Face au harcèlement numérique, nous devons agir !

Nous assistons depuis plusieurs années au puissant développement d’internet et des réseaux sociaux. Ce développement a sans aucun doute apporté des bienfaits, notamment en matière de diffusion des savoirs. Il a aussi permis de rapprocher les gens entre eux, internet étant un pont entre les continents, les individus, et les communautés. 

40% des élèves déclarent avoir déjà été victime d’un agression en ligne

Néanmoins les plus fragiles d’entres nous, face à internet et aux réseaux sociaux peuvent être des victimes, victimes de cyber harcèlement, victimes d’arnaques ou même victimes d’une image faussée de la réalité entraînant des complexes. Certaines jeunes adolescentes, âgées pour la plupart de moins de 15 ans, voient se propager sur des réseaux sociaux comme Snapchat ou Twitter, des photos d’elles, dénudées et parfois dans des positions sexualisées.

Elles ne sont pas à l’origine du partage de ces photos, elles en sont victime, victime d’une nouvelle forme de violence, le « revenge porn ». Ce terme se définit comme le fait de publier sans consentement des vidéos ou photos à caractère sexuel, d’une autre personne. Le plus souvent c’est un ex-petit ami déçu qui après une rupture pour se venger et faire souffrir l’autre diffuse sur les réseaux sociaux des images qu’il a obtenu pendant la relation.

Je ne vous laisse pas imaginer ce que peut ressentir une personne victime de « revenge porn » car vous ne le pourriez même pas. La peur du jugement des autres, la honte, la détestation de soi, la dépression, les pensées suicidaire, voila ce qui peut frapper une fille de 14 ans. Certains psychologues affirment que ces jeunes filles vivent même un stress post traumatique que peuvent vivre les rescapés d’un attentat.

Ne nous cachons pas derrière une fausse morale blâmant ces enfants qui sont des victimes, car nous pourrions tous être amené à faire de tels photographies.

Posons nous donc la question de comment au contraire les protéger, les défendre, faire en sorte que les personnes relayant ces photographies soient poursuivies, faire en sorte que les réseaux sociaux suppriment de tels images au plus vite de leur plateforme, car beaucoup de vies sont détruite a cause d’une simple photo, des vies qui auraient pu être bien plus heureuse.

De jeunes enfants et adolescents, sur les réseaux sociaux sont victimes d’arnaques, arnaques qui financièrement peuvent être importantes. Sur Instagram, il est maintenant commun de recevoir des messages privés de compte usurpant l’identité de personnalités connues, ces messages annoncent votre victoire à un concours, et vous préviennent que pour récupérer votre lot il vous faut appeler un numéro surtaxé. Ces arnaques sont extrêmement fréquentes, car certains savent jouer de la naïveté des plus faibles et c’est intolérable

Sur les réseaux sociaux se développe aujourd’hui une volonté d’afficher aux autres une vie qui serait parfaite. Corps parfait, couple parfait, vêtements de marque… Nous assistons à une mise en scène perpétuelle du réel, les plus jeunes sont matraqués tout les jours par des images nous montrant des idéaux parfois impossible à atteindre. Sur le seul cas de la mise en scène du corps l’ont peut remarquer la chose suivante : les réseaux sociaux développent le culte du corps parfait. Les jeunes filles et jeunes hommes à force de voir des représentations faussée du corps des autres s’imaginent qu’ils ne sont pas dans les normes, ils créent alors des complexes. Ce qu’ils ne savent pas c’est que ces photos font l’objet de retouches, de plusieurs prises.

Trouble alimentaire, complexe, anorexie, voila les vrais risques de ce dévoiement de la réalité.

C’est à l’Etat de prendre les devants en matière de protection, les réseaux sociaux seul n’agirons qu’à minima.

Si nous volons être digne de l’amour que nous portent nos cadets, nos enfants et petits enfants nous nous devons de les protéger

 

Mehdi Chikh étudie le Droit français à l’université de Cergy Pontoise. Membre du Think-thank Génération d’Avenir, partenaire de C L’Info, il nous offre sa vision du numérique.

Quel bilan pour les dimanches après-midi de France 2 ?

Très peu évoquée au moment de la rentrée médiatique, la restructuration des programmes du dimanche après-midi de France 2 était pourtant un des chantiers majeurs de Delphine Ernotte. Plus d’un mois après le début de la saison télévisuelle, voici venu le temps du premier bilan.

La saison 2016 – 2017 aura été plus que complexe pour France 2. Plombée par la faiblesse des audiences de ses après-midis, la chaîne avait même réalisé en janvier 2017 sa plus basse audience mensuelle de son histoire avec 12,3 % de part de marché. Dans ce marasme généralisé, les dimanches après-midi de la chaîne publique avaient également connu d’énormes difficultés. La rediffusion d’On n’est pas couché, sur le créneau historique de Vivement Dimanche a été abandonnée en cours de saison, faute d’audience, au même titre que l’avancée de l’horaire de Stade 2. Une situation délicate qui a donc forcé Caroline Got, directrice exécutive de France 2, à proposer une nouvelle grille pour les dimanches après-midi de la chaîne. Les Enfants de la télé, Code Promo, Stade 2, Vivement Dimanche et 19h00 le dimanche ont donc reçu la mission périlleuse de ramener le public sur cette tranche horaire sinistrée par les multiples changements de programmation. Plus d’un mois après la rentrée médiatique, y sont-ils parvenus ? Eléments de réponse.

Les Enfants de la télé : la bonne surprise

Fraichement débarqué de TF1, le programme phare qu’avait lancé Arthur en 1994 sur France 2 a été confié à Laurent Ruquier. Redynamisée par la production EndemolShine France, l’émission a trouvé son public et a fait peau neuve. France 2 a réussi à moderniser une émission qui avait perdu son public, et sa fraîcheur, depuis plusieurs années sur TF1. A sa tête, Laurent Ruquier est très bon, dans un rôle de chef d’équipe qui lui sied à merveille. Porté par une très bonne programmation des invités, le programme devient un véritable rendez-vous hebdomadaire, qui nous fait revivre avec plaisir les grandes heures de la télévision, sans pour autant tomber dans la nostalgie et le passéisme. La production a également eu la brillante idée d’ajouter une performance live en fin d’émission, conclusion parfaite à un programme qui ne manque pas de rythme et d’intensité. Côté audience, le bilan est plus que satisfaisant pour France 2. Après six émissions, Les Enfants de la télé semblent avoir attiré un public de fidèles le dimanche entre 14h20 et 15h40. Réunissant entre 1,2 millions et 1,4 millions de téléspectateurs, le programme s’est stabilisé autour de 11% de part de marché et permet à France 2 d’être devant M6 sur ce même créneau horaire. La direction a de quoi être satisfaite.

Code Promo a du mal à se lancer

C’est la nouveauté qui a été lancée le plus tard. Code Promo n’est en effet arrivé sur nos écrans que ce dimanche 1er octobre. Le principe de cette production de Catherine Barma est simple : une bande d’humoristes vient donner des conseils aux invités accueillis par Stéphane Bern pour assurer leur promotion. Si le concept et les intentions sont bons, le rendu final est plus que médiocre. Le programme casse le rythme insufflé par Les Enfants de la télé. On nous avait vendu une émission fraîche, impertinente, dynamique et novatrice, on a tout le contraire ! Le programme est empreint d’un faux rythme ambiant, que la médiocrité des sketches n’arrive pas à relancer. Stéphane Bern, sur un canapé bleu rappelant étrangement Michel Drucker, n’apporte aucune plus value et Olivier de Benoist, co-créateur de l’émission a du mal à relever le niveau. Les deux premières émissions ont en tout cas laissé un drôle de goût en bouche et le programme va devoir monter en gamme s’il veut fidéliser ses téléspectateurs. Code Promo, qui  avait réalisé une audience convenable de 1,13 millions de téléspectateurs pour 10% de part de marché pour sa première diffusion, a vu son audience chuter ce 8 octobre et passer à 1,05 millions de téléspectateurs pour 9,1% de part de marché. Sur cette tranche, M6 repasse devant France 2 avec Maison à vendre. Si l’émission veut repartir à la hausse, elle devra se montrer plus convaincante et peut-être plus irrévérencieuse.

Stade 2 n’enraye pas la chute

Stade 2 a fait peau neuve cet été. Céline Géraud évincée et nommée à la tête de Tout le Sport, en alternance avec Thomas Touroude, Matthieu Lartot a été désigné pour animer l’émission de sport mythique de France 2, en attendant que Clémentine Sarlat le rejoigne en janvier 2018. En perte de vitesse côté audience depuis plusieurs saisons, l’émission a été réduite de près de 20 minutes. Le programme, qui débute à 16h55, dure ainsi depuis la rentrée médiatique un peu moins de 55 minutes, afin de laisser la place à Michel Drucker à 18h00. Sur ce créneau, Stade 2 peine à trouver son public. Ainsi, ce dimanche, l’émission sportive à fédérer 931 000 téléspectateurs pour seulement 7,8% de part d’audience. Un creux dans les après-midi dominicales de France 2 qui peut en partie s’expliquer par la case horaire à laquelle est diffusé le magazine. En plein milieu de l’après-midi, Stade 2 doit faire face à la concurrence de nombreux évènements sportifs. Ainsi, les fans de sport, susceptibles de regarder le programme, sont sur les chaînes spécialisés au même moment. La tache sera encore plus compliquée pour Stade 2, dans la mesure où huit de ses émissions vont passer à la trappe cette saison, notamment lors des week-ends de Coupe d’Europe de rugby sur France 2. Si la saison dernière, après les rencontres de rugby, la chaîne proposait Stade 2 en lead-out, cette année, c’est Vivement Dimanche qui sera diffusé après la Coupe d’Europe. Il apparait clair que la mythique émission sportive de France 2 n’est pas la priorité de Caroline Got cette année.

Vivement Dimanche Prochain ramène du public

C’est donc à Michel Drucker que revient la tâche de ramener sur France 2 le public égaré par Code Promo et Stade 2. Et pour ce faire, le monstre sacré de la télévision française s’appuie sur son désormais classique Vivement Dimanche prochain. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures comme on dit. Et force est de constater que la marque Vivement Dimanche a encore quelques beaux jours devant elle. Valeur sure des dimanches de France 2, le programme, diffusé à un nouveau créneau horaire (18h05 au lieu de 19h00), arrive à se stabiliser autour de 10,2% de part de marché et devrait continuer à augmenter d’ici les prochaines semaines. La recette est la même pour Michel Drucker et fonctionne plutôt bien. Pendant une heure, l’animateur reçoit des invités dans le cadre de leur promotion et accorde une place importante à ses fidèles humoristes. L’émission ramène du rythme aux après-midi de France 2 et montre chaque semaine qu’elle reste un des programmes forts de la première chaîne publique. S’il n’est plus la pierre angulaire des dimanches de la chaîne, Michel Drucker est tout de même toujours aussi essentiel à France 2 en lui permettant de retrouver une partie de l’audience perdue par Code Promo et surtout Stade 2.

Le pari risqué de Laurent Delahousse

C’est la véritable nouveauté, et le plus gros pari, de France 2. Pour succéder à Michel Drucker, Caroline Got a décidé de lancer une grande tranche d’information de 19h00 à 20h50, portée par Laurent Delahousse. Le journaliste à la mèche rebelle arrive donc cette saison avec 19h00 le dimanche. Un programme qu’il a conçu lui-même et qu’il réclamait depuis des années. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le présentateur des journaux du week-end semble prendre du plaisir à la tête de ce nouveau format. Elégant, à l’aise, parfois drôle, Laurent Delahousse se montre parfait dans cet exercice et démontre chaque dimanche soir qu’il est né pour animer ce genre de formats. L’émission est, d’autre part, portée par un cadre absolument époustouflant. Plateau immense, habillage chic et réalisation soignée, 19h00 le dimanche est un objet télévisuel épatant. Sur le fond, la tranche propose des sujets très pédagogiques, à l’image de ce que fait la chaîne France Info, mais aussi des reportages au style proche de ceux réalisés par Quotidien avec des journalistes qui se mettent eux-mêmes en scène. Petit bémol en revanche pour la partie humour qui n’arrive toujours pas à convaincre après plusieurs émissions. Au cœur d’un carrefour de l’information déjà très dense à 19h00, le nouveau format réalise des audiences inférieures à celles réalisées par Vivement Dimanche prochain sur la même case horaire les saisons précédentes. 19h00 le dimanche reste sous la barre des 9% de part de marché et tourne autour de 1,9 millions de téléspectateurs. Il faudra laisser du temps à ce programme léché et très esthétique pour trouver son public et devenir un véritable rendez-vous de la grille de France 2.

Pour relancer ses dimanches après-midi, France 2 a misé sur le contenu original et sur les émissions en plateau quand M6 enchaîne les rediffusions et TF1 les magazines ou reportages. Si les intentions sont bonnes, il ressort tout de même que le résultat est assez mitigé. Les Enfants de la télé sont incontestablement une réussite et ont déjà trouvé leur public. Code Promo va devoir monter en gamme s’il veut fidéliser son public. Le créneau horaire de Stade 2 semble plomber le magazine sportif. A 18h00, Vivement Dimanche prochain permet à France 2 de retrouver des couleurs et montre qu’il reste une marque importante de la chaîne. Magnifique produit télévisuel, 19h00 le dimanche n’est quant à lui pas assez fédérateur et France 2 va devoir lui laisser le temps de trouver son public, face à la concurrence de Sept à Huit et 66 Minutes. Caroline Got a tout de même réussi son pari et a apporté une certaine stabilité à la programmation des dimanches après-midi de France 2. Dans ce contexte plus serein, nul doute que l’audience de la chaîne va progresser et monter en puissance tout au long de la saison.

Syrie; bientôt la paix armée

Depuis 2011 la guerre civile fait rage en Syrie et la résolution du conflit paraît impossible, au moins à court terme. Pourtant en coulisses différentes diplomaties s’activent pour négocier lentement la fin des combats. Mais de nombreux obstacles se dressent encore sur la route de la paix.

