#38 Jérusalem, Mariage Royal, Equateur

Au sommaire cette semaine :

Ce 14 mai était inauguré à Jérusalem l’ambassade américaine, à l’occasion des 70 ans d’Israel. Dans le même temps, 59 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza en tentant de s’approcher de la frontière israélienne. Revue de presse de Michael Assoumou et grand reportage à suivre.

En Catalogne, l’indépendantiste Quim Torra est devenu lundi 14 mai le nouveau président de la Catalogne. Peu connu du grand public, il milite pour l’indépendance de la région depuis des années. Duplex spécial avec Franck Paillanave, depuis Barcelone.

Ce sera, sans nul doute, le mariage de l’année. Un prince, une roturière, plus de 2600 invités… Le 19 mai prochain, le prince Harry et Meghan Markle vont se marier devant plusieurs centaines de millions de téléspectateurs, au Château de Windsor, la résidence préférée de la Reine Elizabeth II. On en parle avec Alexander Seale.

Dans la nuit du 13 au 14 avril dernier, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes aériennes en réaction à l’attaque chimique présumée du 7 avril à Douma. Fabien Herbert nous en re-parle dans Le Monde qui Bouge.

Il y a un an, un nouveau président a été élu, en Equateur. Il s’agit de Lenin Moreno, issu d’un parti de gauche, fondé par l’ancien président équatorien. Quel bilan, un an après ? Réponse avec Ella Michelleti des Voix de l’Hexagone.

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Pierre Rondeau « Je constate une stagnation des gains de productivité de l’économie du football »

Le foot va-t-il exploser ? Titre du dernier livre de Pierre Rondeau, économiste, qui sera avec nous toute à l’heure. Un livre qui met en avant le développement exponentiel porté par des investissements considérables de riches milliardaires, l’explosion des droits télé et des recettes tirées du marchandising.

L’invité :
Pierre Rondeau
Économiste du sport, professeur à la Sports Management School
Le foot va-t-il exploser, coécrit avec Richard Bouigue, Editions de l’Aube

#37 Iran, Air France, Football

Au sommaire cette semaine :

La décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien fait craindre une déstabilisation au Moyen-Orient. Les diplomaties européennes vont tenter de limiter les conséquences économiques de cette décision, en cherchant à signer un nouveau texte. Analyse de Thierry Coville à suivre …

Les longues grèves sont plus difficiles à arrêter qu’à lancer. Air France en apporte une nouvelle fois la preuve. Alors que la compagnie a connu ce mardi son quinzième jour de grève en dix semaines, il aura fallu deux réunions, lundi soir et mardi matin aux représentants de l’intersyndicale pour accoucher d’une « lettre ouverte à la direction », qui ne met pas formellement fin à la grève, sans pour autant la prolonger. Entretien avec Christophe Campestre, vice-président du Syndicat des Pilotes.

Le foot va-t-il exploser ? Titre du dernier livre de Pierre Rondeau, économiste, qui sera avec nous toute à l’heure. Un livre qui met en avant le développement exponentiel porté par des investissements considérables de riches milliardaires, l’explosion des droits télé et des recettes tirées du marchandising.

Le duplex de cette semaine dans à Urdos, dans le Sud-Ouest de la France avec Franck. Il nous parlera d’ours.
Et puis Ici Londres et Les coulisses de l’infos, vos chroniques habituelles …

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Christophe Campestre « Mr Janaillac s’est auto sabordé »

Et maintenant, que va-t-il se passer chez Air France ? Après le rejet par une majorité de salariés du projet d’accord et l’annonce de la démission du PDG, Jean-Marc Janaillac, l’incertitude et l’inquiétude semblent désormais l’emporter au sein de la compagnie.

L’invité :
Christophe Campestre
Commandant de bord chez Air France depuis près de trente ans et vice-président du Syndicat des pilotes d’Air France (SPAF)

 

Dominique Andolfatto « Le syndicalisme français est fracturé depuis longtemps »

Entre 150 000 et 210 000 personnes ont manifesté le 1er mai à l’appel essentiellement de la CGT à défaut d’être rejointe par FO et la CFDT. Mais alors qu’ils ne représentent que 8% du salariat français, que valent désormais les syndicats.

