA et aux 18-25 ans. » A noter une bonne dynamique de Benoit Hamon dans les sondages. C’est aussi le candidat le plus critiqué ce soir.

21H36 : Vincent Peillon craint, comme Manuel Valls, la gauche qui fait des promesses et qui décoit. Il considère que le déficit n’est pas bon pour nous. Sur l’Europe, il faut un accord avec les Allemands sinon plus d’Europe pour Vincent Peillon. Il faut donc demander des investissements : « L’Europe fait 12% de mois d’investissements qu’en 2008 » « On peut être européen et de gauche ! »

21H34 : « Ici je n’ai pas d’adversaire » petite phrase intéressante lancée par Manuel Valls

21H33 : En tant qu’ex premier ministre, Manuel Valls prouve qu’en 3 ans il a réussi à maintenir la dette tout en réalisant des investissements. Fabien Namias veut de la précision, Manuel Valls affirme qu’il faut être précis … Dialogue de sourd ?!

21H32 : Benoit Hamon : « Nous pouvons négocier avec les banquiers. Pas avec la planète ». Le diplômé de licence d’histoire pense que la question centrale est de savoir de quelle manière nous pouvons mutualiser la dette européenne.  (Alors même que la dette allemande ne cesse de diminuer, et inversement chez nous …).

21H30 : Deuxième thème, le chiffrage des programmes et le silence des candidats sur la dette publique, qui apparaît très peu dans les programmes.

21H27 : C’est animé ce soir ! Les échanges sont cordiaux. Apparemment  le débat sur la santé passionnent ces candidats, en témoigne l’enthousiasme de Mr Benhamias!

21H26 : Manuel Valls interrompt David Pujadas « Un mot pour dire que la prévention en matière de santé est essentielle »

21H25 : Il faut lutter contre les déserts médicaux ! Autre thème abordé qui questionne les téléspectateurs. Benoit Hamon partage le fait que la sécurité sociale est la meilleure assurance santé, qui coute le moins. « La meilleure assurance santé, la plus solidaire, celle qui coûte le moins, c’est la Sécurité sociale, qui doit augmenter le niveau de ses remboursements. Comment ? En remettant en cause le principe des 4 à 6 milliards d’euros donnés aux entreprises pour financer les complémentaires santés. Et les médicaments innovants, qui coûtent très cher à la Sécurité sociale, parfois 40 000 euros ? Il faudra utiliser la possibilité de rendre générique un médicament indispensable. » estime Benoit Hamon.

21H22 : Pour Manuel Valls, c’est un enjeu majeur de l’élection présidentielle. D’accord avec Francois de Rugy, moins avec Montebourg ! Conforter la sécurité sociale, c’est un élément central de ce débat. Il faut faire confiance aux acteurs locaux pour Manuel Valls. « Les dépenses de santé vont augmenter avec l’allongement de la durée de vie ». Trop d’inégalité entre les français, pour l’ex premier ministre il faut développer les maisons de santé, et il faut aller plus loin dans l’installation des médecins avec les acteurs locaux. « Je propose de supprimer le ticket modérateur pour un certains nombre de soins de la ville ». Manuel Valls affirme ne pas remettre en cause la médecine libérale. « Retenez l’idée de la réforme des études médicales et une installation volontaire des médecins, qui resteront dans nos belles régions ».

21H19 : Jean Luc Benahamias ne voudrait pas q
e l’on puisse croire de notre système qu’il n’
est pas au point. « De nombreux pays nous envient ce système de santé ». On est donc d’accord à gauche avec cela ! Les mutuelles privées ne « dérangent pas
 » Jean Luc Benhamias. 21H17 : Sylvia Pinel insite sur le fait qu’il faut préserver notre système de santé, un modèle, très « envié » dans le monde. « Il ne faut pas dérembourser certains actes (…) de cette droite ultra-libérale »

21H13 : Arnaud Montebourg propose une mutuelle pour tout le monde à 10 euros par mois. « Il y a 36% des Français qui ont renoncé à des soins. Dans les Mont de Piété, il y a des gens qui mettent en gage une partie de leur patrimoine pour financer une petite opération. » 

21H12 : Premier chapitre de ce débat la protection sociale et l’assurance maladie. Pour Vincent Peillon, « Notre hôpital qui est envié dans le monde entier, je souhaite qu’on lui donne de l’air, (…) avec les moyens de mieux travailler. »  Méthode d’incitation par des avantages fiscaux donc.