Des ambitions revues à la baisse

Si il y a un espoir pour le retour de la paix en Syrie, il réside dans l’abandon de fait par le Qatar, la Syrie et la Russie de leurs objectifs initiaux. En effet l’émirat gazier, grand soutien financier des rebelles, semble ne plus viser le renversement de Bachar Al-Assad. Au contraire, selon le chercheur en relations internationales Jonathan Spycer, le Qatar jouerait le rôle de médiateur dans les négociations entre le Régime syrien et la rébellion1. Régime syrien qui, lui, aurait abandonné l’espoir de reconquérir l’intégralité de son territoire. Il devient alors possible de trouver des accords sur l’évacuation de petites enclaves rebelles vers des territoires plus grands et mieux contrôlés par la rébellion. En avril dernier par exemple, des combattants anti-Assad contrôlant quatre petites villes à l’ouest de Damas ont été transféré vers le bastion rebelle d’Idlib. Le tout avec la bénédiction de la Russie qui pourrait se contenter de la sécurisation de sa base navale de Tartous et de sa victoire de prestige sur l’Organisation Etat Islamique (OEI) à Palmyre. Les différents cessez-le-feu locaux négociés par la diplomatie russe vont d’ailleurs dans ce sens. La paix en Syrie pourrait donc s’obtenir de part la division du pays en plusieurs zones qui seraient placées sous le contrôle de différents protagonistes du conflit. Le statut-quo serait maintenu par le fait qu’aucun camp ne se sente capable de complètement vaincre l’autre et donc que la reprise du conflit aurait des coûts disproportionnés par rapport aux maigres bénéfices possibles. Une paix armée en somme. Mais cette solution se heurte à plusieurs difficultés.

Front syrien au 17 août dernier. En rouge les territoires sous contrôle du régime et de ses alliés, en jaune celui sous contrôle des kurdes, en noir l’OEI, en vert les rebelles.

L’inconnue Kurde

À première vue les forces à majorités Kurdes du Parti de l’Union Démocratique (PYD), qui contrôlent une grande partie du nord du pays, pourraient s’insérer sans difficulté dans la paix armée décrite précédemment. Les rebelles et le Régime n’auraient rien à gagner à un conflit avec les puissantes milices kurdes et ces dernières n’ont pas vocation à étendre leur domination sur toute la Syrie. Mais c’est sans compter sur la Turquie qui voit d’un très mauvais œil l’autonomie et la montée en puissance des kurdes de Syrie, très proches du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une guérilla dans le sud-est de la Turquie depuis 1978. l’armée turque est d’ailleurs intervenue en Syrie pour, sous prétexte de combattre l’OEI, empêcher les kurdes d’unifier leurs territoires. Mais pour l’instant Ankara ne peut pas attaquer frontalement le PYD car celui-si soutenu par les États-Unis qui voient en eux les soldats les plus compétents dans la lutte contre Daesh. Ceci place les Kurdes dans une situation complexe, leurs victoires contre l’OEI les protègent contre une agression turque, mais une fois Daesh définitivement vaincu, quelles raisons auraient les États-Unis de continuer leur soutien ?

Il est important de comprendre que les kurdes mènent à la fois le combat contre l’OEI et une révolution à l’intérieur des zones qu’ils contrôlent. Cette dernière est basée sur le féminisme, le respect de minorité et la démocratie directe.

L’inconnue Américaine

Selon le diplomate américain James Jeffrey il existe un « vide stratégique » concernant le comportement des États-Unis en Syrie2. Si la volonté de battre Daesh est assez claire, l’administration Trump fait preuve d’hésitation quant à sa position vis-à-vis du régime et de la rébellion. Le candidat Trump qui avait paru plutôt accommodant avec Vladimir Poutine et Bachar Al-Assad lors de sa campagne présidentielle a finalement décidé des tirs de missile contre le Régime en avril dernier. Tirs de missiles qui sont restés sans suites jusqu’à maintenant. Cette imprévisibilité renforce le flou autour de l’avenir de la Syrie. Car tout est alors envisageable pour l’avenir, comme une intervention au sol ou un soutien massif aux rebelles, par exemple, pourraient complètement rebattre les cartes du jeux syrien et briser le fragile début d’équilibre qui s’y dessine.

Le morcellement de la rébellion

Si il y a une chose qu’il faut savoir à propos de la rébellion syrienne, c’est qu’elle est loin de former un bloc uni. Elle ne consiste en fait plus qu’en une collection de milices s’entendant plus ou moins bien selon les circonstances, allant parfois jusqu’à s’opposer militairement comme les groupes Ahrar-al-Cham et Tahrir-al-Cham dans la province d’Idleb. Et l’on sait que plus le nombre de parties est grand, plus trouver un terrain d’entente entre toutes est difficile. De plus on sait que des groupes comme Ahrar-al-Cham sont étroitement liés à Al-Qaïda, pas sur que les États-Unis et leurs alliés acceptent que ces derniers prennent le contrôle d’une partie du territoire Syrien.

Perspectives

J’aurais pu encore citer beaucoup d’obstacles au scénario d’une paix armée, il suffirait en effet qu’un des camps en présence change de politique ou raidisse sa position et ce mince espoir de paix serait compromis . En résumé même si cette solution est encore loin d’être acquise, elle reste un horizon de sortie de conflit probable mais qui devra certainement attendre quelques années de gestation dans le meilleurs des cas.

1http://foreignpolicy.com/2017/05/19/syria-has-ceased-to-exist-rebels-airstrikes-isis-russia-iran/

2http://foreignpolicy.com/2017/05/09/trumps-plan-to-arm-kurds-lays-bare-the-strategic-vacuum-in-syria/

PSG – Saint-Étienne : récit du match

Pour ouvrir cette quatrième journée de ligue 1 ce vendredi, deux équipes ayant gagnés leurs trois matchs de championnat s’affrontent au Parc des Princes, Paris et Saint-Étienne.

Première mi-temps

Lors du premier quart d’heure, Paris impose sa domination mais doit faire face à des Stéphanois bien en place avec une défense à cinq qui les empêchent d’approcher des buts. Neymar a du mal à faire parler son talent, constamment pressé par plusieurs joueurs. Les verts réussissent eux à se créer des situations intéressantes en contre en exploitant les pointes de vitesse de Dabo et Bamba, mais les deux attaquants manquent cruellement de soutient. Le premier tournant du match intervient à la 18èm minute Neymar trouve Cavani, qu’on avait peu vu jusqu’alors, dans le dos de la défense. Le défenseur Stéphanois Janko l’accroche dans la surface, l’Uruguayen s’écroule, obtient le penalty et le transforme. Les parisiens mènent 1-0 et semble plus à l’aise dans la circulation du ballon, mais ce sentiment va peu à peu se déliter. Car c’est Saint-Étienne qui va tenir la balle dans le camps adverse, sans pour autant se créer d’occasion. Les verts pèchent notamment dans les coups de pieds arrêtés, Hamouma ayant du mal à les transformer en actions dangereuses. Les Stéphanois ne sont pas plus heureux sur les frappes de loin dont aucune ne trouve le cadre d’Aréola. Fautes de ballons offensifs à négocier, on voit Pastore, Neymar ou encore Cavani multiplier les efforts défensifs dans cette fin de première mi-temps.

Deuxième mi-temps

Au retour des vestiaires, les parisiens occupent la moitié de terrain Stéphanoise sans être capable de menacer le but des verts. Mais à la 51èm un coup-franc de Neymar trouve la poitrine de Marquinhos dans la surface, il remet à Thiago Motta qui n’a plus qu’à ajuster Ruffier et doubler la mise pour Paris. Les joueurs de la capitale réaffirment leur domination, comme après le premier but ils semblent être plus faciles dans leurs passes et les Stéphanois peinent à ressortir de leur moitié de terrain. Leur premier tir de la deuxième mi-temps n’arrive qu’à la 62èm sur une piteuse frappe lointaine de Dabo qui ne trouve pas le cadre. Quelques minutes plus tard Di Maria manque même le 3-0, son coup-franc ne trouvant que le poteau de Ruffier. Le match à l’air de s’emballer enfin avec Bamba à la 73èm qui conclu un contre par une belle frappe dans la surface très bien repoussée par Aréola. Et dans la foulé ce sont les verts qui se font peur avec un centre de Di Maria mal contré par Perrin qui oblige son gardien à s’employer. Mais très vite les parisiens vont remettre le pied sur le ballon et gérer ce dernier quart d’heure, ils vont tout de même se montrer dangereux, notamment sur une frappe de Lo Celso à la 88èm que Ruffier doit claquer sous la barre. Mais c’est Cavani qui parachève la victoire parisienne à la 89èm minute en trompant le gardien Stéphanois sur un centre de Meunier pour le 3-0.

Bilan

C’est un PSG efficace faute d’être brillant qui s’impose largement face à Saint-Étienne. Les verts ont pourtant montré de belles choses défensivement mais ça n’a pas suffit face à la qualité technique des parisiens. Offensivement les pointes de vitesse de Dabo, Maïga et surtout Bamba sont précieuses mais elles ont peiné à véritablement mettre Aréola en danger. Et Hamouma a été incapable de convertir les coups de pieds arrêtés en occasion de but. Le jeune Suisse Janko, fautif sur Cavani lors du penalty et mal placé sur le coup-franc amenant le 2-0, a également été bien trop léger défensivement en plus de son apport offensif bien limité. Côté parisien, Neymar, sans avoir été exceptionnel, a tout de même fait parler sa qualité de passe, étant impliqué sur les trois buts, mais a tout de même eu du mal à trouver Di Maria et Cavani. L’Argentin, lui, peut être déçu de sa prestation, sa seule occasion ayant été le poteau trouvé sur coup-franc. On a peu vu l’uruguayen, mais à l’image du PSG ce soir il a été efficace et a inscrit un doublé. La défense a, elle, bien muselé les offensives stéphanoises, même si l’on a vu Kimpembé parfois pris de vitesse. Aréola quand a lui a été peu sollicité mais a su sortir les quelques arrêts qu’il fallait.

Manchester: Les dessous de l’attentat

« Tous les attentats terroristes, industriels, de grande envergure et de forte intensité, sont un phénomène capitaliste de production étatique de masse ». Cette citation de Francis Cousin plante le décor pour essayer de comprendre ce qui se cache derrière l’attentat de Lundi soir Manchester. Pourquoi la date, le lieu, l’événement,  n’ont pas été choisi par hasard et indiquent avec certitude qui sont les coupables. Pas les pauvres lampistes imbéciles qui vivent entre déshérence intellectuelle et criminalité alimentaire, qui leur permet à peine de survivre, et dont on retrouvera le passeport ou l’empreinte ADN rapidement et qui seront attrapés ou retrouvés mort lors d’un assaut ou d’une course poursuite improbable. Non, les vrais commanditaires. Ceux qui se dissimulent soigneusement. Les rois des coups tordus, des opérations secrètes, détenteurs d’intérêts financiers qui mettraient tous les habitants de la planète à l’abri du besoin pour les 1000 prochaines années.
Voulez-vous savoir qui a organisé ce bain de sang et Pourquoi ? Voulez-vous savoir ce qu’il y a à en comprendre et les conséquences pour le Royaume-Uni de Grande-Bretagne ? OUI ?
Alors suivez-moi!

Un problème européen …

 

La Première ministre britannique Theresa May signe un registre de condoléances, le 23 mai 2017 à Manchester

Intéressons-nous d’abord au timing, car le facteur temps est toujours très important. Theresa May, Premier Ministre de Grande-Bretagne a déclenché l’article 50, ce qui implique que la Grande-Bretagne quittera l’Union Européenne le 29 Mars 2019. Cette sortie, que tout le monde pensait impossible avant le résultat du référendum sera irréversible. Elle ne contente pas les caciques européens furieux de cette défection qui fragilise et menace leur Union Européenne qui semble tant les satisfaire. Pour rendre la sortie du Royaume-Uni la plus difficile possible afin de faire peur aux pays qui auraient l’outrecuidance de vouloir les défier en suivant l’exemple de ce mauvais sujet, l’Union Européenne essaie d’imposer une grosse somme forfaitaire de plusieurs dizaines de milliards d’Euros pour que la Grande-Bretagne renonce à l’intégralité de son programme de sortie. Surtout le contrôle total de ses flux migratoires.

Malgré ce qui ressemble à un odieux chantage pour nier la volonté des sujets Britanniques, Theresa May a les armes pour répliquer : la moins évidente pour le public est le Royaume-Uni, qui dispose de la seconde armée d’Europe derrière la France, qui ne pourra pas défendre toute l’Europe a elle seule s’il y a des problèmes.

Par ailleurs, le Royaume-Uni est un partenaire économique très important, privilégié de l’Allemagne et de ses constructeurs de voitures, et crucial pour la France, un des seuls pays avec lequel elle a une balance commerciale largement excédentaire. Pour pouvoir gagner son bras de fer contre Michel Barnier et l’Union Européenne Theresa May a besoin d’une large majorité aux Communes.

Pourquoi Manchester ?

Veillée en hommage aux victimes de l’attentat suicide de la veille, le 23 mai 2017 à Manchester

Comment a voté Manchester lors du référendum pour sortir de l’Europe ? Sur les dix Boroughs, ou arrondissements, qui composent le Grand Manchester, sept à l’ouest, au Nord, à l’est du centre sur dix ont voté pour le Brexit et trois au centre et au sud, pour le Remain.

Trois des sept sont parmi les dix endroits les plus pauvres du Nord-est de l’Angleterre et du Pays de Galles, et les trente les plus pauvres de Grande-Bretagne. Quelle est la typologie des électeurs? Principalement la classe moyenne déclassée, blanche mais pas seulement. Certains indiens ont voté pour le Brexit, en provenance des quartiers pauvres ou en train de s’appauvrir. Les cocus de la mondialisation qui ont voté oui au Brexit et qui s’apprêtent, contre nature, à voter Conservatives, pour que Theresa May ait une majorité cohérente pour pouvoir sortir de l’Union Européenne sans entrave. Beaucoup votaient Labour, parti Travailliste, pendant les années Tony Blair et avant. C’est un endroit symbolique, pionnier du free trade au XIXème siècle, de l’Angleterre prolétaire en lutte contre le Capital. Donc un bastion important qu’il faut conserver ou conquérir. Pour l’instant il est pro-Brexit et par extension pro-conservateur.

Pourquoi le concert d’Ariana Grande ?

Pour ses participants bien sur. Des enfants, plutôt des filles, préados ou ados, leurs mères, voire leurs grand-mères-on a des enfants très jeunes à Manchester, qui font partie de la classe sociale des cocus de la mondialisation et qui la refusent avec tout ce qu’elle comporte. Des gens qu’il faut mettre mal à l’aise, qu’il faut faire douter et auxquels il faut faire peur. Un attentat est la meilleure des choses pour faire qu’ils se taisent et se mettent à douter de la validité de leur opinion antimondialiste.