L’invité :
Dominique Andolfatto
Professeur de science politique à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté

#36 Corées, Syndicalisme, ETA

Au sommaire cette semaine :

➡ Le président sud-coréen Moon Jae-in et le leader nord-coréen Kim Jong-un se sont réunis pour un sommet historique vendredi dernier. Analyse à suivre de Antoine Bondaz, Fabien Herbert et Michael Assoumou

➡ Entre 150 000 et 210 000 personnes ont manifesté le 1er mai à l’appel essentiellement de la CGT à défaut d’être rejointe par FO et la CFDT. Mais alors qu’ils ne représentent que 8% du salariat français, que valent désormais les syndicats. Réponse avec Dominique Andolfatto

➡ C’est à Cambo-les-Bains que se tenait ce vendredi une rencontre internationale pour entériner la fin de ETA. La communauté internationale prend acte de la dissolution de l’organisation, et doit plancher sur l’avenir du processus de paix. Duplex spécial consacré à cette dissolution avec Franck Paillanave, qui s’est notamment entretenu avec Frédérique Espagnac, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques.

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Le nouveau contrôle technique automobile

La France compte près de 40 millions de véhiculés immatriculés, dont 32 millions sont des véhicules particuliers. Et ce sont 18 millions d’automobiles qui circulent quotidiennement sur les routes du pays… Mais tous les conducteurs ne sont peut-être pas encore au courant de la mise en place, à partir du 20 mai 2018, d’un nouveau contrôle technique beaucoup plus exigeant. Les mieux informés prennent déjà d’assaut leur centre de contrôle pour faire examiner leur voiture avant la date fatidique ! C’est ce que rapportait il y a quelques jours les médias régionaux France Bleu Gironde et le Républicain Lorrain. Mais la situation à Bordeaux ou à Nancy est à l’image de ce qui se passe partout en France : une course contre la montre pour obtenir une certification avant l’avènement du nouveau contrôle technique. Si tous ces propriétaires d’automobiles prennent leurs précautions, anticipant pour certains leur contrôle d’un an !, c’est que ce changement n’a rien de dérisoire. 

Il faut savoir tout d’abord que le nouveau Contrôle Technique est né à Bruxelles de la volonté de la Commission européenne de diminuer drastiquement le nombre de tués sur les routes du continent. Il en a résulté – après des négociations intensitives – la directive n°2014/45 du 3 avril 2014 visant à harmoniser à l’échelle de l’Union le contrôle technique des véhicules automobiles personnels de moins de 3,5 tonnes. Les États-membres bénéficiaient d’un délai de quatre ans pour transposer cette directive dans leur droit interne. En France, les nouvelles modalités du contrôle ont entraîné la modification de l’arrêté ministériel du 18 juin 1991. Les nouvelles dispositions de cet arrêté entrent donc en vigueur le 20 mai. Les normes européennes étant plus drastiques que celles que la France appliquait jusqu’à présent, il en résulte un durcissement sévère des critères de circulation de nos voitures. 

Concrètement, qu’est-ce que ce contrôle technique harmonisé va changer pour nous, automobilistes ?

Beaucoup de choses ! Un premier regard d’ensemble invite à constater que le nombre de points de contrôle augmente, passant de 123 à 133. Il en découlera forcément un temps de contrôle moyen plus long que la petite heure habituelle. L’augmentation du temps passé à inspecter le véhicule conduit à une augmentation des tarifs du contrôle lui-même. De quel ordre ? Étant donné la diversité des facturations existant d’un centre à l’autre, il est difficile de répondre exactement mais, dans l’hypothèse la plus pessimiste les tarifs pourraient passer du simple au double ! Il est plus probable cependant qu’ils soient majorés de 15 à 20 EUR. 

Les 133 points de contrôle que nous venons d’évoquer peuvent donner lieu à 610 défaillances possibles. On ne parle plus de « défauts » techniques mais de « défaillances ». La crainte de tous les propriétaires de véhicules relativement anciens est de rencontrer l’une des 129 défaillances dites « critiques » que comporte ce contrôle version 2018. Et ils ont d’autant plus raison de se faire mouron que dans ce cas de figure, leur véhicule ne pourra plus rouler le jour-même, dès minuit… Ils seront donc tenus de trouver un garagiste disponible dans les heures qui suivent le contrôle, ce qui est pratiquement impossible. Autant dire qu’une défaillance critique condamne à l’immobilisation immédiate de la voiture non règlementaire. Deux mois sont laissés pour effectuer les réparations. Cela concerne néanmoins les défauts les plus graves, objectivement dangereux, tels que de pneumatiques au bord de la crevaison, le dysfonctionnement du système de freinage, l’absence de deux rétroviseurs, la corrosion excessive du châssis.  