21h11 : Francois de Rugy propose qu’il y ait un quota, à négocier avec les collectivités locales. C’est donc Francois de Rugy qui apprenti comme le plus concret sur la question.

21H10 : Première anaphore de la soirée, signée Jean-Luc Bennhamias : « Je prends l’engagement » sur les pistes d’aide aux SDF.

21H09 : Zéro SDF à la rue : après Lionel Jospin en 2002, puis Nicolas Sarkozy en 2007, Jean-Luc Mélenchon prend aujourd’hui aussi cet engagement.

21H03 : Premier sujet : vague de froid en France, après la mort de Fred, 48 ans SDF à Calais. Léa Salamé rappelle la proposition de Jospin qu’il n’y ait plus de sans abris en France. Pour Sylvia Pinel, il faut renforcer l’hébergement d’urgence et fluidifier les parcours. Souvenons nous qu’elle à été ministre du logement il y a quelques années … Arnaud Montebourg « Le nombre de SDF à augmenté de 45% ces dernières années, un chiffre considérable. Nous pouvons atteindre cet objectif ». Pour Benoit Hamon c’est un un « engagement lourd à prendre ».

21H00 : Bonsoir à tous ! Bienvenue dans ce live pour suivre en direct le débat de la primaire de gauche. N’hésitez pas à réactualiser le plus souvent la page pour les dernières actus ! Les sept candidats seront interrogés à tour de rôle par David Pujadas, Léa Salamé (France 2) et Fabien Namias (Europe 1). Ils répondront à des questions sur la santé, le protectionnisme ou encore sur le chiffrage des programmes politiques. Un chapitre du débat sera également consacré à la politique internationale, notamment à la place de la Russie et du Moyen-Orient.

Apple prépare ses plans dans la SVOD

Apple est actuellement en contact avec le petit monde d’Hollywood, probablement pour lancer un service de SVOD similaire à ce que Netflix et Amazon font déjà …

Après s’être attaqué au marché du streaming musical, en étant le concurrent de Spotify, la firme de Cupertino serait entrée en contact avec les grands acteurs du cinéma américain pour s’offrir « les droits des programmes télé déjà scénarisés » rapporte le Wall Street Journal. Au delà de l’acquisition de droits, Apple serait capable, à terme, de produire ses propres contenus, une grande première pour une entreprise, à la base 100% IT. Toujours selon le Wall Street Journal, les contenus videos de la plateforme seraient proposé, comme Apple Music, à un prix fixe d’environ 10€ par mois, comme le font ses concurrents.

Un budget de production estimé en milliards de dollars

Aucune stratégie n’est pour l’instant dictée officiellement, mais ce qui est pratiquement sur, c’est que l’enjeu pour Apple, se chiffre en milliards de dollars, pour être à la hauteur de la concurrence ! Après le lancement d’un nouveau concurrent, Amazon Prime Video, l’arrivée d’Apple sur ce marché ferait office d’une forte concurrence, aujourd’hui dominée par Netlix et Time Warner (la chaine HBO aux États-Unis).

En revanche, si Apple à pour ambition de se lancer dans ce marché, il va falloir faire marcher la planche à billet ! Pour sa nouvelle création, The Crown,  racontant les premières années de règne de la reine Elizabeth II, Netflix à par exemple dépensé près de 130 millions de dollars. De plus, récemment, Netflix à annoncé s’être endetté de 800 millions de dollars, portant sa dette à 3 milliards de dollars. Mais la stratégie de Netflix est bel est bien là ! Porter à 50% la part de ses créations originales.