Ariana Grande a construit une relation très proche avec ses fans qui ont l’impression de former une famille et qui sont en réseau autour de la planète. En attaquer un c’est les attaquer tous. On tape très fort dans l’émotionnel. Ariana Grande est une superstar mondiale, américaine, et donc le retentissement de cet attentat sera planétaire, et bénéficiera de l’hystérie des médias américains qui « surcouvriront » l’événement, de l’hystérie d’un public, d’adolescents et de leurs mères déconnectés de toute analyse géostratégique. De l’hystérie de la star elle-même qui n’a pas manqué d’annuler le reste de sa tournée en Grande-Bretagne, pour des raisons de sécurité, pour courir se cacher dans la « panic room » de sa villa de Beverly Hills et qui racontera, à qui veut l’entendre, à quel point le Royaume-Uni est un pays dangereux, peuplé de gens méchants, donc de ne pas y venir mais de ne pas oublier de s’aimer les uns les autres quand même. L’annulation de la tournée ne se justifie pas.

Comme si des attentats comme celui-là pouvaient avoir lieu tous les jours. Comme si des attentats comme celui-là n’étaient pas le fruit d’une organisation étatique.

Les dialogues secrets entre les nations.

Au milieu des années 90, la France a gouté avec horreur aux attentats perpétrés par le GIA. On a découvert plus tard que la sécurité militaire Algérienne avait orchestré deux des attentats commis à Paris en 1995. Pourquoi les services secrets Algériens se déguisaient-ils en terroristes ? Pour faire passer des messages. Le message étant que la politique du président Chirac, nouvellement élu devait être plus pro-Algérienne que celle de François Mitterrand. Et cela donne le discours de Jacques Chirac en 1996 à l’université du Caire : faire de la politique arabe une « dimension essentielle » de la diplomatie française. La pression a fonctionné.

Aujourd’hui deux blocs sont en conflit. La Grande-Bretagne et l’Union Européenne. L’Union Européenne veut créer le plus de problèmes possibles a la Grande-Bretagne pour non seulement effrayer les pays qui se sentirait tentés par une sortie, mais aussi la punir financièrement afin qu’elle ne puisse pas montrer au monde en général et aux autres membres de l’Union Européenne en particulier qu’une sortie présente de nombreux avantages, notamment financiers. Avec la baisse de la Livre Sterling, le prix des chambres d’hôtels, les restaurants, les attractions, les prix des billets de train et d’avions deviennent abordables, ce qui rend le pays très compétitif pour les touristes. Cet attentat est un coup d’arrêt prématuré et assassin, à une belle saison estivale avant même qu’elle n’ait commencé.

Message de l’Union Européenne a la Grande-Bretagne : « Vous considérez un hard Brexit, et bien nous pouvons semer trés facilement le chaos dans vos villes et vous empêcher de vous développer hors de nous ». Donc, oui j’imagine que l’Union Européenne a beaucoup à voir avec cet attentat et qu’elle en bénéficie. A qui profite le crime ?
Nous verrons par quel canal ou sur quel terrain la Grande-Bretagne va répondre. Retrait de leurs troupes des Pays Baltes par exemple. Soutien appuyé à Donald Trump. Fuites de négociations commerciales avec les plus gros pays de la planète : Chine, Inde, Russie et Brésil. L’avenir nous le dira.

Michel Field : chronique d’un échec

Cinq jours après l’annonce de l’éviction de David Pujadas du journal de 20 heures, Michel Field a décidé de quitter la direction de l’information de France Télévisions ce lundi 22 mai. Une démission, résultat de l’incapacité de Michel Field à tisser un lien suffisamment fort entre lui et sa rédaction, qui n’a surpris personne en interne. Nommé en décembre 2015, l’ancien journaliste d’Europe 1 avait enchaîné les erreurs et suscité de nombreuses tensions au sein du service de l’information de France Télévisions, tensions qui ont atteint leur paroxysme la semaine dernière. Retour sur les 17 mois d’un mandat tendu.

Nommé directeur de l’information par Delphine Ernotte en décembre 2015, il faut moins de 4 mois à Michel Field pour créer la polémique et se mettre en dos l’ensemble de ses équipes. Le 10 avril 2016, l’ancien chroniqueur de Ciel mon mardi ! est ainsi l’invité du Supplément de Canal +. Le directeur de l’information est amené à y évoquer les tensions internes au sujet de la fusion entre les rédactions de France 2 et France 3. Michel Field, prostré, d’un ton sec et glacial répond que les revendications de ses équipes rédactionnelles lui « en touchent une sans faire bouger l’autre ». Paraphrasant Jacques Chirac, le directeur de l’information fait ici la preuve d’un mépris et d’une condescendance effroyable, à un moment où il faut calmer et apaiser les inquiétudes de l’ensemble du service de l’information de France Télévisions. Toujours dans le Supplément, Michel Field répond à la question de l’avenir de Nicolas Poincaré dont la place à la tête de Complément d’Enquête est menacée selon certaines rumeurs persistantes. L’ancien animateur d’Europe 1 s’adresse alors à son journaliste : « Nicolas, si tu nous écoutes, ne te suicide pas tout de suite ». Une réponse terrible qui vient déjà sceller la rupture entre Michel Field et ses équipes. La polémique engendrée par cette interview vient ici témoigner du problème crucial du mandat de Michel Field, sa communication catastrophique. Sa rédaction lui reprochera en effet pendant 17 mois son incapacité à dialoguer avec elle. Le problème du directeur de l’information, c’est qu’il a toujours annoncé ses décisions ou affiché ses avis dans les médias avant d’en parler avec ses rédactions. En 17 mois, Michel Field n’arrivera jamais à tisser un lien solide avec ses équipes, lien pourtant primordial pour gérer une rédaction aussi dense et morcelé. La tâche de Directeur de l’information était déjà âpre, mais Michel Field se l’est rendue encore plus difficile voire impossible en enchaînant les maladresses dans les médias comme ce 10 avril 2016.

Outre cette communication déroutante et rapidement jugée désobligeante par les rédactions de France Télévisions, Michel Field rendra sa situation encore plus précaire par la manière dont il traitera ses équipes en interne. Ainsi, toujours en avril 2016, le directeur de l’information est visé par une motion de défiance par sa rédaction. Cette dernière se lève en effet contre Michel Field, jugeant déplacé son comportement à l’égard de Guilaine Chenu et Françoise Joly, présentatrices d’Envoyé Spécial depuis 2001 renvoyées par l’ancien journaliste d’Europe 1. Les journalistes du service de France Télévisions ont alors stigmatisé «le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l’information». S’attirant les foudres de sa rédaction par sa communication maladroite et déplacée, Michel Field s’est définitivement coupé de ses équipes par certaines de ses réflexions en interne. Ainsi, le directeur de l’information aurait enchaîné les réflexions sexistes, notamment à l’égard de Nathalie Saint-Cricq et Léa Salamé. Michel Field aurait en effet fait le choix d’éloigner Nathalie Saint-Cricq de la présentation de Dialogues Citoyens, interview spéciale de François Hollande, afin de favoriser la journaliste de France Inter jugée plus « virevoltante et sexy ». Toujours en marge de la préparation de cette émission spéciale, le directeur de l’information aurait été jugé trop complaisant avec les équipes de communication de François Hollande. Quelques mois plus tard, c’est son opposition à Elise Lucet qui va cristalliser les tensions en interne. Le 29 septembre 2016, Envoyé Spécial diffuse un sujet sur l’affaire Bygmalion. En interne, le sujet a engendré de nombreux débats entre Elise Lucet et son directeur de l’information qui souhaitait ne pas diffuser le reportage. L’ancienne présentatrice du 13 heures de France 2 expliquera alors quelques mois plus tard au Parisien qu’« à certains moments, on n’a pas écouté l’équipe d’Envoyé Spécial et notamment son rédacteur en chef Jean-Pierre Canet. » avant d’ajouter que « le calendrier politique a pris plus d’importance. ». En moins d’un an, Michel Field s’est ainsi mis à dos l’ensemble de ses équipes de rédaction, rendant impossible toute forme de communication interne.

Au-delà de ces tensions, c’est le comportement général de Michel Field qui aura également provoqué de nombreux étonnements au sein de l’information de France Télévisions. Trop absent, trop hautain, trop désinvolte, Michel Field aurait fait preuve d’un énorme mépris envers ses équipes tout au long de son mandat. Ainsi, le directeur de l’information n’aurait que très rarement assisté aux conférences de rédaction quotidiennes et n’aurait été que peu présent au sein de sa rédaction. Michel Field n’aurait d’autre part jamais assisté au journal de 20 heures dont il critiquait pourtant régulièrement le contenu. Comment légitimer sa position et ses avis en étant aussi peu présent ? Comment se rendre populaire auprès d’équipes pour lesquelles il n’aura affiché que du mépris ? C’est ici le fond du problème, la principale raison de l’échec de Michel Field. L’incapacité à fédérer autour de lui l’immense rédaction et les nombreuses équipes du service d’information de France Télévisions. Un directeur de l’information se doit d’être au contact de ses équipes. Agir, décider, trancher, nécessite de sentir le sentiment général des hommes qui composent un service. Or, trop absent en interne, Michel Field a pratiquement toujours pris des décisions qui allaient à contresens des sentiments et revendications de ses équipes. L’éviction de David Pujadas en est le dernier exemple. La décision a été prise sans tenir compte de l’avis d’une rédaction qui appréciait son journaliste star. Comme si le cas de David Pujadas incarnait tous les maux du mandat de Michel Field, le jour-même, la tribune du directeur de l’information dans Libération vint définitivement mettre le feu au poudre. Pour calmer les tensions, Michel Field n’eût alors d’autre choix que de démissionner.

Par sa communication catastrophique et son comportement global en interne, Michel Field a rendu sa tâche à la tête du service de l’information de France Télévisions impossible. Désinvolte, méprisant et absent en interne, Michel Field s’est coupé dès le mois d’avril 2016 de ses équipes de rédaction. Une situation qu’il n’aura jamais réussi à rétablir, peut-être même n’en ayant pas vraiment la volonté. En 17 mois, Michel Field n’a jamais pris la mesure des enjeux de sa position et des obligations que cette position engendrait. Peut-être n’était-il pas conscient de la nécessité de fédérer ses équipes autour de lui par sa présence physique au sein de la rédaction et de l’importance d’agir en fonction des opinions générales de ses équipes. Nul doute que Delphine Ernotte aura pour objectif principal de choisir un directeur de l’information capable d’apaiser les tensions d’un service qui affiche des beaux résultats d’audience à l’antenne mais qui fonctionne sur la base de clans rédactionnels qui s’affrontent violemment en interne. Appréciée par les rédactions et légitime de par son ancienneté au sein de France Télévisions, Elise Lucet pourrait être la candidate idéale pour le poste…

Elections présidentielles : renouveau démocratique pour la Corée du Sud

Seulement deux jours après l’élection présidentielle française, les Sud-Coréens ont élu à leur tour leur nouveau chef d’État. Moon Jae-in, candidat de la gauche progressiste, a largement remporté l’élection avec 41,1% des suffrages exprimés. Une élection qui suscite l’espoir au pays du Matin frais.

Une révolution démocratique

Cette élection de mai intervient au terme de la « révolution des bougies », mobilisation citoyenne au cours de laquelle un tiers des Sud-Coréens ont manifesté contre la présidente conservatrice Park Geun-hye. En effet, l’ex-cheffe d’État est impliquée dans un nouveau scandale de corruption : Choi Soon-sil, sa confidente, aurait usé de son influence pour extorquer des dizaines de millions de dollars aux chaebols, ces grands groupes familiaux spécifiques à la péninsule coréenne, comme Samsung.

Le peuple aura eu raison de sa dirigeante. Le 9 décembre dernier, Park Geun-hye a été destituée par le Parlement, destitution validée par la Cour constitutionnelle le 10 mars. Elle est actuellement en prison en attendant d’être jugée.

L’élection présidentielle a donc été anticipée et treize candidats se sont lancés dans la course à la Maison bleue (l’équivalent de l’Élysée ou de la Maison blanche). Parmi eux, le candidat conservateur Hong Jun-pyo et le centriste Ahn Cheol-soo, principaux opposants au candidat de la gauche progressiste Moon Jae-in. Ce dernier remporte largement le scrutin, sollicité par 41,1% des électeurs, et ce, avec une participation de 77,2%, la plus élevée depuis vingt ans.

Moon Jae-in, le président de l’espoir

Favori durant toute la campagne, Moon Jae-in a su susciter l’espoir chez les Sud-Coréens et a gagné une certaine popularité, notamment en manifestant avec le peuple lors de la « révolution des bougies ». Cet homme de 64 ans, militant pour les droits de l’homme et les plus pauvres depuis une quarantaine d’années, a permis par sa victoire de tourner la page de dix ans d’un pouvoir conservateur.

Il se présente maintenant comme le « président de tous les Sud-Coréens », « un président à portée du peuple », souhaitant réunir le pays et le débarrasser de la corruption politique. « Je prends mes fonctions les mains vides et je les quitterai les mains vides », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’investiture ce mercredi.

Le nouveau président a beaucoup promis : augmentation des allocations vieillesse et du revenu minimum, transparence dans les institutions et dans la vie politique … Autant de défis à relever dans une société où la jeunesse est désabusée et où le pessimisme est de rigueur.

Autre chantier majeur pour le nouvel élu, celui des relations diplomatiques. Ces dernières sont plus que tendues avec le voisin nord-coréen, et Moon Jae-in  s’est placé fermement en faveur d’une négociation avec Pyongyang. Il a par ailleurs déclaré qu’ « il faut savoir dire non aux Etats-Unis ». De quoi annoncer une recomposition des forces diplomatiques en Asie dans les prochains mois.

Ail Macron, 1er Gebieter du nouveau lander de Frankreich

20h00 c’est fait, Emmanuel Macron, l’ami qui vous veut du mal, vient d’être élu 1er Gebieter du nouveau lander de Frankreich. A 39 ans ce grand démocrate qui n’a jamais été élu à aucune élection, car passer par l’élection, déclarait-il le 28 mai 2015, est un cursus d’un ancien temps , est le plus jeune lauréat de cette élection, devant Valéry Giscard d’Estaing de 8 ans et 8 mois, et seulement le second, après Georges Pompidou a venir de la banque Rothschild..
Les politologues vont gloser sur la participations et les chiffres, mais au-delà du résultat, attendu, qui n’est une surprise pour personne car chaque candidat qui avait ses chances avait pour objectif de se retrouver au deuxième tour face à marine Le Pen, c’est la façon dont cette élection a été gagnée qui pose questions..

Comment ce pur produit du système, assistant du Philosophe Paul Ricoeur, haut fonctionnaire Inspecteur des finances. Une petite caste de moins de 300 personnes, l’aristocratie des énarques qui ont choisi de faire partie d’un corps de l’Etat qui contrôle Bercy et le secteur financier, peu enclins aux grandes remises en question, dont l’influence est un mélange de corporatisme et de conservatisme, banquier d’affaires chez Rothschild, 400 000 euros brut annuels, 2,8 millions d’euros de prime pour une opération de rachat d’une branche de Nestlé dans la branche la plus parasitaire et destructrice de valeur les fusions-acquisitions, a-t-il pu se hisser aussi haut en aussi peu de temps Et enfin secretaire general de l’Elysee et Ministre des finances.