À côté de ces « défaillances critiques », 140 défaillances mineures pourront inviter à des réparations sans obligation de contre-visite (par ex. une pression pneumatique incorrecte ou un niveau d’huile insuffisant).  Ce que les propriétaires peuvent le plus redouter, ce sont en fait les 341 « défaillances majeures » qui n’empêchent pas de rouler mais obligent quand même à une contre-visite dans un délai de deux mois, sous peine d’amende. Or, près de la moitié de ces défaillances n’étaient auparavant regardé que comme des « défauts mineurs » qui n’impliquaient pas de revenir au centre de contrôle. Vont être scrutés, par exemple, une course trop longue de la pédale de frein, des amortisseurs fatigués, des pneus dégradés, un klaxonne qui ne fonctionne plus et même l’usure simple des plaquettes de frein, même si le système fonctionne encore correctement.

Selon les professionnels du contrôle technique, il s’agit d’obliger les automobilistes à l’assiduité en matière d’entretien de la voiture. Des pneus un peu usés, des plaquettes de freins moins performantes car pourraient provoquer une contre-visite. Il y aura probablement beaucoup de mauvaises surprises en cette année inaugurale du nouveau contrôle. Pour donner un ordre d’idée, alors que 15 % des véhicules particuliers contrôlés sont aujourd’hui soumis à contre-visite, on devrait atteindre une proportion de 40 %. La conséquence globale sera la remise en état et le renouvellement du parc automobile française. C’est l’objectif de la règlementation en vigueur le 20 mai. 

Le nouveau contrôle s’accompagne aussi d’un renforcement des exigences de recrutement des mécaniciens-contrôleurs. Un CAP de mécanique ne suffira plus ; seuls pourront désormais officier dans un centre de contrôle les détenteurs d’un BAC professionnel automobile complété par une formation spécifique de 35 heures. Cela semble relever de l’anecdote, mais c’est en réalité une contrainte de plus pour ces centres qui devront déjà mettre à niveau leur matériel et leurs logiciels. 

Peut-on au moins espérer des résultats satisfaisant sur le plan de la sécurité routière ?

Le lien n’est pas à faire entre l’état technique d’un véhicule et sa dangerosité sur la route. Et si la France a introduit le contrôle technique obligatoire en 1992, c’est précisément pour des raisons de sécurité. Les points de contrôle ont déjà été reconsidérés depuis, mais c’est la première fois que le changement de règlementation est aussi important. Mais rendre plus drastiques le contrôle technique peut-il accroître sensiblement la sûreté des voies de circulation et sauver des vies ? Il faut en douter. Les données statistiques persuadent même de la quasi inutilité de la mesure. La Commission européenne a évalué en 2012 à 5 par jour le nombre de tués sur les routes européennes à cause d’une défaillance mécanique à l’origine de l’accident. Et mis en regard de la statistique des personnes tuées quotidiennement à sur les routes, environ 70, on en déduit que seul 1 accident mortel sur 14 en Europe est dû aux à des causes purement mécaniques. En réalité, la sécurité soutière est affaire de comportements individuels : les excès de vitesse, les erreurs de conduite, la fatigue au volant sont les véritables responsables des accidents. Ce constat est d’ailleurs totalement corroboré par un rapport norvégien de Peter Christensen et Rune Elvik, rédigé en 2007. Cette étude pointe même l’absurdité de la situation : quand le nombre de véhicules en conformité avec les règles du contrôle technique circulent, le nombre de véhicules contrôlés impliqués dans un accident… augmente mathématiquement !

Le durcissement des critères de conformité des véhicules améliorera certainement l’état général des voitures circulant en France et en Europe. Mais les chauffards resteront des chauffards, même avec une voiture bien entretenue, et les conducteurs inconscients qui passent entre les mailles du contrôle grâce à la bienveillance de leur centre habituel ou qui ne se soumettent pas à l’obligation du contrôle biannuel resteront des conducteurs inconscients. Cela ne changera rien ni au nombre de tués sur les routes, ni à la fraude. En revanche, les conducteurs les plus modestes, qui roulent avec de vieilles voitures ou n’ont pas les moyens de les entretenir régulièrement, vont être fortement pénalisés. 

Faut-il deviner une arrière-pensée dans cette initiative de la Commission européenne ? Si ce n’est pas la sécurité des automobilistes, à qui profite cette nouvelle règlementation ?