The Crown La série produite par Netflix disponible sur la plateforme depuis le 3 novembre

 

Des créations originales … pour plus d’abonnés ?

A tout investissement, sa récompense ?! La plateforme Netflix est passée de 57 millions à 75 millions d’abonnés dans le monde entre 2014 et 2015, pour un chiffre d’affaire de 6,1 milliards de dollars en 2015, soit une hausse de près de 30% en une seule année. Attention, pour Netflix, de ne cependant pas se reposer sur ces acquis. Au bout d’un certains temps, la marque risque d’arriver à un plancher d’abonné, tout en continuant à dépenser beaucoup d’argent.

Amazon, nouveau rival de Netflix à publié son chiffre de dépense en contenus pour 2016 : 3,2 milliards de dollars.. En juillet, l’e-commerçant avait déclaré vouloir doubler ce budget et tripler ses dépenses en créations originales. Apple devra donc mettre le paquet s’il souhaite rivaliser !

Et la France dans tout ça ?

En France, c’est CANAL+ avec son service CANALPlay qui à déniché dès le départ son service de SVOD (2011).  Ca n’est qu’en 2015 que Netflix est arrivé sur le marché français, ce qui n’a pas empêché la marque au logo rouge de chiper la place de leader à CANALPlay, qui comptait en 2015 plus de 700 000 abonnés payants. Amazon n’est pour l’instant pas encore disponible en France, faute d’accord avec la législation. En revanche, un autre acteur, SFR, s’est lancé exclusivement en France avec SFR Play, qui, à l’instar de ses concurrents, ne se consomme qu’à condition d’avoir un abonnement SFR, et qui propose globalement les mêmes services que Netflix et Amazon Prime.

CANALPlay, concurrent direct de Netlifx appartient à Vivendi (Canal+)

D’autre part, les services de SVOD en France sont très utiles pour les séries mais peu pour les films. La loi française interdit toute parution d’un film avant 36 mois. Ainsi, pour espérer regarder Les Tuches 2, sorti au cinéma en février 2016, il faudra attendre … début 2019 !

 

Mais au fait … c’est quoi la SVOD ?

Une offre qui permet au consommateur de payer un abonnement pour avoir accès à la totalité des films, des séries et des émissions d’un catalogue. Plus besoin de payer à chaque fois la location ou l’achat du dernier épisode de James Bond ou du nouveau film de Steven Spielberg. Netflix, Amazon Prime sont des services de SVOD.

Je suis contre la circulation alternée !

La circulation alternée … mesure d’urgence qui doit permettre de contrer les pics de pollution, de plus en plus nombreux dans la région parisienne, et dans l’hexagone ! Entre l’efficacité extrêmement douteuse et la pénalisation des banlieusards désargentés, les arguments ne manquent pas pour dénoncer une mesure inepte et contre-productive à plus d’un titre. Selon Airparif, sur une journée de circulation alternée en novembre 2016, le trafic n’a été réduit que de 5 à 10 %. Pas de quoi diminuer la pollution !

Et puis les véhicules les plus polluants ne sont pas ciblés, ce qui veut dire que sur une journée de circulation alternée, des véhicules polluants respectant la plaque circulent et polluent ! Alors certes, depuis le 01 juillet, les véhicules datant du siècle dernier ont été interdites dans la capitale, mais dans la capitale seulement. Pour vous donner un ordre d’idée, en France, les véhicules diesel les plus polluants, ceux d’avant 2000, sont au nombre de 19 millions, soit 27 % du parc en circulation.

Ensuite, en dehors des pics, la pollution chronique reste problématique en Ile-de-France : chaque année, entre 1 et 4 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement le long du trafic et dans le cœur de l’agglomération. Ecoutez bien ce chiffre : 95% de l’impact sanitaire de la pollution de l’air sont provoqués par la pollution de tous les jours. Et cette pollution chronique peut, à long terme être problématique : asthme, bronchite chronique, cancer du poumon, AVC, la liste de maux est longue !  Selon une récente « évaluation quantitative d’impact sanitaire » de Santé publique France, la pollution de l’air est responsable de 2 441 morts chaque année à Paris et 4 166 dans sa proche banlieue (1 557 en Hauts-de-Seine, 1 324 en Seine-Saint-Denis, et 1 285 dans le Val-de-Marne).