Coup d’Etat médiatique

L’affaire Macron a commencé par le signal lancé par Jacques Attali à la presse en février 2015, en leur assurant qu’Emmanuel Macron aurait «l’étoffe d’un président de la République». Puis des journaux, des radios et les télévisions ont commencé à répéter à l’envie : « l’iconoclaste » Macron incarne le « renouveau » et la « modernité ». Cette phrase est celle que répètent aussi tous ses supporters et même ceux qui sont indécis. Un véritable bourrage de crâne. Une avec ou sans sa femme, plus de 10 000 articles, dans Libération, l’Obs, l’Express, Le Monde, Les Inrocks, Gala, Le Point et d’autres, beaucoup d’autres. Une exposition toujours sous ses meilleurs attraits, à l’inverse de son rival le plus sérieux pour le second tour, François Fillon qui voit ses problèmes s’etaler en gros dans tous les médias.

L’un commence à baisser malgré sa base assez stable de militants et l’autre le grignote jusqu’à le dépasser à quelques semaines du premier tour. Macron a gagné l’élection avec l’appui de tous les médias, grâce à la prestation ratée de Marine Le Pen qui s’est pris les pieds dans le tapis au moment ou cela comptait le plus et surtout grâce à son discours ambigu, dont il n’est jamais sorti, et double qui s’adresse à tout le monde, en s’appuyant sur le principe de l’écoute sélective. Le barrage au Front National a mieux fonctionné que prévu sans déclencher l’hystérie d’il y a 15 ans.

Quelle politique?

Libéral « de gauche » et européen convaincu comme la quasi-totalité des membres du gouvernement Hollande ; Les solutions économiques qu’il préconisait face à la crise, celles du Parti socialiste depuis 1983, n’avaient décidément rien d’original ni d’efficace. Au contraire.

La politique économique est très claire et il l’a annoncé : il va libérer toutes les entraves et réduire toutes les protections pour permettre la compétition du tous contre tous. Il veut l’Ubérisation de la société avec tout ce que cela représente de misère pour ceux qui sont en bas de la chaîne et de profits pour ceux qui sont en haut. La France va devenir un nid de start-up mais tout le monde ne deviendra pas pas Mark Zuckerberg. Loin s’en faut.

Socialement nous aurons des réformes sociétales classiques en pagaille, pour les minorités. Les homosexuels seront servis en priorité, mais aussi transexuels et les autres. Nous irons plus loin dans tout ce qui est PMA, GPA mais aussi dans toutes les expériences docteur Mabuse comme la création d’enfants in vitro avec l’ADN de leurs deux pères. Il y a beaucoup d’argent derrière toutes ces techniques qui sont presque prêtent et ne demandent qu’à avoir un marché. Monsieur Macron leur offre. Mais on sait aussi déjà qu’il y aura des problèmes avec la retraite par points et la suppression des allocations chômages. Enfin la mise en place de la nouvelle féodalité bancaire dont les banquiers centraux sont les nouveaux rois .

A l’international nous serons évidemment sur la ligne Berlin-Washington. Fidèlement. Sans devier. Macron n’a aucune idée force à l’international et sera heureux d’être un allié complaisant et docile.

La révolte étouffée jusqu’à quand?

La lutte factice contre l’extrême-droite a très bien fonctionnée et les électeurs vont communier après cette victoire en trompe-l’oeil.
Très vite trois problèmes vont se poser: L’insécurité culturelle, elle va s’aggraver avec une l’immigration illimitée voulue par Macron. L’insécurité physique va exploser avec la hausse de la criminalité due à la politique exclusivement en faveur des riches qui va faire exploser l’insécurité sociale et déclasser et paupériser de plus en plus de de gens. Avant cela les lois travail puissance 1000 qui vont passer dès le mois de juillet devrait remettre de l’huile sur le feu.

Que va devenir Marine Le Pen?

Son passage catastrophique lors du débat a très certainement pesé dans la lourde défaite de ce soir. Au dessous d’un certain seuil entre 25% et 30% elle devrait démissionner. La France vient d’abandonner à l’instant grâce aux imbéciles bien-pensants, incultes politiques, froussards manipulés et autres idiots utiles, encore eux, qui pensaient combattre le fascisme, toute forme de souveraineté. La banque a réussi son coup d’État silencieux sans violence sans coup de feu sans même le moindre questionnement des électeurs français qui ont voté pour un employé de banque,avec le sourire, et pour la fin de leur nation et sa vassalisation.

« Femmes au travail »: Ivanka Trump se pose en modèle

Qui est vraiment Ivanka Trump ? Son livre, sorti mardi en librairie, appuie la « mission » qu’elle s’est choisie de défendre les femmes jonglant entre responsabilités professionnelles et familiales, tout en révélant quelques facettes de la vie dorée de la fille préférée du président américain.

Les 243 pages de « Femmes au travail: réécrire les règles du succès », publié chez Penguin, ont été écrites avant l’élection surprise de Donald Trump par cette ex-mannequin de 35 ans, devenue femme d’affaires et mère de trois enfants. Seule la préface a été ajoutée juste avant l’investiture par une Ivanka devenue subitement, avec son mari Jared Kushner, le centre de toutes les attentions, tant ils semblent pouvoir peser sur un président inexpérimenté et fantasque. Pour éviter d’alimenter les accusations de conflit d’intérêts qui empoisonnent le milliardaire et sa famille – elle a quitté ses fonctions à la Trump Organization et à la tête de son entreprise de vêtements, mais continue d’en tirer des revenus – une partie des recettes iront à de bonnes oeuvres. Et la sortie du livre ne s’accompagne d’aucun tapage publicitaire ni tournée promotionnelle. Quant au contenu, il s’inscrit dans la droite ligne de ses comptes Twitter et Instagram, parfaitement manucurés: conseil après conseil pour les femmes qui veulent conjuguer carrière, famille et glamour, depuis la décision de fonder ou pas une famille jusqu’aux techniques d’entretiens, en passant par le choix des loisirs (elle aime le jardinage, et a de belles propriétés à sa disposition pour s’y adonner avec ses enfants).

Femme multi-dimensionnelle

Le livre d’Ivanka Trump, « Femmes au travail: réécrire les règles du succès », publié chez Penguin, est pris en photo dans une librairie Barnes & Nobel à New York le 2 mai 2017

Le livre déborde de références à d’autres femmes à succès, de la super-vedette des médias Oprah Winfrey à la N.2 de Facebook, Sheryl Sandberg, en passant par la papesse de la mode Anna Wintour, qui lui proposa de l’embaucher chez Vogue quand elle étudiait à la prestigieuse Wharton School de Pennsylvanie. Chiquenaude au discours anti-musulman de l’administration Trump: la « Première fille » mentionne aussi élogieusement Umber Ahmad, fille d’immigrés pakistanais aujourd’hui très glamour, qui a lancé à New York une pâtisserie aujourd’hui renommée après avoir été banquière. Ivanka, désormais conseillère officielle à la Maison Blanche, donne aussi quelques pistes sur les expériences qui l’ont formée.

Elle rend un hommage appuyé à sa mère tchèque, Ivana, première femme de Trump, qui lui a prodigué philosophie de vie tout en incarnant parfaitement « la femme multi-dimensionnelle », capable « d’inspecter méticuleusement » la construction d’un nouvel hôtel « en talons aiguille », alors que les femmes dans l’immobilier étaient encore rares. Elle explique aussi avoir longtemps hésité à exposer sa famille sur les réseaux sociaux, ce qu’elle fait avec un don certain pour l’auto-promotion aujourd’hui: elle craignait notamment de « saper (son) autorité aux yeux de (ses) collègues et pairs, dans un secteur dominé par les hommes ».Elle se targue d’avoir essayé, dans l’entreprise qu’elle a créée, d’avancer la cause des femmes, en autorisant des emplois du temps très souples ou en « donnant l’exemple » en amenant ses enfants au bureau ou en partant tôt pour les chercher à l’école.

Vie de princesse

Les exemples qu’elle donne reflètent néanmoins un train de vie de princesse: elle raconte notamment comment sa fille la rejoignait tous les mercredis pour déjeuner dans son bureau de Trump Tower – toute proche de son appartement de Park Avenue – où une table spécialement installée pour elle renfermait « bonbons, jouets, crayons et feutres de couleurs ». Et lorsqu’elle voyageait beaucoup sur la fin de la campagne électorale de son père, elle dit n’avoir fait que « travailler et être avec (sa) famille », renonçant à s' »offrir des massages ». Nounou ou femme de ménage qui la secondent au quotidien sont quasi-absentes de ses exemples, même si elles sont remerciées en fin d’ouvrage avec les membres de sa famille. Ivanka, qui avait poussé son père à promettre pendant la campagne d’instaurer un congé maternité payé et des aides aux frais de garde d’enfants, revient brièvement sur cette question en fin d’ouvrage. « Nous devons nous battre pour que ça change, que ce soit via la législation ou dans les entreprises », dit-elle sans autre précision. Même sans tapage publicitaire, le livre pourrait connaître un grand succès du fait de l’intérêt suscité par la « Première fille ». Son premier livre, paru en 2009, avait déjà été un succès de librairie.

TPMP : l’émission de divertissement devenue phénomène de société

Ce jeudi soir, pour la 1000ème de son émission devenue culte, Cyril Hanouna est allé interpeller Emmanuel Macron devant la tour TF1, d’où il sortait après avoir participé à une émission politique. Amusé et visiblement complice du trublion de C8, le candidat En Marche s’est prêté au jeu de saluer l’émission et de lui souhaiter un joyeux anniversaire. Le finaliste de la Présidentielle a également appelé les téléspectateurs de l’émission à aller voter le 7 mai, mettant en avant l’idée que s’abstenir « c’est laisser les autres choisir ». Une séquence surréaliste qui au-delà d’impacter la campagne présidentielle, vient faire pénétrer Touche Pas à Mon Poste ! dans une autre ère. L’émission bascule désormais dans une nouvelle catégorie. De divertissement pur, le programme est devenu un phénomène de société que désormais la sphère politique cherche à s’accaparer. TPMP et son animateur vedette sont devenus les catalyseurs de la jeunesse populaire. Cyril Hanouna et son émission sont maintenant un moyen de parler directement aux jeunes. Après 5 ans dans le groupe Canal, TPMP semble être bien plus qu’une émission de divertissement.

 Hanouna – Macron : duo complice

Afin d’obtenir cette séquence surréaliste, Cyril Hanouna avait bien préparé son coup. L’animateur de C8 avait en effet annoncé le matin même sur Europe 1 son intention d’aller à la rencontre du candidat En Marche ! à sa sortie de la tour TF1. Ce jeudi soir, les images laissent la trace d’une improvisation totale. Cyril Hanouna, en plateau, décide subitement de partir à 23h00 pour se rendre en scooter devant les locaux de la chaîne privée, sans pour autant savoir s’il parviendra à rencontrer Emmanuel Macron. Arrivé devant la tour TF1, la sécurité de la chaîne laisse étrangement Cyril Hanouna attendre Emmanuel Macron qui arrive quelques minutes après. L’animateur interpelle alors le candidat et échange quelques mots avec lui. Mais à y regarder de plus près, la séquence semble au contraire être parfaitement organisée. La rencontre entre le candidat et Cyril Hanouna résulte d’un accord commun entre les deux parties. Cyril Hanouna obtient une séquence qui fait le buzz. Emmanuel Macron cultive son image de candidat jeune, qui bouleverse les codes. Ce moment fait définitivement basculer l’émission. Elle n’est plus un simple divertissement. Elle entre dans une stratégie politique. La séquence s’intègre parfaitement dans la plan d’Emmanuel Macron. Candidat starifié, médiatisé à outrance, Emmanuel Macron se sert presque de Cyril Hanouna pour s’attirer les faveurs de son jeune public. Le candidat à la Présidentielle vient de réaliser un énorme coup de communication. Il vient chercher les jeunes électeurs et les incite à voter pour lui en se rendant à la source même, en parlant et en se montrant proche de leur idole. Emmanuel Macron affirme son image de candidat singulier, jeune, moderne. La séquence est loin d’être improvisée. L’ancien ministre de l’Economie n’est pas surpris par l’arrivée de Cyril Hanouna. Il est parfaitement au courant de ce qu’il va se passer. Il a déjà préparé son discours. Il arrive, avec talent, à se rendre sympathique tout en rappelant l’échéance cruciale du 7 mai. La séquence a été organisée par C8 et les équipes d’Emmanuel Macron, en accord avec la direction de TF1. Hier soir, nous avons bel et bien assisté à une stratégie de communication organisée par le candidat. On est largement loin de la séquence présentée comme improvisée par Cyril Hanouna. Le moment témoigne de l’importance prise par TPMP depuis plus de 5 ans. L’émission est un phénomène de société qui dépasse désormais les cadres de la sphère médiatique. Emblème de la culture populaire et de la jeunesse, le divertissement se retrouve alors à avoir un poids politique. Emmanuel Macron l’a parfaitement compris et s’en est servi hier soir avec brio pour s’adresser directement aux jeunes. Ce jeudi, TPMP est devenu un relai, a fait le lien entre Emmanuel Macron et l’électorat jeune qu’il cherche à cibler.