Il n’est pas facile de répondre à cette question avec certitude mais la manière dont ont été menées les discussions au niveau de l’Union européenne, entre 2011 et 2014, laisse quand envisager quelques pistes. On sait par exemple que le lobby des constructeurs automobiles a été très insistant pour imposer le contrôle technique annuel. La Commission européenne est allée dans ce sens et la directive invitent les États-membres à adopter ce système. La France, dans sa transposition du texte, a profité de sa marge d’appréciation pour se soustraire à la consigne. Le système reste donc le suivant : un premier contrôle après 4 pour les véhicules neufs, puis un nouveau contrôle tous les deux ans. Pour l’instant…

Mais les lobbys des industriels de l’automobile n’étaient pas les seuls à la manœuvre. La règlementation européenne, axée principalement sur les véhicules 4 roues en circulation, devait aussi concerner les motos, qui en France, échappent pour l’heure à tout contrôle. Les associations de propriétaires de motos ont dénoncé au cours des discussions le forcing des lobbys des multinationales du contrôle technique auprès de la Commission européenne. Mais ces derniers ont perdu leur bras de fer face à un autre lobby puissant : celui des motards ! Ils sont parvenus à repousser la mise en place d’un contrôle à 2022 tout en préservant pour les États une large marge d’appréciation des critères à contrôler…

Quoi qu’il soit réellement advenu dans les couloirs des administrations bruxelloises, il est assez simple de deviner qui, au final, pourra tirer profit d’un contrôle technique plus sévère. Les centres eux-mêmes, grâce à l’augmentation du nombre de contre-visites, et surtout les constructeurs et les garagistes automobile. À l’exception d’une bonne montée d’adrénaline à l’approche de la date du contrôle, il est difficile de voir en revanche quel sera le bénéfice pour l’automobiliste lambda !  

Berengere Bonte « Le conseil des ministres est le moment le plus solennel de la semaine »

Chaque mercredi, le Conseil des ministres est la boîte noire de nos institutions. Projets de lois, nominations, communications plus ou moins inspirées font certes l’objet de comptes rendus hebdomadaires. Mais il y aussi tout ce qui ne franchit pas la porte du salon des Ambassadeurs…

L’invitée :
Berengere Bonte
Directrice adjointe de la rédaction d’Europe1
« Les mercredis de l’Elysée » aux Editions Archipel

Arnaud Benedetti « Macron est le président qui a professionnalisé sa communication »

Il y a bientôt un an, un homme bousculait la vie politique française, en devenant président de la république française, sans jamais avoir été élu, ni pratiqué quelconque politique.
Un an après, Emmanuel Macron est toujours là et suscite toujours autant de questions : « Emmanuel Macron : le Dynamiteur » la semaine dernière à la télévision, et ce week-end nouveau documentaire « Macron à l’Elysée : Le casse du siècle ».

L’invité :
Arnaud Benedetti
Professeur associé à Paris Sorbonne
« Le coup de com permanent » aux Editions du Cerf

#35 Macron/Trump, Conseil des Ministres, Famille Royale

Au sommaire cette semaine :

➡ Focus sur le voyage américain d’Emmanuel Macron (Lors de sa visite d’Etat, Macron s’est montré tour à tour complice avec Trump puis mordant contre la politique du président américain face au Congrès)

➡ La revue de presse : Vincent Bolloré mis en examen (L’industriel breton est soupçonné de corruption d’argent public étranger, complicité d’abus de confiance et faux et usage de faux)

➡ « Les mercredis de l’Elysée » avec Berengere Bonte (Ou comment le conseil des ministre est interprété par les différents présidents depuis 1958)

➡ Emmanuel Macron, maitre de la communication. Les explications de Arnaud Benedetti (qui publie un livre intitulé Macron Le coup de Com permanent)

➡ Les nouvelles réglementations autour du contrôle technique automobile (Alors que de nouvelles dispositions du contrôle technique s’appliqueront à compter du 20 mai 2018, de nombreux automobilistes anticipent en avançant l’examen de leur véhicule. Et pour cause : le nouveau contrôle, au-delà d’être plus cher, et surtout plus rigoureux)

➡ Le duplex à Londres avec Alexander Seale, suite à la naissance d’un troisième « royal baby »

➡ Les coulisses de l’Info

Vincent Bolloré mis en examen

De quoi est-il suspecté ?