De nombreuses villes développent aussi des politiques de mobilité durables, qui consistent à renforcer le réseau de transports en commun, mettre en place des dispositifs d’autopartage et développer les pistes cyclables. Le but pour l’Etat, c’est vraiment de sensibiliser la population, qui doit prendre conscience et qui doit faire évoluer ses modes de vies.

Et puis la pollution alternée, ca coute cher ! Cher à la société, qui enregistre une perte du PIB, sans compter tout le dispositif policier, mais aussi du contribuable, qui va trinquer pour compenser la gratuité des transports en commun les jours ou la circulation est alternée.
En résumé, la circulation alternée ne fait pas évoluer la situation, et ca n’est pas une solution durable.

Comment Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, est devenu l’éminence grise du président américain

A l’instar de son beau-père, Jared Kushner a hérité d’un groupe immobilier. Et après avoir épousé la fille chérie du milliardaire, ce golden boy s’apprête à devenir haut conseiller à la Maison Blanche.

Il est riche, ambitieux et audacieux, comme son beau-père, mais ceux qui le connaissent décrivent une personnalité beaucoup plus douce et réservée que celle de « The Donald ». Jared Kushner, jeune magnat de l’immobilier et époux d’Ivanka, la fille ainée du président élu, devrait arriver à la Maison Blanche le 20 janvier, dans les bagages de Donald Trump. Ce dernier lui a offert le poste de haut conseiller de la présidence, la veille de ses 36 ans, lundi 9 janvier. Un beau cadeau qui vient récompenser la loyauté de ce gendre discret mais redoutable.

Plus jeune membre de l’équipe nommée par Donald Trump pour l’aider à diriger les Etats-Unis, cet « autre héritier » du clan Trump (le président élu est père de deux filles et de trois garçons) n’avait aucune expérience politique avant de devenir le cerveau de la campagne victorieuse de son beau-père. Franceinfo raconte comment cet homme de l’ombre s’est rendu indispensable au royaume du bling-bling.

Grâce à son culot (et son entregent)

Quelques jours après son élection, le 17 novembre, Donald Trump a visité la Maison Blanche avec son cercle rapproché. Dans les bureaux de l’aile Ouest, le centre névralgique du pouvoir américain, Jared Kushner a demandé, curieux : « Combien de personnes ici resteront travailler pour l’administration suivante ? » La question, inattendue, n’a pas manqué de faire lever les sourcils des employés de Barack Obama, raconte le Los Angeles Times. Et pour cause, comme chacun le sait – du moins à Washington –, les présidents sortants embarquent à leur départ la quasi-totalité de leur staff. C’est le b.a.-ba. L’anecdote, un brin embarrassante, révèle pourtant un style « Kushner » : dans le petit monde de l’immobilier new-yorkais, on dit de lui qu’il opère « comme un novice qui fait confiance à son propre jugement et à sa vision et qui ne craint pas de foncer même s’il n’y connaît pas grand-chose – un peu comme son beau-père », analyse Politico.

Ce mélange de culot et de confiance, Jared Kushner le doit à son histoire personnelle : héritier lui-même d’un magnat de l’immobilier, il grandit dans le luxe, dans le New Jersey, avant d’intégrer la prestigieuse école d’Harvard. Dans son livre daté de 2006, The Price of Admission, le journaliste Daniel Golden relève pourtant que le jeune Jared est loin d’être un lycéen brillant. Grand privilégié, il est admis après que ses parents ont fait un don de quelque 2,5 millions de dollars à l’université, explique le journaliste dans le Guardian, tout en précisant que les Kushner nient en bloc tout lien de cause à effet.

