Amnesty International : Le rapport qui fait mal !

Ce mercredi, Amnesty International a rendu public son rapport annuel au sujet des droits de l’homme dans le monde. Exceptionnellement divulgué du côté de Paris, il remet en cause de nombreux agissements allant à l’encontre des valeurs fondatrices. 

Ce mercredi 22 février, la fameuse ONG sur la sécurité internationale a dévoilé son rapport annuel au sujet des droits humains internationaux et elle en a profité pour déclarer sa vision alarmiste du monde actuel. Retour sur les principaux sujets abordés.

International : les dirigeants pointés du doigt

Au niveau international d’abord, Amnesty évoque les nombreux « discours de haine » promulgués par certains dirigeants internationaux. Dans ceux qu’elle cite, on retiendra notamment Donald Trump aux États-Unis, Viktor Orban en Hongrie, Recep Tayyip Erdogan en Turquie, Rodrigo Duterte aux Philippines. Selon elle, ces dirigeants affichent «des discours fondés sur la peur, l’accusation et la division» et «s’acharnent sur des groupes entiers de population, les désignent comme boucs émissaires et propagent l’idée selon laquelle certaines personnes sont moins “humaines” que d’autres», et dont les premiers visés sont les réfugiés.

De plus et comme on pouvait s’y attendre, elle remet en cause les décisions politiques des Etats-Unis et de son président notamment concernant le décret anti-immigration (« Muslim Ban ») qui ferme les frontières des États-Unis au peuple de sept pays à majorité musulmane. Au total, l’ONG a dénombré 36 pays ayant «violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés».

National : La France et la lutte contre le terrorisme

Dans nombre de ses critiques le rapport cite la France à de nombreuses reprises comme un exemple à ne pas suivre. En effet, l’ONG évoque la restriction des droits fondamentaux dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier l’état d’urgence, décidé après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 et prolongé depuis.

De plus, concernant le volet immigration, Amnesty International estime que la France n’a pas pris ses responsabilités au niveau international» et ne protège pas suffisamment les réfugiés et migrants présents sur son sol. Enfin selon Camille Blanc, président d’Amnesty International France «dans le cadre des élections présidentielle et législatives qui vont avoir lieu en 2017, la France est à la croisée des chemins concernant les droits humains, qui font écho à une tendance mondiale, et les citoyens ne doivent pas tomber dans le piège de ces discours qui entraînent la haine, la peur, ou le repli de soi».

Mais de façon globale, le rapport insiste sur la déshumanisation croissante du monde. En 2016, selon les dirigeants, les atrocités et les violences commises sur des êtres humains choquent moins qu’auparavant. Salil Shetty, secrétaire général de l’ONG, parle même d’une disparition de la « ligne rouge » entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

Se pose ainsi rapidement la question de comment résoudre les problèmes qui nuisent aujourd’hui à la bonne conduite internationale en matière de droits de l’homme ?

18 ans et Bachelier ES je suis passionné de journalisme.

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