 

Cinq ans de succès

Le tournant de l’histoire de TPMP, c’est son changement de chaîne. En 2012, Cyril Hanouna passe de France 4 à D8 pour prendre l’access prime-time de la nouvelle chaîne du groupe Canal. L’animateur amène avec lui Touche Pas à Mon Poste !, l’émission qu’il a lancée deux ans plus tôt sur la chaîne publique. Cinq ans plus tard, TPMP fête sa 1000ème émission et est devenu un programme culte, avec son lot de séquences mythiques et de polémiques. L’émission ne laisse personne indifférent et est un véritable phénomène de société. A l’origine de ce succès, une stratégie parfaitement maîtrisée par Cyril Hanouna et ses équipes de production. L’animateur a ainsi été le premier à comprendre l’importance que pouvait avoir Twitter. Dès les premières émissions sur France 4, TPMP a su tisser un lien très fort avec ses téléspectateurs par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Les fans pouvaient en effet envoyer des vidéos, des messages, des photos à l’équipe de TPMP afin d’apparaitre dans l’émission. Plus qu’une émission de télévision, Touche Pas à Mon Poste ! est l’émission des réseaux sociaux. Sur D8, Cyril Hanouna a réussi à développer avec talent une énorme communauté de fans, les fanzouzes. Mettant en avant une certaine idée de proximité entre lui et ses téléspectateurs, l’animateur s’est constitué une véritable armée de fans, qui n’hésite pas à aller au front sur les réseaux sociaux dès que leur protégé et leur émission préférée sont attaqués et critiqués. Lançant des hashtags à la gloire du programme et de son animateur, live-tweetant l’émission en direct afin de la mettre en Trending Topic – sujets les plus commentés sur Twitter – retweetant et commentant chaque photo des chroniqueurs de TPMP, les fanzouzes ont réussi à développer la portée de l’émission. Une forme de passation de pouvoir. Par son excentricité, sa science du direct et son humour, Cyril Hanouna a fait le succès médiatique de TPMP. Il a ensuite transmis le relai à ses fans qui ont réussi à en faire une réussite majeure sur les réseaux sociaux. Mais au-delà de cette stratégie efficace sur Internet, TPMP puise son succès dans sa capacité à entretenir le buzz permanant. Depuis plusieurs saisons, Cyril Hanouna répond à chacune des attaques que l’on peut faire à son encontre. En répondant souvent à des personnalités plus puissantes que lui comme Alain Delon ou Brigitte Bardot, l’animateur a réussi à mettre son émission au cœur de l’actualité. C’est en accumulant les séquences volontairement trashs, en multipliant les polémiques et en répondant perpétuellement aux personnalités qui critiquent son émission que Cyril Hanouna a permis à TPMP de sortir de la sphère médiatique. L’animateur en est alors devenu le symbole assumé de la culture populaire. Les Sardines et Kendji sont devenus les hymnes de l’émission. Et l’arrivée de Quotidien sur la même case horaire en face est venue accentuer cette image. Face à l’émission de Yann Barthès, jugée bobo et branchée, TPMP est l’émission populaire par excellence. En cinq ans, Cyril Hanouna est devenu le chantre de la culture de masse, l’emblème du populaire en utilisant avec une grande maîtrise les réseaux sociaux et la science de la polémique.

Quel avenir pour Cyril Hanouna ?

Un jour la question va forcément se poser : que va bien pouvoir faire Cyril Hanouna après TPMP ? L’émission n’est pas éternelle. L’animateur ne va pas forcément tenir encore cinq ans le rythme d’un programme quotidien et particulièrement intense. Les spectateurs vont peut-être eux-mêmes se lasser de l’émission. Alors à ce moment-là, que pourra faire Cyril Hanouna ? N’est-il pas condamné à être l’animateur d’une seule émission ? N’est-il pas déjà forcé à ne connaître qu’un seul succès ? Car s’il a réussi à développer une énorme communauté de fan, le trublion de C8 a également énormément de détracteurs. Il y a autant de gens qui adulent Cyril Hanouna que de personnes qui le détestent. A ce titre, son aventure sur Europe 1 est terriblement révélatrice des difficultés que pourraient connaître Cyril Hanouna après TPMP. A la rentrée 2014, l’animateur arrive avec Les Pieds dans le Plat pour remplacer Laurent Ruquier, parti présenter Les Grosses Têtes sur RTL. Si l’émission était un succès lorsqu’elle était diffusée entre 10h30 et 12h30, elle est un échec énorme entre 16h et 18h30. Les fidèles d’On Va S’Gêner qui n’avaient pas l’intention d’aller écouter RTL n’ont pour autant pas suivi l’émission de l’animateur de C8, le jugeant bien moins fin et légitime que Laurent Ruquier pour occuper cette tranche. Cyril Hanouna n’a pas réussi à séduire les auditeurs et l’émission s’est arrêtée après deux saisons ternes. Le problème, c’est que les auditeurs d’Europe 1 ne sont pas allés écouter l’émission par manque de sympathie pour Cyril Hanouna tandis que ses fans ne l’ont pas reconnu dans cette émission et n’ont pas retrouvé l’animateur qu’ils aimaient tant dans TPMP. Il s’agit ici du risque principal pour l’animateur de C8. S’il continue encore trop longtemps Touche Pas à Mon Poste !, Cyril Hanouna se coupera définitivement des téléspectateurs qui ne le regardent pas et le jugent négativement. Ceux-ci ne le suivront ainsi pas le jour où il lancera une nouvelle émission, quelque soit la qualité de celle-ci. Mais un jour, Cyril Hanouna n’aura plus la même énergie, la même fouge, et ce sont ses fans originels qui risquent alors de s’éloigner de lui et de le délaisser. Il ne peut pas prendre le risque de s’éterniser. S’il veut continuer sa carrière à la télévision, il est peut-être temps de changer d’image. A moins que son avenir se dirige vers la production et la direction de chaîne comme il le laissait entendre il y a plusieurs semaines dans TPMP.

Ce jeudi soir, TPMP a basculé dans une nouvelle phase de son existence. En interpellant Emmanuel Macron, Cyril Hanouna est devenu l’objet de sa communication. Le candidat d’En Marche a ainsi vu en l’émission de C8 le moyen d’attirer les jeunes, de s’adresser directement à eux pour mieux les séduire. En cinq ans, le programme est devenu un véritable phénomène de société. Succès médiatique monumental, fervent représentant de la culture populaire, emblème d’une certaine jeunesse, TPMP a su maîtriser les réseaux sociaux et les polémiques afin de s’imposer comme l’émission culte des années 2010. Mais à trop chercher le buzz, à trop puiser son succès dans les polémiques, l’émission commence à perdre certains de ses fidèles originels. S’il veut conserver son impact médiatique et prolonger le succès de son émission, il est peut-être temps pour Cyril Hanouna de changer de ton et de se donner une nouvelle image.

Attaque de Paris : Point Presse du procureur Molins

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a fait 1 mort et 2 blessés, le procureur de la république de Paris François Molins a tenu un point presse où il est revenu sur les détails de l’enquete et sur les antecedents judiciaires de Karim Cherfi.

C’est justement l’extrait que je vous propose d’écouter ci dessous (Pardon pour la qualité moyenne du son)

Au coeur du meeting de Jean Lassalle à Marseille

Intrigué par Jean Lassalle, candidat à l’élection présidentielle 2017, j’ai décidé de me rendre à son meeting organisé à Marseille ce mercredi 12 avril, à la Boate, 35 rue de la Paix. Une rencontre en marge d’un débat citoyen organisé par le député des Pyrénées-Atlantiques qui m’a permis de me forger un avis définitif sur cet homme politique aussi singulier qu’attachant.

Le candidat de la gentillesse

Dans  le cadre de son programme « Rencontre avec les citoyens des Bouches-du-Rhône », Jean Lassalle a fait le tour de Marseille ce 12 avril. Le candidat de Résistons ! s’est en effet rendu dans les quartiers de Belsunce et Noailles avant d’aller à la rencontre des marchands du marché aux puces de Marseille, dans le quartier de la Cabucelle. Une journée riche et remplie pour le candidat indépendant qui s’est porté volontairement au jeu des serrages de mains et discussions avec les habitants de la cité phocéenne. Jean Lassalle s’est même autorisé l’audace de laisser son propre numéro de téléphone à des citoyens marseillais souhaitant échanger et débattre avec lui. « Après ils m’envoient des SMS, c’est mieux » se justifie le candidat. Jean Lassalle a ainsi affirmé sa ligne politique en s’imposant tout au long de cette journée comme le candidat « de la gentillesse », proche du peuple et de ses préoccupations. Toujours très loquasse et expansif, Jean Lassalle a alors réussi à séduire de nombreux Marseillais qui l’ont notamment découvert lors du débat télévisé organisé par BFM TV et CNews. Une journée riche également pour les équipes du candidat. Pas toujours évident à suivre, Jean Lassalle a eu énormément de mal à se conformer à l’organisation stricte de cette journée. S’arrêtant à chaque coin de rue pour discuter et échanger, entrant dans chaque établissement pour se tenir au courant des préoccupations des commerçants, n’hésitant pas à aller à la rencontre des patrons de bars et de restaurants, Jean Lassalle a alors pris un certain retard sur son emploi du temps. Ainsi, si sa conférence de presse devait débuter à 18h30 selon le programme annoncé sur le site du député des Pyrénées-Atlantiques, celle-ci n’a en réalité démarré qu’à 20h00. Entre respecter ses engagements horaires et affirmer sa position de candidat proche des préoccupations du peuple, Jean Lassalle a fait son choix.

C’est donc à 20h00 que le natif de Lourdios est arrivé à la Boate, la salle faisant également office de lieu de réception de sa conférence de presse. Devant un comité de 50 personnes, le candidat a fait une apparition très théâtralisée et excentrique, les bras levés, heureux de retrouver certaines militantes et certains membres de son équipe de campagne. Pendant une heure, le candidat va alors se prêter au jeu de la conférence de presse. Suivi par une équipe de C dans l’Air, Jean Lassalle répond à ses questions dans le cadre d’un reportage qui sera diffusé ultérieurement. Radio Catholique Française est également présente au même titre qu’une équipe de France 3. Si les journalistes sont peu nombreux, le candidat de Résistons ! répond à leur question pendant plus d’une heure. S’il se veut être proche du peuple, Jean Lassalle n’en oublie pas moins la nécessité d’être présent dans les médias nationaux. A une question sur les sondages qui l’annoncent à 1% au premier tour, Jean Lassalle répond sèchement : « Je méprise autant les sondages que eux me méprisent ». Le ton est incisif. Car le candidat est convaincu de sa présence au second tour, et même de sa victoire finale. Pendant ce temps, nous, nous attendons sagement que Jean Lassalle daigne laisser les médias. Une curieuse venue assister au meeting interpelle alors le candidat en lui rappelant qu’il se pose en candidat conscient des préoccupations des Français. « Vous voulez être proche des citoyens mais vous n’hésitez pas à nous faire poiroter pendant une heure pour répondre aux questions des journalistes qui vous méprisent et se moquent de vous ! ». Un brin mal à l’aise, Jean Lassalle s’excuse platement et donne raison à la dame qui partira quelques minutes après le début du meeting. Après ce léger incident, Jean Lassalle conclut sa conférence de presse pour laisser la place à son débat avec les citoyens.

« J’adore Marseille, cette ville qui s’engueule et qui s’aime mais qui s’aime plus qu’elle ne s’engueule »
Photo de Gaël Simon

C’est Frédéric Jeanjean, conseiller municipal de la ville de Marseille qui ouvre le meeting en rappelant les moqueries qu’il a subies lorsqu’il a annoncé son soutien à Jean Lassalle.  Celui-ci insiste néanmoins sur sa conviction de la victoire du candidat et du soutien populaire qu’il a reçu en marge de sa journée marseillaise. Il cible alors Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon qui sont venus peu de temps avant dans la cité phocéenne mais qui n’ont eu aucun contact avec la population marseillaise. Le conseiller municipal vante alors les mérites d’un Jean Lassalle qui a échangé avec les habitants de la deuxième ville de France. « Aujourd’hui, avec toutes les personnes avec lesquelles nous avons parlé, nous avons rempli le stade Vélodrome ! ». Le conseiller municipal quelque peu enthousiasme et marqué par une légère exagération toute marseillaise, laisse sa place à Jean Lassalle. Sans note, sans fiche et sans prompteur, le candidat déclare sa flamme à une cité phocéenne qui « s’engueule et qui s’aime mais qui s’aime plus qu’elle ne s’engueule ». Jean Lassalle, dans sa fougue caractérisée, s’emporte et crie son affection pour Marseille. Le député des Pyrénées-Atlantiques valorise la ville pour mettre en avant une de ses idées fortes, retrouver une puissance maritime majeure. « La France a la seconde façade maritime, elle doit de nouveau s’ouvrir sur la mer ». Jean Lassalle veut être un Président qui relance le commerce maritime et fait de Marseille un des fers de lance de cette politique. Le centriste lance alors un film de quelques minutes réalisé par Michel Reynaud. La séquence met en scène le discours de Jean Lassalle à l’assemblée nationale au retour de sa marche vers les Français réalisée entre avril et décembre 2013. Le candidat reprend alors la parole et annonce les grandes lignes de son programme. Le centriste entend rétablir la force de la commune française, instaurer un service militaire de neuf mois, ne verser aucune subvention à l’Union Européenne pendant quatre ans, développer l’école française où tout le monde y sera accepté et créer la quatrième armée, celle d’Internet qui sera chargée de tuer dans l’œuf toute forme de radicalisation. Le discours, quelque peu désordonné, est suivi d’une nouvelle projection. Cette fois-ci, nous avons le droit à un film sur le parcours politique de Jean Lassalle. Son chant face à Nicolas Sarkozy à l’assemblée nationale en 2003, sa grève de la faim pendant 39 jours en 2006 pour éviter la délocalisation de l’usine Toyal de la vallée d’Aspe qui emploie 140 personnes et sa marche en 2013 sont ainsi évoqués et viennent insister sur son engagement personnel dans la vie politique. Après le film, le débat avec les personnes présentes dans la salle est ouvert. Jean Lassalle se prête au jeu des questions – réponses et des discussions avec les Marseillais. Le débat se prolongera tard dans la nuit et Jean Lassalle quittera Marseille pour se rendre dans les studios de RMC – BFM TV afin de répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin le lendemain matin.

Quant à moi, ce meeting m’a permis de me faire une opinion définitive sur un candidat qui m’intriguait et suscitait ma curiosité. Je suis désormais convaincu de la profonde humanité de Jean Lassalle et de sa sincère conscience humaine. Il ne joue pas à être le candidat de la gentillesse, il l’est naturellement. Il ne se force pas à être proche des gens, amical et jovial. Le centriste est profondément, viscéralement impliqué par les préoccupations des Français. Après cette rencontre, je suis absolument sur de la sincérité de son action, de sa passion et de son amour profond pour la France. Toute sa carrière politique ne se place pas au service de ses intérêts personnels, mais bel et bien au service de la communauté. Jean Lassalle est conscient de la vie quotidienne des Français, ses constats sont bons, et ses grandes lignes sociétales sont tout à fait justes. Malheureusement, ce meeting a également fait ressortir son absence de propositions concrètes. En tout cas, s’il en a, il n’est pas parvenu à les expliquer et à en parler de façon cohérente. Jean Lassalle est un homme politique proche du peuple, réellement convaincu de sa victoire, fier de son équipe de campagne, qui possède des valeurs humaines indéniables, mais son programme reste trop léger pour qu’il puisse se placer comme un candidat capable de convaincre une grande partie de la population au-delà de cette image de proximité. Ce meeting a surtout eu un intérêt pour moi. Il m’a permis d’aller au-delà de l’image d’un Jean Lassalle particulier, atypique, presque cocasse et drôle. Je me suis rendu compte de sa concrète implication, presque physique dans la vie politique, de la sincérité de son combat et de son action. Jean Lassalle est certainement le candidat le plus proche des préoccupations des Français, malheureusement il n’apporte pas suffisamment de réponses concrètes pour pouvoir les convaincre de voter pour lui le 23 avril prochain.