Mais, étudiant, il est contraint de se frotter plus vite que prévu au business de l’immobilier. En 2005, son père, Charles Kushner, écope de deux ans de prison pour évasion fiscale, subordination de témoin et financement illégal de campagne pour le camp démocrate, à l’issue d’un scandale qui met à jour dissensions et trahisons au sein même de la famille Kushner. Propulsé « PDG par accident » de l’empire familial à moins de 25 ans, l’héritier va, contre toute attente, faire ses preuves. En 2006, il fait l’acquisition du New York Observer, un journal de Manhattan pour lequel il débourse 10 millions de dollars. Exaspéré devant ce gamin « qui ne sait pas ce qu’il ne sait pas », le rédacteur en chef historique claque la porte, mais le journal se maintient, notamment en investissant dans le numérique. L’année suivante, la firme des Kushner s’empare du building le plus cher de Manhattan, au numéro 666 de la prestigieuse Cinquième avenue, où il installe son bureau. Quarante-et-un étages acquis pour la coquette somme de 1,8 milliard de dollars, selon le New York Times. Une folie des grandeurs et une soif de pouvoir qui n’est pas sans rappeler un certain Donald Trump.

Avec une habile dose de charme

En décembre, soit quelques jours après l’élection de Donald Trump, Jared Kushner rend visite à quelque 400 dirigeants d’entreprises rassemblés dans le hall de l’établissement bancaire Morgan Stanley pour leur parler de son beau-père. Avec l’aisance polie et décontractée d’un animateur de conférence, le trentenaire rejoue le numéro qu’il connaît par cœur : dédiaboliser le prochain président américain et arrondir les angles. Selon le compte-rendu du New York Magazine, Jared Kushner jure que l’administration de son beau-père agira raisonnablement en matière d’immigration et saura investir conjointement avec les démocrates pour rénover les infrastructures des Etats-Unis. Un discours rassurant – au moins pour les marchés financiers –, martelé par cet improbable conseiller du candidat républicain, pourtant issu d’une famille qui a arrosé le camp adverse pendant des décennies.

Jared Kushner a observé son père jouer les faiseurs de rois dans le parti démocrate du New Jersey. Ivanka Trump, elle, est en bon terme avec Chelsea Clinton, la « fille de ». Le couple, qui s’est marié en 2009, passe donc pour un îlot progressiste au sein d’une galaxie Trump conservatrice et populiste. En faveur des droits des homosexuels, Jared Kushner et Ivanka Trump compensent en déclarations bienveillantes les sorties souvent outrancières du patriarche. Même Rosie O’Donnell, l’humoriste et animatrice haïe par Donald Trump, s’est fendue de compliments après avoir rencontré le couple par hasard dans un restaurant. Dans un poème (oui, un poème), elle évoque le « calme charmant » d’un Kushner « chaleureux et gracieux », résume le Hollywood Reporter. Le couple modèle, parents de trois enfants, est « si présentable que cela en est presque inquiétant », relève en effet le New Yorker. Selon le magazine, elle est attentionnée et brillante, lui à l’écoute et serviable.

Fort de ces qualités, il a commencé par faire le médiateur entre Donald Trump et de potentiels alliés de poids, comme le républicain Paul Ryan, le patron de Fox News Roger Ailes, ou le magnat de la presse Rupert Murdoch, énumère The New Yorker. Mais Jared Kushner, avec ses qualités relationnelles et son épais carnet d’adresses, ne se contente pas d’un rôle d’entremetteur.

En étant discret et omniprésent

Il a fallu la polémique de trop pour que Jared Kushner prenne la parole, dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Donald Trump vient alors de publier sur Twitter un visuel douteux qui semblait reprendre une étoile de David. Juif orthodoxe pratiquant (tout comme Ivanka, qui s’est convertie avant de l’épouser), Jared Kushner a finalement pris la défense de son beau-père par le biais d’une tribune dans son journal titrée « Le Donald Trump que je connais« . Avant cet événement, le mari d’Ivanka s’était montré particulièrement discret, notamment pour faire et défaire l’équipe du candidat. Selon Politico, il est l’homme qui a construit la ligne de front composé de Kellyanne Conway, de David Bossie et de Steve Bannon, l’ex-patron controversé de Breitbart.