Vincent Bolloré est en garde à vue depuis mardi. Il est accusé de corruption et de trafic d’influence. L’enquête porte sur des soupçons de corruption dans l’attribution à son groupe de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Concessionnaire de ports, opérateur de lignes ferroviaires et actionnaire de sociétés agricoles, le groupe français Bolloré a su se rendre incontournable dans les circuits économiques en Afrique, où il est présent dans pas moins de 46 pays.

Avant de poursuivre dans cette affaire, intéressons-nous sur la recette du « succès » de Bolloré en Afrique. 

Comment le groupe Bolloré est-il devenu si puissant ?

En 1981, Vincent Bolloré n’a que 29 ans quand il rachète les affaires familiales, à l’époque spécialisées dans la vente de papier, destiné à l’impression de la Bible et au papier à cigarettes. Il vient de la banque Rothschild. Il rachète une entreprise quasiment en faillite au franc symbolique et il en fait un grand groupe industriel. En 1981, 1995 et entre 2005 et 2015, il acquiert de nombreuses entreprises, des banques notamment, le groupe Havas et Vivendi. Il a aujourd’hui un empire sur le continent africain qui ne se limite plus à l’industrie du bois mais également au réseau ferroviaire et la gestion des ports à conteneurs. Il est devenu quasi incontournable, même l’armée française, pour sa logistique, s’appuie sur les entreprises du groupe Bolloré pour transporter et acheminer son matériel.

Dans quels pays africains le groupe Bolloré est-il présent ?

En Côte-d’Ivoire, au Cameroun et au Togo mais aussi au Libéria. Pas uniquement donc dans la zone francophone contrairement à ce qu’on pourrait penser. Il possède des ouvertures dans la sylviculture, il est dans la gestion des ports, dans la communication. Surtout, il est présent dans les médias avec Canal+. Même si Canal est en perte de vitesse en France, elle a une grande popularité sur le continent africain, notamment via la Ligue des champions, qui fait qu’aujourd’hui Canal+ est pratiquement le premier opérateur de télévision payante sur le continent.

 Voilà donc la recette du succès de Bolloré en Afrique.

Le quotidien Libération dans un article publié mardi 24 avril titre Le groupe Bolloré, tentaculaire et incontournable en Afrique selon l’AFP Les opérations africaines ont contribué à hauteur de 2,5 milliards d’euros au chiffre d’affaires du groupe en 2017, soit 25% de l’activité hors intégration récente de Vivendi. L’entreprise a en outre prévu d’investir 300 millions d’euros en 2018 sur le continent. Du stockage au transport des marchandises, Bolloré Africa Logistics est incontournable en Afrique de l’Ouest. Le groupe gère directement les terminaux de conteneurs de 10 ports de la région, de Conakry en Guinée, à Pointe-Noire au Congo.

Le groupe Bolloré détient la majorité dans trois concessions ferroviaires en Afrique : Sitarail (Côte d’Ivoire, Burkina Faso), Camrail (Cameroun) et Benirail (Bénin). L’histoire récente du groupe a été marquée par une catastrophe ferroviaire qui a fait 79 morts et 600 blessés fin 2016 à Eseka, dans le centre du Cameroun. L’enquête camerounaise a établi la « responsabilité » de Camrail car elle n’aurait pas respecté « certaines règles de sécurité ». (Libération)

On dit que Havas, l’une des filiales du groupe, a pu influencer des élections présidentielles. De quelle façon ? 

Le porte-parole de Vincent Bolloré n’a pas précisé les chefs de mise en examen qui pèsent sur le milliardaire de 66 ans, néanmoins selon Jeune Afrique Deux collaborateurs ont été présentés aux juges

Le directeur général du groupe éponyme, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, étaient eux aussi présentés aux juges d’instruction, à l’issue de leur garde à vue entamée mardi matin. Les trois hommes sont susceptibles d’être inculpés ou d’être simplement placés sous le statut de témoin assisté. Les juges d’instruction Serge Tournaire et Aude Buresi du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale de publicité Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. “Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ?”, avait expliqué Alpha Condé au journal Le Monde en 2016.

SDV avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection en 2010 de Faure Gnassingbé. 

Dans un communiqué publié mardi, le groupe Bolloré a « formellement » démenti avoir commis des irrégularités en Afrique, où il gère 16 terminaux portuaires.