Monaco a tenu bon

Le match devait avoir lieu mardi à 20H45. Seulement, au départ du bus de l’équipe jaune et noir, des engins explosifs, au nombre de 3 ont explosé à proximité du bus, provoquant des dommages assez important sur celui-ci mais aussi et surtout provoquant la blessure du défenseur Marc Bartra touché au niveau du bras. Très vite, l’Espagnol sera transféré vers l’hopital le plus proche. De plus, les autres joueurs étaient bien entendu choqués. A 20h30, l’UEFA prend la décision de reporté ce match le lendemain, mercredi donc à l’heure de 18h45.

C’est alors le lendemain que l’arbitre Italien donne le coup d’envoi, avec l’absence de Marc Bartra du côté de Dortmund, et pour cause de sa blessure causé la veille par l’explosion, mais aussi de Marco Reus ou encore André Schurrle, tous deux blessés, et du côté de l’AS Monaco, les 2 latéraux français Djibril Sidibé et Benjamins Mendy sont eux aussi absents ainsi que Timoué Bakayoko, suspendu .

Dès le début, on remarque deux très bonnes équipes, bien en places tactiquement. C’est alors après le quart d’heure de jeu que Kylian Mbappé, va venir subir une faute dans la surface de Dortmund et provoqué ainsi un pénalty. Fabinho, l’homme aux 100%, va louper, pour la première fois un penalty en ne cadrant pas sa frappe. Cependant, les monégasques ne se découragent pas, loin de la puisque 2 minutes plus tard, après une remontée de balle de Bernardo Silva d’environ 60m,qu’il il transmet sa balle à Thomas Lemar sur le côté gauche, qui va louper sa frappe, mais le ballon va rebondir sur Kylian Mbappé qui se trouve au centre et va donc inscrire le premier but de la rencontre (Mbappé était hors-jeu sur ce premier but mais non signalé par l’arbitre assistant).

Un quart d’heure plus tard, à la 35’ Raggi ayant le ballon sur le côté gauche et n’étant pas attaqué, décide de centrer de son pied gauche, très beau centre, qui finira au fond des buts avec une tête de Bender.

A la pause, c’est donc les monégasques qui mènent de deux buts, sans démériter !

Pour la 2ème période, Tuchel décide de faire entrer en jeu le jeune Pulisic ainsi que Sahin.

Le début de cette période va être une période de souffrance pour la formation monégasque, on peut notamment le voir sur le côté gauche avec le jeune Pulisic face à Raggi, qui est en extrême souffrance face à l’américain. C’est d’ailleurs à la 57’ qu’ Ousmane Dembele va réduire la marque à 1-2 après un centre de Guerreiro et une déviation miraculeuse de l’attaquant Aubameyang dans les pied de Kagawa qui adresse le ballon au Français qui n’a plus qu’à le pousser au fond des filets.

Face à cette domination, les monégasques on su se ressaisir très rapidement.

 Et à la 79’, Kylian Mbappé a réussi a intercepté une passe  destiné à Sokratis, et a pu donc se retrouver seul face au  goal et placer ce ballon dans la lucarne du but de  Dortmund, provoquant ainsi le 3ème but Monégasque.

Enfin, 5 mns plus tard, à la 84’ donc, c’est le japonais Kagawa (passeur décisif  sur le premier but) qui va ainsi marquer le 2ème but pour la l’équipe allemande, après un centre de Sahin, une magnifique feinte de frappe du japonais, et une finition face au portier monégasque Subasic.

C’est donc sur un score de 3-2 que les deux formations se sont séparés, laissant ainsi un but d’avance pour Monaco. Dortmund devra donc marquer à minimum deux reprises au stade Louis II, pour espérer se qualifier. Après la suspension du Français Timoué Bakayoko pour la match aller, c’est Fabinho qui sera suspendu au match retour.

Monaco a donc pris une option, mais attention car rien n’est encore joué, et il faudra jouer comme Monaco sait le faire au match retour pour pouvoir se qualifier pour les ½ finales de ligue des champions. On note d’ailleurs le magnifique parcours de cette équipe qui sort des tours préliminaires ! et qui a su éliminer le Manchester City de Pep Guardiola en 1/8 de finale. On espère donc voir la seule équipe française encore en course en ligue des champions avoir accès à ces ½ finales.

Rendez vous Mercredi 20H45 pour le match retour. En attendant, les monégasques devront affronter Dijon ce week-end en championnat.

Bitcoin : La fin de l’anonymat est proche

Le Parlement européen et la Banque centrale de Chine proposent des recommandations pour vérifier l’identité des utilisateurs de crypto-monnaies, sur les bourses, à travers les fournisseurs de porte-monnaie digital et sur tous les autres moyens ou participants impliquées présents ou à venir. L’anonymat, une des piliers des crypto-monnaies, fait l’objet d’une surveillance attentive de la part des gouvernements des pays les plus industrialisés et des principales banques centrales. Alors que les transactions libellées en crypto-monnaies s’accroissent dans le monde entier, les régulateurs et autres organismes de surveillance durcissent les directives qui visent à vérifier et identifier les utilisateurs d’argent virtuel.

Les restrictions du Parlement

Le Parlement européen a récemment publié un rapport détaillant les directives visant à empêcher l’utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme. Le 15 mars 2017, les membres du Parlement européen ont publié un nouveau projet de loi intitulé « Directive modifiant (UE) 2015/849 ».

Le rapport est le suivant: « Les récentes attaques terroristes ont mis en évidence de nouvelles tendances, notamment en ce qui concerne la façon dont les groupes terroristes se financent et mènent leurs opérations. Certains moyens technologiques modernes deviennent de plus en plus populaires en tant que systèmes financiers alternatifs et restent en dehors du champ d’application de la législation de l’Union Européenne ou bénéficient d’exemptions qui ne peuvent plus être justifiées.
Les «moyens technologiques modernes» dont il est question dans le rapport est un euphémisme pour pointer du doigt les crypto-monnaies et de leur utilisation pour blanchir de l’argent provenant du trafic d’armes, de drogues, de trafic d’êtres humains et d’autres formes de criminalité organisée. Citant ces formes de commerce illicite comme des véhicules de financement du terrorisme, le rapport identifie la monnaie virtuelle comme le mécanisme de soutien de cet écosystème criminel.Selon le rapport, parce que les bourses de crypto-monnaies et les fournisseurs de porte-monnaie digital ne sont pas obligés d’identifier les activités suspectes, les groupes terroristes peuvent transférer de l’argent dans le système financier de l’UE en tirant pleinement parti du degré d’anonymat fourni par les plateformes de monnaie virtuelle.

Le rapport indique: « Pour lutter contre les risques liés à l’anonymat, les Brigades Nationales de Renseignements Financiers (BNRF) devraient être en mesure d’associer l’adresses d’une devise virtuelle avec l’identité du propriétaire de cette monnaies virtuelles. En outre, la possibilité de permettre aux utilisateurs de se déclarer aux autorités désignées sur une base volontaire devrait être explorée plus avant. »

Ce que l’UE essaie de combattre est compréhensible et le libellé du rapport suggère une approche équitable en ce qui concerne les droits des utilisateurs individuels de monnaie virtuelle. L’article 26 du rapport décrit une approche équilibrée qui limiterait les données d’identification du grand public (ou aux registres publics / systèmes publics) qui devraient également être clairement définies, « de manière à minimiser les dommages potentiels pour les bénéficiaires effectifs ». De plus, la section stipule que les données obtenues auprès de détenteurs de devises virtuelles ne devraient concerner que les opérateurs d’entreprises et de grands groupes financiers uniquement sur leurs activités professionnelles.

Equilibre entre vie privée et contrôle financier

Bien que la directive vise à établir un équilibre entre le respect de la vie privée et le contrôle financier, elle cherche également à révéler publiquement certaines de ces informations afin que les tiers et la société civile puissent savoir qui détient quelle monnaie et, éventuellement, combien. Le langage du rapport identifie les «registres nationaux» ou un système de registres interconnectés où les informations peuvent être stockées et référencées.

Bien que n’utilisant pas la «blockchain» mondiale, nous pouvons supposer qu’une forme de blockchain pourrait être la solution recherchée par l’UE qui satisferait à la fois le besoin de savoir des régulateurs tout en protégeant la vie privée des utilisateurs. Selon le rapport, cette mesure (et d’autres) permettrait de résoudre les problèmes d’évasion fiscale ainsi que l’utilisation abusive d’entités juridiques et les arrangements juridiques, susceptibles d’être utilisés pour frauder ou abuser des avoirs financiers. De plus, le Parlement propose de créer le rôle de «fournisseur de portefeuilles dépositaires» en tant qu’entité qui fournirait des services pour protéger les clés cryptographiques privées des clients qui sont utilisées pour détenir, stocker et transférer des devises virtuelles.

Comment exactement cela va-t’il se manifester reste encore un mystère, car les utilisateurs devront essentiellement faire confiance aux dépositaires de leurs fonds personnels.Avec tant de légalité à discuter, la directive doit maintenant être lue par le Conseil européen avant que toute politique ou réglementation puisse être adoptée. La directive a jusqu’au 26 juin 2017 pour que tous les États membres de l’UE se mettent en conformité – clôturant le délai de deux ans pour sa mise en œuvre selon les termes fixés le 25 juin 2015.

Bien que le résultat de cette directive soit inconnu, l’amendement 26, proposé par la Commission, pourrait donner un aperçu de l’attitude et de la position de l’UE à cet égard.

«Les devises virtuelles»: sont une représentation numérique de valeur qui n’est ni émise par une banque centrale ni par une autorité publique, non attachée à une monnaie légalement établie, qui ne possède pas le statut juridique de monnaie ou d’argent, mais qui peuvent être acceptées par des personnes morales comme moyen d’échange ou à d’autres fins, et peuvent être transférés, stockés ou échangés par voie électronique. Les devises virtuelles ne peuvent pas être anonymes. « 
Ca c’est pour le parlement européen.

Les recommandations chinoises

La Banque populaire de Chine (BPC) a rédigé également de nouvelles recommandations qui, si elles étaient promulguées, forceraient les transactions en crypto-monnaies à se conformer aux réglementations bancaires et à vérifier l’identité des clients.

Après des mois d’incertitude quant à l’avenir des plateformes chinoises de bitcoin (BTCC, Huobi, OKCoin), la volonté de la BPC semble d’expérimenter comment le bitcoin et d’autres monnaies virtuelles sont achetés, vendus et échangés.Selon le Wall Street Journal, les échanges de bitcoin en Chine seraient nécessaires pour recueillir des informations pour identifier les clients ainsi que pour installer des systèmes “pour collecter et signaler les activités commerciales suspectes aux autorités; La banque centrale Chinoise serait chargée de régler les problèmes de fraudes sur les plateformes de transaction ».

La position de la Chine sur cette question peut finalement mettre en place un précédent sur les crypto-monnaies, non seulement en Chine mais mais aussi planétairement. D’après Bloomberg News, la BPC(Banque Populaire Chinoise) avait travaillé, à la fin de février 2017, au développement d’une monnaie numérique reconnue à l’échelle nationale, considérée par beaucoup comme une approche « si vous ne pouvez pas les battre rejoignez-les » concernant bitcoin et autres monnaies virtuelles.
Selon le site calvinayre.com: »Zhou Xuedong, directeur de la branche gestion d’entreprises de la BPC, a récemment dit que les autorités doivent réfléchir à des « mécanismes de réglementation à long terme »et sur les éxigences réglementaires pour toutes les plateformes de transactions de devises numériques au niveau chinois.En outre, Zhou a promis de mettre à l’index les échanges qui ne suivent pas les directives établies par le BPC.

Les raisons pour lesquelles la Chine resserre son étau sur les crypto-monnaies sont simples, toute la panoplie des investisseurs chinois a essayé d’utiliser Bitcoin pour faire sortir de l’argent de Chine, afin d’éviter de souffrir de la dépréciation du Yuan. Quelles que soient les réelles motivations des initiatives comme celle de la BPC ou celle l’UE, elles expriment surtout la volonté des banques centrales et des gouvernements à en savoir plus sur les plateformes de transactions et les utilisateurs individuels des crypto-monnaies.

Coinbase, l’une des principales plateformes de transaction de crypto-monnaies, est même allée jusqu’à exiger de certains membres qu’ils justifient leur identité en produisant une photo webcam. Avec KYC (connaître votre client) et AML (anti-blanchiment d’argent), la méthode Coinbase peut devenir une norme pour les échanges courants qui veulent respecter la loi. Les utilisateurs qui cherchent à rester vraiment anonymes ont déjà fui des plateformes de transaction comme Coinbase pour se réfugier sur des plateformes de peer-to-peer, tels que Localbitcoins, qui n’exigent qu’un email pour s’inscrire et devenir utilisateur.


Coinbase, l’une des principales plateformes de transaction de crypto-monnaies, est même allée jusqu’à exiger de certains membres qu’ils justifient leur identité en produisant une photo webcam. Avec KYC (connaître votre client) et AML (anti-blanchiment d’argent), la méthode Coinbase peut devenir une norme pour les échanges courants qui veulent respecter la loi. Les utilisateurs qui cherchent à rester vraiment anonymes ont déjà fui des plateformes de transaction comme Coinbase pour se réfugier sur des plateformes de peer-to-peer, tels que Localbitcoins, qui n’exigent qu’un email valide pour s’inscrire et devenir utilisateur.
Mieux, de nouvelles technologies basées sur la technologie blockchain comme le « Hybrid Asset » d’Internet of Coins représentent une menace quant à la vérification d’identité obligatoire, grâce à des protocoles qui permettent aux individus de stocker et d’échanger des actifs numériques, y compris des crypto-monnaies, en peer-to-peer en se passant des plateformes classiques de transaction. La technologie derrière Internet of Coins permet d’échanger anonymement et en grande quantité, ce qui pourrait soit fournir aux utilisateurs une alternative aux réglementations gouvernementales ou être en opposition frontale avec les banques centrales et leurs volonté de contrôle.

Pour conclure, pour l’instant, la question de l’anonymat devra être testée afin que ses avantages et les inconvénients puissent être étudiés et évalués équitablement. Si la transparence peut aider à résoudre des problèmes globaux tels que le terrorisme et le crime organisé, en revanche la vie privée pourrait en souffrir. Un des nombreux effets de l’internet d’aujourd’hui qui n’avait pas été pensé quand il a été créé.