Décrit comme un omniprésent directeur de campagne « de facto », Jared Kushner a habilement écarté Chris Christie, gouverneur du New Jersey. S’il fut l’un des premiers de l’appareil républicain à se ranger derrière Donald Trump, l’homme politique est aussi celui qui, du temps où il était procureur de l’Etat, a envoyé en prison un certain donateur démocrate nommé Charlie Kushner. Interviewé par Forbes, le gendre du président élu a nié, haussant les épaules, avoir joué un quelconque rôle dans son éviction : « Les médias aiment spéculer. Comme je ne parle pas à la presse, ils racontent ce qu’ils veulent, mais je ne l’ai pas poussé dehors. »

Selon certains commentateurs, l’entrepreneur pourrait être le conseiller le plus influent de Donald Trump, plus puissant que Steve Bannon ou Reince Priebus, son futur chef de cabinet. Tout président a « une ou deux personnes auxquelles il fait intuitivement et structurellement confiance. Jared pourrait bien être cette personne », confiait ainsi récemment au magazine Forbes l’ex-secrétaire d’Etat Henry Kissinger , qui connaît bien Trump. Désormais installé à Washington avec son épouse et leurs enfants, Jared Kushner entend bien continuer à agir en coulisses. Les coulisses du bureau ovale.

Ferrero défend son produit star Nutella, accusé d’être cancérigène

Une étude de l’Agence européenne de sécurité alimentaire sonne l’alarme sur l’huile de palme. Selon elle, ce composant majeur de la célèbre pâte à tartiner Nutella serait cancérigène.

C’est la pâte à tartiner la plus connue et appréciée dans le monde. Malheureusement, l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA) a inscrit en mai dernier le Nutella dans sa liste de produits alimentaires potentiellement cancérigènes. Il ne s’agit pas de la pâte à tartiner en elle-même mais d’un de ses ingrédients principaux déjà sous le feu de nombreuses critiques: l’huile de palme. Pour défendre son produit star, qui représente un cinquième de ses ventes, le groupe italien Ferrero a réagi cette semaine aux accusations de l’EFSA en lançant une campagne de communication à travers l’Italie, rapporte Reuters. Dans un spot publicitaire, il dénonce une «campagne injuste de dénigrement de l’huile de palme».

Dans la Péninsule, les ventes de Nutella ont reculé de 3% sur l’exercice annuel qui s’est achevé fin août, avant de remonter de 4% sur les quatre derniers mois de 2016. Ferrero avait alors expliqué ce creux par le fait que ses concurrents faisaient la promotion agressive de produits garantis sans huile de palme. À l’échelle mondiale, les ventes de la pâte à tartiner n’ont pas été touchées par le rapport de l’EFSA, et affichent une croissance annuelle de 5-6 %, assure toutefois le groupe.

«L’huile de palme utilisée par Ferrero est sûre parce qu’elle vient de fruits fraîchement pressés et est traitée à des températures contrôlées», clame la publicité, filmée à l’usine de la société dans la ville d’Alba. Selon l’EFSA, les éléments cancérigènes apparaissent dès lors que l’huile de palme est chauffée à 200 degrés, chose que Ferrero se défend de faire.

Pas de recommandations aux consommateurs

Le groupe tente par ailleurs de relativiser son poids dans la filière de l’huile de palme qui représente 44 milliards de dollars: «Nous n’achetons que 0,3 % de la production mondiale», se défend t-il. Selon Reuters, Ferrero utilise 185.000 tonnes d’huile de palme chaque année pour fabriquer son Nutella. Remplacer cet ingrédient pourrait coûter entre 8 et 22 millions de dollars par an en plus aux prix actuels du marché. Ferrero a refusé de s’exprimer sur ces calculs et certifie que l’huile de palme est irremplaçable dans la recette du Nutella.