En 2015, Vincent Bolloré balayait les critiques d’un revers de main lors d’une interview donnée au Monde : « On ne nous a rien donné (…) Si le groupe Bolloré se développe en Afrique, c’est parce que nous prenons des risques. Les gens n’osent pas investir. »

In fine, Il est impossible de porter des allégations dans l’état actuelle de l’affaire. Cependant le soupçon, oiseau réputé de mauvais augure plane désormais sur l’ombre de Vincent Bolloré.

Kate Middleton et le prince William ont présenté leur nouveau bébé …

Le lundi 23 avril, tous les yeux étaient rivés sur l’aile Lindo de l’hôpi­tal St Mary de Londres pour décou­vrir le visage du troi­sième enfant de Kate Midd­le­ton et du prince William. Deux jours après cet accou­che­ment très attendu, nous retrouvons Alexander Seale, en duplex de Londres, pour évoquer cette naissance.

Eric Debray « Le scandale autour de Cambridge Analytica à mis en évidence le problème des données personnelles »

Mark Zuckerberg, le cofondateur et PDG de Facebook, s’est présenté la semaine dernière face au Congrès américain pour faire son mea culpa et répondre aux interrogations des sénateurs quant à la manière dont le réseau social a failli à protéger la vie privée de ses membres et quant aux mesures envisagées pour y remédier.

Eric Debray, Expert en cyber-sécurité, Fondateur de la société Mageli, qui conseille les entreprises sur leur stratégie digitale

Jean-Claude Puerto « Les belles heures de la voiture sont devant nous, à condition qu’on accepte de la partager »

#Partage ta bagnole ! Dans dix ou quinze ans, l’auto que nous connaissons aujourd’hui n’existera plus. La bagnole sera non seulement propre, hyper-connectée, en grande partie autonome, mais elle sera surtout mise en commun… « A chacun sa voiture » était le slogan du XXe siècle. Ce que nous annonce Jean-Claude Puerto-Salavert dans cet essai incisif, c’est la révolution du partage ! Grâce aux avancées du numérique, il sera bientôt possible de mieux organiser l’usage d’une voiture. On la partagera au sein d’un immeuble, d’un quartier, d’une association, ou bien au sein de clubs créés tout exprès. Et cette révolution aura deux conséquences majeures : elle permettra d’en finir avec les vieilles autos polluantes et de renouveler le parc automobile plus vite. Et surtout, chaque usager pourra choisir la voiture de ses envies, le temps d’une soirée ou d’un week-end !

Jonathan Piron « Tout indique que les américains ont la nette envie de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien » P

La République islamique d’Iran reste la bête noire des Etats unis depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980. Après un timide rapprochement opéré sous l’ère de Barack Obama, à la faveur de l’accord sur le nucléaire iranien, les relations se sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

A l’arrivée au pouvoir de Trump, l’Iran est l’un des sept pays musulmans touchés par ce Muslim Ban. Le 18 juillet 2017, les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions pour punir l’Iran, en raison d’activités militaires au Moyen Orient, tout en maintenant l’accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.

Dans le même temps à eu lieu, en mai 2017, la réelection de Hassan Rohan, avec 58,13% des voix, à la tête de la république islamique d’Iran.
Enfin, en décembre-janvier dernier, une vague de rassemblements, disparates et de faible importance, nous en avions parlé ensemble.

Jonathan Piron, Conseiller à la prospective chez Etopia, Spécialiste de l’Iran

#34 Cuba, #PartageTaBagnole, Iran

Au sommaire cette semaine :

➡ Mercredi et jeudi avaient lieu un nouveau mouvement social à la SNCF, en pleine grève « perlée », duplex spécial avec Franck Paillanave depuis la gare de Pau

➡ Après un peu moins de 60 ans de castrisme, Cuba est dirigée depuis ce jeudi par Miguel Diaz-Canel. Quelles réactions de la presse ? Revue avec Michael Assoumou

➡ #Partage ta bagnole titre du nouveau livre de Jean-Claude Puerto-Salavert, fondateur de Ucar. Quel message veut-il faire passer, on en parlera avec lui

➡ Entretien avec Eric Debray expert en sécurité numérique pour aborder le brulant sujet de nos données personnelles sur le web

➡ A Londres, avait lieu cette semaine le sommet du Commonwealth. Quel intérêt, la réponse avec Alexander Seale

➡ États-Unis/Iran : Ou en es l’accord sur le nucléaire Iranien ? Elements de réponses avec Jonathan Piron