Orly : Récit d’une matinée de peur

Hier matin, Ziyed Ben Belgacem, un Français d’origine tunisienne de 39 ans, braqueur multirécidiviste signalé comme radicalisé en prison s’est attaqué à une patrouille de militaire engagé dans la mission sentinelle de la protection de l’aéroport parisien Orly. Cet homme a essayé de désarmer une militaire faisant parti du corps de l’armée de l’air, qui a réussi à garder son arme en se débattant à terre. Ses collègues sont vite intervenus et ont abattus l’homme. Le trafic aérien a été interrompu à Orly, le hall a été évacué. Une équipe de démineurs est intervenu pour vérifier que l’homme n’était pas équipé d’une ceinture d’explosifs. Une fois la vérification terminé, on a retrouvé un bidon d’essence dans le sac à dos de l’homme.

Le trafic aérien a pu reprendre progressivement dans les heures suivantes.

Les militaires  ont donc su réagir vite, et ont bien réagi. Sans cette intervention, cela aurait pu provoquer un massacre. Il n’y a donc eu aucun blessé physique.

Nous adressons donc nos soutiens à tous ces militaires, ainsi qu’à nos forces de l’ordre, qui tous les jours risquent leurs vies pour nous protéger.

Delphine Ernotte a-t-elle jeté le discrédit sur France 2 ?

Ce lundi 13 mars, alors que l’arrivée de leur pastille humoristique était annoncée pour 20h40 sur France 2, Thomas VDB et Mathieu Madénian ont appris que leur chronique ne serait pas diffusée par la chaîne. Une annonce tardive et surprenante, qui résulte de la décision de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, qui aurait posé son véto après avoir visionné le sketch des deux humoristes. Si la manière semble manquer de tact et de respect, l’affaire vient surtout pointer du doigt le fonctionnement interne de la première chaine publique de France et sème le doute sur la gestion stratégique de Delphine Ernotte.

Selon un membre de l’équipe de production de la pastille humoristique, « Deux heures avant, la direction a découvert que Thomas et Mathieu pouvaient y parler politique. Delphine Ernotte, qui ne connaissait pas le programme et ne l’avait jamais vu, a mis son veto après visionnage du premier numéro. Elle ne veut pas de problème quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle« . Le déroulement de l’affaire jette évidemment l’opprobre dans un premier temps sur l’organisation interne de France Télévisions. Comment est-il possible que la Présidente de France 2 n’ait pu être consultée au moment de choisir un programme destiné à occuper l’une des cases les plus stratégiques de la journée, celle de l’après 20 heures ? D’autre part, comment cette même Présidente a-t-elle pu avoir la possibilité de passer outre la validation de la chronique par Xavier Couture, directeur des programmes de France 2 et Caroline Got, directrice de la chaîne ?  Si Delphine Ernotte fait le choix de déléguer la responsabilité de la programmation à ses directeurs de programmes et directeurs de chaînes, ce qui explique alors qu’elle n’ait pas été consultée au moment de valider la programmation de la pastille humoristique de Mathieu Madénian et Thomas VDB, elle ne peut donc annuler au dernier moment la décision prise par les personnes qu’elle a elle-même désigner pour cette tâche. Par la suppression de la chronique, Delphine Ernotte a fait preuve d’un terrible despotisme. Qu’elle délègue certaines décisions n’est pas un problème, mais qu’elle fasse le choix, seule et sans consulter personne, de supprimer une séquence validée par toutes ses équipes relève de l’autoritarisme. Soit la présidente participe à toutes les prises de décision sur la programmation des chaînes dont elle a la responsabilité. Soit elle laisse une totale liberté et accorde une confiance pleine à ses directeurs de chaîne. Mais elle ne peut adopter une posture intermédiaire. En supprimant la pastille de Mathieu Madénian et Thomas VDB, c’est tous les responsables de France 2 que Delphine Ernotte discrédite. C’est leur capacité à choisir selon les intérêts et besoins de la chaîne qu’elle remet en question. Au-delà de manquer de respect aux deux humoristes, la décision de supprimer la pastille est un terrible coup envoyé à la direction de la programmation de France 2.

Toujours ce lundi 13 mars, Mathieu Madénian et Thomas VDB interpellent Delphine Ernotte sur Twitter. La présidente de France Télévisions s’est alors fendue d’une réponse cinglante quelques minutes après.  « Hello messieurs, très sympa votre message et je vous dois la vérité : vous ne me faîtes pas rire… ». Un tacle sans appel qui confirme définitivement que la décision a été prise par la présidence du groupe et repose essentiellement sur ses goûts personnels. Le problème ici n’est pas que Delphine Ernotte ne trouve pas la rubrique drôle. Elle en a tout à fait le droit. La pastille a d’ailleurs eu seulement le mérite de survoler et de briller dans une émission globalement plate qui n’a jamais su trouver son public. Le concept, original, s’est assez vite essoufflé, certainement à cause du rythme quotidien de sa diffusion. Mais il a su néanmoins trouver son public, notamment sur Internet. Si la direction de la chaîne avait validé sa programmation à 20h40, c’est que France 2 pouvait y trouver son compte. La programmation d’une chaîne ne peut reposer sur les gouts de sa présidente. France 2 doit établir sa grille selon ses intérêts stratégiques, et non sur la base des goûts de Delphine Ernotte. Dans cette affaire, il apparaît essentiel d’observer que la présidente du groupe n’a pas entrevu les bienfaits positifs qu’aurait pu apporter la diffusion de la pastille de Thomas VDB et Mathieu Madénian. La chronique aurait pu être une excellente contre-programmation à C Canteloup sur TF1 qui surfe également sur le registre de l’humour politique. A 20h40, après le Journal Télévisé, le programme aurait pu parfaitement trouver sa place. France 2 aurait pu enfin trouver le programme irrévérencieux qui lui manque tant. Rappelons qu’à son arrivée, Delphine Ernotte avait voulu récupérer Les Guignols de l’Info. Surprenant de la voir quelques mois plus tard opposer son véto à un programme lui-aussi marqué par son impertinence et son ton provocateur.

Le vrai fond de l’affaire, c’est la peur caractérisée de la présidente de créer toute forme de polémique politique avant l’élection présidentielle. Ainsi, selon certaines sources, la chaîne subit d’énormes pressions et la Delphine Ernotte a fait le choix de la suppression du programme pour éviter la colère de certains candidats. La sortie de François Fillon dans L’Emission Politique suite à la chronique de Charline Vanhoenacker a en effet laissé des traces dans l’esprit de la responsabe de France Télévisions. Le candidat des Républicains s’était alors offusqué de la présence d’une séquence humoristique au cœur d’une émission politique. Dans la même ligne, plusieurs invités politiques refusent également de se rendre à On n’est pas Couché, étant gênés par le mélange entre émission de divertissement et débats politiques. Dans une période présidentielle où  chaque annonce et chaque interview peut avoir son importance et représente l’occasion pour une chaîne de fédérer du monde devant la télévision, Delphine Ernotte veut à tout prix éviter de se mettre à dos les candidats. Jugé trop sulfureux pour France 2, le programme humoristique de Thomas VDB et Mathieu Madénian a donc été victime de la politique de la présidente du groupe. Alors que 80 numéros de la chronique avaient été commandés par la chaîne et que 3 sketches avaient déjà été tournés, France 2 a fait le choix d’annuler le projet et de supprimer le programme. « Delphine Ernotte préfère une polémique médiatique à une polémique politique » estime un proche des deux humoristes. La volonté de la Présidente est tout à fait compréhensible. Mais le fait que le programme ait été validé en interne, montre une divergence d’opinion au sein de l’organisme de direction de France Télévisions, ou bien un manque total de coordination. Les têtes pensantes de France 2 ont donc lancé un projet qui ne collait pas du tout à la politique prônée par la Présidente ? Les directeurs de la chaîne étaient-ils au courant de la stratégie de la chaîne ? Une nouvelle fois, c’est le crédit général de la chaîne qui est mis en péril par cette affaire.

Si le choix de Delphine Ernotte a provoqué une polémique médiatique énorme, notamment sur les réseaux sociaux, il vient surtout discréditer le système interne de France Télévisions. L’affaire témoigne en effet d’un manque général de coordination du groupe. D’autre part, la suppression de la pastille vient mettre en évidence la politique d’une Delphine Ernotte qui souhaite avant tout éviter la polémique politique juste avant les échéances présidentielles. Pour le duo humoristique, l’avenir semble se situer loin de France 2. You Tube, réseau sur lequel la pastille connait un réel succès, pourrait être le format idéal pour accueillir Mathieu Madénian et Thomas VDB. Les deux comiques peuvent également très bien faire le choix d’aller sur une autre chaîne. TMC qui cherche à développer son offre pourrait être ainsi un très bon point de chute. Le programme court peut très bien s’ancrer dans la politique de la chaîne et pourrait venir prolonger le travail amorcé par les équipes de Quotidien depuis la rentrée médiatique. Affaire à suivre.

Toutes les questions que vous vous posez sur le Brexit

Affolement dans les rédactions des journaux Britanniques ce vendredi 10 Mars, la rumeur a couru que Theresa May pourrait déclencher l’article 50 dès MARDI et dire ByE Bye à l’UE.


 

Est-ce si simple ?

Non, pas tant que cela. Une fois que l’article 50 aura été approuvé par le Parlement, peut-être ce Lundi, Theresa May peut informer l’UE que la Grande-Bretagne largue les amarres. A partir de là, il y a des tas d’étapes plus ou moins importantes qui vont se succéder ? Voudriez-vous les connaitre ? Oui vous en brulez d’envie. Alors les laissez-moi être votre guide pour découvrir cette carte de tendre que d’aucun pensait ne jamais traverser.

Donc Theresa May pourrait décider de déclencher l’article 50 dès Mardi si tout se passe bien pour elle, à la chambre des Lords. Cela n’est pas gagné, car les Lords ont renvoyé le texte avec deux amendements : un sur la garantie des droits des citoyens de l’UE au Royaume-Uni et l‘autre plus ennuyeux pour Madame le Premier Ministre, sur le pouvoir de veto du Parlement après la conclusion des négociations sur Brexit, et à la chambre des communes où cela se complique doucement, les députés de sa majorité ayant peur de perdre leur siège suite aux pressions des remainers. Les optimistes pro-Brexit pensent que le projet de loi sur l’article 50 pourrait être adopté tard dans la soirée de lundi. A voir …

Extrait de l’article 50 du traité de Lisbonne

Theresa May avait prévu, il y a plusieurs jours, de s’adresser à la Chambre des communes mardi – et des sources ont rapporté au Guardian qu’elle pourrait utiliser son allocution pour annoncer que le déclenchement, compos mentis, de l’article 50. Si ce n’est pas mardi, elle pourrait le faire la semaine prochaine. Les sources du Guardian sont-elles si bien informées ?

Ce qui est sur c’est qu’il y a urgence. Le calendrier est trés chargé : élections législatives Hollandaises le 15 Mars, et 60e anniversaire du Traité de Rome.

La Grande-Bretagne va être confrontée aux négociations les plus intenses, les plus ardues et les plus complexes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais l’Europe aussi. il s’agit d’une première que les créateurs de l’Union Européenne, comme un certain Jacques Attali, ont voulu obscure, difficile et non balisée, pour éviter que des pays soient tentés par cette voie qui semble périlleuse et sans issue.

La Grande-Bretagne va être confrontée aux négociations les plus intenses, les plus ardues et les plus complexes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale

Ce qui est sur c’est qu’aucune des deux parties n’a idée de comment les négociations vont se dérouler. Donc voici la nouvelle carte de tendre, dans laquelle je vais vous guider. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Brexit sans jamais oser le demander : de ce qui pourrait se passera partir de Mardi, sans oublier les acteurs clés et les questions qui pourraient accélérer ou faire dérailler les négociations.


Que va-t-il se passer si le vote de Lundi est sans accroc pour Theresa May ?

Theresa May enverra une lettre avant la fin de Mars à l’Union européenne qui notifie le départ du Royaume-Uni de l’UE. La lettre du Premier ministre devrait comporter la liste des souhaits du gouvernement concernant le calendrier et le contenu des pourparlers du Brexit.

Quand la lettre va-t-elle partir ou arriver à Bruxelles ?

On ne peut, malheureusement, que spéculer. Theresa May pourrait attendre le 27 mars, après le sommet des dirigeants de l’UE en Italie le 25 mars pour marquer le traité de Rome qui a conduit à la fondation de la Communauté économique européenne il ya 60 ans. Politesse toute Britannique !

Quand commenceraient les négociations?

Michel Barnier, le « Négociateur en Chef »

Aucune discussion ne commencera pendant plusieurs semaines. L’UE ne s’attend à aucune négociation avant la mi-avril au plus tôt. Michel Barnier, de la Commission européenne, a été nommé négociateur en chef de l’UE. Mais M. Barnier doit prendre ses instructions des dirigeants des 27 autres pays de l’UE – le Conseil de l’Europe présidé par Donald Tusk. Les discussions Brexit ne peuvent commencer qu’une fois que l’UE des 27 se sera réunie. Le Parlement européen doit également donner son feu vert aux pourparlers. Une date provisoire du 6 avril a été discutée par l’UE des 27 pour le sommet, mais le calendrier dépend de quand l’article 50 est déclenché. Evidemment, il faut s’attendre à des retards car il y a de nombreux aspects techniques qui doivent être analyses et revus avant l’approbation finale pour commencer les pourparlers.

Qui dirigera les pourparlers?

Les négociations, coté Britannique, seront supervisées par Theresa May et dirigées par David Davis, le Secrétaire de l’Etat pour la sortie de l’UE. Le plus gros du boulot sera fait par Oliver Robbins, le secrétaire permanent du ministère de la sortie de l’Union européenne, Sir Tim Barrow, ambassadeur de Grande-Bretagne à Bruxelles et son adjoint Shan Morgan. Le négociateur principal de l’UE est Michel Barnier, obscure ministre des Affaires étrangères sous Jacques Chirac, plus connu pour l’organisation parfaite des Jeux Olympiques d’Hiver de 1992 à Alberville en compagnie de Jean-Claude Killy.

Theresa May et David Davis

Il sera assisté par le Belge Didier Seeuws, ancien chef de cabinet du tristement fameux Herman Van Rompuy, et d’une équipe de 30 officiels. Excusez du peu !

Combien de temps les négociations du Brexit prendront-elles?

Une fois que Theresa May aura déclenché l’article 50 une fenêtre de deux ans s’ouvre jusqu’à la conclusion des négociations. Pour Michel Barnier, 18 mois suffiront. Qu’en sait-il ? Aucune négociation ne pourra commencer avant que le Conseil européen n’ait défini les lignes directrices, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines. Ensuite, les pourparlers devraient être achevés à temps pour que le Parlement européen et le Conseil européen les ratifient. Cela signifie que les discussions devront se terminer d’ici octobre 2018.