Et l’EFSA ne recommande pas pour l’instant d’interdiction d’utilisation ou de consommation de l’huile de palme. L’autorité appelle à des recherches plus poussées sur la question avant, peut-être, une décision de Bruxelles sur le sujet. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture -qui ont aussi souligné le risque potentiel de cancer- ne recommandent non plus pas aux consommateurs d’arrêter de consommer de l’huile de palme.

Quelles sont les différences entre sunnites et chiites ?

L’Islam a connu quelques problèmes de succession suite à la mort de son Prophète Muhammad. Le quatrième Khalife (lieutenant) de l’Islam, Ali, le neveu de Muhammad, fut le plus contesté. Après plusieurs guerres, il décida donc de se retirer et, avec ses partisans, allait donner naissance à une nouvelle interprétation de l’islam : le shiisme, par opposition à l’autre grande tendance existante : le sunnisme.

Le sunnisme

La majorité des musulmans du monde est sunnite (plus de 85%). Ils s’appellent ainsi, faisant référence à la Sunna (Tradition islamique) qu’ils appliquent.

Au sein du mouvement sunnite, l’on distingue actuellement quatre grandes écoles d’interprétation (Madhab).

Les Hanafites : mouvement lancé par Abu Hanifa (+767), les Hanafites sont considérés comme les moins rigides dans leur interprétation de l’islam. Ils accordent en effet beaucoup d’importance au jugement personnel (ra’y) du croyant lorsqu’il s’agit de déterminer ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Les hanafites sont pour la plupart les musulmans de Turquie, d’Inde, du Pakistan,…

Les Malikites : doctrine influencée par Malik ibn Anas (+796), les Malikites se basent sur le droit musulman en vigueur à Médine du temps du Prophète Muhammad. Ils accordent également une forte importance à l’opinion personnelle (ra’y) et se retrouvent principalement en Afrique du nord et au Soudan.

Les Shafiites : héritée du juriste musulman Al Shafii (+820), la doctrine shafiite accorde beaucoup d’importance au droit musulman. Cette doctrine se retrouve dans le Golfe persique et en Indonésie.

Les Hanbalites : Ils sont considérés comme les plus rigoureux et les plus conservateurs dans leur vision de l’islam. Depuis Ahmad ibn Hanbal (+855), les Hanbalites se reposent sur une interprétation littérale stricte du Coran. Ce mouvement se retrouve essentiellement en Arabie Saoudite.

 

Le Chiisme

Depuis leur sécession les adeptes d’Ali, neveu de Muhammad, accordent beaucoup d’importance à leurs dirigeants religieux. C’est la grande différence avec le mouvement sunnite : les Chiites ont foi en la mission des douze Imams. C’est-à-dire que, selon eux, après le Prophète Muhammad qui a seulement révélé le Coran, douze successeurs du Prophète devaient encore venir pour en donner l’interprétation. Le premier de ces douze Imams fut Ali (+661) et le dernier, Muhammad, ne serait pas mort mais aurait été « occulté » en 874 et depuis, continuerait à influencer spirituellement les dirigeants chiites.

Au niveau géographique, la quasi-totalité de la population iranienne est chiite, mais il en existe des minorités en Iraq, au Liban, en Syrie ou encore en Inde et au Pakistan.

Il existe de très nombreuses différences dans la manière de pratiquer l’islam entre le sunnisme et le chiisme. Il n’est pas possible de les énumérer toutes mais souvent celles-ci ont pour but de rappeler aux chiites leur appartenance à la communauté d’Ali. (Par exemple il est d’usage lors de la prière que les chiites placent sous leur front une petite brique faite d’argile provenant directement d’un des lieux où est enterré l’un des membres de la famille d’Ali.)

Le Soufisme

Le soufisme désigne généralement tous les courants mystiques qui dérivent de la religion islamique. Les soufis sont donc les personnes qui ont choisi les voies mystiques. Leur nom viendrait de l’arabe suf qui désigne la robe de laine dont ils sont vêtus. Parmi eux on retrouve entre autre les marabouts africains, les fakirs, les derviches tourneurs,…