Sera-t-on dans les temps?

Il existe une petite chance qu’un accord puisse être conclu avant octobre 2018, mais beaucoup de gens proches du dossier pensent que cela prendra beaucoup plus de temps. Mme May a indiqué que le Royaume-Uni chercherait à obtenir des « dispositions transitoires » – ce qui signifie continuer à négocier selon les règles de l’UE pour permettre la prolongation des négociations. Mais cela nécessiterait l’approbation du Parlement européen et des 27 autres pays.

A quels autres problèmes Theresa May peut-il faire face?

L’accord final confirmant le Brexit – approuvant le départ du Royaume-Uni de l’UE – peut être ratifié par une majorité qualifiée des 27 dirigeants de l’UE la majorité qualifiée est atteinte si deux conditions sont satisfaites: que 55 % des membres du Conseil votent pour (c’est-à-dire 16 sur 27), et les membres du Conseil en faveur représentent les pays de l’UE constituant au moins 65 % de la population totale de l’UE.

Octobre 2017 … Bruxelles somme la Wallonie de dire « oui » au Ceta

Mais tout nouvel accord commercial nécessite un vote unanime des 27 pays et probablement l’approbation de leurs parlements nationaux et, dans certains pays, régionaux, comme en Belgique. Le traite de libre-échange entre le Canada et l’UE est actuellement en panne parce-que la Wallonie s’est opposée aux termes. Le Brexit pourrait connaitre la même mésaventure.

Quel est le premier point sur lequel portera les négociations?

Le premier point à l’ordre du jour sera de convenir de la forme et du calendrier des négociations. Pas facile. Tactiquement, stratégiquement celui qui fera accepter a l’autre la forme et le calendrier des négociations aura déjà gagné. Donc comme en Judo on devrait se retrouver dans des discussions techniques et ennuyeuses de guerre de tranchées ou chacun essaiera de trouver le Kumi kata de l’autre et maintenir son avantage.

Comme en Judo on devrait se retrouver dans des discussions techniques et ennuyeuses de guerre de tranchées

La Grande-Bretagne estime que le libellé de l’article 50 signifie qu’elle peut négocier un nouveau traité commercial en même temps que la négociation de notre sortie de l’UE. Si la Commission européenne dit que la Grande-Bretagne doit accepter la sortie de l’UE avant que toute négociation sur le commerce puisse commencer, cela constituerait un premier point d’achoppement. Comment pourra-t-il se régler ? Pour l’instant personne n’a de réponse.

Les négociations porteront ensuite sur les droits des citoyens de l’UE et du Royaume-Uni, l’accès au marché unique et à l’union douanière et l‘adhésion de la Grande-Bretagne à divers organes de l’UE tels que l’Agence européenne des médicaments, Europol et l’Agence spatiale européenne.

Quelles sont les chances d’obtenir un accord?

Theresa May souhaite le « plus grand accès possible » au marché unique grâce à un accord de libre-échange. Elle veut aussi une forme d’accord d’union douanière. En même temps, elle veut reprendre le contrôle des frontières et mettre fin au fait que le Royaume-Uni soit soumis à la Cour de justice européenne. Michel Barnier a déclaré que sa priorité était de « préserver l’unité » de l’UE des 27. Que veut-il dire par-là ? Qu’il va négocier de telle façon que chacun des 27 aura peur d’utiliser l’Article 50 ? Il a également dit que l’approche sélective le Royaume-Uni « n’est pas une option » quand il s’agit de l’accès au marché unique. On est en pleine prise de Kumi Kata.

Les discussions seront aussi grandement influencées par la stratégie de l’UE. Est-elle disposée à faire passer ses intérêts commerciaux avant ses intérêts politiques? Ou l’inverse? Avec Michel Barnier aux manettes, européiste convaincu, on se doute que ce sont les intérêts politiques qui seront défendus en premier lieu. Il voudra certainement maintenir des liens commerciaux avec le Royaume-Uni, mais ne voudra pas lui donner des faveurs spéciales qui porteraient atteinte à la cohésion de l’UE en accordant aux non membres des conditions égales aux membres.

Avec Michel Barnier aux manettes, européiste convaincu, on se doute que ce sont les intérêts politiques qui seront défendus en premier lieu

Il n’est pas impossible qu’un autre négociateur a la sensibilité plus économique lui soit adjoint pour faire contre-poids et ne pas se fâcher avec la cinquième puissance économique mondiale, qui est aussi un partenaire trés important pour l’Allemagne et pour la France qui a avec elle une balance commerciale excédentaire. C’est assez rare pour le signaler !

Mais la beauté de toutes ces réflexions, de toutes ces stratégies et de toutes ces analyses est impressionnante n’est-ce, mais elle ne pèse pas lourd si l’on pense qu’il y a de grandes chances que tout soit rayé d’un trait de plume si la France élit Marine Le Pen comme Président de la République en Mai et si Angela Merkel perd les élections allemandes en septembre.

Comme l’écrivait Blaise Pascal dans Pensées : « Nous souhaitons la vérité, et ne trouvons en nous qu’incertitude. »

César 2017 : Un palmarès surprenant

La 42ème cérémonie des César, présentée de main de maitre par l’humoriste Jérôme Commandeur, s’est tenue ce vendredi à la salle Pleyel, à Paris. Voici le palmarès.

Meilleur espoir féminin
Oulaya Amamra (Divines)
Paula Beer (Frantz)
Lily Rose Depp (Planétarium)
Noémie Merlant (Le ciel attendra)
Raph (Ma Loute)

Meilleur espoir masculin

Jonas Bloquet (Elle)
Niels Schneider (Diamant noir)
Damien Bonnard (Rester vertical)
Corentin Fila (Quand on a 17 ans)
Kacey Mottet Klein (Quand on a 17 ans)

Meilleure actrice
Judith Chemla (Une Vie)
Marion Cotillard (Mal de pierres)
Virginie Efira (Victoria)
Marina Foïs (Irréprochable)
Isabelle Huppert (Elle)
Sidse Babett Knudsen (La fille de Brest)
Soko (La danseuse)

Meilleur acteur
François Cluzet (Médecin de campagne)
Pierre Deladonchamps (Le fils de Jean)
Nicolas Duchauvelle (Je ne suis pas un salaud)
Fabrice Luchini (Ma Loute)
Pierre Niney (Frantz)
Omar Sy (Chocolat)
Gaspard Ulliel (Juste la fin du monde)

Meilleur film
Divines de Houda Benyamina
Elle de Paul Verhoeven
Frantz de François Ozon
Les Innocentes d’Anne Fontaine
Ma Loute de Bruno Dumont
Mal de pierres de Nicole Garcia
Victoria de Justine Triet

Meilleur premier film
Cigarette et chocolat chaud de Sophie Reine
La danseuse de Stéphanie Di Giusto
Diamant noir d’Arthue Harari
Divines de Houda Benyamina
Rosalie Blum de Julien Rappeneau

Meilleur film étranger
Aquarius de Kleber Mendonça Filho
Baccalauréat de Cristian Mungiu
La fille inconnue de Luc et Jean-Pierre Dardenne
Toni Erdmann de Maren Ade
Manchester by The Sea de Kenneth Lonergan
Moi Daniel Blake de Ken Loach
Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Meilleur réalisateur
Houda Benyamina pour (Divines)
Paul Verhoeven pour (Elle)
Anne Fontaine pour (Les innocentes)
Xavier Dolan pour (Juste la fin du monde)
Bruno Dumont pour (Ma Loute)
Nicole Garcia pour (Mal de pierres)
François Ozon pour (Frantz)

Meilleure actrice dans un second rôle
Nathalie Baye (Juste la fin du monde)
Valeria Bruni Tedeschi (Ma Loute)
Déborah Lukumuena (Divines)
Mélanie Thierry (La danseuse)
Anne Consigny (Elle)

Meilleur acteur dans un second rôle
Laurent Laffite (Elle)
Vincent Lacoste (Victoria)
Vincent Cassel (Juste la fin du monde)
Melville Poupaud (Victoria)
Gabriel Arcand (Le fils de Jean)
James Thierrée (Chocolat)

Meilleur film documentaire
Dernières nouvelles du cosmos de Julie Bertuccelli
Fuocoammare de Gianfranco Rosi
Merci patron ! de François Ruffin
Swagger d’Olivier Babinet
Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier

Meilleur film d’animation
La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach
Ma vie de Courgette de Claude Barras (long métrage)
La tortue rouge de Michael Dudok de Wit
Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija (court métrage)
Café froid de François Leroy et Stéphanie Lansaque
Journal animé de Donato Sansone
Peripheria de David Coquard-Dassault

la soirée a aussi été ponctuée par la remise d’un césar d’honneur à George Clooney lequel lui a été remis par son ami Jean DUJARDIN et un très bel hommage à Mr Jean Paul BELMONDO qui sur scène était entouré de tous ses amis et de sa famille.

Et si… Obama était la solution #1

C l’info vous propose une mini-série autour des Présidentielles 2017 et évoque la possibilité de voir le pays se redresser autour de solutions plus ou moins crédible. Dans cette période de grande instabilité politique en france, le peuple est partagé entre des candidats dont personne n’est sur de leur réussite. Ainsi pourquoi pas proposer à quelqu’un d’autre de reprendre le pays en main. On commence avec le grand Barack Obama.

Et oui, le dimanche 7 mai prochain le pays aura un nouveau chef d’Etat qui remplacera François Hollande et son bilan sans mots. Les prétendants à sa succession sont nombreux : Le Pen, Macron, Fillon, Hamon ou encore Mélenchon. Mais ces candidats ont les connat et beaucoup doutes qu’ils seront capables de remettre la France d’aplomb.

Pourquoi Obama ?

Alors pourquoi faire appel à une pointure. Comme vous le savez outre-atlantique le controversé Donald Trump a remplacé le si aimé (au moins chez nous) Barack Obama. Avec ses discours et son style, il a su conquérir l’Amérique et le monde lors de ses deux mandats, bien que lors des derniers mois ce soit devenue plus compliqué. Mais vu l’aura qu’il dégage, son charisme et sa réputation, il n’aurait aucun mal à se faire respecter. Notre pays, aujourd’hui, a besoin de ça pour retrouver son statut de grande puissance internationale. La Ve République engagée avec le Général de Gaulle, a vu des figures comme Giscard d’Estaing ou Jacques Chirac la gouverner de main de maître, mais depuis beaucoup estime que l’on a pas retrouvé quelqu’un capable d’enfiler ce costume de leader.

Et bien cette possibilité de revivre l’illustre période politique française, au travers de Barack Obama est le rêve un peu fou du site obama2017.fr qui met en avant la possibilité de le voir se présenter à l’élection en avril prochain. Ce site explique que « Les Français sont prêts à faire des choix radicaux. Ça tombe bien car nous avons une idée radicale à leur proposer ». « Nous souhaitons frapper un grand coup en élisant un président étranger à la tête de notre beau pays. Barack Obama a achevé son deuxième mandat de Président des États-Unis le 21 janvier dernier, pourquoi ne pas l’embaucher comme Président pour la France ? » rajoute-t-il.

Comment faire ?

Pour convaincre les gens que cela représente une option fiable ils avancent les arguments suivants : « Barack Obama a le meilleur CV au monde pour le job » ; « Parce qu’il est encore possible de voter pour un Président et non pas contre un candidat » et « Parce qu’à l’heure où la France s’apprête à voter massivement pour l’extrême droite, nous pouvons encore donner une leçon de démocratie à la planète en élisant un Président Français, étranger ».

Ainsi dans le but de concrétiser cela le site propose aux internautes de signer une pétition en ligne qui doit recueillir « 1 million de promesses de vote avant le 15 mars prochain pour convaincre l’ex-président américain de se présenter à l’élection présidentielle ».

La bombe est posée reste à savoir si maintenant l’objectif sera atteint et surtout si cela convaincra Barack Obama de se remettre en selle.

 

Amnesty International : Le rapport qui fait mal !

Ce mercredi, Amnesty International a rendu public son rapport annuel au sujet des droits de l’homme dans le monde. Exceptionnellement divulgué du côté de Paris, il remet en cause de nombreux agissements allant à l’encontre des valeurs fondatrices. 

Ce mercredi 22 février, la fameuse ONG sur la sécurité internationale a dévoilé son rapport annuel au sujet des droits humains internationaux et elle en a profité pour déclarer sa vision alarmiste du monde actuel. Retour sur les principaux sujets abordés.

International : les dirigeants pointés du doigt

Au niveau international d’abord, Amnesty évoque les nombreux « discours de haine » promulgués par certains dirigeants internationaux. Dans ceux qu’elle cite, on retiendra notamment Donald Trump aux États-Unis, Viktor Orban en Hongrie, Recep Tayyip Erdogan en Turquie, Rodrigo Duterte aux Philippines. Selon elle, ces dirigeants affichent «des discours fondés sur la peur, l’accusation et la division» et «s’acharnent sur des groupes entiers de population, les désignent comme boucs émissaires et propagent l’idée selon laquelle certaines personnes sont moins “humaines” que d’autres», et dont les premiers visés sont les réfugiés.

De plus et comme on pouvait s’y attendre, elle remet en cause les décisions politiques des Etats-Unis et de son président notamment concernant le décret anti-immigration (« Muslim Ban ») qui ferme les frontières des États-Unis au peuple de sept pays à majorité musulmane. Au total, l’ONG a dénombré 36 pays ayant «violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés».

National : La France et la lutte contre le terrorisme

Dans nombre de ses critiques le rapport cite la France à de nombreuses reprises comme un exemple à ne pas suivre. En effet, l’ONG évoque la restriction des droits fondamentaux dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier l’état d’urgence, décidé après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 et prolongé depuis.

De plus, concernant le volet immigration, Amnesty International estime que la France n’a pas pris ses responsabilités au niveau international» et ne protège pas suffisamment les réfugiés et migrants présents sur son sol. Enfin selon Camille Blanc, président d’Amnesty International France «dans le cadre des élections présidentielle et législatives qui vont avoir lieu en 2017, la France est à la croisée des chemins concernant les droits humains, qui font écho à une tendance mondiale, et les citoyens ne doivent pas tomber dans le piège de ces discours qui entraînent la haine, la peur, ou le repli de soi».

Mais de façon globale, le rapport insiste sur la déshumanisation croissante du monde. En 2016, selon les dirigeants, les atrocités et les violences commises sur des êtres humains choquent moins qu’auparavant. Salil Shetty, secrétaire général de l’ONG, parle même d’une disparition de la « ligne rouge » entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

Se pose ainsi rapidement la question de comment résoudre les problèmes qui nuisent aujourd’hui à la bonne conduite internationale en matière de droits de l’homme ?